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Le retour de Maradona ?

Maradona. Photo : calciostreaming.flickr.cc
Maradona. Photo : calciostreaming.flickr.cc

Selon une rumeur qui court dans les médias argentins, l’icône de l’Albiceleste, à la retraite depuis 1997, se préparerait à rechausser les crampons. A 53 ans, El Pibe de Oro pourrait retrouver les terrains de division 5 avec la petite équipe de Riestra (Buenois Aires) qui appartient à l’un des ses amis. Son retour, s’il est vrai, est annoncé pour le mois de mars sur les terrains du côté de San Lorenzo.
Le club de division 5 qui devrait accueillir l’ancien champion du monde et l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du football a démenti l’information. Simple fantasme de journalistes ?

Copa America : le retour de Messi

L’Argentine s’impose 3-0 contre le Costa Rica et valide ainsi son ticket pour les quarts de finale de la Copa America. Un joueur argentin sort du lot : Lionel Messi, tant critiqué dans son pays d’origine, a ébloui la rencontre qui relance l’Albiceleste et réconcilie le Ballon d’Or avec son public.

L’Argentine peut remercier Messi. Le meneur de jeu du FC Barcelone fut l’artisan majeur de la victoire contre le Costa Rica. Auteur de deux passes décisives et à l’origine de plusieurs actions dangereuses, il a emmené son équipe vers la victoire, synonyme de qualification. Il sert Agüero, très en jambes depuis le début de la compétition, à la 52è minute, puis Angel Di Maria à la 64è. Le public du stade Mario Alberto Kempes de Cordoba ne s’y est d’ailleurs pas trompé : acclamant en fin de match le « lutin », tant de fois sifflé et critiqué en Argentine. Ce match et cette réconciliation avec son peuple pourraient cette fois lancer enfin la carrière internationale du petit génie.

Les choix de l’entraîneur ont permis à Messi de trouver de la mobilité autour de lui : exit le milieu composé de trois joueurs défensifs. Di Maria, le milieu offensif du Real Madrid, est titulaire. En attaque Tévez et Lavezzi sont restés sur le banc, tandis qu’Agüero et Higuain sont associés à Messi, placé à droite mais laissé libre de ses mouvements. Cette Argentine-là a montré de belles choses, mais doit confirmer.

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Copa America : les gros doutent

Argentine, Brésil, Uruguay : aucun des trois gros favoris de la Copa America 2011 n’a réussi son entrée dans la compétition, n’obtenant pas mieux qu’un match nul. Un démarrage en douceur donc pour peut-être une fin en trombe.

La timide Argentine

L’attente autour de l’Albiceleste est énorme : l’équipe nationale joue à domicile, poussée par un pays tout entier et compte dans ses rangs le meilleur joueur du monde, Lionel Messi, qui a tout à prouver dans son pays d’origine. Le match d’ouverture contre une petite équipe bolivienne semblait donc largement à la portée de la sélection dirigée par Sergio Battista. Une pléiade de joueurs qui évoluent dans les plus grands clubs n’a pourtant pas suffit à lancer l’Argentine sur d’excellents rails : dominée dés le retour des vestiaires grâce à une talonnade bolivienne audacieuse sur corner, il faut une somptueuse reprise de volée dans la surface adverse d’Agüero pour accrocher le nul, 1 partout.
Messi, bien en vue en début de rencontre, ne sera pas parvenu à imposer sa classe, peu suivi par ses coéquipiers. Les argentins sont apparus brouillons, poussifs, manquant cruellement d’audace et de folie. Pour autant, la qualité de l’effectif laisse à penser qu’une montée en puissance est possible. Elle est en tout cas attendue par un pays entier.

Stars brésiliennes et coupes de cheveux

La question Neymar est sur toutes les lèvres en Europe : viendra-t-il renforcer un club du Vieux Continent la saison prochaine ? Ce Brésil-Vénézuéla était donc l’occasion de découvrir le jeune joueur que l’on dit hyper-talentueux. Coupes de cheveux excentriques pour quelques joueurs de la Seleção, gestes techniques et enchaînements de grande classe : pourtant, les stars brésiliennes ne font pas mieux qu’un match nul contre une petite équipe vénézuélienne, discrète, solidaire, disciplinée. Certes un penalty a été oublié pour les coéquipiers de Robinho et Robinho touche la transversale d’une frappe somptueuse. Mais seul le résultat compte. Pour une équipe que l’on dit assurée de remporter la compétition, il faudra montrer plus d’application dans la dernière passe, plus de précision dans le dernier geste, plus de sobriété dans le jeu pour marquer. Etre une star, même brésilienne, ne suffit pas pour gagner.

Un trio uruguayen prometteur

Oui, l’Uruguay, tout juste sorti d’une Coupe du Monde 2010 très réussie, fait partie des favoris. Le trio Forlán (Atletico Madrid), Suarez (Liverpool) et Cavani (Naples) a de quoi faire rêver plus d’une équipe nationale. Face à une petite sélection péruvienne, la Celeste aurait largement pu (et dû) l’emporter. Mais les attaques n’ont pas été concrétisées. D’autant plus regrettable pour les joueurs d’Oscar Tabárez que les occasions furent nombreuses. Un nul 1-1 pour commencer une compétition que le peuple uruguayen rêve de voler au nez et à la barbe du rival argentin. En manque de finition, en manque d’automatismes, l’entente entre les trois attaquants promet tout de même d’offrir du spectacle pour la suite de la compétition. Une histoire de réglage…

Coupe du Monde 2010 : pas de quartiers…

Diego Frolan tire un coup-franc lors du match Uruguay - Ghana. Photo : jkatu.flickr.cc
Diego Frolan tire un coup-franc lors du match Uruguay – Ghana. Photo : jkatu.flickr.cc

Au terme d’un match épique, l’Uruguay se qualifie pour les demis. Le Ghana perd aux tirs aux buts mais peut s’en vouloir de ne pas avoir su saisir sa chance en prolongations. Gyan râte le penalty qui aurait envoyé une équipe africaine pour la première fois de son histoire en demi-finale de Coupe du Monde.
Point noir de la rencontre : l’arrêt – magnifique – de l’attaquant Diego Suarez de la main sur la ligne du but. Le but ghanéen aurait tout changer. Une action qui vient renforcer la polémique sur l’arbitrage, mais ne change rien pour le Ghana, éliminé.

Le Brésil a mal joué. C’est dit. Une seconde période aussi ratée que la première fut réussie. Sauf que les joueurs hollandais ne sont pas des peintres. Erreur du gardien brésilien et tête du petit Robben, étonnamment seul dans la surface de réparation : 2 buts pour les bataves, qui font oublier la superbe ouverture du score de Robinho. Les brésiliens n’y étaient pas, alors que beaucoup en faisaient les favoris. Dunga démissionne. 4 ans pour préparer le Mondial chez eux. Le talent ne suffit pas.

Il était difficile de parier sur un vainqueur entre l’Argentine et l’Allemagne. Alors prédire le scénario du match… L’Allemagne inflige une correction à l’Albiceleste : 4-0. Sans appel. Même le Pibe del Oro n’a pas bronché : aucune réaction tactique de sa part. Il s’en ai juste remis à son homme qu’il imaginait providentiel, comme il le fut, pour débloquer la situation : Messi. Mais l’Allemagne, bien en place, étonnée d’avoir le contrôle du jeu, a su quoi faire du ballon. 90 minutes et 4 buts plus tard, l’Argentine s’en va de la Coupe du Monde. Maradona partira ou pas ?

Ce fut loin d’être une formalité pour la Roja. David Villa libère les siens à la 83è minute, après que chacune des deux équipes a manqué un penalty. L’Espagne joue bien mais manque des occasions et n’est pas encore à son meilleur niveau, à l’image de sa vedette Fernando Torres, buteur fatigué. Toujours est-il que, sans éblouir et claquer des buts, la Championne d’Europe en titre est là. Le Paraguay, inconsolable, laisse passer sa chance.