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Singapour, pour sauver des Red Devils dans le rouge

La crise n’épargne personne, pas même les plus grands équipes de football. Alors que Manchester United est au firmament du football britannique, avec un titre de Premier League glané cette année, le club a accusé une perte de 95,6 millions d’euros en octobre dernier, pour l’exercice 2009/2010. La famille Glazer, propriétaire du club mancunien depuis 2005, envisage donc de réintroduire Man U en bourse, non pas à Londres, mais à… Singapour !


En introduisant un million de dollars sur la bourse de Singapour d’ici la fin de l’année, les Glazer ne vont, encore une fois, pas faire que des heureux du côté des supporteurs mancuniens autochtones. Les Glazer pensaient, en juin 2005, avoir flairé la vache à lait du football anglais. Quelques semaines après l’OPA, ils décident même de retirer le club de la bourse anglaise, par une opération financière de type LBO : cet investissement est financé par un emprunt, qui doit être remboursé, au fil des années, par les bénéfices enregistrés par le club.

Malheureusement pour les actionnaires, ils ne vont jamais réussir à rembourser ces emprunts. La crise passant, les intérêts du remboursement de la dette ne font qu’augmenter. Dos au mur, les Glazer se tournent, à nouveau, vers la Bourse, histoire de boucler la boucle diront certains. Le choix de revenir sur la place londonienne, à l’heure actuelle, aurait été peu judicieux, étant donné les pertes quotidiennes colossales encaissées par le marché boursier de la City. Mais que motive la famille Glazer d’investir la bourse de Singapour ?

L’actionnaire américain entend profiter de l’immense popularité du club anglais en Asie : Manchester United est le club le plus apprécié sur le continent, deux tiers des 300 millions de supporteurs mancuniens sont, en effet, asiatiques ! Ces supporters, en acquérant des actions du club, ne percevront sans doute jamais un retour sur investissement. Mais ils verraient là une excellente opportunité « d’officialiser » leur attachement au club, tandis que les propriétaires américains pourraient très bien engranger des bénéfices de cette opération financière… avant de, pourquoi pas, se retirer définitivement de l’actionnariat.

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