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Ranieri au chevet de l’AS Monaco

Après Ancelotti à Paris, une autre pointure italienne prend place sur un banc français. Claudio Ranieri, encore à la tête de l’Inter il y a quelques mois, est officiellement le nouveau coach de l’AS Monaco pour un contrat de deux ans. En s’attachant les services d’un technicien de renommée internationale, le président sulfureux de l’ASM, Dmitry Rybolovlev, frappe un premier grand coup depuis son arrivée au club en hiver dernier. Synonyme de remontée assurée pour le club de la Principauté ?

Naples, la Fiorentina, Valence, l’Atletico de Madrid, Chelsea, l’Inter, la Juventus, l’AS Rome, Parme… Cette liste de clubs dirigés par l’italien ferait pâlir la plupart des entraîneurs de football. Celui qui a lancé des joueurs comme Zola ou encore Mendieta est tout simplement une pointure du football européen. La France, avec des entraîneurs comme Ancelotti, Deschamps et maintenant Ranieri, peut enfin se féliciter d’avoir en ses rangs des techniciens de grande classe. Très rigoureux tactiquement, il a toujours revendiqué une culture de la gagne, quitte à proposer un spectacle d’une qualité exécrable aux spectateurs. C’est à lui par exemple, alors entraîneur de l’Inter, que l’on doit cette phrase légendaire : « Si vous voulez du beau jeu, regardez plutôt le Barça », en 2011. Une chose est sûre, ce n’est pas avec lui que l’ASM réussira à attirer les foules pour remplir son stade trop souvent dégarni.

Mais en y regardant de plus près, en matière de résultats, Ranieri ne peut se targuer d’être l’égal d’un Ferguson, d’un Mourinho ou encore d’un Lippi. A l’image de l’argentin Hector Cuper, l’italien fait figure de loser au panthéon des entraîneurs. En 15 ans de carrière, la Coupe du Roi gagnée en 1999 avec Valence est sans doute la plus belle ligne à son palmarès.  A part quelques autres coupes nationales, Ranieri n’a jamais gagné un championnat national ou un titre européen. Il sort d’une année 2011/2012 catastrophique : avoir été éliminé par l’Olympique de Marseille en huitièmes de finales de la Ligue des Champions, il est démis de ses fonctions, en cours de saison, le 28 mars dernier, en laissant le club à une honteuse huitième place en Serie A.

Néanmoins, Claudio Ranieri semble être l’homme de situation pour l’ASM. Habitué aux remontées fantastiques, c’est lui qui fait monter Cagliari de la troisième division à la Serie A entre 1988 et 1990. C’est également lui qui fait remonter la Fiorentina en Serie A en 1994. Il joue également le « pompier de service » en sauvant Parme, en 2007, d’une relégation en Serie B qui lui semblait promise. A défaut de gagner des titres, les supporteurs monégasques peuvent légitimement rêver à un retour prochain en Ligue 1.

Première pierre d’un marché estival qui s’annonce agité du côté de la Principauté, Ranieri devra d’abord gérer le groupe pléthorique à sa disposition. Avec plus de 35 joueurs professionnels au sein du club, un ménage s’impose. Un ménage facilité par un président prêt à faire d’énormes efforts financiers pour faire de Monaco, sur le long terme, un grand d’Europe.  Les 20 millions d’euros dépensés par le russe Rybolovlev lors du dernier mercato hivernal témoignent de toute cette détermination. Les autres clubs de Ligue 2 n’ont qu’à bien se tenir…

Une réflexion au sujet de « Ranieri au chevet de l’AS Monaco »

  1. Merci beaucoup, je pense à peu près pareil sur l’ensemble de l’article.

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