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Bagarres entre supporters au Brésil

De violents affrontements ont éclaté au Brésil dans les tribunes d’un stade entre les supporters de Vasco de Gama et de l’Atlético Paranaense dimanche soir. Des images choquantes et un bilan incertain mais lourd : à quelques mois de la Coupe du Monde, voilà relancé le débat sur la sécurité dans les stades.

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Bien plus qu’une mauvaise publicité pour le Mondial 2014, les affrontements d’hier entre supporters dans les tribunes du stade de Joinville ont été d’une grande violence. Les images sont difficilement soutenables, choquantes et peuvent heurter la sensibilité. Le bilan incertain fait état d’au moins 4 blessés graves. Certaines sources annoncent une ou plusieurs personnes décédées.
Le match a été interrompu à la <ème>17minute pendant plus d’une heure et les images montrent des joueurs et un public atterrés et sous le choc. Des hélicoptères sont venus chercher les blessés les plus graves.
Interrogé par la radio RMC, Juninho, ancien lyonnais et joueur de Vasco de Gama a suivi la rencontre à la télévision, blessé actuellement. L’émotion est palpable dans sa voix. Il pointe le manque de moyen de sécurité mis en place par les autorités publiques.

A quelques mois de la Coupe du Monde 2014, cet événement a de quoi interpeler

Des précédents de violence entre les deux camps avaient déjà éclaté. La sécurité du match avait été confiée à une entreprise privée. La police et l’armée ont mis du temps à intervenir et semblent assez démunies sur les images. A quelques mois de la Coupe du Monde 2014, cet événement a de quoi interpeler : le pays est-il prêt à assurer la sécurité des spectateurs face à des groupes de supporters violents comme il peut en exister parfois (la haine entre les Pays-Bas et l’Allemagne, vivace, donne parfois lieu à des affrontements, ou encore le groupe de supporters violents argentins les Barras Bravas) ? Affaire à suivre.

La Fifa et le peuple brésilien : les raisons du divorce

Les manifestations de juin dernier au Brésil ont pointé du doigt le coût de l’organisation de la Coupe du Monde 2014. Au premier rang des accusés : la Fifa, l’organisation privée chargée de réguler le football mondial. Entre exigences et moyens de pression : pourquoi le torchon brûle entre la Fifa et le Brésil.

Des manifestants sont descendus dans les rues des grandes villes du Brésil. Ici, à Rio, le 20 juin 2013.  Photo : SemillaLuz.flickr.cc
Des manifestants sont descendus dans les rues des grandes villes du Brésil. Ici, à Rio, le 20 juin 2013.
Photo : SemillaLuz.flickr.cc

Un coût élevé qui ne passe pas, même pour une population qui considère le ballon rond comme une religion : le Brésil s’est enflammé le 18 juin dernier, pour protester contre l’augmentation du prix des tickets des transports publics de Sao Paulo, alors que dans le même temps s’ouvrait la Coupe de Confédérations, sorte de répétition générale du Mondial 2014. Les manifestants dénonçaient le coût de la Coupe du Monde jugé exorbitant : 459 millions d’euros (chiffre de 2011). En cause : les exigences draconiennes de la Fifa, notamment sur la capacité des stades. A Sao Paulo, un nouveau stade est en construction. L’original comptait 48 000 places, la FIFA en exige 17 000 de plus. Des dépenses supplémentaires à faire supporter à la ville, l’état ou même l’entreprise de construction et donc à la population. Le mythique stade du Maracaña à Rio, théâtre de la première finale de l’histoire de la Coupe du Monde en 1950 et de la victoire de l’Uruguay contre le Brésil, est en travaux pour améliorer les conditions de sécurité : il perd 17 000 places, mais gagne des loges afin accueillir les sponsors, les officiels, les invités pendant le Mondial… au détriment des supporters. Et nombreux sont les changements apportés au paysage urbain autour du stade : une favela rasée, des immeubles menacés. Pour les besoins de la Fifa et des sponsors. Au détriment des populations déplacées.

En Afrique du Sud, les « éléphants blancs » ne sont jamais remplis

La Fifa impose ses règles concernant les infrastructures des pays qui accueillent le Mondial. Comme en Afrique du Sud, dans certaines villes, les stades flambants neufs dont la construction ou la rénovation aura engendré des sommes importantes ne seront pas remplis après la compétition et ne serviront qu’en toute petite partie seulement à la population. L’Afrique du Sud a dépensé 1,2 milliards d’euros pour construire et rénover ses stades. La Fifa avait demandé deux stades de 70 000 places et un de 94 000.  Aujourd’hui, ces « éléphants blancs » ne sont jamais remplis. Souvent vides même. Les craintes de voir la même chose se produire au Brésil sont grandes : Manaus aura son stade de 44 000 places pour accueillir 4 matchs du Mondial 2014. Ensuite ? Ce sera du ressort des équipes locales de remplir cet « éléphant blanc » brésilien. Autant dire : mission impossible pour cette ville amazonienne du nord-ouest du pays.

Photo : Deputado Estudal Marcelo Freixo PSOL-RJ.flickr.cc
Photo : Deputado Estudal Marcelo Freixo PSOL-RJ.flickr.cc

Organisation à but non lucrative, la Fifa est pourtant très lucrative

L’ingérence dans la politique des pays est également un grief retenu contre cette organisation mondiale privée chargée de réguler le football et d’organiser les compétitions mondiales. Elle fait fi des lois du pays pour imposer ses règles afin de choyer ses sponsors officiels. Pas de cadeau en 2010 en Afrique du Sud lorsque des hollandaises ont tenté de faire la publicité d’une autre marque de bière que celle du sponsor officiel dans l’enceinte du stade. Au Brésil, il est interdit de boire de l’alcool dans l’enceinte des stades. Qu’importe : la Fifa a triomphé de la loi, lorsque le parlement brésilien a adopté en mars 2012 le projet d’organisation de la Coupe du Monde et a autorisé la vente de bière dans les stades. Le pays hôte suspend sa loi, le temps de la compétition et les supporters pourront siroter leur bière Budweiser assis dans les stades de football.

C’est également la Fifa qui décide du prix des places, des commerces aux alentours des stades et qui achète de nombreux termes, inutilisables ensuite sous peine de condamnation. Une certaine arrogance  a également mis le feu aux poudres au Brésil. Jérôme Valcke, bras droit de Joseph Blatter, invite au début de l’année 2012, le Brésil « à se mettre un coup du pied aux fesses » concernant les travaux des infrastructures destinées à accueillir le Mondial 2014. Un tollé pour la presse et les hommes politiques brésiliens. Il aura fallu une lettre d’excuse du secrétaire général de la Fifa et une rencontre entre Dilma Rousseff – la présidente du Brésil – et Joseph Blatter – le président de la Fifa – pour apaiser les tensions.

Organisation à but non lucrative, la Fifa est pourtant très lucrative. Tandis que les pertes de l’Afrique du Sud, à l’issue du Mondial 2010, ont été importantes (2,1 milliards d’euros), les gains pour la Fifa ont été à la hauteur. Sa santé financière est au top (elle annonce 89 millions d’euros de bénéfices en 2012 et un fond de réserve de 1,378 milliards de dollars). L’organisation basée en Suisse n’est pas comme le Brésil : elle ne connaît pas la crise.

Copa America : que la fête commence

>Enfin, les gros calibres se sont réveillés. Les quarts de finale débutent ce soir et promettent de beaux affrontements. Quatre matchs à élimination directe. Tout est possible pour les qualifiés.

ARGENTINE-URUGUAY
Les meilleurs ennemis s’affrontent ce soir. Si l’Argentine a convaincu lors de son dernier match de poule, l’Uruguay en revanche n’a pas été des plus efficaces devant le but contre le Mexique. Mais Suarez, poison pour les adversaires, devrait semer le doute dans la défense argentine. Messi, de retour en forme, a l’occasion ce soir de prendre sa véritable place de leader au sein de l’équipe nationale. Ce quart est sans aucun doute le plus relevé et le plus attendu.

COLOMBIE-PEROU
Les coéquipiers de Falcao affronteront en quart la petite équipe surprise du Pérou. Si, sur le papier, la Colombie semble supérieure, le Pérou pourrait continuer sur sa lancée et créer la surprise. Les petits gabarits agiles péruviens ont obtenu leur qualification en étant les meilleurs troisièmes à l’issue des poules.

BRESIL-PARAGUAY
Un dernier match de poule spectaculaire contre l’Equateur a qualifié le Brésil. Les stars de la Séléçao affrontent le Paraguay, tenace, rugueux et rapide. Toujours au rendez-vous dans les grandes compétitions, les coéquipiers de l’expérimenté Santa Cruz seront sans aucun doute des adversaires de taille pour un Brésil qui n’a pas séduit, pétri de talent mais peu constant;

CHILI-VENEZUELA
Les petits poucets, surprises de cette Copa America 2011. Le Chili termine premier de son groupe, devant l’Uruguay et le Mexique. Le Vénézuéla obtient des matchs nuls contre le Brésil et le Paraguay. Difficile de dire qui des deux sortira son épingle du jeu. Pour le vainqueur, tous les espoirs restent permis pour le reste de la compétition.

Copa America : les gros doutent (bis)

Les matchs de cette Copa America 2011 se suivent et se ressemblent pour les 3 équipes phares desquelles on attendait beau jeu, spectacle et victoires. Argentine, Brésil et Uruguay sont à la peine dans leur groupe et affichent un visage bien triste, tandis que les petites équipes du continent sud-américain jouent crânement leur chance. Reste un match pour se qualifier et tenter encore d’y croire.

Contre la Colombie, l’Argentine s’en sort par un match nul. Ce n’est pas si mal compte tenu de la physionomie du match. L’Albiceleste a frôlé la correctionnelle, la Colombie pouvant se vanter de s’être procuré des occasions devant le but de Romero. Mais le plus troublant reste ce constat : jamais l’Argentine ne s’est montrée dangereuse, jamais elle ne fut capable d’inquiéter son adversaire. Le milieu de terrain manque clairement de créativité et Messi ne semble pas en mesure d’imposer son talent. Un coup franc raté et des relations compliquées avec ses co-équipiers : le Ballon d’Or a encore beaucoup de choses à prouver. Demain soir, l’Argentine devrait s’imposer pour se qualifier et se rassurer.

Les stars du Brésil avaient l’occasion de se racheter de leur médiocre rentrée dans la compétition en gagnant contre le Paraguay. Au lieu de ça, elles ont tremblé pendant 90 minutes et arrachent le match nul – 2-2 – in extremis, à la 90è minute grâce au revenant Fred, ex-lyonnais. Trop sûre d’elle et de son talent, la jeune équipe de Brésil l’a joué trop facile : pertes de balle trop nombreuses et manque de rigueur dans le dernier geste. Le Brésil s’est montré décevant, dépassé par la vitesse de certains joueurs paraguayens qui auraient pu, avec un peu plus d’expérience, l’emporter.

Même punition pour l’Uruguay, pourtant prometteur lors de son premier match. Un nul face au Chili qui s’ouvre la route vers les quarts de finale. La Celeste, après un bon début de match, n’est pas parvenue à conserver son avance. Tabarez devrait pouvoir compter sur ses deux attaquants Suarez et Forlán pour le dernier match des poules contre le Mexique. En revanche, la perle de Naples, Cavani sera forfait, touché au genou. De mauvais augures pour la suite ?

Copa America : les gros doutent

Argentine, Brésil, Uruguay : aucun des trois gros favoris de la Copa America 2011 n’a réussi son entrée dans la compétition, n’obtenant pas mieux qu’un match nul. Un démarrage en douceur donc pour peut-être une fin en trombe.

La timide Argentine

L’attente autour de l’Albiceleste est énorme : l’équipe nationale joue à domicile, poussée par un pays tout entier et compte dans ses rangs le meilleur joueur du monde, Lionel Messi, qui a tout à prouver dans son pays d’origine. Le match d’ouverture contre une petite équipe bolivienne semblait donc largement à la portée de la sélection dirigée par Sergio Battista. Une pléiade de joueurs qui évoluent dans les plus grands clubs n’a pourtant pas suffit à lancer l’Argentine sur d’excellents rails : dominée dés le retour des vestiaires grâce à une talonnade bolivienne audacieuse sur corner, il faut une somptueuse reprise de volée dans la surface adverse d’Agüero pour accrocher le nul, 1 partout.
Messi, bien en vue en début de rencontre, ne sera pas parvenu à imposer sa classe, peu suivi par ses coéquipiers. Les argentins sont apparus brouillons, poussifs, manquant cruellement d’audace et de folie. Pour autant, la qualité de l’effectif laisse à penser qu’une montée en puissance est possible. Elle est en tout cas attendue par un pays entier.

Stars brésiliennes et coupes de cheveux

La question Neymar est sur toutes les lèvres en Europe : viendra-t-il renforcer un club du Vieux Continent la saison prochaine ? Ce Brésil-Vénézuéla était donc l’occasion de découvrir le jeune joueur que l’on dit hyper-talentueux. Coupes de cheveux excentriques pour quelques joueurs de la Seleção, gestes techniques et enchaînements de grande classe : pourtant, les stars brésiliennes ne font pas mieux qu’un match nul contre une petite équipe vénézuélienne, discrète, solidaire, disciplinée. Certes un penalty a été oublié pour les coéquipiers de Robinho et Robinho touche la transversale d’une frappe somptueuse. Mais seul le résultat compte. Pour une équipe que l’on dit assurée de remporter la compétition, il faudra montrer plus d’application dans la dernière passe, plus de précision dans le dernier geste, plus de sobriété dans le jeu pour marquer. Etre une star, même brésilienne, ne suffit pas pour gagner.

Un trio uruguayen prometteur

Oui, l’Uruguay, tout juste sorti d’une Coupe du Monde 2010 très réussie, fait partie des favoris. Le trio Forlán (Atletico Madrid), Suarez (Liverpool) et Cavani (Naples) a de quoi faire rêver plus d’une équipe nationale. Face à une petite sélection péruvienne, la Celeste aurait largement pu (et dû) l’emporter. Mais les attaques n’ont pas été concrétisées. D’autant plus regrettable pour les joueurs d’Oscar Tabárez que les occasions furent nombreuses. Un nul 1-1 pour commencer une compétition que le peuple uruguayen rêve de voler au nez et à la barbe du rival argentin. En manque de finition, en manque d’automatismes, l’entente entre les trois attaquants promet tout de même d’offrir du spectacle pour la suite de la compétition. Une histoire de réglage…