Virage du Stade Vélodrome de Marseille. Photo : PhilippeF.flickr.cc

Ligue des Champions : zéro pointé pour l’OM

Après les cinq premières journées de poules de Ligue des Champions, l’Olympique de Marseille pointe à la 4ème et dernière place de son groupe -certes l’un des plus relevés de cette première phase- avec 0 point inscrit. Éliminés de la compétition, les joueurs d’Elie Baup n’iront pas non plus en Europa League. Un des plus grands palmarès du football français, un des plus gros budgets de la Ligue 1, un des clubs les plus supportés de l’Hexagone… Et un zéro pointé, révélateur d’une politique branlante de gestion du club et plus généralement, de l’état d’esprit des clubs de Ligue 1 dans les compétitions européennes.

Virage du Stade Vélodrome de Marseille. Photo : PhilippeF.flickr.cc
Virage du Stade Vélodrome de Marseille. Photo : PhilippeF.flickr.cc

Il ne s’agit pas uniquement d’argent mais de politique sportive du club de Marseille, qui pose question après cet échec cuisant.

L’OM pourrait repartir Fanny de sa Ligue des Champions 2013-2014. 5 défaites (en 5 rencontres), qui malgré les déclarations d’après match de certains joueurs marseillais, sont sans appel. Certes, le groupe (Naples, Dortmund, Arsenal) est l’un des plus relevés et peu voyaient l’OM se qualifier. Mais, les prestations sur le terrain de l’équipe marseillaise ont été médiocres, tant tactiquement que techniquement. Jamais capables d’inquiéter ses adversaires, les joueurs ont -malgré leurs efforts- livré des copies insuffisantes et la mise en place tactique a été parfois déroutante. À l’image du match à Dortmund – tactique offensive – alors que contre Arsenal à domicile, une tactique défensive a été privilégiée. Des incohérences qui ne peuvent pourtant pas suffire à expliquer ce bilan : si le président de l’OM chante les louanges d’un recrutement estival réalisé à l’économie mais plein de valeurs humaines, simples, attachées à la ville de Marseille face à l’ogre millionnaire international PSG (sic), il oublie que le budget de son club est l’un des plus importants du championnat de France. Il oublie également que les bons (voire très bons) joueurs de Dortmund, Naples et Arsenal ont été souvent recrutés moins chers que Payet (10 millions d’Euros), Thauvin ou encore Gignac (15 millions d’Euros chacun), pour ne citer qu’eux : 4,5 millions d’Euros pour Lewandowski de Dortmund, 5,5 millions d’Euros pour Hamšík de Naples… Force est donc de constater qu’il ne s’agit pas uniquement d’argent mais de politique sportive du club de Marseille, qui pose question après cet échec cuisant.
Dans le même temps, le FC Bâle, club de championnat suisse, battait Chelsea 1-0 sur son terrain, portant son total à 8 points et lui permettant de prendre la deuxième place de son groupe de poule : un budget inférieur à celui de l’OM et un palmarès moins fourni, mais un autre état d’esprit que celui qui règne en Ligue 1 concernant les coupes d’Europe.

Il semble qu’en France le problème se pose, mais qu’en Espagne, Angleterre, Italie, Allemagne ou au Portugal, jouer deux fois par semaine ne soit pas un souci.

Cette prestation de l’OM en LDC doit être analysée de pair avec les mauvais résultats des clubs français en compétitions européennes (LDC et Europa League). Excepté le PSG, qui est en bonne position pour se qualifier pour les huitièmes de finale, les clubs de Ligue 1 n’affichent pas leur plus belle volonté et leur plus beau visage lors des joutes européennes. La faute au manque d’argent : un argument avancé par les entraineurs et les présidents. Puis vient celui de la fatigue physique des joueurs à cause de matchs qui s’enchaînent, de mauvais calendriers. Il semble qu’en France le problème se pose, mais qu’en Espagne, Angleterre, Italie, Allemagne ou au Portugal, jouer deux fois par semaine ne soit pas un souci. Et puis, sur le papier, les équipes alignées le jeudi soir en Europa League démontrent que l’entraineur privilégie le championnat de Ligue 1. Pour finir bien classé, et se qualifier pour une compétition européenne. D’accord. Mais pour y faire quoi ? Fustiger le manque d’argent, le calendrier et mettre une équipe B. C’est le reproche qui est fait depuis quelques années à Bordeaux, Rennes, Toulouse, Lille, Saint-Etienne ou encore d’autres formations qui se sont qualifiées pour la « petite » Coupe d’Europe du jeudi soir et qui ne l’ont pas jouée à fond. Ces dernières années, Lyon excepté, les clubs français n’ont pas brillé en Ligue des Champions, arguant d’être des petits poucets face aux riches européens. Mais ils ne jouent pas à fond l’Europa League, jugée pas assez bien… ou tout simplement et humblement trop dure ? L’indice UEFA de la France ne cesse de reculer depuis plusieurs années et le nombre de places attribuées à la France pour les compétitions européennes ne cessent de réduire. Peut-être la faute à l’état d’esprit qui règne en Ligue 1 ?

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