Tifo_Virage_Nord_Marseille_Le_Mans_2006

Quel onze de départ pour l’OM en 2013-2014 ?

L’OM aura vécu un été pour le moins mouvementé. Avec une qualification pour la Ligue des Champions empochée la saison dernière et les gains substantiels qui en découlent (plus de 20 millions d’euros – au minimum – touchés grâce aux droits TV), la direction phocéenne avait largement de quoi se renforcer pendant ce mercato estival. Au total, six nouveaux joueurs ont garni les rangs de Marseille, qui va une nouvelle fois jouer son rôle de trouble-fête en Ligue 1 face aux ogres parisien et monégasque. Après ce mercato ambitieux, Baup a toutes les clés en main pour réitérer les prestations de l’an passé. Mais tous ces chamboulements imposent quelques remaniements sur le plan tactique. 

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Une défense centrale aux abonnés absents

3 buts encaissés en 3 matches depuis le début de la saison. Une statistique tout juste honorable pour le club phocéen. Mais au-delà des chiffres, c’est surtout au niveau technique que la défense centrale inquiète les supporters marseillais. Nkoulou, depuis plusieurs mois, éprouve d’énormes difficultés à retrouver le niveau qui faisait de lui une valeur sûre de notre championnat. Finis les tacles assurés et les anticipations bien senties, place désormais aux fautes de concentration et de placements. Trois boulettes criantes en autant de rencontres, voilà le terrible bilan du début de saison du Camerounais. Si l’OM veut à nouveau viser le podium, Nkoulou a tout intérêt à hausser son niveau de jeu et redevenir le patron de cette défense phocéenne.

Car à ses côtés, on ne peut pas dire que ce soit beaucoup mieux. Lucas Mendes, qui avait progressivement intégré le onze de départ l’an dernier, n’a pas confirmé, lors de la pré-saison, tous les espoirs fondés en lui. Au point de se faire piquer la place par le revenant Souleymane Diawara, qui a force de courage et d’abnégation, a regagné sa place de titulaire cette saison. Problème : que ce soit avec le taciturne brésilien ou avec le fantasque sénégalais, difficile pour Marseille de jouer les premiers rôles en Ligue 1, ou même de tenter l’impossible dans le groupe de la mort en Ligue des Champions.

Vient alors l’option Fanni en défense centrale. Véritable solution ou simple expédient ? Difficile de juger. Le latéral droit est actuellement sur la lancée de son excellente saison dernière et pourrait bien se présenter comme une alternative séduisante aux yeux d’Elie Baup. Mais avant d’en arriver là, la direction phocéenne aurait tout intérêt à recruter un remplaçant à Fanni sur le côté droit. Kassim Abdallah, actuel numéro 2 à ce poste, est loin d’avoir le niveau pour jouer au sein du club. La direction marseillaise a bien tenté quelques approches qui sont finalement restées lettre morte (Revéillère, Corchia). La tâche s’annonce ardue, d’autant plus que la période des transferts est close désormais et qu’un seul joker, issu du championnat français, est autorisé à rejoindre le club d’ici le prochain mercato en hiver.

Ayew repositionné au milieu ?

L’arrivée (controversée) de Thauvin bouleverse les plans d’Elie Baup. Le jeune champion du monde U20 apporte une nouvelle solution sur le plan offensif. Et vu le prix auquel il a été acheté (estimé entre 10 et 15 millions d’euros) et surtout vu tous les rebondissements qui ont rythmé son transfert, difficile de mettre un tel joueur sur le banc des remplaçants. Jusque-là, le schéma offensif de l’Olympique de Marseille était très simple : un trident Ayew-Valbuena-Payet en soutien de Gignac à la pointe de l’attaque.

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L’arrivée de l’ancien lillois rebat les cartes en attaque. Les trois joueurs du trident paraissent tous autant indispensables les uns que les autres. Le premier est sans doute que le meilleur joueur de l’OM sur ces dernières années, les deux autres sont tout simplement les deux meilleurs passeurs de la Ligue 1 de la saison dernière. D’où la possibilité de redescendre d’un cran André Ayew à un poste qu’il affectionne, celui de numéro 8, sa position de prédilection. Le fils d’Abedi Pelé a toutes les qualités pour réussir dans ce rôle de « box-to-box » : décisif devant le but, il démontre depuis plusieurs saisons qu’il possède un volume de jeu suffisant pour devenir la plaque tournante au milieu de terrain, à l’image de ce qu’a pu faire un Steven Gerrard ces dernières années avec Liverpool.

Dès lors, ce repositionnement poserait un problème de taille : qui garder de Romao ou d’Imbula pour accompagner le Ghanéen au milieu de terrain ? La logique tendrait plutôt vers le premier. Il présente bien plus de garanties que le jeune espoir tricolore, sans doute un peu tendre encore pour assumer pleinement un statut de titulaire du côté du Vélodrome. Le Togolais Romao se démarque avant tout par sa capacité à ratisser les ballons devant la défense tandis qu’Imbula n’hésite pas à aller de l’avant et ainsi néglige parfois le replacement défensif. Associer Imbula et Ayew serait, sur le papier, séduisant mais déséquilibrerait le schéma tactique phocéen alors que le duo Ayew-Romao semble être l’alliage idoine au milieu de terrain. Néanmoins, rien ne dit que l’association Ayew-Romao resterait figée jusqu’à la fin de saison. Meilleur joueur de Ligue 2 à seulement 20 ans l’an passé, Imbula a démontré, malgré quelques errances notamment face à Monaco, qu’il avait l’étoffe d’un futur grand. Engagé dans quatre compétitions différentes avec l’OM, Imbula aura sans aucun doute de nombreuses opportunités de titiller le duo Ayew-Romao.

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Enfin un banc de qualité à l’OM

La direction phocéenne l’a bien compris. La différence à la fin de saison se fait à la qualité du onze titulaire mais également à celle du banc des remplaçants. Sujet d’inquiétude des supporteurs marseillais l’an passé, la « profondeur de banc » ne devrait pas l’être cette saison. Avec les arrivées de Lemina, champion du monde U20, de Khalifa, 13 buts avec l’ETG la saison dernière, auxquels on peut ajouter Cheyrou et Jordan Ayew, Marseille peut enfin se targuer de posséder un banc armé pour des éventuels blessures et pour jouer sur tous les tableaux. Une broutille diraient certains. Les Marseillais n’oublieront pas que c’est un certain Kaboré, remplaçant en début de saison, qui a joué un rôle prépondérant l’année du titre en 2010.

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