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LDC féminine : Lyon, en route vers l’Histoire ?

Les matchs retours des demi-finales de la ligue des champions féminine auront lieu demain, opposant les anglaises d’Arsenal aux allemandes de Wolfsburg d’un côté et deux clubs français de l’autre : Juvisy contre Lyon. Ces dernières, doubles victorieuses du trophée européen, ont gagné le match aller 3-0 et pourraient atteindre leur troisième finale de suite. Une performance inédite dans l’histoire de cette jeune compétition.

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C’est la 12ème édition de la Ligue des Champions féminine de l’UEFA. Une histoire naissante dont il est possible de tirer quelques enseignements : les footballs féminins suédois et allemand ont longtemps dominé l’Europe et trouvent encore aisément leur place dans l’élite européenne. De 2001 (année de la 1ère édition) à 2006, les Allemandes ont soulevé la coupe à 3 reprises et les suédoises 2. Il a fallu attendre 2007 et la victoire d’Arsenal pour que l’hégémonie ne cesse… provisoirement puisque les 3 éditions suivantes seront de nouveau remportées par des clubs allemands. Pas facile alors pour une équipe française de se faire une place au sommet – surtout lorsque l’on ne rassemble ni les médias, ni les foules – mais pas impossible – surtout lorsque son président s’appelle Jean-Michel Aulas.

Parce qu’il en prend soin le président de l’OL de ses joueuses : très impliqué dans la section féminine, il est leur premier fan et ne tarit jamais d’éloges sur leurs performances. Le collectif est quasi exclusivement composé de joueuses internationales françaises mais également européennes, à l’image de l’attaquante suédoise vedette, Lotta Schelin. C’est bien une équipe taillée pour l’Europe que Patrice Lair, le coach, entraine : Louisa Nécib en meneuse de jeu affiche une technique à faire pâlir certains joueurs de Ligue 1 ; Eugénie Le Sommer, Camille Abily, Wendy Renard, Elodie Thomis et consoeurs ont acquis une belle expérience en équipe de France. Des noms qui deviennent familiers au fur et à mesure des compétitions et des retransmissions télévisuelles. Car même si le spectacle est encore confidentiel, le football féminin trouve peu à peu du temps médiatique. On salue d’ailleurs souvent son bon esprit – même si Patrice Lair est coupable d’un bras d’honneur, destiné semble-t-il à un supporteur qui demanda la sortie de Lotta Schelin : un geste qui n’a rien à envier à René Girard ou à un autre coach de Ligue 1. De là à dire que le fossé entre les deux compétitions se rétrécit donc doucettement, il n’y a qu’un pas.

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L’OL s’est hissée trois fois de suite en finale et s’est imposée lors de deux dernières éditions contre deux clubs allemands, dont Francfort, triple champion d’Europe. Il semblerait que les filles de Lyon se soient fait leur place au sommet : leur progression est à l’image du football féminin français, bluffante.
En demi-finale aller de la Ligue des champions, elles ont battu Juvisy 3 à 0 et n’ont laissé quasi aucun espoir aux franciliennes. Difficile d’envisager qu’elles n’atteignent pas la finale cette année encore, dès samedi en se qualifiant contre Juvisy. Elles rencontreraient alors Arsenal ou Francfort. Des cadors donc. La victoire n’en serait que plus belle.

Une réflexion au sujet de « LDC féminine : Lyon, en route vers l’Histoire ? »

  1. Je suis allée voir le dernier match du championnat 2011/2012 l année dernière : Juvisy/Lyon… Un réel plaisir. Il y avait de gros enjeux vu que les 2 clubs étaient à 2 points l un de l autre en tête de championnat. Perso, fan de gaetane tiney, j étais plus pour les francilienne, mais la technique, le respect, le « pas de cinéma », je me suis régalée. Je précise aussi que même si je suis fan de tiney, ma joueuse préférée reste la briochinne Eugènie Le Sommer.

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