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Debrief : demi-finales aller de Ligue des Champions

Il a suffi de deux matches. Deux matches pour remettre en cause la suprématie espagnole des dernières années. Et ce sont les Allemands qui se sont chargés de la stopper. Tout un symbole pour un pays qui a été attendu au tournant, et qui a déçu, chaque saison comme le seul capable de rivaliser avec les joueurs espagnols, que ce soit en club ou en sélection nationale. Après plusieurs années d’échecs, ils tiennent enfin leur victoire. Les raclées infligées par le Bayern Munich et le Borussia Dortmund respectivement au FC Barcelone et au Real Madrid en demi-finales aller de Ligue des Champions risquent de faire date dans l’histoire du foot.

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Bayern Munich – FC Barcelone

Les supporters barcelonais n’en reviennent toujours pas. Mardi soir, ils ont vécu une véritable humiliation sur la pelouse de l’Allianz Arena. 4-0 : un score lourd mais somme toute logique. Pour trouver un score aussi lourd infligé au Barça en Ligue des Champions, il faut remonter en 1997. Une défaite cuisante sur sa pelouse 0-4 face au Dinamo Kiev. Le bourreau d’alors s’appelait à l’époque Andreï Chevtchenko avec trois buts à la clé. Cette fois-ci, c’est l’Allemand Müller qui s’est chargé de la sentence. Avec deux buts inscrits et une passe décisive, c’est lui qui a assené le couperet sur une défense espagnole aux abois. Souvent sous-estimé à la mesure de son talent, Müller a rangé tous les pessimistes dans son camp avec ce match de Ligue des Champions. Et que dire de Robben ? Moribond en début de saison, annoncé sur le départ, l’ailier néerlandais a profité de la blessure de Toni Kroos pour tirer son épingle du jeu. Virevoltant et altruiste sur le plan offensif, il a aussi su défendre dans son propre camp comme un mort de faim. A l’image de toute l’équipe au final. Le Bayern a été au-dessus de ses adversaires dans tous les compartiments du jeu : solide en défense, avec notamment un Dante impérial, les attaques bavaroises ont brillé de leur fulgurance et de leur efficacité. En face, le Barça, à l’image d’un Messi amoindri, a fait pâle figure. Ils n’ont jamais réussi à trouver la faille dans la défense espagnole. En titularisant Léo Messi, Vilanova prenait un risque. L’Argentin a été l’ombre de lui-même sur la pelouse de l’Allianz Arena. Il n’a jamais été trouvé dans la surface de réparation adverse et n’a pas réussi à faire la différence. Le milieu catalan quant à lui s’est fait dominé par la paire Martinez-Schweinsteiger. Et la défense faite de bric et de broc à pris l’eau face aux multiples assauts munichois. Mais le véritable problème est bien plus profond. Les Barcelonais n’ont pas de plan alternatif en cas de méforme de Léo Messi. Mardi soir, ils se sont bêtement entêtés à appliquer ce schéma tactique. Grave erreur ! Il aurait sans doute mieux fallu titulariser un David Villa, un véritable 9 de formation, à 100 % de ses capacités plutôt qu’un Messi, tout Messi qu’il est, qui n’est pas en pleine possession de ses moyens, surtout face à une équipe comme le Bayern !

Borussia Dortmund – Real Madrid

C’était le grand test pour le Borussia Dortmund, une équipe capable du meilleur comme du pire dans les grands rendez-vous européens. On se rappelle encore de la victoire miraculeuse de l’Olympique de Marseille en Ligue des Champions l’année dernière. Cette fois-ci, les Allemands ont répondu présent. Avec une victoire 4-1 sur sa pelouse face au Real Madrid, les joueurs du Borussia se sont enfin affirmé au niveau européen. Et après ce match, les aficionados de football n’ont plus qu’un seul nom à la bouche : Lewandowski. L’attaquant polonais, pisté par le Bayern Munich ou encore Manchester United, a inscrit 4 buts à l’équipe madrilène ! 4 buts ! Du jamais vu dans l’histoire du Real en Ligue des Champions : aucun joueur n’avait marqué trois buts face au Real, alors avec quatre buts, l’attaquant longiligne de Dortmund a mis la barre très haute. Hier soir, il a montré toute l’étendue de son talent : du bout du pied, de la tête, frappe en force… Lewandowski sait tout faire dans une surface de séparation. Et ses coéquipiers ne sont pas en reste : Götze, transféré à l’ennemi munichois en fin de saison, et Reus ont fait vivre un calvaire à la défense madrilène par leurs percées incessantes. Une défense madrilène qui a explosé, à l’image de son équipe. Le Real est l’illustration parfaite qu’une constellation de joueurs ne suffit pas à constituer une équipe cohérente. Alors que le Real s’est hissé à ce stade de la compétition à coups d’éclats d’individualités comme Ronaldo, Modric ou Ozil, l’équipe madrilène n’a pas réussi à réitérer ces exploits face à une équipe allemande au rendez-vous. Face à Lewandowski, la charnière centrale Pepe-Varane a vécu un terrible supplice : débordés de tous les côtés, les deux défenseurs ont commis quelques interventions plus que limites. Preuve que le défenseur français a encore du pain sur la planche avant de se frotter au gratin européen.

8-1 : c’est le « score final » de cette double confrontation germano-espagnole aller de Ligue des Champions. De quoi augurer une finale 100 % allemande ? Il n’y a qu’un pas. A moins que le petit but à l’extérieur du Real fasse toute la différence…

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