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Les adversaires des Bleus

L’équipe de France rentre en compétition à 18 heures en affrontant l’Angleterre, puis l’Ukraine et la Suède. Sans être le groupe de la mort, il n’en reste pas moins compliqué. Forces et faiblesses des adversaires en présence.

ANGLETERRE
Force – la nouvelle génération de joueurs talentueux (Caroll, Chamberlain, Welbeck).
Faiblesse – Les blessures et suspensions de titulaires et joueurs d’importance : Lampard, Cahill, Rooney, Wilshere.
Le joueur clé – Wayne Rooney.
Le boulet – Wayne Rooney et sa suspension pour les deux premiers matchs de l’Euro.

UKRAINE
Force – le soutien du peuple ukrainien.
Faiblesse – le manque d’expérience de grandes compétitions.
Le joueur clé – Anatoliy Tymoshchuk.
Le boulet – Andreï Piatov, titulaire, mais 4ème gardien d’ordinaire.

SUEDE
Force – le milieu de terrain composé de joueurs techniques.
Faiblesse – la défense centrale vieillissante.
Le joueur clé – Zlatan Ibrahimovic.
Le boulet – Johan Elmander, vieillissant et remplaçant.

Wembley, nouveau jardin français

On ne pourra pas reprocher à Blanc de manquer d’ambition : avec cinq joueurs à vocations offensives (Nasri, Gourcuff, Malouda, Valbuena et Benzema), et un M’Vila en « fausse sentinelle », l’équipe de France est définitivement en quête de séduction. Après une Coupe du Monde catastrophique, il est nécessaire de regagner les faveurs de l’opinion populaire, et pour cela, rien de mieux que la vérité du terrain. Alors qu’on attendait Malouda ou Abidal, c’est finalement Hugo Lloris qui hérite du capitanat. Une juste récompense pour le gardien lyonnais, au comportement irréprochable, qui est sans doute le meilleur footballeur français à l’heure actuelle.

En face, on retrouve une Angleterre amoindrie, mais non moins dénuée de talents. On surveille notamment la prestation de la « petite » perle venue tout droit de Newcastle : Andy Caroll. Ce colosse, véritable poison pour les défenses de la Premier League, est LE test à ne pas manquer pour la charnière française.

La France ouvre très vite le score après un quart d’heure de jeu, sur un somptueux une-deux entre Benzema et Malouda. Sur cette action, c’est l’explosivité de Benzema qui met à mal la défense anglaise, et notamment leur gardien Foster, qui n’est pas exempt de tout reproche sur ce but. Ça va vite, trop vite pour les anglais. La première période est acquise à la cause française. Nasri est sur sa lancée d’Arsenal, véritable accélérateur de jeu, en compagnie d’un Malouda virevoltant, qu’on avait perdu sur les pelouses de l’Olympiastadion en 2006. La réaction se fait attendre du côté anglais. Gerrard tente bien de prendre les rênes du jeu, mais il ne possède plus la grinta d’antan. Ses coéquipiers ne font à peine mieux.

En deuxième période, Sakho remplace Méxes, incertain avant le match. Le néo-international répond lui aussi présent, dès son premier ballon, avec une superbe intervention sur Gerrard. De bon augure pour l’avenir. 55ème minute : Sagna profite d’un Gibbs aux abois pour adresser un excellent centre, que convertit un Valbuena qui, encore une fois, a été transparent. Malgré ce but, on ne peut s’empêcher de penser qu’un Remy apporterait bien plus sur le flanc droit de l’attaque. Passons… A 2-0, le match semble plié, Laurent Blanc en profite pour faire tourner. Gourcuff sort au profit de Hoarau. Le lyonnais réitère ce soir une prestation que l’on voit de plus en plus du côté de Gerland, à savoir une prestation correcte. Doté de capacités techniques indéniables, il pêche par sa faculté à ralentir le jeu, un défaut d’autant plus visible que l’autre dépositaire du jeu, Samir Nasri, brille par sa rapidité d’exécution.

Les anglais peuvent remercier Crouch et ses grandes échasses de leur donner un peu de baume aux cœurs en fin de match, car la prestation britannique est plus qu’inquiétante. Entre des latéraux débordés et un milieu de terrain sans créativité, ils ont de nombreux soucis à se faire. Néanmoins, les anglais peuvent se consoler en se disant que les tauliers de l’équipe manquaient à l’appel sur la pelouse de Wembley. La France a montré ce soir qu’elle peut envisager un avenir radieux. Néanmoins, si Laurent Blanc décide de conserver ce schéma tactique, il a tout intérêt de remettre Alou Diarra en véritable sentinelle, en lieu et place d’un M’Vila, qui semble être déjà redescendu de son petit nuage. Avec le milieu bordelais, l’ambition française aura assuré ses arrières…

Premier League : flashback sur 2009-2010

A l’aube d’une nouvelle saison en Angleterre, petit flashback sur le bilan de l’année précédente…

Chelsea stoppe la suprématie mancunienne

Cela faisait maintenant trois saisons d’affilées que les Red Devils régnaient d’une main de fer sur la Premier League. Mais cette année, il y avait plus fort : Chelsea. Le club londonien a terminé sa saison en boulet de canon, enchaînant une série de 10 matches sans défaite. Ancelloti a su faire abstraction des scandales Cole et Terry, et être pragmatique, en n’hésitant pas à revenir au fameux 4-3-3, cher à Mourinho. Et que dire de la formidable armada offensive dont dispose le technicien italien ? Drogba, Malouda, Lampard, Anelka et consort ont établi un nouveau record avec 103 buts marqués en une
saison !

Serial buteurs

Cette année encore, la Premier League a été éclaboussée par le talent de certains joueurs…en particulier de deux attaquants : Rooney et Drogba. Ils se sont livrés une bataille sans merci dans la lutte pour le titre honorifique de Golden Boot. Rooney doit notamment sa réussite au départ de son compère Cristiano Ronaldo vers le Real : après ce transfert, Rooney est devenu le nouveau taulier de son équipe. 26 buts en 32 matches, les statistiques parlent pour lui. Statistiques par ailleurs étonnantes étant donné qu’il a plus le profil d’un 9 et demi que d’un buteur. Malheureusement, sa blessure en fin de saison a été le tournant de la saison de ManU, puisqu’il est contraint de regarder des tribunes la défaite des siens face à Chelsea. Après une saison 2008/2009 plus que moyenne, Drogba était attendu au tournant. L’ex-marseillais a dépassé toutes ces attentes, en inscrivant la bagatelle de 29 buts, une performance d’autant plus impressionnante qu’il réalise sa meilleure saison à l’âge de 32 ans ! Il devient ainsi meilleur buteur pour la seconde fois, après 2007. Rooney, quant à lui, peut se consoler avec le trophée de joueur de l’année…

Scores de poussins

6-1, 8-0, 7-0… Ces scores dignes des U14 ont bien eu lieu sur les terrains de Stamford Bridge ou encore d’Old Trafford. Championnat déséquilibré, vous dites ? Mais non, l’Angleterre possède toujours le meilleur championnat au monde. La preuve, la Premier League a vendu, en mars dernier, ses droits TV à l’étranger pour la modique somme de 600 millions d’euros sur la période 2010-2013…

La dynastie Terry

On ne peut évoquer cette saison sans parler du scandale Terry, digne des plus grandes séries à l’eau de rose. Petit rappel des faits : le défenseur anglais a trompé sa femme avec l’ex de son meilleur ami, Wayne Bridge. Cette affaire aura des conséquences désastreuses : perte du capitanat des Three Lions pour « Iron Man », tandis que le cocu tire sa retraite internationale. Le londonien est désormais copieusement sifflé sur tous les terrains anglais. Mérité ? Il faut dire qu’il ne s’agit pas là de son premier scandale : il organise également des visites guidées (payantes bien sûr) du centre d’entrainement de Chelsea, tandis que son père est dealer et sa mère une voleuse… Rien de mieux pour préparer une Coupe du Monde !

Liverpool/Man City : même combat !

Que dire de ces deux déceptions ? Ces deux clubs qui avaient pour ambition de truster une place pour la LDC se retrouvent sur le carreau ! Liverpool a été victime d’un recrutement peu audacieux tandis que Man City paye sans doute le manque de cohésion de son effectif pléthorique. Un été mouvementé
s’annonce pour ces deux clubs…

Porstmouth : touché…coulé

Yebda, Belhadj, Ben Haim… Personne ne peut le nier, le club possède quelques bons joueurs. Mais la mayonnaise n’a pas pris : 7 défaites consécutives dès le début de la saison. Mais le véritable problème est plutôt à voir du côté de la direction : salaires impayés, club endetté, changements perpétuels
d’entraineurs et de propriétaires… Résultat : relégation en Championship, et futur destockage en vue, de l’effectif…

Une campagne européenne catastrophique

Incroyable, mais vrai ! Il n’y a pas eu de clubs anglais en demi-finales de Ligue des Champions cette année ! La reine en est d’ailleurs toute retournée : ce phénomène paranormal n’était pas arrivé la saison 2002/2003. Cette année, les clubs anglais ont plutôt fait pâle figure : les baby gunners se sont fait
mangés par l’ogre barcelonais, Chelsea n’a pas su répondre au réalisme intériste tandis que Man U a souffert du syndrome Lineker. Néanmoins, la rafraichissante équipe de Fulham, après un parcours du combattant, a su porter haut les couleurs britanniques, jusqu’en finale de l’Europa League. Pour
l’anecdote, la saison prochaine, il n’y aura pas moins de trois clubs qualifiés en Ligue des Champions, une première dans l’histoire ! Londres, nouvelle capitale du foot ?

Coupe du Monde 2010 : les qualifiés pour les huitièmes

On connaît les qualifiés pour les huitièmes de finale de la première Coupe du monde de l’histoire sur le continent africain. A mi-parcours, le constat est là : l’édition 2010 restera dans les annales à plus d’un titre. Des évidences, certes ; de grosses surprises, surtout.

L’AMERIQUE CONQUERANTE

La joie des joueurs des USA après leur victoire contre l'Algérie. Photo : jasonwhat.flickr.cc
La joie des joueurs des USA après leur victoire contre l’Algérie. Photo : jasonwhat.flickr.cc

C’est simple : à part le Honduras, toutes les équipes du continent américain engagées seront en huitième. Des favoris (Argentine, Brésil) aux outsiders (Uruguay, Mexique, Paraguay, Chili et Etats-Unis), elles seront toute là. Comme un message pour l’Europe des stars, c’est, outre un savoir technique et tactique maîtrisé, leur collectif solidaire qui les aura amenées là, parfois sur le fil du rasoir et avec difficultés. L’Argentine tient son rang et son jeu est certainement le plus léché et agréable. Le Brésil un peu moins serein que prévu se qualifie sans trop forcer. Au courage pour les autres, le continent américain sera dignement représenté…

L’AFRIQUE A LA RAMASSE

Sur 6 équipes africaines engagées, une seule est parvenue à se qualifier pour les huitièmes de finale. Le continent attendait beaucoup de ses sélections emmenées par des stars mondiales. Pas de miracle pour la Côte d’Ivoire de Drogba et le Cameroun de Samuel Eto’o. Fin du Mondial. Faible techniquement, le Nigéria a tout bonnement déçu et l’Algérie, inexpérimentée, n’a pas réussi à réitérer les exploits de la qualification. Enfin l’Afrique du Sud, malgré le soutien de son peuple et des vuvuzélas, est la première équipe hôte à ne pas atteindre les huitièmes. Les Bafanas-Bafanas ont tout de même terminé leur Mondial sur une victoire contre la France. Dans un groupe serré, le Ghana se qualifie grâce à une victoire contre la Serbie, un match nul contre l’Australie et une défaite contre l’Allemagne. Les sélections africaines doivent revoir leurs copies.

L’EUROPE A BOUT DE SOUFFLE

14 sélections européennes engagées, 6 qualifiées, dans la difficulté. Fatigue des joueurs, suffisance, système de jeu trop connu et facile à contrer : il y a des raisons. L’Angleterre de Capello se qualifie dans la douleur. La presse anglaise avait pourtant titré au lendemain du tirage au sort « EASY », qualificatif attribué au groupe réunissant l’Algérie, la Slovénie et les Etats-Unis. Confiance, supériorité… L’Allemagne commence en trombe en infligeant un 4-1 indiscutable à l’Australie. Mais contre les Serbes, médiocres, la Nazional Manschaft ne peut même accrocher le match nul. Il faut une courte victoire contre le Ghana pour permettre à l’Allemagne de rejoindre les huitièmes, non sans mal. Le premier match de l’Espagne fit l’effet d’une bombe : la Roja défaite contre la Suisse, par le plus petit des écarts. Un jeu parfois stéréotypé de la sélection que les observateurs voient déjà championne du Monde : passe courte en une touche de balle, qui n’est pas sans rappeler le Barça. Comme un symbole, la Suisse se la joue Inter de Milan, ultra-défensive, ultra-disciplinée, laissant le ballon aux espagnols, attendant le contre. Un coup de tonnerre pour les joueurs ibériques, arrivés sur la pelouse pleins de certitude. Les hommes de Vicente del Bosque se reprennent et se qualifient pour les huitièmes. Rassurés, pour l’instant. Ce fut plus simple pour les Pays-Bas et le Portugal. Les Hollandais assument pour l’instant leur statut de favori, assurés dès le deuxième match de poursuivre la compétition. Dans le groupe de la mort, le Portugal fait jeu égal avec le Brésil, tient en échec la Côte d’Ivoire et lamine, 7-0, la Corée du Nord. La Slovaquie élimine l’Italie. Plus faible techniquement et individuellement, le collectif et la solidarité de cette petite équipe auront eu raison du Champion du monde en titre.
Out donc France, Italie, Serbie, Danemark, Grèce, Slovénie, Suisse. Pour les trois derniers, c’était prévisible. En revanche, les finalistes de la dernière édition auront brillé par leur médiocrité et la France aura éclaboussé le monde d’un ridicule qui restera dans l’histoire de la Coupe du monde, autant sur le terrain qu’en dehors.
France et Italie, les meilleurs ennemis, ne se qualifient pas dans les deux groupes les plus faibles du Mondial. Le séjour en terre africaine n’aura pas duré bien longtemps. C’est décevant également pour la Serbie – qualifiée pour le Mondial sans passer par les barrages – que les observateurs annonçaient plus forte que ce qu’elle a montré. Aurait pu mieux faire.

L’ASIE ETONNE

Match opposant l'Argentine et la Corée du Sud. La Corée du Sud se qualifie pour les huitièmes de finale. Photo : DundasFootballClub.flickr.cc
Match opposant l’Argentine et la Corée du Sud. La Corée du Sud se qualifie pour les huitièmes de finale.
Photo : DundasFootballClub.flickr.cc

Rigoureuses, disciplinées et solidaires : les équipes asiatiques sont en progrès, incontestablement. Petits gabarits techniques et gros collectifs, elles n’ont pas loupé le rendez-vous africain. 3 sélections engagées, 2 qualifiées. Bon score. La Corée du Sud se qualifie en huitième, dans un groupe loin d’être évident (Argentine, Nigéria, Grèce). Le Japon, considéré comme le plus faible de sa poule au début de la compétition s’octroie une place en huitième, laissant Danemark et Cameroun sur place. Rien que ça. La Corée du Nord rentre au pays, après une grosse défaite contre le Portugal, mais aura eu le mérite d’accrocher les quintuples champions du monde brésiliens. Rien que ça.

LES EQUIPES SURPRISES

Soyons sport et classe – en ces temps tourmentés, ce n’est pas si courant – et saluons la performance de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie. Le football n’y est pas un sport national. Pourtant, pour elles, le Mondial est bon : la Nouvelle-Zélande n’a pas perdu un match et l’Australie s’est même offerte le luxe de battre la Serbie et de faire jeu égal avec le Ghana.

Coupes du Monde : la long story / les années 2000

Pour la première édition en Asie, les magiciens brésiliens enlèvent le trophée lors du Mondial 2002, grâce notamment à un Ronaldo en état de grâce. L’Italie s’adjuge le titre suprême à Berlin en 2006, face à la France, après une finale épique, lors de laquelle eut lieu le coup de tête le plus célèbre de l’histoire du football.

Corée – Japon 2002 : Le Brésil de Ronaldo reprend ses droits (31 mai – 30 juin 2002)

Equipes présentes : Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay, Costa Rica, Mexique, Etats-Unis, Cameroun, Nigéria, Afrique du Sud, Tunisie, Arabie Saoudite, Corée du Sud, Belgique, Danemark, Allemagne, Angleterre, France, République d’Irlande, Italie, Croatie, Pologne, Portugal, Russie, Suède, Slovénie, Espagne et Turquie.

Pour la première fois de l’histoire, l’organisation du Mondial est confiée à deux pays conjointement et se déroule sur le continent asiatique. De nouvelles nations font leur entrée dans la compétition : l’Equateur, la Chine, la Slovénie et le Sénégal.
Championne du Monde en titre, la France ne marque aucun but, ne prend aucun point. C’est la pire performance réalisée par un champion du Monde sortant. Zinédine Zidane ne participe pas au premier match contre le Sénégal, perdu par les Bleus. Contre le Paraguay, les français ne peuvent faire mieux qu’un match nul. Une défaite contre le Danemark lors du dernier match des poules met fin aux minces espoirs des Bleus.
La grosse surprise vient de la Corée du Sud et des Etats-Unis qui se qualifient aux dépens du Portugal, favori, et de la Pologne. Si les Etats-Unis sont stoppés en quart de finale par l’Allemagne, future finaliste, la Corée du Sud boostée par son public réalise un parcours inattendu. L’équipe surprise d’Asie bat l’Italie en huitième, l’Espagne en quart. L’Allemagne met fin à cette dynamique de victoire. Des soupçons pèsent sur la neutralité de l’arbitrage qui permit à la Corée du Sud d’atteindre les demis. Des actions litigieuses contre le Portugal, l’Italie ou l’Espagne auraient bénéficié à la Corée du Sud.
L’Angleterre sort du groupe de la mort (Suède, Argentine et Nigéria) mais est stoppée par le Brésil en quart de finale. L’Argentine ne se qualifie pas pour les huitièmes.
La Seleção élimine la Belgique – avec l’aide d’un « coup de pouce » de l’arbitre qui refuse aux Belges un but valable – puis l’Angleterre et retrouve en finale l’Allemagne qui doit faire sans son meneur de jeu et buteur Michael Ballack. Ronaldo marque à deux reprises dans la seconde mi-temps (le premier sur une erreur du gardien Oliver Kahn) et devient le meilleur buteur de l’histoire du tournoi avec 16 buts, devant l’allemand Gerd Müller. Le capitaine de la Seleção, Cafu est le seul joueur à disputer trois finales successives. Le Brésil remporte sa cinquième coupe du monde.

Allemagne 2006 : Le Sommermächen de la Squadra Azzura (9 juin – 9 juillet 2006)

Equipes présentes : Costa Rica, Etats-Unis, Mexique, Argentine, Brésil, Equateur, Paraguay, Allemagne, Angleterre, Croatie, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Serbie-et-Monténégro, Suède, Tunisie, Arabie Saoudite, Corée du Sud, Iran, Japon et Australie.

La Coupe du Monde de la FIFA retrouve le continent européen. Le président du comité d’organisation est l’emblématique Franz Beckenbauer.
La France sort des poules de justesse après un début de compétition timide. Mais les Bleus se défont d’adversaires de grande qualité et aux ambitions importantes lors des confrontations directes : ils éliminent une Espagne accrocheuse, puis les magiciens brésiliens et les portugais déterminés qui avaient battu l’Angleterre. Le milieu de terrain Zinédine Zidane laisse parler sa classe et son immense technique, épaulé par des joueurs d’expérience et de talent comme Patrick Viera, Lilian Thuram, Thierry Henry et Franck Ribéry.
L’Allemagne, chez elle, fait un tournoi solide. En quart de finale, elle élimine l’Argentine et se retrouve en demi-finale face à l’Italie. La Squadra Azzura n’a pas survolé le début du tournoi : elle s’est timidement imposée face à l’Australie et l’Ukraine. Mais son réalisme a raison de la Manschaft et elle accède à la finale contre la France, qui se joue à Berlin le 9 juillet 2006. Le mach reste marqué par l’expulsion de Zindédine Zidane, le meilleur joueur de la compétition, suite à un coup de tête sur le défenseur italien Marco Materazzi. Ainsi s’achève une brillante carrière internationale. Le score de 1-1 partout à la fin des prolongations emmène les 2 équipes aux tirs au but. David Trezeguet rate son tir et l’Italie remporte son 4ème titre de champion du monde. Fabio Cannavaro fête sa 100ème sélection avec l’équipe nationale et est désigné meilleur joueur de la compétition juste derrière Zidane.