Diego Forlan, et son trophée de meilleur joueur du Mondial 2010. Photo : jikatu.flickr.cc

Diego Forlán, le sorcier urugayen

A 31 ans, l’attaquant uruguayen a ébloui le monde de sa classe et de son talent. Une enfance bercée par le football, une carrière en dents de scie et un probable dernier mondial plus tard, Diego Forlán entre et s’installe confortablement dans le cercle fermé des meilleurs joueurs du monde. Retour sur la carrière de ce « sorcier blanc ».

Diego Forlan, et son trophée de meilleur joueur du Mondial 2010. Photo : jikatu.flickr.cc
Diego Forlan, et son trophée de meilleur joueur du Mondial 2010. Photo : jikatu.flickr.cc

Le football ? Diego est tombé dans la marmite quand il était petit, en Uruguay : un grand-père sélectionneur et un père international arrivé en quart de finale de la Coupe du Monde 1974. Même si le fiston penche pour le tennis jusqu’à 14 ans, il poursuit la tradition familiale et retrouve le ballon rond, son premier amour. C’est en Argentine qu’il est formé, par l’Independiente dans la banlieue de Buenos Aires, après un bref passage au centre de formation de l’AS Nancy-Lorraine. Lors de la saison 2000/2001, il marque 18 buts. De quoi attirer les regards des clubs européens : Sir Alex Ferguson le veut à Manchester United. Diego y pose ses valises en 2002.

Une carrière en dents de scie

L’Uruguayen ne brille pas à Manchester United, bien au contraire : deux saisons et demie et 13 buts. Les chiffres sont accablants. Sur le terrain, l’attaquant ne trouve pas sa place, se perd et déçoit. Le courant ne passe pas avec la Premier League, avec le coach, avec les supporters.
Villareal le recrute alors en 2004. Le talent parle ensuite : les trois premières années en Espagne sont des plus prometteuses. Il claque 54 buts en 106 matchs et est élu Pichichi de la Liga et soulier d’or, rien que ça. L’Atletico de Madrid ne s’y trompe pas et lui fait les yeux doux pour 21 millions d’euros afin de palier le départ de Torres vers Liverpool. A la pointe de l’attaque, Diego éclate : 66 buts en 102 matchs, pichichi, soulier d’or et double buteur en finale de l’Europa League que l’autre club de la capitale espagnole remporte. Dans son club, il est indispensable. Dans la sélection aussi.

Le coup du coeur du Mondial

Certes, il n’est pas champion du monde. Mais il a indiscutablement conquis le cœur du public et des observateurs. Dès qu’il touche le ballon, il effraie. Dès qu’il tire, il impressionne. Il marque 5 buts lors de ce Mondial 2010 dont certains seront à classer parmi les plus beaux du tournoi. Il est de la trempe de ces joueurs capables à eux seuls de faire gagner leur équipe. Intelligence dans le jeu et dans le placement – il est rarement hors jeu, généreux dans l’effort et capable de faire briller ses coéquipiers par des passes inspirées : Forlán, c’est le coup du coeur du tournoi. Discret et classe, même à 31 ans passés, le sorcier uruguayen a plus d’un tour dans son sac.

2 réflexions au sujet de « Diego Forlán, le sorcier urugayen »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *