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Les plus grands numéro 10 de l’Histoire

Les meilleurs d’entre eux furent capables de faire gagner une équipe par leur simple vision du jeu, leur technique magistrale et leur instinct de buteur. Dans l’histoire du foot, ils ont brillé, subjugué et même parfois révolutionné le jeu. Place aux 10 plus grands numéros 10 de l’histoire, tous rentrés dans la légende.

PELÉ
De son vrai nom Edson Arantes do Nascimento. Considéré comme l’un des meilleurs joueurs de football de l’histoire, il est champion du monde à trois reprises en 1958, 1962 et 1970, un record. Sa technique, ses dribbles et ses qualités de buteur construisent la légende du «Roi Pelé». Il passe 18 ans au Santos FC, y marque 1 124 buts en 1 265 matchs. Il termine sa carrière au New York Cosmos.

CHARLTON
Robert – Bobby – Charlton est le plus grand joueur anglais de l’histoire. Miraculé de l’accident d’avion qui décima l’équipe de Manschester United en 1958, il s’impose comme le leader des Reds Devils et contribue à en construire la légende. Technique, rapide, buteur hors pair doté d’une bonne vision du jeu et d’un sens de l’organisation, il fut l’une des pièces maîtresses de la victoire de l’Angleterre en Coupe du Monde 1966. Il fut désigné Ballon d’Or à l’issue de la compétition.

KEMPES
Attaquant reconverti en numéro 10 pour le bien de l’équipe argentine, Mario Kempes, surnommé «le Matador», a fait l’essentiel de sa carrière en Argentine, dans les clubs de Cordoba, Rosario, River Plate et en Espagne au club de Valence. Il fut à deux reprises Pichichi de la Liga avec 24 et 28 buts et buteur pour l’Argentine en finale de la Coupe du Monde 1978 contre les Pays-Bas. Il termine meilleur buteur de ce Mondial avec 6 buts inscrits.

CRUYFF
Johan Cruyff est incontestablement le meilleur joueur hollandais de tous les temps. Il s’inscrit dans la lignée des footballeurs rebelles : premier joueur à négocier son salaire dans un club et exprimer ses opinions politiques, il est une personnalité de légende. Joueur inventif, driblleur créatif et milieu offensif rapide, il a révolutionné le football en lui donnant un aspect spectaculaire. Fougueux, athlétique, technique, il passe l’essentiel de sa carrière à l’Ajax d’Amsterdam et au FC Barcelone, club catalan qu’il a marqué de son empreinte en tant que joueur puis entraîneur. Une tradition du football spectacle qui prévaut encore aujourd’hui.

PLATINI
Il débute sa carrière à Nancy, rejoint les Verts de Saint-Etienne et termine sa carrière à la Juventus de Turin. Considéré comme l’un des meilleurs joueurs français de l’histoire, avec Zidane et Kopa, il est élu joueur du siècle par les supporters de la Vieille Dame. Spécialiste des coups francs, il fait partie du carré magique, milieu de terrain qui fit le bonheur de l’équipe de France lors des Coupes du Monde 1982 et 1986 à l’issue desquelles les Bleus terminent 4è et 3è. Capitaine emblématique de l’équipe de France, il remporte le Championnat Européen 1984.

ZICO
Son surnom en dit long sur son talent. Le «sorcier blanc» a passé l’essentiel de sa carrirère dans le club brésilien de Flamengo malgré un bref passage en Italie à Udinese. Issu d’une famille de footballeurs, il est considére comme l’un des meilleurs joueurs brésiliens de l’histoire. Auteur de 52 buts avec la Seleção, il n’a pourtant jamais gagné la Coupe du Monde. Il a en revanche remporté un nombre de distinctions indiviuelles incroyable.

MARADONA
Diego Armando Maradona est un enfant prodigue du football, filmé dés l’âge de 12 ans par une caméra de télévision. Aussi talentueux qu’irrévérencieux, il est le joueur argentin le plus célèbre jusqu’alors. Ses admirateurs lui vouent une passion mystique tandis que ces détracteurs ont parfois des difficultés à reconnaître son talent fou. Maradona est capable du meilleur – l’un des plus beaux buts de l’histoire du football – comme du pire – la Main de Dieu, l’une des tricherie les plus éhontées de l’histoire, et ce dans le même match. Décrié ou adulé, El Pibe del Oro est une star entre matchs de légende et dopage et prise de drogue, et un numéro 10 de légende. Champion d’Italie avec Naples, d’Argentine avec Boca Juniors et champion du Monde en 1986 avec l’Argentine. Entre autres.

ZIDANE
Elu à deux reprises «meilleur joueur français de l’histoire» par France Football et pour cause. Champion du Monde et Ballon d’Or en 1998, champion d’Italie en 1997 et 1998 avec la Juventus, d’Espagne en 2003 avec le Real Madrid et vainqueur de la Ligue des Champions en 2002, son palmarès parle pour lui. Métronome d’une équipe, il sent le jeu et l’organise, grâce à une technique hors-pair. Le minot des quartiers nord de Marseille fut l’une des personnalités préférées des français, l’idole d’une nation. Il achève sa carrière sur une ambivalence commune aux plus grands mythes : une panenka réussie en finale de Coupe du Monde contre l’Italie et un coup de tête destiné au défenseur italien Materrazzi. Un geste rentré dans l’histoire qui lui vaudra d’être expulsé, pour son dernier match professionnel.

RIVALDO
Milieu brésilen et attaquant, Rivaldo s’épanouit au FC Barcelone où il devient l’un des meilleurs du monde. Il y reste 5 saisons, au cours desquelles il remporte la Liga à deux reprises et le championnat d’Europe en 1997. Il rejoint le Milan AC en 2003 et remporte la Ligue des champions cette même année. Passeur et buteur de génie, il est finaliste de la Coupe du Monde en 1998 et sacré champion du Monde en 2002. Ballon d’or en 1999 et meilleur buteur de la Ligue des champions en 2000, il termine aujourd’hui sa carrière dans le club ouzbek de Bunyodkor.

TOTTI
Francesco Totti ou la légende de Rome. Un parcours en club facile à résumer : l’AS Rome et rien d’autre. Enfant prodige chéri, terrible de la capitale italienne, il est un meneur de jeu mythique du football italien. Nombreuses sont les distinctions personnelles qu’il a obtenues au cours de sa longue carrière. Il est champion d’Italie en 2001, finaliste de l’Euro 2000, Champion du Monde 2006.

Diego Forlán, le sorcier urugayen

A 31 ans, l’attaquant uruguayen a ébloui le monde de sa classe et de son talent. Une enfance bercée par le football, une carrière en dents de scie et un probable dernier mondial plus tard, Diego Forlán entre et s’installe confortablement dans le cercle fermé des meilleurs joueurs du monde. Retour sur la carrière de ce « sorcier blanc ».

Diego Forlan, et son trophée de meilleur joueur du Mondial 2010. Photo : jikatu.flickr.cc
Diego Forlan, et son trophée de meilleur joueur du Mondial 2010. Photo : jikatu.flickr.cc

Le football ? Diego est tombé dans la marmite quand il était petit, en Uruguay : un grand-père sélectionneur et un père international arrivé en quart de finale de la Coupe du Monde 1974. Même si le fiston penche pour le tennis jusqu’à 14 ans, il poursuit la tradition familiale et retrouve le ballon rond, son premier amour. C’est en Argentine qu’il est formé, par l’Independiente dans la banlieue de Buenos Aires, après un bref passage au centre de formation de l’AS Nancy-Lorraine. Lors de la saison 2000/2001, il marque 18 buts. De quoi attirer les regards des clubs européens : Sir Alex Ferguson le veut à Manchester United. Diego y pose ses valises en 2002.

Une carrière en dents de scie

L’Uruguayen ne brille pas à Manchester United, bien au contraire : deux saisons et demie et 13 buts. Les chiffres sont accablants. Sur le terrain, l’attaquant ne trouve pas sa place, se perd et déçoit. Le courant ne passe pas avec la Premier League, avec le coach, avec les supporters.
Villareal le recrute alors en 2004. Le talent parle ensuite : les trois premières années en Espagne sont des plus prometteuses. Il claque 54 buts en 106 matchs et est élu Pichichi de la Liga et soulier d’or, rien que ça. L’Atletico de Madrid ne s’y trompe pas et lui fait les yeux doux pour 21 millions d’euros afin de palier le départ de Torres vers Liverpool. A la pointe de l’attaque, Diego éclate : 66 buts en 102 matchs, pichichi, soulier d’or et double buteur en finale de l’Europa League que l’autre club de la capitale espagnole remporte. Dans son club, il est indispensable. Dans la sélection aussi.

Le coup du coeur du Mondial

Certes, il n’est pas champion du monde. Mais il a indiscutablement conquis le cœur du public et des observateurs. Dès qu’il touche le ballon, il effraie. Dès qu’il tire, il impressionne. Il marque 5 buts lors de ce Mondial 2010 dont certains seront à classer parmi les plus beaux du tournoi. Il est de la trempe de ces joueurs capables à eux seuls de faire gagner leur équipe. Intelligence dans le jeu et dans le placement – il est rarement hors jeu, généreux dans l’effort et capable de faire briller ses coéquipiers par des passes inspirées : Forlán, c’est le coup du coeur du tournoi. Discret et classe, même à 31 ans passés, le sorcier uruguayen a plus d’un tour dans son sac.

Coupe du Monde 2010 : pas de quartiers…

Diego Frolan tire un coup-franc lors du match Uruguay - Ghana. Photo : jkatu.flickr.cc
Diego Frolan tire un coup-franc lors du match Uruguay – Ghana. Photo : jkatu.flickr.cc

Au terme d’un match épique, l’Uruguay se qualifie pour les demis. Le Ghana perd aux tirs aux buts mais peut s’en vouloir de ne pas avoir su saisir sa chance en prolongations. Gyan râte le penalty qui aurait envoyé une équipe africaine pour la première fois de son histoire en demi-finale de Coupe du Monde.
Point noir de la rencontre : l’arrêt – magnifique – de l’attaquant Diego Suarez de la main sur la ligne du but. Le but ghanéen aurait tout changer. Une action qui vient renforcer la polémique sur l’arbitrage, mais ne change rien pour le Ghana, éliminé.

Le Brésil a mal joué. C’est dit. Une seconde période aussi ratée que la première fut réussie. Sauf que les joueurs hollandais ne sont pas des peintres. Erreur du gardien brésilien et tête du petit Robben, étonnamment seul dans la surface de réparation : 2 buts pour les bataves, qui font oublier la superbe ouverture du score de Robinho. Les brésiliens n’y étaient pas, alors que beaucoup en faisaient les favoris. Dunga démissionne. 4 ans pour préparer le Mondial chez eux. Le talent ne suffit pas.

Il était difficile de parier sur un vainqueur entre l’Argentine et l’Allemagne. Alors prédire le scénario du match… L’Allemagne inflige une correction à l’Albiceleste : 4-0. Sans appel. Même le Pibe del Oro n’a pas bronché : aucune réaction tactique de sa part. Il s’en ai juste remis à son homme qu’il imaginait providentiel, comme il le fut, pour débloquer la situation : Messi. Mais l’Allemagne, bien en place, étonnée d’avoir le contrôle du jeu, a su quoi faire du ballon. 90 minutes et 4 buts plus tard, l’Argentine s’en va de la Coupe du Monde. Maradona partira ou pas ?

Ce fut loin d’être une formalité pour la Roja. David Villa libère les siens à la 83è minute, après que chacune des deux équipes a manqué un penalty. L’Espagne joue bien mais manque des occasions et n’est pas encore à son meilleur niveau, à l’image de sa vedette Fernando Torres, buteur fatigué. Toujours est-il que, sans éblouir et claquer des buts, la Championne d’Europe en titre est là. Le Paraguay, inconsolable, laisse passer sa chance.

Coupes du Monde : la long story / les années 90

Les Coupes du Monde des années 90 sont pleines de surprises : des équipes inattendues réalisent de beaux parcours à l’image du Cameroun de Roger Milla ou de la Roumanie de Gheorghe Hagi. Après la RFA en 1990 et le Brésil en 1994, la France décroche enfin sa première Coupe du Monde de l’histoire devant son public.

Italie 1990 : L’Allemagne s’offre une revanche et un triplé (8 juin – 8 juillet 1990)

Equipes présentes : Italie, RFA, Espagne, Angleterre, Tchécoslovaquie, la Roumanie, Ecosse, Belgique, Irlande, Yougoslavie, Autriche, Pays-Bas, Union Soviétique, Suède, Etats-Unis, Emirats Arabes Unis, Corée du sud, Egypte, Argentine, Costa Rica, Colombie, Uruguay, Brésil, Cameroun.

Triple championne du Monde, l’Italie n’a pas accueilli le tournoi depuis 1934. L’organisation de la compétition lui est confiée. Le Cameroun participent également au tournoi. Les Lions Indomptables du Cameroun font leur festival et la botte italienne devient leur terrain de jeu : l’équipe africaine rencontre l’Argentine lors du match d’ouverture à Milan. Même réduit à 9, les coéquipiers de Roger Milla, 38 ans, rentré à 10 minutes de la fin du match, remportent la rencontre 2 – 0 créant la surprise. Lors de son deuxième match, le Cameroun bat la Roumanie grâce à 2 buts de Roger Milla, rentré cette fois à la 58ème minute. Si la dernière rencontre de la poule se solde par une défaite sèche contre l’Union Soviétique, le vétéran et son équipe créent la sensation de ce début de Mondial. Les Lions Indomptables se défont de la Colombie mais sont stoppés en quart par l’Angleterre.
L’Argentine met un terme aux espoirs italiens de victoire finale : malgré l’excellente et surprenante Coupe du Monde de l’attaquant Salvatore Toto Schillaci, la Squadra Azzura perd en demi-finale à Naples aux tirs au but. Si le public napolitain a plus encouragé Diego Maradona que la Nazionale, il n’en est pas de même en finale à Rome contre la RFA, où la star de l’équipe de Naples sera conspuée par le public romain.
La finale 1990 est la même que celle de l’édition précédente, l’occasion pour les Allemands de Beckenbauer de prendre une revanche contre l’Argentine. La RFA, première équipe à se hisser en finale de la coupe du monde trois fois de suite, ne rate pas le coche : grâce à un but marqué sur penalty de Andreas Brehme, le RFA remporte la troisième coupe du monde de son histoire.

Etats-Unis 1994 : Le Brésil 4 étoiles (17 juin – 17 juillet 1994)

Equipes présentes : Brésil, Argentine, Italie, Allemange, Bulgarie, Roumanie, Pays-Bas, Belgique, Espagne, Russie, Suède, Suisse, Norvège, Grèce, République d’Irlande, Cameroun, le Maroc, le Nigéria, l’Arabie Saoudite, Mexique, Colombie, Bolivie et Corée du Sud.

Aux Etats-Unis, il y a le « football »… mais il est « américain ». Pour tenter d’implanter le « soccer » outre-atlantique, la FIFA décide de confier l’organisation de la Coupe du Monde au pays de l’Oncle Sam, avec des nouveautés dans la forme (la victoire à 3 points) et dans le jeu (la passe en retrait interdite au gardien).
La Roumanie de Gheorghe Hagi fait un étonnant parcours qui s’achève en quart de finale contre la Suède de Henrik Larsson. Sur leur chemin, les roumains battent la sélection argentine en huitième de finale. Malgré la forme et la puissance de son attaquant Gabriel Batistuta, l’équipe sud-américaine ne se sort que laborieusement des poules. Maradona, le meneur de jeu de génie, est contrôlé positif dés le premier match. Exclu de la compétition, la sortie du Pibe del Oro par la petite porte n’est pas à la hauteur de l’immensité de son talent. Sans lui, l’Argentine peine et perd.
Les équipes africaines ne sont pas venues aux Etats-Unis pour y faire de la figuration. Mais le Cameroun – et son buteur d’expérience Roger Mila, 42 ans – ne parvient pas à sortir des poules et est même écrasé par la Russie, 6-1. Le Nigéria, lui, termine premier de son groupe mais est stoppé en huitième de finale contre l’Italie, future finaliste. L’équipe d’Arrigo Sacchi se défait de la Bulgarie, de l’Allemagne de Rudi Völler et Jürgen Klinsman, grâce à un Roberto Baggio qui classe parler sa grande classe.
La Squadra Azzura affronte en finale l’ennemi brésilien. Les stars sud-américaines, parmi lesquelles Bebeto, Romario, Rai, ont sorti les Etats-Unis (1-0), les Pays-Bas (péniblement 3-2), puis la Suède (1-0).
La finale se joue à Passadena et s’achève sur un score nul et vierge. La décision se fait aux tirs aux buts. Roberto Baggio manque le dernier et le Brésil remporte son 4ème titre de Champion du Monde.
Cette édition est malheureusement connue pour la tragédie qui endeuille l’équipe colombienne. Un début de tournoi tonitruant et un jeu d’une fluidité remarquable avait donné l’espoir à toute une nation. Malheureusement, le but contre son camp du défenseur Andrès Escobar mis fin au parcours colombien. Quelques jours après son retour au pays, le joueur est assassiné.

France 1998 : Le sacre des Bleus (10 juin – 12 juillet 1998)

Equipes présentes : Brésil, Norvège, Maroc, Ecosse, Italie, Autriche, Cameroun, Chili, France, Danemark, Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Nigéria, Paraguay, Espagne, Bulgarie, Pays-Bas, Mexique, Belgique, Corée du Sud, Allemagne, Yougoslavie, Iran, Etats-Unis, Roumanie, Angleterre, Colombie, Tunisie, Argentine, Croatie, Jamaïque, Japon.

C’est à la France qu’est confiée l’organisation de la Coupe du Monde 1998. Fernand Sastre, à l’origine de la candidature et co-président du comité d’organisation, décède quelque mois avant le début de la compétition.
Des sélections impressionnent : la Norvège, le Danemark et la Croatie. Les Norvégiens parviennent à sortir de leur groupe, après une victoire surprise dans les dernières minutes du match contre le Brésil. Ils sont éliminés en huitième de finale contre l’Italie. Les Danois qui terminent deuxième de leur groupe après la France, se défont facilement du Nigéria en huitième de finale (4-1). Il faut alors tout le talent des brésiliens pour stopper les danois en quart de finale, sur le score de 3-2. La Croatie, pour sa 1ère participation sous ce nom, se hisse jusqu’en demi-finale, avant d’être battue par la France. Son attaquant Davor Suker est le meilleur buteur de la compétition.
Le Pays-Bas sont de retour dans l’élite : Dennis Bergkamp, Edgar Davids et autres Patrick Kluivert terminent 1er de leur groupe, battent la Yougoslavie en huitième et créent la sensation en sortant l’Argentine. Les bataves échouent face au Brésil en demi-finale. L’Angleterre quant à elle compte dans ses rangs des joueurs d’expérience, tels Alan Shearer, et des jeunes de talent comme David Beckham ou Michael Owen auteur du plus beau but du tournoi. Au terme de l’un des plus beaux matchs de la Coupe du Monde, marqué par le carton rouge reçu par Beckham, l’Angleterre est éliminée par l’Argentine aux tirs au but.
Le Brésil, grand favori du tournoi, se hisse en finale en éliminant ses adversaires assez facilement, exception faite des Pays-Bas qui emmènent les sud-américains en prolongation et aux tirs au but. Le Brésil affronte la France qui est parvenue, au terme d’un tournoi sérieux et rigoureux à atteindre la finale. Les Bleus remportent leurs trois matchs dans la phase de poule. En huitième de finale, la délivrance arrive à la 113ème minute grâce au but en or de Laurent Blanc contre le Paraguay. Les co-équipiers de Didier Deschamps doivent s’armer de patience contre l’Italie en quart de finale : les 2 équipes se neutralisent et les tirs aux buts feront la différence. Le tir décisif de Luigi Di Biagio s’écrase sur la transversale de Fabien Barthez et envoie la France en demi-finale. Les croates prennent les choses en main au début de la seconde mi-temps grâce au buteur maison Davor Suker. Lilian Thuram inscrit dans la foulée le but égalisateur, puis enfonce le clou à la 69ème minute.
En finale, l’équipe de France prend l’avantage en 1ère mi-temps grâce à 2 buts de la tête sur corner inscrit par son meneur de jeu Zinedine Zidane. Un 3ème but en contre d’Emmanuel Petit vient sceller la 1ère victoire en coupe du monde remportée par la France. Cette victoire préfigure une grande liesse populaire qui s’empare du pays et les espoirs d’une société unie à l’image de son équipe « black-blanc-beur ».

Coupes du Monde : la long story / les années 70

Comme lors de toute décennie footballistique qui se respecte, le Brésil remporte la compétition au Mexique en 1970. 4 ans plus tard, le football européen retrouve des couleurs grâce à une nouvelle victoire de la RFA. Enfin, sur fond de politique intérieure mouvementée, l’Argentine, qui accueille le Mondial 1978, remporte son premier trophée.

Pelé.

Mexique 1970 : la magie brésilienne (31 mai – 21 juin 1970)

Equipes présentes : Salvador, Pérou, Israël, Maroc, Angleterre, Belgique, Bulgarie, RFA, Roumanie, Suède, Union Soviétique, Tchécoslovaquie, Uruguay, Brésil, Italie, Mexique, Salvador.

La Coupe du Monde regagne le continent américain pour une édition placée sous le signe de l’innovation : le système des cartons jaunes et rouges est mis en place, la possibilité de remplacer des joueurs pendant les matchs est enfin offerte et les rencontres sont diffusées en couleurs. De nouveaux pays font leur entrée dans la compétition.
La RFA retrouve son meilleur ennemi en quart de finale : l’Angleterre. Ce match a un goût de revanche pour les allemands, qui n’ont pas oublié la finale 1966. L’Angleterre mène rapidement 2-0 et pense pouvoir gérer tranquillement la victoire. La RFA remporte le match 3-2 grâce à un but du légendaire Gerd Müller, aidé par une erreur du gardien anglais. Les allemands rencontrent l’Italie pour ce qui est aujourd’hui considéré comme « le match du siècle ». Le tableau d’affichage indique 1 à 1 à la fin du temps réglementaire. Les prolongations sont épiques, les deux formations faisant preuve de détermination et de courage, à l’image du libéro Franz Beckenbauer qui termine le match le bras en écharpe à cause d’une luxation de l’épaule. L’Italie gagne finalement 4-3 au terme d’une rencontre haletante.
La finale oppose la Squadra Azzura au séduisant Brésil : 4 titres de champions du Monde à eux deux. Brésil et Italie s’affrontent pour devenir le premier triple champion du monde de l’histoire.
Le match que produit la Seleção est à l’image de la compétition réalisée par les sud-américains : une facilité technique déconcertante et une ligne d’attaque historique composée de joueurs brésiliens talentueux. Le Brésil s’impose logiquement 4-1 et devient champion du monde pour la troisième fois. Le 4ème but est un modèle de construction tactique : le ballon part de la défense et est remonté jusqu’aux avant-postes de l’attaque. Le Brésil domine incontestablement le football mondial.
Lors de cette édition, le meilleur buteur brésilien Jairzihno a marqué au moins un but dans chaque match, une performance qui n’a encore jamais été égalée. Le Roi Pelé, tire sa révérence internationale et rentre dans la légende en devenant le seul joueur à gagner trois Coupes du Monde.

Franz Beckenbauer

Allemagne 1974 : la RFA, 20 ans après… (13 juin – 7 juillet 1974)

Equipes présentes : RFA et RDA, Zaïre, Australie, Haïti, Suède, Italie, Pays-Bas, Pologne, Bulgarie, Yougoslavie, Ecosse, Brésil, Chili, Argentine, Uruguay.

La coupe Jules Rimet n’est plus : elle est restée au Brésil. L’édition 1974 marque le début du trophée FIFA WORLD CUP en or massif que l’on connaît aujourd’hui. Le déroulement de la compétition a également changé : les 16 nations sont réparties en 4 groupes de 4. Les deux premiers se qualifient et forment 2 groupes de 4. Les premiers de chaque groupe joueront la finale, les deuxièmes de chaque groupe s’affrontent pour la 3ème place.
1 mondial et 2 équipes allemandes : cette édition se déroule dans un contexte politique inédit et particulier. La RDA et la RFA, dans le même groupe, s’affrontent dans un match pour la 1ère place. La RDA l’emporte, à la surprise générale. Mais rien n’empêche l’équipe de Franz Beckenbauer de se hisser en finale, se jouant de la Tchécoslovaquie, de la Suède et de la surprenante Pologne (qui termine 3ème du tournoi).
La RFA se retrouve en finale face à l’éblouissante équipe des Pays-Bas qui ne partait pourtant pas favorite. Mais le jeu léché fit des ravages contre l’Uruguay et la Bulgarie. Les bataves font une démonstration contre l’Argentine (4-0), la RDA (2-0) et les magiciens brésiliens (2-0). La finale n’est pas jouée dans la capitale, mais au stade olympique de Munich le 7 juillet 1974. Le pays hôte débute mal le match. Johan Cruyff s’infiltre dans la surface dès la première action et provoque un penalty. Les Pays-Bas, qui ont survolé la compétition grâce à des joueurs de talent et à la mise en place du « football total », ne peuvent cependant résister à la RFA, ses qualités de rigueur, physique et sa détermination. Menée par un Beckenbauer qui donne au rôle de libéro une nouvelle dimension, l’Allemagne revient au score à la 26ème minute et prend l’avantage à la 43ème grâce à son attaquant Gerd Müller, alors meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du Monde (avec 14 buts inscrits en 2 participations, devant Just Fontaine et Pelé). Il prend sa retraite internationale après avoir offert le deuxième titre de champion du monde à la RFA, 20 ans après le premier sacre. L’attaquant hollandais Johan Cruyff est désigné meilleur joueur du tournoi.


Argentine 1978 : les argentins triomphent enfin… (1er au 25 juin 1978)

Equipes présentes : RFA, Pologne, Italie, Autriche, Pays-Bas, France, Suède, Ecosse, Espagne et Hongrie, Mexique, Brésil, Argentine, Pérou, Iran et Tunisie.

Premiers finalistes malheureux de la Coupe du Monde en 1930, l’Argentine joue cette fois devant son public et peut compter sur le soutien d’une nation survoltée.
Le groupe le plus relevé réunit l’Italie, la France, la Hongrie et le pays organisateur. L’Italie et l’Argentine tirent leur épingle du jeu et se qualifient pour la suite. La France de Michel Platini, Didier Six et Bernard Lacombe n’est pas parvenue à sortir de ce groupe compliqué. Pays-Bas, Autriche, Pologne, Brésil et Pérou (déterminants ?) se qualifient également pour le second tour. La génération talentueuse de joueurs hollandais atteint pour la seconde fois consécutive la finale du Mondial. Malgré l’absence de son attaquant légendaire Johan Cruyff, dissuadé par des menaces de se rendre en Argentine pour disputer le tournoi, l’équipe de Pays-Bas a révolutionné le football avec son concept de « football total » : un bloc équipe qui défend et attaque ensemble et non plus une somme de postes défensifs ou offensifs cantonnés à des rôles réducteurs. Place est faite à l’attaque et au spectacle. Face à eux, les hollandais retrouvent en finale l’Argentine qui s’est qualifiée grâce à la différence de buts avec le Brésil au terme d’un match contre le Pérou, entaché par des soupçons d’arrangements au détriment de la Seleção.
La finale se déroule à Buenos Aires le 25 juin 1978. Devant un public survolté et face aux attentes énormes d’une nation sud-américaine qui vibre pour le ballon rond, une autre polémique éclate : elle accuse l’Argentine d’avoir mis la pression sur les joueurs hollandais en essayant de faire reculer le début de la finale, laissant les joueurs bataves au centre d’une arène hostile en délire. A l’issue du temps réglementaire, le score est de 1 partout. Pendant les prolongations, le numéro 10 argentin Mario Kempes, est encore une fois décisif. Les Pays-Bas concèdent leur seconde défaite en finale de la Coupe du Monde contre le pays hôte, 3-1. Le Brésil se classe 3ème du tournoi en battant l’Italie 2-1.