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Guangzhou Evergrande, le nouveau riche chinois

Manchester City, Malaga ou encore Anzhi… On ne compte plus les clubs aux mains de milliardaires prodigues. Ces derniers n’hésitent pas à marquer le mercato de leur empreinte à coups de plusieurs dizaines de millions d’euros. Mais désormais, il faudra compter sur un nouveau venu, pour le moins exotique : le Guangzhou Evergrande FC. Ce club, situé à l’est de la Chine, a tout simplement engagé le meilleur joueur du championnat brésilien, Dario Conca, pour la modique somme de 6,7 millions d’euros. Avec ce transfert, le milieu argentin devient le 5ème footballeur le mieux payé de la planète, avec un salaire de 10,6 millions d’euros par an ! Focus sur ce club qui a pour ambition de devenir le “Chelsea asiatique”.

Guangzhou, un club brillant par son inefficacité

C’est en 1954 que le club cantonais, appelé Guangzhou Football Team, voit le jour. Le club, alors propriété de l’Etat, végète pendant plusieurs dizaines d’années, entre la première et deuxième division chinoise. Il faut attendre 1993 pour que l’équipe connaisse un premier tournant : elle passe aux mains du groupe Apollo, devenant ainsi le tout premier club professionnel chinois. Malheureusement pour Guangzhou, ce nouveau statut ne permet toujours pas au club d’atteindre le sommet du football chinois. Après divers changements de propriétaires, le club passe enfin à la vitesse supérieure. A seulement quelques semaines du début de la saison 2010, l’horizon s’éclaircit enfin pour les supporters cantonais.

2010 : la Chine s’éveille au « foot business »

Le groupe immobilier Evergrande Real Estate Group rachète le club pour environ 11 millions d’euros, et le renomme du même coup Guangzhou Evergrande F.C. C’est le début des grandes manœuvres. L’objectif du nouvel actionnaire est clair : remonter le club, alors en deuxième division, au plus vite et truster, à long terme, le sommet du gotha asiatique.

A l’image du modèle britannique Chelsea, le club chinois utilise sa force de frappe financière pour attirer les plus grands joueurs chinois…et étrangers. Guangzhou va notamment rapatrier le premier chinois à avoir évolué en Champions League, Sun Xiang. Du côté de l’étranger, le président Liu Yongzhuo se tourne vers ’Amérique du Sud, avec l’arrivée de cinq nouveaux joueurs : d’abord Muriqui en 2010, suivi de Cléo, Paulao, Renato Caja et enfin Conca en 2011. Tout cela pour un montant évalué à plus de 16 millions d’euros, un budget transfert à faire pâlir certains clubs de Ligue 1 !

Certes, les plus pessimistes peuvent affirmer que l’argent n’est pas forcément un gage de réussite. Mais ici, la sauce aigre-douce prend à merveille ! Après une montée immédiate en première division dès 2010, Guangzhou fait son retour dans l’élite en 2011. Et après 13 journées en Chinese Super League, les “nouveaux riches” sont en tête du classement, avec 7 points d’avance sur le deuxième ! Le club semble, donc, être en bonne voie pour soulever son premier trophée.

 

Parfait symbole du “foot business”, Guangzhou est en train de réussir son tour de force. Mais à quel prix ? Le club chinois est un nouvel exemple de la tournure nauséabonde que le football a pris depuis plusieurs années, un nouvel exemple qui va, sans doute, écoeurer les plus romantiques d’entre nous…

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