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PSG : les hommes du titre

Après 19 ans d’attente, le PSG décroche son 3ème titre de champion de France. Le club de la capitale continue d’écrire son histoire, comme au temps des deux premiers titres de champion (1986 et 1994). Aux joueurs et dirigeants qui font déjà partie de la légende du club (Francis Borelli, Safet Susic, Luis Fernandez, George Weah, Vincent Guérin, Alain Roche, Bernard Lama, David Ginola… ) s’ajoutent ceux du cru 2013, qui entrent dans l’Histoire du PSG. Zoom sur les principaux artisans du titre.

Carlo Ancelloti
Expérience, rigueur tactique, capacité à gérer les grands joueurs : Carlo Ancelloti a apporté son savoir-faire acquis pendant ses années d’entraîneur dans des grands clubs (Juventus, Milan AC, Chelsea) et dans les grandes victoires européennes. Entre coups de gueule après des défaites évitables face à des joueurs qu’il fallait recadrer, et éloges devant les qualités individuelles à la sortie des bons matches, Carlo Ancelloti a su emmener le PSG au titre. Les ego des uns, l’impatience des autres n‘auront empêché Carlo de garder le cap. Emu hier, il n’a pas affirmé qu’il restait, ni qu’il partait. Quelle que soit l’issue, il restera toujours le leader de ce troisième titre.
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Leonardo
Il a énervé, agacé, étonné, innové, critiqué depuis son arrivée comme directeur sportif au PSG, après la prise de fonction des qataris. Leonardo a permis au club de faire venir de grands joueurs, d’aller chercher des talents italiens : son réseau est immense, autant que son caractères est impétueux. Admiré ou détesté, force est de constater que la victoire du PSG d‘aujourd’hui est celle d’une politique menée depuis deux ans. Avec Leo sous le feu des projecteurs.
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Zlatan Ibrahimovic
C’est une – bonne – habitude pour le Suédois : partout où il passe, il remporte le championnat national. L’Ajax, l’Inter Milan, le Barça, le Milan AC et maintenant le PSG. Buteur, passeur et porte-bonheur donc, Zlatan a montré à la Ligue 1 l’étendue de son talent et à la France l’immensité de son charisme. Une marionnette aux Guignols, un verbe – zlataner – entré dans le vocabulaire : il impressionne par sa force mentale et agace par sa suffisance. Son nom est évoqué à la Juventus, mais son agent annonce au lendemain du titre qu’il reste dans la capitale. Quoiqu’il advienne, Zlatan fait déjà partie de la légende du PSG.
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Thiago Silva
Il est arrivé discrètement sur les terrains de Ligue 1. Le défenseur brésilien est comme ça : discret, mais d’une efficacité diabolique en défense centrale. Une muraille que peu d’attaquants sont parvenus à franchir. Meilleur défenseur de Ligue 1, sans conteste, Thiago Silva, c’est le joueur ultra-complet qui a tenu la défense du PSG. Il était à Milan l’an passé, il a ébloui la France et l’Europe de son talent, le Real Madrid aurait un œil sur lui lors de cette fin de saison. Le PSG doit beaucoup au patron de la défense cette saison, l’une des meilleurs qu’un défenseur n’ait jamais réalisée au PSG.
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Salvatore Sirigu
Pas de beaux champions sans grand gardien et le PSG ne déroge pas à la règle. L’ancien portier de Palerme n’aura pas eu besoin de beaucoup de temps pour s’imposer dans les cages : dès son arrivée la saison passée, il prend la place de Nicolas Douchez venu pourtant de Rennes pour être titulaire. Des arrêts de grande classe, une présence indiscutable et une mentalité de vainqueur : Sirigu a de nombreuses fois permis au PSG de prendre des points et s’est imposé comme le meilleur gardien du championnat de France. Le probable successeur de Buffon en sélection italienne, s’il reste dans la capitale pour les saisons à venir, pourrait bien devenir l’un des meilleurs gardiens de l’histoire du club.

Impuissants

Triste soirée hier pour les deux clubs français engagés en Ligue des Champions : 1-0 pour le Real Madrid contre Auxerre, 2-0 pour Chelsea contre Marseille. Triste constat pour les clubs français, même si les deux rencontres ne se ressemblent pas.

Marseille, le trou noir

Ca commence à devenir une (mauvaise) habitude qui se répète d’année en année : l’OM donne cette sensation étrange qu’elle peut espérer faire de bonnes performances en Ligue des Champions. Ce sentiment bizarre qu’il y a la qualité mais qu’il manque ce petit truc en plus, l’expérience, la concentration, la chance… Contre le Milan AC l’an dernier, contre le Spartak cette année. Sauf qu’hier, certains joueurs sont passés vraiment au travers du match et ça, à ce niveau, ça ne pardonne pas face à un adversaire leader du championnat anglais et prétendant au titre européen. Le secteur offensif a montré ses limites. Cheyrou, l’un des responsables sur le premier but, fut à l’image de l’OM : limité techniquement et trop souvent incapable d’assurer ses passes. Les trois attaquants n’ont pas pesé sur la défense – un minimum – et n’ont jamais fait la différence techniquement pour inquiéter Chelsea. La défense centrale phocéenne, tout juste de retour, a fait ce qu’elle a pu pour limiter la casse, et ça en revanche, c’est plutôt prometteur.
Dans tous les domaines du jeu, les joueurs de Carlo Ancelotti ont montré une grande maîtrise, plaçant de temps à autres quelques attaques qui auraient pu faire mouche. 2-0 , but de Terry sur corner et pénalty réussi par Anelka : c’est un moindre mal. A l’entraîneur marseillais le mot de la fin : « Il y avait vraiment une grande différence entre Chelsea et l’OM. Cela s’est vu durant les 45 premières minutes. Après, lorsque vous êtes menés 2-0 face à un tel adversaire, cela devient très compliqué. Je suis ni résigné, ni en colère. Je suis réaliste. »

Auxerre, des regrets mais du courage

Les défaites ne laissent pas toutes le même goût. Celle d’Auxerre laisse un sentiment de frustration et de regret. Les joueurs bourguignons ont bien entamé la partie. Bien en place et sans complexe, les hommes de Jean Fernandez ont su gêné les Madrilènes, parfois les contrer et se créer ainsi de belles occasions. Oliech aurait pu marquer, Pedretti et Jelen aussi. Capables de se projeter rapidement vers l’avant, Auxerre aurait donc pu trouver les failles. Le Real Madrid s’est montré, certes, dangereux à de nombreuses reprises, multipliant les frappes et gâchant des occasions nettes de buts. Pour autant, les hommes de Mourinho ne sont pas encore aussi impressionnants qu’on les attend. Il faut l’entrée de Di Maria à la place de Benzema pour marquer le but victorieux. Une main non sifflée de Ramos et dans la foulée, le but. Frustrant.
Les Auxerrois n’ont pas à rougir de leur défaite. Leur performance et la mise en place tactique, saluées par José Mourinho au micro de Canal Plus, auraient pu leur apporter la victoire. Jean Fernandez et ses hommes vont peut-être avec une telle prestation, retrouver le goût du jeu et de la victoire en Ligue 1.