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Ces agents de joueurs qui vont faire le mercato

Jorge Mendes, Jean-Pierre Bernès. Ils sont agents de joueurs de football et s’activent depuis quelques mois pour défendre les intérêts de leurs clients et négocier d’éventuels transferts avec de grands clubs, parfois à prix d’or.

Jorge Mendes

Ils sont célèbres dans le monde du ballon rond. Jean-Pierre Bernès pour la France : cet ancien membre de la direction de l’OM pendant les années Tapie est écarté du monde du football en 1994 suite à l’affaire OM-VA. La FFF lui interdit à vie de reprendre une licence pour revenir dans le monde du football, mais la FIFA lève l’interdiction deux années plus tard. Il revient dans le football en tant qu’agent de joueur, et non des moindres : Jérémy Ménez, Samir Nasri, Franck Ribéry, Laurent Blanc ou encore Didier Deschamps font appel à lui pour gérer leurs intérêts. Un passé sulfureux – il a également été condamné dans l’affaire des comptes de l’OM – mais Jean-Pierre Bernès s’est imposé comme un agent puissant dans le monde du football.

A l’étranger, Jorge Mendes est certainement le plus célèbre et celui qui, partit de pas grand chose, a réussi à en faire de grandes. Il a déjà réalisé les gros transferts de deux de ces protégés vers l’AS Monaco, dirigé par le millionnaire russe Rybolovlev : Moutinho et James Rodriguez, en provenance de Porto, joueront sous les couleurs monégasques la saison prochaine, pour la bagatelle de 70 millions d’euros. Le plus gros coup du mercato est pour le moment la signature de Falcao, l’attaquant colombien qui a éclaté à l’Athletico Madrid et fait rêver les plus grands clubs du monde. Il rejoint également le Rocher, un promu qui ne jouera pas l’Europe. Jorge Mendes, agent et conseiller, c’est une entreprise – Gestifute – qui gère une cinquantaine de joueurs portugais et d’Amérique du sud. Agent du spécial One Mourinho depuis qu’il a remporté la coupe de l’UEFA avec Porto, Jorge Mendes a fait la pluie et le beau temps ces dernières années en Liga : Pepe, Coentrao, Di Maria ou encore Cristiano Ronaldo. Nul doute qu’il continuera cet été sur le marché des transferts.

AS Monaco : en route vers la Ligue 1

L’équipe du Rocher devrait – sauf accident de fin de parcours – retrouver les terrains de Ligue 1 la saison prochaine, après 2 années passées en deuxième division. Sous les ordres de l’entraîneur italien, Claudio Ranieri, les monégasques ont vu leur effectif renforcé depuis une saison tandis que des rumeurs de transferts vont bon train. Et pas des moindres.

Personne n’a oublié ce triste soir de mai 2011 qui a vu la descente de l’AS Monaco en division inférieure après 34 années dans l’élite. La saison 2011-2012 fut décevante : incapable de s’imposer en Ligue 2, Monaco a du laisser partir des joueurs et n’a pas su recruter efficacement. C’est l’arrivée dans le capital du club de l’homme d’affaire russe et résident monégasque Dmitry Rybolovlev qui marque le renouveau : à l’été 2012, il recrute Claudio Ranieri, ancien coach de Chelsea, de la Roma, de la Juventus ou encore de l’Inter Milan. La nouvelle direction élève alors son niveau d’exigence. Sont recrutés Jakob Poulsen, international danois, Emir Bajrami, international suédois, Delvin Ndinga ou encore Sebastien Ribas et un jeune argentin talentueux Lucas Ocampos pour 11 millions d’euros.

Emmanuel Rivière, recrue hivernale a inscrit 3 buts en 10 matches.
Emmanuel Rivière, recrue hivernale a inscrit 3 buts en 10 matches.

Emmené par son solide capitaine, le défenseur allemand, Andreas Wolf, ancien du Werder, les hommes de la Principauté ont réalisé une saison sérieuse, ne laissant que peu d’espoir aux adversaires candidats à la montée et sans véritables accrocs, si ce n’est la défaite 3-0 à Caen. Dès la mi-saison, les ambitions étaient affichées et l’arrivée d’Emmanuel Rivière en est la preuve : les dirigeants commencent un recrutement en vue de préparer l’accession à la Ligue 1. En tête avec 7 points à 5 journées de la fin, le Rocher se positionne dès maintenant sur le marché des transferts et les rumeurs vont bon train.
Jérémy Ménez, Mamoudou Sakho ou encore Lisandro Lopez sont les noms qui ont été évoqués comme possibles transferts pour venir renforcer l’effectif la saison prochaine. Car si l’histoire du club monégasque est importante, la puissance financière l’est également : les investissements de l’homme d’affaire russe dans le club témoignent des ambitions. Avec Ranieri aux commandes, nul doute qu’il sera aisé de convaincre des pointures de venir jouer au Stade Louis II… et les clubs de les laisser partir en échange de gros transferts. Reste à régler le litige concernant l’exemption d’impôts entre Monaco et ses futurs clubs concurrents de Ligue 1…

Salade grecque

Il y a un an, des incendies meurtriers ravageaient des villages entiers de la Grèce, tandis que
le Real Madrid occupait le devant de la scène sur le marché des transferts. Il y a quelques
mois, la crise économique secouait la Grèce comme jamais tandis que les clubs anglais, espagnols et italiens s’affrontaient en Ligue des Champions. Aujourd’hui, sur le marché des transferts, le championnat grec vole les vedettes aux autres voisins européens. Attire, séduit, convainc et recrute. Forts de joueurs d’expérience et de nouveaux talents, quelle salade nous préparent les clubs grecs pour la saison prochaine ?

Il y a quelques mois, l’état grec frôlait la faillite financière et économique. Grève générale, manifestations, émeutes. 3 morts et plusieurs dizaines de blessés. Réactions au plan d’austérité mis en place par le gouvernement sous la pression du FMI et de l’Europe.
La population doit se serrer la ceinture. Pas les clubs de foot, qui
eux, s’activent sur le marché des transferts. Un mercato groggy en France et plutôt calme dans les autres pays d’Europe. A l’inverse,
les clubs de football grecs ont sorti le carnet de chèques. Le Panathinaikos s’est rapidement positionné. Le champion en titre a
fait signer Sydney Govou pour deux ans. Si Gallas refuse le contrat
du club d’Athènes, Boumsong lui est sur le point de rejoindre Cissé
et Govou. Le rival historique, l’Olympiakos le Pirée, met les petits plats dans les grands pour enrayer la pénurie de titre : un nouvel entraîneur belge qui affiche de grandes ambitions et souhaite donc
un grand mercato. Il n’a pas fallu longtemps pour convaincre : Mirallas, l’attaquant belge de Saint-Etienne, Modesto, le défenseur
de Monaco et Ariel Ibagaza, milieu offensif argentin ont rejoint la Grèce.

La recette grecque

Les richesses historiques, le climat, les plages, l’eau turquoise, et les contrats sont juteux : 1,4 millions d’euros net pour l’ancien international français auteur d’une Coupe du Monde ratée, sans les primes. Gallas aurait pu signer pour 2,5 millions d’euros. Visiblement, la crise n’a pas touché le foot… grec. Et puis quand on joue là-bas, on joue loin de l’Europe et de la surmédiatisation des clubs. Une certaine reconnaissance, si les performances sont bonnes, des compétitions européennes importantes et des stades à l’ambiance sur-chauffée. Des avantages sans des inconvénients qui séduisent de plus en plus.
Sauf que parfois, la réalité est toute autre. L’été dernier, le club de Kavala recrutait entre autres, Frédéric Mendy, fier, à l’époque de son salaire, sa maison et sa voiture. Il est aujourd’hui de retour en France, prodigant ses conseils de joueur floué : le championnat hellène serait à éviter, entre contrats non
respectés et salaires impayés. Tout n’est pas aussi beau qu’il semblerait.

Mercato 2010 : le miroir aux alouettes

D’autres grands noms sont dans les tuyaux pour la suite du Mercato : Gattusao, Camoranesi, Julio Baptista, Mauro Cetto… Force est de constater que
les joueurs du championnat grec sont d’anciennes gloires du football international, capables d’apporter leur expérience. Voilà pourquoi les clubs hellènes pourront aller loin sur la scène européenne, mais
voilà aussi pourquoi ils ne pourront pas remporter
de titre. Car ce n’est pas grâce à Govou ou
Boumsong que le Pana se hissera en finale de la
Ligue des Champions. Du reste, le spectacle qu’ils proposeront pour la prochaine saison promet
aujourd’hui d’être de bonne qualité. Sans tout rafler, le championnat grec est sur le point de se donner quelques lettres de noblesse.