Sigurosson

Gylfi, un joueur de génie

La France jouera demain le premier de ses trois matches de préparation à l’Euro 2012 face à l’Islande, 131ème équipe au classement FIFA. Une formalité, semble-t-il, pour les Bleus. Pourtant, l’équipe insulaire possède un petit joyau qui pourrait leur jouer un vilain tour : Gylfi Sigurosson. Les amateurs de Football Manager le connaissent. A seulement 22 ans, il a tout du futur meneur de jeu de classe internationale. Doté d’une intelligence de jeu et d’une finition au-dessus de la moyenne, il est également capable, chose peu commune, de jouer des deux pieds. Portrait d’un futur crack du football.

 

Ayant fait ses classes en Islande, il décide, à l’âge de 16 ans, de traverser la mer de Norvège pour rejoindre l’Angleterre. Après quelques essais infructueux, dont un du côté des Baby Gunners d’Arsenal, il signe au centre de formation de Reading en 2005, alors en Championship. Il faut attendre la saison 2009-2010, après deux prêts à Crewe Alexendra (League One) et à Shrewsbury Town (League Two), pour que l’islandais connaisse sa première saison complète. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est plutôt réussie : 17 buts, 9 passes décisives en l’espace de 38 matches en championnat. A seulement 20 ans, Sigurosson devient très vite la coqueluche des supporters de Reading. Nommé joueur de la saison par les fans du club, il attire très vite la convoitise de plusieurs clubs de l’élite britannique. Mais c’est finalement le club allemand d’Hoffenheim qui l’achète pour 7 millions de livres, à seulement quelques heures de la clôture du mercato estival de 2010.

 

 

En rejoignant le club du fantasque président Dietmar Hopp, le meneur de jeu nordique a enfin l’opportunité de se frotter au gratin du football continental. Mais au milieu des Luiz Gustavo, Salihovic et Vukcevic, il a du mal à se faire une véritable place de titulaire. Et pourtant, malgré un nombre de titularisations faméliques (13), Sigurosson est élu, pour une seconde année consécutive après Reading, meilleur joueur du club lors de la saison 2010-2011. Ses 9 buts en 29 matches, dont 13 petites titularisations, ont suffi à mettre les supporters dans sa poche, qui voient en lui un pion essentiel pour la saison prochaine.

 

 

Mais malgré une première saison encourageante, il n’arrive pas à confirmer lors de la saison 2011-2012. Sigurosson ne rentre pas dans les plans du nouvel entraîneur Marco Pezzaiuoli, il doit se contenter de 7 maigres rencontres jouées. Ses dirigeants décident donc de le prêter à l’étranger afin qu’il ait du temps de jeu.

Et quoi de mieux, pour Sigurosson, que de revenir au Royaume-Uni, pays qui l’a révélé ? Il est ainsi prêté pendant six mois à un promu de la Premier League anglaise, Swansea. Au sein d’une équipe souvent comparée, toutes proportions gardées, à Barcelone, il retrouve très vite des statistiques dignes de ses meilleures saisons : 7 buts en seulement 16 rencontres disputées.  Il participe ainsi grandement au maintien du club gallois, qui termine à une étonnante 11ème place, au sein de la Premier League anglaise.

 

 

Parfaitement intégré au sein de la formation galloise, son avenir reste pourtant incertain. Son prêt n’étant pas assorti d’une option d’achat, les supporters de Swansea ne sont pas certains de le revoir l’année prochaine sur la pelouse du Liberty Stadium. Plusieurs rumeurs l’envoient du côté de Manchester United où Sir Alex Ferguson le suivrait avec grande attention. Sky Sports affirme, quant à elle, qu’un accord aurait été trouvé entre Swansea et le club allemand sur la base d’un transfert estimé à 7 millions de livres. Une chose est sûre : un but demain, face à l’Equipe de France, ne fera qu’attiser encore plus de convoitises autour du meneur de jeu islandais…

 

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