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Les clubs de football les plus riches du monde

Roulement de tambours, tada : en cette période dite de crise, les comptes ont été faits par l’entreprise financière Deloitte comme chaque année, dévoilant la liste des clubs de football les plus riches du monde : un français dans les 10 premières places, surtout trustées par les clubs anglais.

Supporters de Manchester United devant Old Trafford. Phito : jesus-leon.flickr.cc
Supporters de Manchester United devant Old Trafford. Photo : jesus-leon.flickr.cc

Le classement annuel de l’entreprise financière Deloitte dressant la liste des clubs de football les plus riches du monde pour les revenus de la saison 2012/2013 est sans appel : l’Angleterre est la place financière forte et dominante du football mondial. 6 clubs de Premier League se classent dans le top 20 : Manchester United et City, Chelsea, Arsenal, Tottenham et Liverpool.

L’omniprésence anglaise

Manchester United, pour la première fois de son histoire, sort du trio de tête, au profit du champion d’Europe le Bayern Munich, dont le modèle économique est souvent pris en exemple. Les revenus du géant allemand ont augmenté de 17% par rapport à la saison précédente.
Malgré une saison vierge, l’autre club de Manchester connaît une progression importante de ses revenus : il se classe 6ème. L’accord commercial fructueux avec Etihad Airways est certainement la raison de cette augmentation, ainsi que les revenus dus à la billetterie.
Chelsea enregistre une légère baisse alors qu’Arsenal voit ses revenus augmenter de 4% : propriétaire de son stade et gestionnaire hors-pair, certains observateurs voient le club du nord de Londres devenir l’équipe la plus riche du monde dans un futur plus ou moins proche.

La domination espagnole en tête

Les deux premières place du classement sont toujours détenues par les espagnols : Real Madrid et FC Barcelone. Ces géants du football mondial restent loin devant leurs concurrents. Sans augmenter leurs revenus, ils ne perdent rien non plus : grâce à des politiques de communication et marketing qui en font les équipes les plus célèbres et aimées sur tous les continents.

Un club français dans le top 5

La progression la plus importante est celle réalisée par un club français : le PSG se hisse pour la première fois de son histoire dans le top 5. Ses revenus ont augmenté de 81% grâce à l’arrivée des investisseurs qataris. Une position partie pour durer : les stratégies commerciales et sportives mises en place vont dans ce sens. La pige de Beckham, l’argent investi pour le recrutement de joueurs stars dans les championnats étrangers, les ambitions affichées de tout gagner et surtout d’aller le plus loin possible en Ligue des Champions : le PSG ne devrait pas céder sa place facilement.

La « culture foot » made in Bundesliga

Le ballon rond, c’est plus qu’un sport en Allemagne : des spectateurs qui se déplacent en masse chaque week-end, un sport qui suscite l’enthousiasme des plus petits aux plus grands, des clubs historiques érigés en véritables institutions. Zoom sur un championnat historique, populaire et aimé.

Le "mur jaune" de supporters du Borussia Dortmund, après une victoire contre Nuremberg 4-0 le 5 décembre 2009. Photo : Peter Fuchs.flickr.cc
Le « mur jaune » de supporters du Borussia Dortmund, après une victoire contre Nuremberg 4-0 le 5 décembre 2009. Photo : Peter Fuchs.flickr.cc

L’histoire de la Bundesliga est à l’image de celle de l’Allemagne : tourmentée. Il faut attendre 1963 pour voir le championnat Outre-Rhin s’organiser tel qu’il est aujourd’hui. Après l’ère des Fédérations régionales qui eut cours sous le régime nazi puis sous les occupations américaines, françaises et anglaises, le championnat devient une série nationale unique. La première journée de l’histoire a lieu le 24 août 1963 (75 ans après le championnat anglais, 30 ans après le championnat français). Si l’histoire politique et géopolitique de l’époque a contraint les instances à s’organiser tardivement, le football n’en reste pas moins un sport populaire et majeur dans le pays. La première journée de Bundesliga draine 327 000 personnes dans les stades.

Le football fut autre chose qu’un simple sport : l’occasion de redevenir quelqu’un aux yeux du monde

Une popularité constatée dès 1954 et la victoire de l’équipe nationale en Coupe du Monde en Suisse. Cet épisode – resté célèbre dans l’histoire sous le nom du « miracle de Berne » – marque le retour de l’Allemagne sur la scène internationale. Alors muselée par les puissances mondiales, suite à la défaite de 1945, et sommée de se repentir après les atrocités commises par le régime nazi, l’Allemagne n’avait connu aucun miracle. Or, contre la Hongrie de l’époque, l’une des meilleures équipes du monde, il en fallait un pour l’emporter. L’Allemagne gagne 3-2. Si le pays succombe à l’effervescence, il ne sait pas comment réagir, entre nécessité de se faire discret et triomphe national à fêter. Ce fut l’occasion de célébrer une victoire, loin de la politique, de la dictature nazie, de l’occupation du pays. Le football alors fut autre chose qu’un simple sport : l’occasion de redevenir quelqu’un aux yeux du monde. L’achat de télévisions explosa à la fin de l’année 1954. S’en suivirent alors de grandes victoires sur la scène mondiale et un intérêt croissant pour le ballon rond : l’Allemagne fut championne du Monde en 1974, 1990 et championne d’Europe à trois reprises (72, 80 et 96). Ces victoires furent décisives et primordiales dans le succès de la Bundesliga.
Les épopées des clubs allemands ont également contribué à attirer les foules : l’imprenable Borussia VfL Mönchengladbach vainqueur en Bundesliga et en Europe, le Bayern Munich multiple champion d’Allemagne et victorieux en Europe trois années de suite (74, 75, 76). Les meilleurs joueurs du pays jouent en Bundesliga (même si dans les années 1980, ils s’exportent plus). Les foules se pressent donc pour voir les victoires sur le carré vert.

La Bundesliga fait le plein chaque week-end

C’est là une tendance qui ne change pas : les stades en Allemagne sont remplis, chaque week-end. Les spectateurs sont au rendez-vous et cette effervescence est le signe que la Bundesliga intéresse, voire passionne. Au premier rang des clubs qui font le plein : le Borussia Dortmund (99,8% de remplissage sur l’ensemble de la saison 2012-2013). Surnommé le « mur jaune » (en référence à une marée humaine de supporters de jaune vêtus), le stade est réputé pour offrir la plus belle ambiance en Europe. Idem à Munich (99,8% également). Si les résultats sont au rendez-vous pour ces deux clubs, ce n’est pas le cas pour Schalke 04, le Werder Brême ou Francfort, alors même que leur taux de remplissage sont de respectivement 99, 95,9 et 93%. Avec la Premier League, la Bundesliga fait le plein chaque week-end. Preuve que le football est plus qu’un sport.

L’Allemagne compte 6 millions de licenciés, alors que la France en compte un peu moins de 2 millions en 2012. Le football est le sport numéro 1, que l’on pratique à tout âge et dans toutes les classes sociales. Depuis 2006, il se revendique également comme un vecteur d’intégration (à l’image de ce que fut France 98 et l’émergence d’une France Black-Blanc-Beur) et son équipe nationale en est le reflet avec les jeunes joueurs issus de l’immigration turque.

Les clubs allemands, plus que de simples clubs de football

Le respect de l’institution est enfin au cœur de la culture foot allemande. Les clubs sont plus que de simples clubs de football : ils sont respectés pour leur histoire, leur passé, leurs idéologies (lutte contre le racisme et l’homophobie pour certains) et ne s’effacent jamais devant une individualité, aussi prestigieuse soit-elle. Le respect s’impose à tous et les supporters se retrouvent alors dans ce sentiment d’appartenance qui transcende l’individu. Ainsi naissent spontanément et souvent des mouvements de solidarité, pour aider un club supporté et ils arrivent également que des clubs s’aident mutuellement. Cette ferveur n’est pas l’apanage des grosses équipes. Comme en Angleterre, certains clubs des divisions inférieures sont également très supportés et réunissent de nombreux spectateurs dans leur stade.

Le Bayern, ce géant d’Europe

Les Munichois se sont adjugés hier à Wembley la 5ème Ligue des Champions de leur histoire, en battant leur meilleur ennemi, le Borussia Dortmund qui n’a pas démérité. Plus qu’une belle victoire du Bayern, cette Ligue des Champions 2012-2013 consacre le triomphe du football allemand.

Retour sur le match
Les deux clubs allemands ont offert au public une finale de qualité et pleine d’indécision, laissant planer le suspens jusque dans le temps réglementaire. La première période s’achève sur un score nul et vierge, certes, mais la qualité technique et collective des deux équipes étaient au rendez-vous. Le Borussia démarre à fond : 20 premières minutes oppressantes des noirs et jaunes, bien décidés à presser haut les munichois. Jamais pendant cette saison, les bavarois n’auront été aussi malmenés et il s’en est fallu d’un excellent Neuer pour garder les buts inviolés. Mais physiquement en-dessous de l’ogre munichois, le Borussia a considérablement baissé de rythme ensuite, laissant la liberté à Robben de s’offrir deux belles occasions sans concrétiser. Des ratés qui à ce niveau, auraient pu se payer cher.
Il faut attendre la 60ème minute pour que Mandzukic ouvre le score sur un bon travail de Ribéry et un centre tendu superbe de Robben. Le Borussia trouve le courage d’égaliser, grâce à un penalty inscrit par Gundogan sur une faute de Dante dans la surface. On pense alors aux prolongations, mais c’est oublier un peu vite que ces munichois sont intraitables : une défense de Dortmund à la rue sur une fixation de Ribéry qui talonne pour Robben. Le néerlandais inscrit le second but à la 89ème minute et envoie le Bayern chercher sa 5ème victoire en C1, après celles de 1974, 1975, 1976 et 2001.

L’institution Bayern
La devise du Barça pourrait s’appliquer au Bayern Munich : Plus qu’un club… le club de Munich est une institution et elle passe avant tout. Avant les exigences des joueurs, avant les volontés des entraîneurs. Eux passent, le Bayern Munich reste : rigueur financière, discipline, respect dans les tribunes. Le président, Uli Hoeness, ancien joueur de l’équipe pendant 9 saisons et ancien manager du club pendant 30 ans (!) a imposé cette stabilité et cette exigence de respect aux joueurs : Philippe Lahm, Bastian Schweinsteiger, Franck Ribéry sont dans l’équipe depuis plusieurs saisons. Mario Gomez, serial buteur, accepte sans broncher de rester sur le banc car prédomine la réussite de l’équipe et le choix de l’entraineur avant une réussite personnelle. Outre le jeu superbe pratiqué par l’équipe cette saison, le titre de champion d’Allemagne acquis très facilement et cette belle victoire européenne, Munich montre que dans les grands clubs, c’est l’institution qui prédomine. La preuve : l’entraîneur, Jupp Heynckes, a tout gagné, en sachant déjà depuis quelques mois qu’il sera remplacé cet été par Pep Guardiola.

Drapeaux qui fottent sur la place principale de la ville de Munich. Photo : Themeplus.flickr.cc
Drapeaux qui fottent sur la place principale de la ville de Munich. Photo : Themeplus.flickr.cc

Le triomphe du football allemand
En face, il y avait sur la pelouse de Wembley, un adversaire bien méritant : le Borussia Dortmund de Jürgen Klopp. Une équipe composée de jeunes joueurs hyper-talentueux, d’internationaux allemands que l’on reverra l’an prochain au Mondial 2014. Mario Götze, le meneur de jeu qui s’en va rejoindre Munich, n’était pas sur la pelouse et son absence a certainement fait défaut à Dortmund. Battu sans qu’il y ait de contestation possible (1), le Borussia aura eu le mérite de poser des problèmes au Bayern et de réaliser une saison de grande qualité en pratiquant un jeu technique, collectif et agréable. Un stade plein à craquer à chaque rencontre de Bundesliga et l’une des plus belles ambiances d’Europe : une image du football que l’on aime voir. Tout comme la haie d’honneur des joueurs de Munich à ceux de Dortmund et le respect que dégageaient après la rencontre les acteurs les uns envers les autres. La finale d’hier a consacré un beau champion, un digne perdant et surtout, le retour du football allemand parmi les plus grands du monde.

(1) Si ce n’est deux faits de jeu qui auraient pu changer le cours de la partie : une expulsion de Dante possible et un carton jaune à Ribéry non distribué pour un coup de coude indiscutable sur un adversaire.

Bilan : demi-finales de Ligue des Champions

L’Allemagne y aura enfin droit. Après les demi-finales remportées par le Borussia Dortmund et le Bayern Munich cette semaine, les Allemands vont connaître leur première finale de Ligue des Champions 100 % nationale. Un privilège que très peu de pays du Vieux Continent ont connu : seules l’Angleterre, l’Italie et l’Espagne avaient réussi cet exploit jusque-là. Une performance d’autant plus symbolique qu’elle a eu lieu face aux deux ogres espagnols, le Real Madrid et le FC Barcelone.

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Real Madrid – Borussia Dortmund

Certains pourraient penser que les supporteurs madrilènes devraient avoir des regrets. Oui, il leur a manqué un seul petit but pour éliminer Dortmund et réaliser la prouesse de la remontada. Mais au final, le Real Madrid, malgré sa victoire 2-0 sur sa pelouse, a fait pâle figure face aux chatoyants joueurs de la Ruhr. Pendant la quasi-intégralité du match, les Espagnols ont butté sur une organisation allemande bien en place et capable de contre-attaques foudroyantes et dévastatrices. Les meilleures occasions du match sont bien à mettre au crédit des joueurs allemands, qu’on pourrait tout de même taxer d’excès de facilité à certains moments. Au vu du match, on pourrait presque dire que c’est mérité pour les joueurs de Mourinho. Ils n’ont jamais réussi à se dépêtrer de leur jeu trop stéréotypé et basé plus sur le talent de ses individualités que sur un collectif huilé. A l’image d’une faible équipe incapable de trouver la moindre solution, ils se sont contentés de s’affoler dans les derniers instants du match à coups de longues transversales envoyées dans le camp adverse. Mais avec un retard de trois buts à rattraper après le match aller, ce n’était sûrement pas la meilleure des solutions à appliquer. Surtout face à un Dortmund qui a, du coup, géré tranquillement son avance pendant le match. S’ils ne sont pas révélé aussi efficaces que la semaine précédente, ils ont pu compter sur un Weidenfeller au sommet de sa gloire. A 32 ans, il a prouvé par ses sauvetages qu’il avait encore de belles années devant lui.

FC Barcelone – Bayern Munich

Le Bayern lui ne s’est pas contenté de gérer son avance confortable. Sur la pelouse du Camp Nou hier, il a une nouvelle fois humiliée les joueurs catalans. Avec sa victoire 0-3, Munich a prouvé qu’il serait le favori de la finale de Ligue des Champions. Hier soir, ils n’ont pas laissé l’ombre d’un doute aux joueurs espagnols. L’armada bavaroise a su profiter des largesses défensives d’une équipe barcelonaise aux abois : Robben, auteur d’un but magnifique, et Ribéry, passeur décisif sur le CSC de Piqué et le but de Müller, ont notamment été flamboyants hier soir. Et que dire du capitaine Philipp Lahm ? Il a été l’auteur d’un match complet, incisif offensivement et décisif défensivement. Cette finale est une véritable récompense pour ce joueur trop souvent sous-estimé par les fans de football à l’aune de son talent. Le Barça, à l’image de son voisin madrilène la veille, n’a jamais réussi à trouve la faille dans l’équipe allemande. Privée d’un Messi amoindri, l’équipe catalane a montré hier toute l’incapacité qu’elle a à être décisive dans les derniers mètres sans son joueur fétiche. La défense centrale barcelonaise, quant à elle, n’est pas exempte de tout reproche : avec une charnière Bartra-Piqué bancale, le Barça a offert sur un plateau de véritables boulevards aux adversaires munichois, qui se sont fait une joie de les capitaliser. L’arrivée d’un défenseur central au prochain mercato semble indispensable pour revenir au firmament du football européen.

Debrief : demi-finales aller de Ligue des Champions

Il a suffi de deux matches. Deux matches pour remettre en cause la suprématie espagnole des dernières années. Et ce sont les Allemands qui se sont chargés de la stopper. Tout un symbole pour un pays qui a été attendu au tournant, et qui a déçu, chaque saison comme le seul capable de rivaliser avec les joueurs espagnols, que ce soit en club ou en sélection nationale. Après plusieurs années d’échecs, ils tiennent enfin leur victoire. Les raclées infligées par le Bayern Munich et le Borussia Dortmund respectivement au FC Barcelone et au Real Madrid en demi-finales aller de Ligue des Champions risquent de faire date dans l’histoire du foot.

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Bayern Munich – FC Barcelone

Les supporters barcelonais n’en reviennent toujours pas. Mardi soir, ils ont vécu une véritable humiliation sur la pelouse de l’Allianz Arena. 4-0 : un score lourd mais somme toute logique. Pour trouver un score aussi lourd infligé au Barça en Ligue des Champions, il faut remonter en 1997. Une défaite cuisante sur sa pelouse 0-4 face au Dinamo Kiev. Le bourreau d’alors s’appelait à l’époque Andreï Chevtchenko avec trois buts à la clé. Cette fois-ci, c’est l’Allemand Müller qui s’est chargé de la sentence. Avec deux buts inscrits et une passe décisive, c’est lui qui a assené le couperet sur une défense espagnole aux abois. Souvent sous-estimé à la mesure de son talent, Müller a rangé tous les pessimistes dans son camp avec ce match de Ligue des Champions. Et que dire de Robben ? Moribond en début de saison, annoncé sur le départ, l’ailier néerlandais a profité de la blessure de Toni Kroos pour tirer son épingle du jeu. Virevoltant et altruiste sur le plan offensif, il a aussi su défendre dans son propre camp comme un mort de faim. A l’image de toute l’équipe au final. Le Bayern a été au-dessus de ses adversaires dans tous les compartiments du jeu : solide en défense, avec notamment un Dante impérial, les attaques bavaroises ont brillé de leur fulgurance et de leur efficacité. En face, le Barça, à l’image d’un Messi amoindri, a fait pâle figure. Ils n’ont jamais réussi à trouver la faille dans la défense espagnole. En titularisant Léo Messi, Vilanova prenait un risque. L’Argentin a été l’ombre de lui-même sur la pelouse de l’Allianz Arena. Il n’a jamais été trouvé dans la surface de réparation adverse et n’a pas réussi à faire la différence. Le milieu catalan quant à lui s’est fait dominé par la paire Martinez-Schweinsteiger. Et la défense faite de bric et de broc à pris l’eau face aux multiples assauts munichois. Mais le véritable problème est bien plus profond. Les Barcelonais n’ont pas de plan alternatif en cas de méforme de Léo Messi. Mardi soir, ils se sont bêtement entêtés à appliquer ce schéma tactique. Grave erreur ! Il aurait sans doute mieux fallu titulariser un David Villa, un véritable 9 de formation, à 100 % de ses capacités plutôt qu’un Messi, tout Messi qu’il est, qui n’est pas en pleine possession de ses moyens, surtout face à une équipe comme le Bayern !

Borussia Dortmund – Real Madrid

C’était le grand test pour le Borussia Dortmund, une équipe capable du meilleur comme du pire dans les grands rendez-vous européens. On se rappelle encore de la victoire miraculeuse de l’Olympique de Marseille en Ligue des Champions l’année dernière. Cette fois-ci, les Allemands ont répondu présent. Avec une victoire 4-1 sur sa pelouse face au Real Madrid, les joueurs du Borussia se sont enfin affirmé au niveau européen. Et après ce match, les aficionados de football n’ont plus qu’un seul nom à la bouche : Lewandowski. L’attaquant polonais, pisté par le Bayern Munich ou encore Manchester United, a inscrit 4 buts à l’équipe madrilène ! 4 buts ! Du jamais vu dans l’histoire du Real en Ligue des Champions : aucun joueur n’avait marqué trois buts face au Real, alors avec quatre buts, l’attaquant longiligne de Dortmund a mis la barre très haute. Hier soir, il a montré toute l’étendue de son talent : du bout du pied, de la tête, frappe en force… Lewandowski sait tout faire dans une surface de séparation. Et ses coéquipiers ne sont pas en reste : Götze, transféré à l’ennemi munichois en fin de saison, et Reus ont fait vivre un calvaire à la défense madrilène par leurs percées incessantes. Une défense madrilène qui a explosé, à l’image de son équipe. Le Real est l’illustration parfaite qu’une constellation de joueurs ne suffit pas à constituer une équipe cohérente. Alors que le Real s’est hissé à ce stade de la compétition à coups d’éclats d’individualités comme Ronaldo, Modric ou Ozil, l’équipe madrilène n’a pas réussi à réitérer ces exploits face à une équipe allemande au rendez-vous. Face à Lewandowski, la charnière centrale Pepe-Varane a vécu un terrible supplice : débordés de tous les côtés, les deux défenseurs ont commis quelques interventions plus que limites. Preuve que le défenseur français a encore du pain sur la planche avant de se frotter au gratin européen.

8-1 : c’est le « score final » de cette double confrontation germano-espagnole aller de Ligue des Champions. De quoi augurer une finale 100 % allemande ? Il n’y a qu’un pas. A moins que le petit but à l’extérieur du Real fasse toute la différence…