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Qatar Airways et le FC Barcelone, « une équipe qui unit le monde »… Vraiment ?

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96 millions d’euros : c’est la somme déboursée par Qatar Airways pour qu’elle devienne l’un des sponsors officiels du FC Barcelone lors des trois prochaines saisons.

Forcément, avec un montant pareil, la compagnie aérienne est devenu le partenaire privilégié du club catalan qui a ainsi mis les petits plats dans les grands pour l’accueillir comme il se doit : le nom de la marque sera apposé sur le maillot (ce qui est en fait déjà le cas depuis la reprise estivale), la façade du Camp Nou, les sièges et même dans le musée officiel des Blaugranas

Et ce n’est pas tout ! Les joueurs barcelonais ont également délaissé les terrains de football pour se retrouver sous le feu des caméras l’espace d’un spot publicitaire qui célèbre ce nouveau partenariat. Au programme, un voyage vers un pays utopique aux couleurs du Barça qui vit, mange, dort football ; un Piqué douanier ; un Puyol plus fort que Chuck Norris…

De quoi faire rire (jaune) les Français actuellement bloqués au Qatar ?

Ligue des Champions : des duels hispano-allemands en demi

Les demi-finales de la Ligue des Champions opposeront deux clubs allemands à deux clubs espagnols. Les cadors de la Liga (Barcelone et le Real Madrid) sont au rendez-vous, sans véritable surprise, et ceux de la Bundesliga également (Bayern Munich et Borussia Dortmund) : un point sur des demi-finales passionnantes.

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Barça – Bayern Munich
Une finale avant l’heure : ce Barça-Munich oppose les deux principaux favoris de la LDC. Déjà champion d’Allemagne, l’équipe de Bavière est ultra-dominatrice depuis le début de la saison. Une capacité à presser l’adversaire rare, un effectif dense, des qualités techniques admirables et surtout un pressing et une vitesse d’une grande efficacité : les munichois s’imposent logiquement comme les grands favoris de la compétition. D’autant que l’adversaire barcelonais connaît une période de creux dans son ultra-domination du football mondial. Physiquement, l’effectif catalan n’est pas au mieux : le capitaine Puyol est blessé, Xavi a toujours des problèmes récurrents et l’incertitude plane autour de Messi. En difficulté face au PSG, le Barça n’est pas favori – une fois n’est pas coutume. Reste que la demi-finale aura lieu dans 10 jours, le temps de se reposer alors.

Sebastian Kehl / Mezut Ozil

Real Madrid – Borussia Dortmund
Le Real Madrid de José Mourinho poursuit son petit bonhomme de chemin. Il s’est défait de Galatasaray en quart, sans grande difficulté et pourra compter sur un Cristiano Ronaldo en grande forme. Autre atout : la grande expérience de son effectif, rompu aux matchs internationaux d’importance. Si l’entraineur portugais du Real s’est dit satisfait de ne pas tomber en demi contre le Bayern, les madrilènes devront affronter le solide Borussia Dortmund, outsider étonnant de la compétition.
Les allemands ont fini premiers du groupe de la mort : ce n’est donc pas une surprise de les retrouver à ce niveau de la compétition. 2-2 à Madrid lors de la phase de poule : Dortmund a mûri par rapport à l’an dernier et peut compter sur un collectif fort physiquement et mentalement, capable également de faire tourner le ballon et de belle manière. Un choc qui ne devrait pas manquer d’intérêt.

Ligue des Champions : le PSG éliminé avec les honneurs

Nombreux furent ceux qui prédisaient une déroute des parisiens contre la meilleure équipe du monde. Mais le PSG de Carlo Ancelloti n’a pas à rougir de son face-à-face avec le Barça : lors du match retour hier, les joueurs de la capitale ont livré une prestation plus qu’honorable en tenant les catalans en échec 1-1 sur leur pelouse. Eliminé sans avoir perdu, le PSG sort de la Ligue des Champions la tête haute.

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Près du but
Après une entame de match catastrophique, malgré une occasion de Lavezzi à la 4ème minute, le PSG se reprend autour du premier quart d’heure : le milieu parisien (Motta-Verrati) récupère un nombre incalculable de ballon et permet à l’équipe de se projeter très rapidement vers l’avant. Pastore, Ibrahimovic et Lavezzi se trouvent à merveille et mettent à mal à plusieurs reprises la défense catalane. Il faut un grand Víctor Valdés dans les buts du Barca pour empêcher Lucas d’ouvrir le score sur une tête superbe à la 27ème minute et une autre du défenseur Alex sur le corner qui suit. Paris prend le Barca à la gorge, presse et récupère vite, ne laissant pas le temps à Xavi, Inesta ou Pedro de développer leur jeu. Les catalans sont déstabilisés, tandis que le PSG, qui œuvre en contre, se procure de nombreuses occasions, dont cette passe en profondeur de Pastore pour Ibra, mais l’attaquant suédois est devancé par la sortie de Valdés. Les deux équipes rentrent aux vestiaires sur un score nul. L’inquiétude du FC Barcelone est perceptible, dans le jeu, sur le banc, comme dans les tribunes du Nou Camp.

Le PSG qualifié pendant 21 minutes
Le PSG était en demi-finale de la LDC de la 50ème minute à la 71ème en menant 1-0 : sur un service parfait d’Ibrahimovic, Pastore pique légèrement son ballon et conclut ainsi une action qu’il avait initiée. A ce moment du match, le Barça est éliminé de la compétition sur le score cumulé de 3-2 sur l’ensemble des deux matchs. Le PSG ne fait aucun complexe d’infériorité face aux catalans et joue les coups à fond. 8 minutes après son but, l’argentin bénéficie d’une nouvelle occasion face à Valdés mais ne conclut pas. Rien ne va plus pour les catalans qui attendent avec impatience que leur Messi entre sur la pelouse. A la 62ème minute, le meilleur joueur du monde change le match dés son apparition. Sa première accélération à l’entrée de la surface parisienne fait paniquer des défenseurs irréprochable jusqu’alors : il aspire 3 joueurs et délivre une passe qui ouvre les chemins du but à Pedro. 1 partout : le Barça respire mais continuera à trembler jusqu’à la fin du match car les contres parisiens peuvent se révéler assassins. Xavi, Messi, Inesta iront même jusqu’à jouer 3 corners en fin de match dans un mouchoir de poche et « petits bras ». Le public du Nou Camp exulte au coup de sifflet final : preuve que le PSG a fait trembler le Barça au match aller, comme au match retour et que sans son meilleur joueur, le FC Barcelone n’aurait peut-être pas atteint les demi-finales de la compétition.

Le défenseur parisien Alex et l'attaquant barcelonais, Lionel Messi.
Le défenseur parisien Alex et l’attaquant barcelonais, Lionel Messi.

Entre satisfaction et déception
Christophe Jallet le confesse à chaud après le match : c’est rageant et frustrant pour le PSG de sortir de la compétition sans avoir perdu. Mais les faits sont là : pour son retour en coupe d’Europe après 17 ans d’absence, le club de la capitale fait jeu égal, sur l’ensemble des deux matchs, avec l’une, si ce n’est la meilleure équipe de l’histoire. Des joueurs comme Verrati, Motta, Pastore, Alex et Thiago Silva ont montré l’étendue de leur talent ; Lucas a fait un match très intéressant ; le collectif parisien, souvent critiqué, semble se trouver de plus en plus et la capacité de projection rapide vers l’avant est à mettre au crédit de leur entraîneur : un bilan prometteur pour l’avenir, comme l’a constaté le directeur sportif Leonard à l’issue de la rencontre. Manque peut-être au club l’expérience des Grands : la force de la répétition des matchs de haut niveau en est certainement le secret et à ce titre, la participation du PSG en Ligue des Champions l’an prochain sera primordiale si le club veut s’imposer durablement à la table des meilleurs sur la scène européenne.

Quarts de finale aller de la Ligue des Champions : J1

C’est sans hésiter les deux plus belles affiches de ces quarts de finale de Ligue des Champions qui se déroulent ce soir. Au programme, un alléchant Bayern Munich face à la Juventus Turin mais surtout le rendez-vous que toute la France attend : Paris Saint-Germain – Barcelone.

 

Bayern Munich – Juventus Turin

Difficile de dire qui sortira vainqueur de cette confrontation.Les deux équipes sont au firmament de leurs championnats respectifs : ce weekend le Bayern a battu Hambourg d’un score éloquent de 9-2 tandis que les Turinois se sont imposés 1-2 sur la pelouse du San Siro lors du choc face à l’Inter Milan.

Le Bayern n’a jamais paru aussi fort ces dernières années : Neuer, Lahm, Kroos, Ribéry, Mandzukic… L’équipe bavaroise possède des joueurs cadres dans chaque ligne. Et c’est sans compter sur le banc : avec Mario Gomez ou encore Javi Martinez, peu d’équipes en Europe peuvent rivaliser avec un tel groupe. Et dire que le vétéran Claudio Pizarro, auteur de quatre buts, risque d’être dans les tribunes…. Avec des joueurs de tête comme Chiellini ou Barzagli, le club allemand devra se méfier des coups de pieds arrêtés, sur lesquels ils sont toujours aux abois : lors des huitièmes de finale face à Arsenal, deux des trois buts encaissés par les Munichois l’ont été sur corner.

Seul équipe à ce stade de la compétition à jouer en 3-5-2, la Juventus 2012-2013 est diablement efficace. Sur sa lancée du Scudetto remporté en 2012, la Juv’ signe son retour sur la scène continentale de manière fracassante. Doté de joueurs de grande classe comme Pirlo ou Marchisio, le club italien peut faire la différence au milieu de terrain. Seul petit bémol : la pointe de l’attaque. C’est là où le bât blesse : la Juventus ne possède pas d’attaquant de la trempe d’un Mandzukic ou Gomez. Matri et Quagliarella, sans doute titulaires ce soir, sont des bons joueurs mais n’ont rien d’un attaquant de classe internationale. C’est pour cela qu’elle va d’abord s’appuyer sa défense à 3 Chiellini-Bonucci-Barzagli, associée au légendaire Gianluigi Buffon dans les cages, qui n’a encaissé que 19 buts en Serie A depuis le début de la saison.

Compositions probables

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paris Saint-Germain – Barcelone

Lors du tirage au sort de ces quarts de finale, beaucoup de Parisiens le réclamaient : le championnat en passe d’être bouclé, ils voulaient se frotter à la crème du football européen. Et le moins que l’on puisse, c’est qu’ils ont été servis ! Véritable évènement en France, cette confrontation face au Barcelone va être une bonne occasion de jauger l’équipe parisienne. Alors, Leonardo, elle est vraiment « faite pour l’Europe », ton équipe ?

Déjà crédité d’une avance confortable en championnat, le PSG a eu tout le loisir de se concentrer sur leur plus gros match de cette saison après sa victoire convaincante face à Montpellier vendredi dernier. Le onze titulaire, à l’exception de Thiago Motta, est au grand complet. L’équipe parisienne devra tout d’abord s’appuyer sur ses cadres habitués aux joutes européennes comme Thiago Silva, Alex mais surtout Ibrahimovic. Celui aura particulièrement à cœur de se distinguer face à ses anciens coéquipiers de Barcelone, qu’il a quitté en mauvais termes. Les supporters parisiens peuvent se rassurer : les joueurs ne risquent pas de faire preuve de suffisance ce soir comme ils le font quelque fois en Ligue 1….

Non, la fin de leur cycle n’est pas pour tout de suite. Alors qu’il y a encore quelques semaines, l’opinion publique jetait l’opprobre sur l’équipe catalane après des défaites face au Real Madrid et à l’AC Milan, l’équipe catalane a su renaître de ces (relatives) cendres et redevenir l’épouvantail de cette compétition. Elle aussi délestée du poids du championnat après une Liga qui lui est promise, une équipe remaniée du FC Barcelone n’a pas fait mieux que le match nul 2-2 sur la pelouse du Celta Vigo ce weekend. Mais ce sera une autre paire de manches. Ce sera l’équipe au grand complet. Même le latéral Jordi Alba, annoncé incertain, devrait être titulaire. A noter qu’un an après sa greffe du foie, Eric Abidal faire son retour sur le terrain dès ce soir.

Compositions probables

Dans la hotte du Père Noël

Noël, dans moins d’une semaine et toujours pas de cadeau pour chéri, papa, frangin ou cousin, fan de foot ? Pas de panique, Coups de tête a la solution.

1 – Le maillot de foot.

Pas n’importe lequel, celui du Barça. Parce que cette équipe là restera dans l’histoire et parce que le logo UNICEF va certainement disparaître au profit d’un sponsor qatari, ce maillot catalan doit impérativement trouver sa place dans la penderie d’un fan de foot. D’ici quelques années, il sera collector.
Chez Made in Sport – 75 euros. Existe en junior.

2 – Le jeu vidéo.

PES ou FIFA. Il faudra trancher entre ces deux écoles. Renseignez-vous discrètement quand même, histoire de ne pas commettre d’impair : les deux simulations de football sont de très grandes qualités, mais chacune a ses fans. Il semblerait tout de même que FIFA soit un brin supérieur cette année.
PES 2011 – Chez Game – 66,49 euros sur X BOX 360, Playstation 3 / 44,99 euros sur PC / 28,49 euros sur PC.
FIFA 2011 – Chez Game – 66, 49 euros sur X BOX 360 / 47,49 euros sur PC / 37,99 euros sur Wii.

3 – L’abonnement à So Foot.

Impertinent, intelligent et inclassable : So Foot, où comment le ballon rond n’est pas qu’un sport de décérébrés. Interviews sans tabous, portraits cinglants, reportages au bout du monde, quand le foot est un pretexte pour décrire la société : si on osait, on dirait que So Foot rend moins bête.
Abonnement d’un an : 29 euros – Plusieurs formules d’abonnement possibles sur le site www.sofoot.com.

4 – Le livre drôle.

Brèves de Football : histoire de (sou)rire des mots de joueurs, d’entraîneurs, de journalistes et de spécialistes. Une espèce de « brèves de comptoir » appliquées au ballon rond, écrit par un journaliste sportif et politique. Ce n’est pas cher et ça peut faire bien plaisir.
Brèves de football – Par Renaud Dély – François Bourin Editeur – 10 euros.

5 – Le livre sérieux.

Dans la veine des « livres noirs de… », Vincent Duluc, journaliste à l’Equipe, spécialiste de l’Equie de France, a sorti en septembre dernier, « le livre noir des Bleus ». Il s’est donné trois mois pour analyser le catastrophique épisode de Knysna et égratigner certaines icônes. Documenté et sérieux, l’ouvrage est celui qu’il faut lire pour comprendre puis tourner la page, histoire de commencer l’année 2011 sur de bons rails.
Le livre noir des Bleus, Vincent Duluc, Robert Laffont, 19 euros.