MARSEILLE_CHELSEA_280910

Impuissants

Triste soirée hier pour les deux clubs français engagés en Ligue des Champions : 1-0 pour le Real Madrid contre Auxerre, 2-0 pour Chelsea contre Marseille. Triste constat pour les clubs français, même si les deux rencontres ne se ressemblent pas.

Marseille, le trou noir

Ca commence à devenir une (mauvaise) habitude qui se répète d’année en année : l’OM donne cette sensation étrange qu’elle peut espérer faire de bonnes performances en Ligue des Champions. Ce sentiment bizarre qu’il y a la qualité mais qu’il manque ce petit truc en plus, l’expérience, la concentration, la chance… Contre le Milan AC l’an dernier, contre le Spartak cette année. Sauf qu’hier, certains joueurs sont passés vraiment au travers du match et ça, à ce niveau, ça ne pardonne pas face à un adversaire leader du championnat anglais et prétendant au titre européen. Le secteur offensif a montré ses limites. Cheyrou, l’un des responsables sur le premier but, fut à l’image de l’OM : limité techniquement et trop souvent incapable d’assurer ses passes. Les trois attaquants n’ont pas pesé sur la défense – un minimum – et n’ont jamais fait la différence techniquement pour inquiéter Chelsea. La défense centrale phocéenne, tout juste de retour, a fait ce qu’elle a pu pour limiter la casse, et ça en revanche, c’est plutôt prometteur.
Dans tous les domaines du jeu, les joueurs de Carlo Ancelotti ont montré une grande maîtrise, plaçant de temps à autres quelques attaques qui auraient pu faire mouche. 2-0 , but de Terry sur corner et pénalty réussi par Anelka : c’est un moindre mal. A l’entraîneur marseillais le mot de la fin : « Il y avait vraiment une grande différence entre Chelsea et l’OM. Cela s’est vu durant les 45 premières minutes. Après, lorsque vous êtes menés 2-0 face à un tel adversaire, cela devient très compliqué. Je suis ni résigné, ni en colère. Je suis réaliste. »

Auxerre, des regrets mais du courage

Les défaites ne laissent pas toutes le même goût. Celle d’Auxerre laisse un sentiment de frustration et de regret. Les joueurs bourguignons ont bien entamé la partie. Bien en place et sans complexe, les hommes de Jean Fernandez ont su gêné les Madrilènes, parfois les contrer et se créer ainsi de belles occasions. Oliech aurait pu marquer, Pedretti et Jelen aussi. Capables de se projeter rapidement vers l’avant, Auxerre aurait donc pu trouver les failles. Le Real Madrid s’est montré, certes, dangereux à de nombreuses reprises, multipliant les frappes et gâchant des occasions nettes de buts. Pour autant, les hommes de Mourinho ne sont pas encore aussi impressionnants qu’on les attend. Il faut l’entrée de Di Maria à la place de Benzema pour marquer le but victorieux. Une main non sifflée de Ramos et dans la foulée, le but. Frustrant.
Les Auxerrois n’ont pas à rougir de leur défaite. Leur performance et la mise en place tactique, saluées par José Mourinho au micro de Canal Plus, auraient pu leur apporter la victoire. Jean Fernandez et ses hommes vont peut-être avec une telle prestation, retrouver le goût du jeu et de la victoire en Ligue 1.

Une réflexion au sujet de « Impuissants »

  1. Pour l’Olympique de mon coeur… il manque ce qui fait une grande équipe. Tout ce que tu as écrit, mis bout à bout, fait une grande équipe.

    La dernière et seule coupe d’europe que nous ayons, c’était après plusieurs années à grattouiller le dernier carré ou au moins les 8ème. On n’est pas devenu champion en 1993 d’un coup, comme ça. Actuellement on n’est pas une grande équipe, mais on peut le devenir.

    Pour Auxerre. Pas mal quand on voit les forces en présence….

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