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Coupe du Monde : Tops/Flops des premiers matchs

Toutes les équipes ont fait leur entrée dans la compétition. Des premiers matchs qui en disent sur la forme ou la méforme des acteurs principaux : tops et flops de ce début de Mondial 2014.

TOPS

Karim Benzema
L’attaquant français a retrouvé le sourire et le but. Un doublé – presque triplé – lors du premier match contre le Honduras lance idéalement une compétition. Véritable star au Brésil, l’attaquant du Real pourrait marquer les esprits pour sa première Coupe du Monde.

Les Pays-Bas
Il se sont engueulés à l’entrainement quelques jours avant le début de la compétition : normal pour l’équipe des Pays-Bas, sûre d’elle comme à l’accoutumée, presque suffisante. Il faut croire que le climat tendu dans le vestiaire et l’excès d’individualisme des stars leur vont comme un gant : une Manita contre l’Espagne, ça peut donner confiance pour la suite. De la défense à l’attaque, tout était maîtrisé et bien réalisé, à l’image du but de Van Persie et de celui de Robben, tous deux impressionnants en attaque.

Thomas Muller
A l’image de l’équipe d’Allemagne, intraitable contre le Portugal (victoire 4-0) sans forcer, Thomas Muller est l’homme des rendez-vous mondiaux de la Manschaft. Un triplé pour son premier match et un apport immense dans le jeu. La force tranquille.

Italie
Une petite victoire 2-1 contre l’Angleterre mais un grand match : l’Italie est solide et sérieuse. Comme d’habitude, la Nazionale répond présente lorsqu’il le faut. Dans ce groupe de la mort, elle a pris une bonne option pour la qualification sans trop forcer son talent.

Les arbitres
La polémique (inutile) du premier match entre le Brésil et la Croatie ne doit pas entacher l’arbitrage excellent de ce Mondial. Les arbitres laissent jouer et sifflent à bon escient et prennent globalement de bonnes décisions. Souvent critiqué, le corps arbitral de cette Coupe du Monde est – jusqu’à présent – à saluer. Le second but de la Suisse contre l’Equateur est un exemple d’arbitrage réussi : malgré la faute, l’arbitre laisse jouer, dans l’esprit du jeu.

FLOPS

Iker Casillas. Photo : Alfonso Jimenez.flickr.cc
Iker Casillas. Photo : Alfonso Jimenez.flickr.cc

Casillas
Il est directement responsable de 2 des 5 buts encaissés par l’Espagne. San Iker a complètement raté son premier match de Coupe du Monde, après avoir enchainé deux saisons compliquées au Real Madrid. Champion du Monde et double champion d’Europe avec la Roja, il doit retrouver rapidement la confiance qui lui manque.

Le Portugal
Un score sans appel et une médiocrité générale : les portugais n’y sont pas, ni physiquement, ni psychologiquement. Bento, le coach n’a pas su réagir face à un début de match catastrophique : rapidement menée 2-0, l’équipe nationale perd Pepe expulsé pour un geste provocateur idiot. Ronaldo nerveux, n’est pas parvenu à sauver les siens. Nani inexistant n’a pas non plus donner l’impulsion à ses partenaires. Dans ce groupe très relevé (Allemagne, Etats-Unis, Ghana), le Portugal n’a déjà plus le choix. Mais le futur n’est pas rose.

Hazard
La Belgique est passée complètement à côté de la première période lors de son match contre l’Algérie. Les diables rouges se sont ressaisis en seconde période et l’ont emporté grâce aux remplaçants. Eden Hazard a été bon, dangereux mais pas décisif. Un joueur de ce talent et de son expérience doit apporter plus en sélection. Vivement le prochain match contre la Russie.

Edison Cavani (maillot bleu) lors de la victoire de l'Uruguay face aux Pays-Bas lors de la Copa Confraternidad en 2011. Photo : Jikatu.flickr.cc
Edison Cavani (maillot bleu) lors de la victoire de l’Uruguay face aux Pays-Bas lors de la Copa Confraternidad en 2011. Photo : Jikatu.flickr.cc

L’Uruguay
On les imagine au second tour et même plus : c’est mal parti. Une défaite d’entrée 3-1 contre le Costa Rica. Ce vrai pays de football n’a déjà plus le droit à l’erreur alors qu’il doit affronter l’Italie et l’Angleterre. Suarez, Cavani, Caceres, Forlan et les autres devront aller puiser l’inspiration collective puisqu’individuellement, ils ont les armes. Simple accident de parcours ?

Messi
L’Argentine a remporté son premier match et il a inscrit un but. Pourtant, on attend plus de l’attaquant barcelonais : plus que d’essayer de jouer le sauveur à tout pris, plus que de vouloir prendre le ballon et dribbler une équipe entière à lui seule. Il doit faire plus simple et moins râler contre ses coéquipiers après une passe qu’il juge moyenne, au risque de rater sa Coupe du Monde brésilienne.

 

Coupe du Monde / Brésil-Croatie : premier match, premières polémiques

Le Mondial 2014 a débuté avec un Brésil-Croatie – entaché de polémiques autour de l’arbitrage – qui fait déjà beaucoup parler . La Seleção l’emporte 3-1, sans briller, la Croatie perd, sans démériter.

Les tribunes de supporters brésiliens. Photo : sophie_pr.flickr.cc
Les tribunes de supporters brésiliens.
Photo : sophie_pr.flickr.cc

La théorie du complot est en marche : le penalty accordé aux brésiliens pour un contact dans la surface entre Fred et le croate Lovren est au cœur des discussions au lendemain du match d’ouverture. Penalty ou pas ? Fred l’attaquant de la Seleção s’écroule – certes – facilement. Du reste, il y a contact : Lovren le retient. Si l’arbitre ne siffle pas, ce n’est pas un scandale. Mais il a sifflé : ce n’est pas un scandale non plus.

Au moment du penalty, il y a 1 partout en seconde période : les brésiliens ne parviennent pas à construire une attaque et sont loin d’être rassurants en défense. Le penalty sifflé puis marqué par Neymar redonne confiance au Brésil en même temps qu’il met un petit taquet derrière la tête aux Croates.

La fameuse théorie du complot

L’épisode penalty… et le carton rouge que Neymar aurait pu/dû avoir pour un coup de coude en première période : il n’en faut pas plus pour lancer la fameuse théorie du complot que l’on ressort à chaque litige. L’idée qu’il faudrait faire gagner les brésiliens à cause du climat social tendu est dans beaucoup de têtes ce matin. Et si le Brésil avait déjà gagné, sans même jouer ? Un coup de Sep Blatter ce trucage, certainement (sic).

Ou c’est l’essence même du foot, sa dimension humaine : un arbitre prend des décisions, contestables ou pas. Il juge en son âme et conscience, en homme qu’il est. Il interprète. Même si l’on pointe 20 caméras sur une même action, elle peut avoir 10 interprétations différentes en fonction de chacun.

Aucune équipe n’a réalisé une Coupe du Monde parfaite du début à la fin

Quant à la performance moyenne techniquement du Brésil, plusieurs choses sont à prendre en compte. La pression, l’émotion du premier match à domicile et dans le contexte social compliqué : toutes stars millionnaires qu’ils sont, les joueurs portaient sur leurs épaules une pression rare.

Puis dans le football moderne, aucune équipe n’a réalisé une Coupe du Monde parfaite du début à la fin, des matchs de poules à la finale. Pas même la belle Italie de 82, pas même l’immense Espagne de ces dernières années : aucun champion du monde ne survole la compétition du premier au dernier jour. Il faut un temps de rodage : le Brésil a peut-être encore besoin de se chauffer ?

Neymar s’est joué de la pression

Plus de la moitié des Français suivront la Coupe du monde

64 % des Français ont l’intention de suivre le prochain mondial au Brésil ! KantarSport a dévoilé les résultats de son étude « La Coupe du Monde 2014 à la loupe » réalisée en ligne auprès d’un échantillon de 1 000 personnes de 15 à 65 ans, représentatif de la population française.

Les tribunes de supporters brésiliens. Photo : sophie_pr.flickr.cc
Photo : sophie_pr.flickr.cc

Des Français présents pour la Coupe du monde…

Alors que la Ligue 1 n’a pas encore rendu son verdict, tous les yeux sont déjà tournés vers juin. La Coupe du monde 2014, comme lors de chaque édition, sera scrutée avec attention par plusieurs centaines de millions de personnes aux quatre coins du globe. Et la frénésie semble déjà gagner l’hexagone : 64 % des Français suivront ainsi la prochaine compétition organisée au Brésil. Encourageant pour un pays dont la culture footballistique n’est pas ancrée dans les mœurs !

Kantar Sport CDM 2014 Brésil 1

… Mais pessimistes sur le parcours des Bleus

Si les Français répondront présents pendant la compétition, ils restent néanmoins réalistes sur le parcours de la sélection tricolore. Seulement 5 % des personnes interrogées pensent que les Bleus atteindront le firmament du football international en remportant la Coupe du monde. Même avec Evra en arrière gauche ?

Kantar Sport CDM 2014 Brésil 2

La presse concurrencée par internet

Pendant cette compétition, la presse aura fort à faire. Plus de personnes se disent ainsi enclines à suivre la compétition sur internet que via la presse papier. 58 % des individus de 15 à 24 ans interrogés affirment même qu’ils vont suivre le Mondial… sur les réseaux sociaux ! L’Equipe, dont le nombre de tirages dépendra du parcours des Bleus, n’a plus qu’à prier sur une Equipe de France victorieuse…

Kantar Sport CDM 2014 Brésil 3

Coupe du Monde 2014 : le Brésil est sous tension

Les policiers brésiliens sont en grève ce mardi pendant deux jours. Au cœur de la grogne : le manque de moyens alloués pour la sécurité lors de la prochaine Coupe du Monde. Une protestation qui intervient dans un climat tendu autour de la tenue du prochain mondial, entre manifestations, sondages défavorables et violences entre supporters.

Manifestant pendant les protestations au Brésil en juin 2013. Photo : bcayres.flickr.cc
Manifestant pendant les protestations au Brésil en juin 2013. Photo : bcayres.flickr.cc

Depuis ce mardi, les policiers fédéraux brésiliens sont en grève pour protester contre le manque de moyens alloués pour assurer la sécurité lors de la prochaine Coupe du Monde qui se tiendra du 12 juin au 13 juillet 2014. Ils revendiquent également une augmentation de salaire dans un pays en panne de croissance après la crise financière mondiale. 6ème au classement mondial du PIB, grâce à une forte croissance économique entamée dans les années 60, le Brésil a subit les conséquences de la crise financière mondiale : en 2012, l’inflation de presque 6% entraîne une diminution du pouvoir d’achat.

En juin 2013, pendant la Coupe des Confédérations – sorte de répétition générale du Mondial – des milliers de personnes descendent dans les rues des villes importantes du pays suite à l’augmentation du ticket de transport à Sao Paulo pour dénoncer le manque d’infrastructures du pays concernant les transports, l’éducation, la santé. Alors que dans le même temps, la FIFA somme le pays de terminer les travaux des équipements destinés à accueillir la Coupe du Monde : le divorce est consommé entre le pays du football et la FIFA. Le mouvement de contestation gagne du terrain et nombreuses sont les pancartes qui fustigent les exigences de la FIFA et le coût des dépenses (11 milliers d’euros). Le peuple en colère réclame des moyens.

Manifestants en juin 2013 contre les dépenses liées à l'organisation du Mondial. Photo : bcayres.flickr.cc
Manifestants en juin 2013 contre les dépenses liées à l’organisation du Mondial. Photo : bcayres.flickr.cc

Le week-end dernier, un millier de personnes a manifesté à Sao Paulo

Le 6 février 2014 à Rio de Janeiro, une manifestation contre l’augmentation du coût des transports entraine la mort d’un caméraman. Cette tragédie émeut le pays et témoigne du climat de tension sociale qui y règne. Les mouvements de contestation n’ont pas cessé : le week-end dernier, un millier de personnes a manifesté à Sao Paulo contre l’organisation de la Coupe du Monde. Des affrontements ont eu lieu entre la police et certains groupes de protestataires, issus notamment des mouvances anarchiques. Le mouvement de rejet de la Coupe du Monde gagne du terrain au Brésil depuis l’été dernier.

« Pas de Coupe du Monde ! »

En atteste le lancement d’un site Internet dont le but est de mobiliser le peuple contre la tenue de la compétition sportive : « Pas de Coupe du Monde ! » était l’un des slogans martelés le week-end dernier. C’était le mot d’ordre en juin : il l’est encore aujourd’hui, la situation du peuple ne s’étant pas améliorée, tandis que les sommes dépensées pour le Mondial et non pour les infrastructures publiques continuent de faire polémique. La mobilisation regagne du terrain, quelques jours seulement après la visite de Sep Blatter, le patron de la FIFA. En compagnie de la présidente Dilma Roussef, il a réaffirmé sa confiance dans le pays organisateur.

 

Au pays du football, la FIFA et la Coupe du Monde n’ont pas bonne presse

Une rencontre qui intervient quelques jours après la réalisation d’un sondage par, Datafolha (institut brésilien de statistiques) dont le résultat n’est pas à l’avantage de la FIFA : si les manifestations, soutenues à 81% en juin 2013, ne le sont plus qu’à 52%, la population brésilienne se déclare aujourd’hui franchement contre l’organisation du Mondial (38% des personnes interrogées alors qu’il n’était que 10% en juin dernier). Au pays du football, la FIFA et la Coupe du Monde n’ont pas bonne presse. Les autres chiffres du sondage sont sans appel : 75% des sondés pensent que les dépenses colossales engagées sont inutiles et pour 80,2% d’entre eux des investissements dans la santé et l’éducation auraient été préférables.

Une violence que l’état, les clubs et la police fédérale ne parviennent pas à diminuer

Reste un dernier problème à régler, et non des moindres : la violence dans les stades. Tristement réputé pour ses affrontements entre supporters en marge des matchs de football, le championnat brésilien ne parvient pas à endiguer la violence dans les stades ou en dehors, en marge des rencontres. Des images choquantes ont fait le tour du monde en décembre 2013, montrant, dans des tribunes, des bagarres ultra-violentes entre deux groupes de supporters. Le week-end dernier, un homme de 34 ans, supporter de Santos, est décédé suite à une agression à coups de barre de fer par des fans de Sao Paulo. Une violence que l’Etat, les clubs et la police fédérale ne parviennent pas à diminuer. La grève des policiers relance la polémique sur la sécurité, dans un pays où les stades en manquent cruellement. Il reste quelques mois pour résoudre les problèmes… ou parvenir à les masquer le temps d’une Coupe du Monde ?

Juninho prend sa retraite : sa carrière en 5 dates

L’ancien joueur génial de Lyon et ancien international brésilien l’a annoncé en direct sur RMC : il prend sa retraite. Une blessure l’a éloigné des terrains brésiliens et ne lui permettra pas de retrouver un niveau physique suffisant pour poursuivre avec Vasco. La veille de ses 39 ans, Juni raccroche les crampons : retour sur les grands moments de sa carrière en 5 dates.

Juninho sous le maillot de l'OL. Photo : Babboleolr.wikipedia.cc
Juninho sous le maillot de l’OL. Photo : Babboleolr.wikipedia.cc


26 août 1998 : victoire en Copa Libertadores

Après un passage au club de Sport Recife, Juninho est recruté par Vasco de Gama en 1995. Il y remporte le championnat brésilien en 1997 et 2000 et se distingue en devenant un artisan majeur de la victoire du club en Copa Libertadores (l’équivalent de la Ligue des Champions pour l’Europe). C’est lui qui inscrit en demi-finale le but – sur coup franc – qui qualifie son équipe contre River Plate au Stade Monumental.

28 mars 1999 : la première sélection avec le Brésil
Grâce à ses excellentes performances en club, le sélectionneur brésilien Wanderley Luxemburgo l’appelle en équipe nationale lors d’un match contre la Corée du Sud. C’est le début de sa carrière avec la Seleção : il remporte la Coupe des Confédérations en 2005 et participe à la Coupe du Monde 2006. Un bilan international cependant pas à la hauteur de ses performances en club.

Eté 2001 : l’arrivée à Lyon
Il signe à l’OL et s’impose rapidement dans l’effectif qui sera 7 fois Champion de France. Meneur de jeu de grande classe, il est également buteur : il fait des coups francs sa spécialité et en inscrit 44 avec l’OL. Considéré comme l’un des meilleurs du monde dans ce domaine, il impressionne les plus grands joueurs par sa technique particulière de frappe de balle qui permet de donner au ballon une trajectoire difficile à lire pour les gardiens adverses.
Il réalise l’essentiel de sa carrière en France et y laisse son empreinte : élu « sportif de l’année » en 2006, il détient le record du meilleur buteur en Ligue des Champions avec Lyon (18 buts).

23 mai 2009 : le départ de Lyon
Lors de son dernier match à Lyon contre le Havre, le brésilien inscrit son 100ème but avec son club de cœur. Il quitte la France avec beaucoup d’émotion pour l’Al Gharrafa Doha au Qatar et laisse en Ligue 1 le souvenir d’un joueur de grande classe, technique et indispensable au collectif.

13 juillet 2013 : le retour aux sources
Après son passage au Qatar, un retour au Vasco, une pige aux Red Bulls de New York, il s’engage de nouveau pour Vasco de Gama et annonce que ce sera son dernier contrat. Un retour aux sources pour un an : il devient capitaine de l’équipe et s’impose rapidement dans l’effectif, malgré ses 38 ans, grâce à sa grande technique. Il marque, délivre des passes décisives. En novembre 2013, une blessure musculaire l’éloigne des terrains. Il prend sa retraite la veille de ses 39 ans.