Lavezzi, auteur du but parisien, hier soir au Parc des Princes.

Le bonheur du PSG

Sans Zlatan (suspendu) hier, le PSG s’est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des Champions contre Valence au terme d’un match nul. Depuis 18 ans, le club de la capitale ne s’était pas assis à la table des grands d’Europe. Contre le prochain adversaire cependant, il faudra livrer des copies de meilleure qualité.

Lavezzi, auteur du but parisien, hier soir au Parc des Princes.
Lavezzi, auteur du but parisien, hier soir au Parc des Princes.

SAVOURER

L’heure est à la joie : Paris sera l’unique représentant français en quarts de finale de la plus prestigieuse des coupes européennes, au même titre que la Juventus de Turin, le Borussia Dortmund et le Real Madrid, déjà qualifiés. Et le club de la capitale affiche haut ses ambitions, à l’image de Leonardo, le directeur sportif, qui a déclaré après la défaite contre Reims : « Peut-être qu’on a une équipe faite pour l’Europe, pas pour ce genre de match. » Le terrain lui donne raison. Même sans le sorcier Zlatan, le PSG a surclassé Valence, tenue en échec 1 partout. Les supporters se prennent à rêver d’un retour au Parc des Princes du grand Real Madrid, dont la défaite 4-1 reste un évènement important dans l’histoire européenne du club. Il faudra cependant que le PSG hausse son niveau de jeu, malgré les dires de Leonardo.

SANS GRAND ÉCLAT

Les joueurs parisiens n’ont pas brillé par leur beau jeu contre Valence : du talent et des individualités qui font la différence, certes, le PSG n’en manque pas. Mais du collectif, de la constance et de la concentration : c’est ce qui a fait défaut jusqu’à présent et ce dont il faudra se gonfler en quarts de finale. C’est passé contre Valence, équipe moyenne de Liga, qui malgré de bons joueurs et une bonne saison l’an passé, n’est pas au niveau du Real Madrid ou du FCB, ni de la Juventus, du Milan ou du Bayern d’ailleurs.
Le PSG a souffert, en voyant les espagnols ouvrir le score et en restant sur des positions attentistes. Un constat qui surprend toujours compte-tenu de la qualité offensive de cette équipe et qui n’est pas sans rappeler le scénario du PSG-OM de championnat. Même efficace et talentueuse, la formation parisienne ne semble pas capable de construire plus. Frustrant. Reste le talent de ses joueurs.

LES TÔLIERS DU PSG

Malgré l’absence d’Ibra, le PSG a pu compter en attaque sur un Lavezzi rageux et combattif, comme à son habitude et auteur du but. Pastore, inconstant depuis le début de la saison, a répondu présent. Au milieu de terrain, Matuidi monte en puissance depuis le début de la saison : tôlier dans le coeur du jeu, il a la confiance de Carlo Ancelotti et de ses coéquipiers. Hier, il a surpassé ses adversaires dans sa zone. En défense, Thiago Silva a montré l’étendue de son talent et éclaboussé le match de sa lucidité et de sa classe. Serein, intraitable : malgré des semaines d’absence, il revient et s’impose. Des tôliers sur lesquels le PSG va pouvoir compter pour la suite de la compétition.

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