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PSG–OM / OM-PSG : les Clasicos importants

Tribune du Parc des Princes. Photo : psgmag.net.flickr.cc
Tribune du Parc des Princes. Photo : psgmag.net.flickr.cc

Ce match entre le PSG et l’OM est surnommé le Clasico par les médias, en référence au terme espagnol qui désigne la rencontre entre le Real Madrid et le Barca. Si la rivalité sportive entre les deux clubs français n’est apparue que vers la fin des années 1980, orchestrée par leurs présidents, il n’en reste pas moins une rivalité entre les deux villes, incarnant l’antagonisme Paris – Province. Ces rencontres sont particulières dans une saison : retour sur les Clasicos marquants.

9 août 1985 : le PSG vers son premier titre
Après une saison 84-85 ratée, Gérard Houllier est nommé entraîneur du PSG. Paris s’impose à domicile contre l’OM, 2-0. Le club remporte pour la première fois le titre de Champion de France, emmené par Luis Fernandez, Dominique Rocheteau, Joël Bats ou Safet Susic.

28 octobre 1989 : le lob de Waddle
Bernard Tapie, le président marseillais, recrute l’anglais Chris Waddle, auteur de ce lob magnifique qui permet à l’OM de s’imposer au Vélodrome contre le PSG 2-1. Marseille décroche le titre cette saison-là, le deuxième de suite. Pas le dernier.


OM-PSG 1989-90 : Le lob de Waddle par olympiquedemarseille

22 mai 1993 : un clasico chaud bouillant
C’est le match du titre pour l’OM, quelques jours avant sa victoire en Coupe d’Europe. C’est également l’un des clasicos les plus chauds de l’histoire : mauvais gestes, altercations, provocations sur et en dehors du terrain. Mais également du jeu et un but superbe de Basile Boli. L’OM s’impose 3-1 face au PSG de l’époque des Guérin, Roche, Lama et Weah.

9 novembre 1997 : le show Ravanelli
Ce PSG de l’ère Canal entraîné par Ricardo Gomez est dans une mauvaise passe à l’automne 1997. L’OM, entraîné par Rolland Courbis a bonne mine et se déplace au Parc des Princes dans de bonnes dispositions, 4ème du championnat. Les Marseillais l’emportent 1-2 grâce à un penalty inscrit par Laurent Blanc en fin de match, sifflé par l’arbitre après que l’attaquant de l’OM Ravanelli est tombé dans la surface de réparation. Une décision très contestée car le contact est inexistant. Ravanelli est accusé de simulation et cette victoire est entachée encore aujourd’hui de la polémique autour du penalty souvent jugé injustifié.

4 mai 1999 : l’OM perd le match… et le titre
Le PSG conclut une saison ratée par une victoire au Parc des Princes 2-1 contre son meilleur ennemi marseillais. L’OM, en course pour le titre, ne parvient pourtant pas à se défaire d’une équipe parisienne moyenne qui ne joue et n’espère plus rien de cette saison 1998-1999. Après avoir ouvert la marque grâce à Florian Maurice, les Marseillais concèdent un but de Marco Simone puis de Bruno Rodriguez.

9 mars 2003 : le festival Ronaldhino
L’équipe parisienne entraînée par Luis Fernandez ne réalise pas une bonne saison et ne fait pas mieux que le milieu de tableau. En déplacement au Vélodrome pour affronter un Olympique de Marseille qui terminera 3ème, le PSG sauve sa saison en battant son adversaire 0-3, avec un festival du brésilien Ronaldhino.

25 avril 2004 : le reflet d’une bonne saison parisienne
Entraîné par Vahid Halilhodžić, le PSG réalise une très bonne saison 2003-2004 qu’il termine à la 2ème place derrière l’Olympique Lyonnais. L’arrivée de Pedro Miguel Pauleta en provenance de Bordeaux n’y est pas pour rien. L’OM, malgré un effectif composé de Barthez, Drogba ou Marlet, connaît en revanche une période de creux et ne fera pas mieux que la 7ème place en Championnat. Le PSG l’emporte 2-1 avec un superbe but de Pauleta face à l’OM, entraîné alors par un certain José Anigo.

5 mars 2006 : les minots montent à Paris
Ce PSG-OM se déroule sur fond de polémique : pour protester contre un manque de sécurité pour les supporters marseillais, le président marseillais de l’époque, Pape Diouf, décide d’envoyer 5 jeunes joueurs de CFA2 et 6 remplaçants comme titulaires pour le Clasico. Et ça paie : les Marseillais accrochent les Parisiens – bien ternes – en tenant le 0-0. Une polémique qui n’amuse pas le diffuseur Canal + et le président de la Ligue, Frédéric Thiriez, mais qui reste dans l’histoire pour la polémique plus que pour le jeu.

7 octobre 2012 : Gignac contre Zlatan
Pour la 8ème journée de Ligue 1, le PSG d’Ancelotti se déplace au Vélodrome en favori. Le match se résume à un duel entre Zlatan, l’attaquant suédois du PSG qui enchaîne les buts comme des perles et André-Pierre Gignac le Marseillais. 2 buts chacun, et 2-2 à la fin du match. Mais deux perles de Zlatan, qui réussit à faire taire le Vélodrome.

Un œil sur la Liga : un match au sommet

S’il n’y avait qu’un seul match à regarder ce week-end, ce serait le Clasico Barça-Real – forcément – et ce qui en découle – logiquement – à savoir le duel Messi-Ronaldo et Guardiola-Mourinho. Assorti d’un soupçon de polémiques, toujours aussi délicieuses. On en salive d’avance. Lundi, 21h : quand l’Europe du football se met à l’heure espagnole…

Le match du week-end. Evidemment. Match au sommet de la Liga : le Real, 1er, vient défier le champion en titre catalan, 2ème. Le départ canon des madrilènes en ce début de saison laisse penser sérieusement qu’ils seront capables de faire jeu égal avec la séduisante équipe catalane. Certes 2ème, les hommes de Guardiola viennent d’en planter 8 sur la pelouse d’Almeria et continuent de pratiquer le plus beau football d’Europe.

Les polémiques du week-end. La première concerne la décision de la Ligue de Football Espagnole qui a programmé le Clasico lundi soir. Les élections du Parlement Catalan ont lieu dimanche et mobilisent les forces de l’ordre dont la présence est nécessaire pour encadrer le match. Cette décision ne satisfait ni les supporters, ni les joueurs. Un Classio un lundi soir, c’est un peu comme des tapas sans sangria… Il manque une saveur à la rencontre historique.
La seconde polémique concerne le Real surtout et cette histoire de cartons jaunes en Ligue des Champions. Déjà qualifiés avec leur équipe pour les huitièmes, Xavi et Ramos auraient volontairement cherché à être avertis afin d’être supendus lors du dernier match de poule et de pouvoir revenir pour la suite de la compétition. Le Special One dément. Pourtant les images semblent dire qu’il aurait bel et bien donné l’ordre à ses joueurs d’agir ainsi. Il n’y pas tricherie : il ne s’agit pas de détourner une règle, mais plutôt de s’en arranger. En revanche, côté panache, le Mou – si tout cela est avéré – repassera.

Les entraîneurs du week-end. Guardiola-Mourinho. Depuis la demi-finale de Ligue des Champions la saison dernière qui opposait l’Inter au Barça et cette image de Mourinho glissant quelques mots à l’oreille de Guardiola pendant le match, on attend de les revoir l’un contre l’autre ces deux-là. Qu’ils agacent copieusement ou au contraire suscitent l’admiration, il est une chose indiscutable : ils sont parmi les meilleurs entraîneurs de football du moment et leurs palmarès parlent pour eux. Ils seraient trop long à énoncer, mais, franchement, Guardiola-Mourinho : c’est la classe. Point.

Les joueurs du week-end. Messi-Ronaldo. La question est simple : lequel des deux est le meilleur joueur de monde ? L’incertitude plane, même si le catalan, Ballon d’or l’an dernier, semble avoir un léger wagon d’avance. Mais depuis le début de la saison le portugais du Real, Ballon d’or 2008, est resplendissant aussi : 14 buts en 12 matchs de championnat. Il est le leader technique de l’équipe et est incontestablement l’artisan principal du bon début du Real Madrid. 13 buts en 10 matchs pour Messi : des chiffres à faire rêver des attaquants de Ligue 1…

Un œil sur…

PSG – OM : voilà le match qui va occuper toute l’attention en Ligue 1. Dans le reste de l’Europe, le programme foot du week-end est des plus alléchants. S’il pleut ces deux prochains jours, il y aura de quoi vous occuper…

Le match du week-end. PSG-OM. C’est LE choc de la Ligue 1, chaque saison. Celui qui réveille les antagonismes : Paris – Marseille, la capitale contre la province… Si ces matchs ont souvent été très engagés, ils n’ont pas toujours été de grande qualité. Mais celui de dimanche soir est très prometteur. Les parisiens ont plutôt réussi leur début de saison. Auteur de très bons matchs, le PSG possède l’un des meilleurs joueurs de la ligue 1 : Néné. Dés qu’il a le ballon, il est dangereux. Technique et intelligent, Paris lui doit beaucoup. En attaque, Erding et Hoarau doivent en revanche se ressaisir. On ne gagne pas le clasico avec des attaquants en grande méforme. L’OM se déplace au Parc après une bonne série de victoires. M’Bia manquera en défense centrale, certes. Mais l’équipe sera très certainement la même que celle alignée contre Lille et Zilina : ça pause une ambiance, quand même. Au risque d’insister : dimanche soir, 20H45, sur la chaîne cryptée.

La polémique du week-end. PSG-OM. Viendront, viendront pas ? Un mois que ça dure : les supporters marseillais reçoivent de la LFP l’interdiction de venir. Anigo et Dassier s’indignent. Des groupes de supporters de l’OM menacent de venir malgré tout. Et puis, le plan Leproux pour pacifier les tribunes du Parc des Princes fausse également la donne : des supporters marseillais au milieu de supporters parisiens aux 4 coins du stade. Il se peut que ce scénario soit celui de dimanche soir. Pas sûr que la préfecture de police apprécie, les riverains non plus.

Le derby du week-end. Real Madrid – Atletico Madrid. C’est le match de l’année pour les supporters de ces deux clubs. Plus attendu encore que ceux contre les ennemis catalans, c’est dire. Sur le plan sportif, le 1er affronte le 6ème. Sur le terrain, Highuain l’argentin défie Forlan l’uruguayen. Va a ser la fiesta!

Le joueur du week-end. Steven Gerrard. C’est le capitaine emblématique de Liverpool. Il y est né, il joue chez les Reds depuis le début de sa carrière et ne souhaite jamais porter un autre maillot. Forcément, une telle fidélité romantique force le respect. Il motive dans le vestiaire, sonne les révoltes sur le terrain et suscite l’admiration dans les tribunes. L’idole d’Anfield a raté son début de saison – à l’image du club. Mais jeudi, il a sauvé son équipe d’une défaite contre Naples à domicile. Mené 1-0 jusqu’à la 75è minute, Liverpool l’emporte 3-1 : Steven G. marque les trois buts. Dimanche, Chelsea se déplace à Anfield. Capitain Fantastic en profitera peut-être pour lancer sa saison 2010-2011.

L’entraîneur du week-end. Roberto Di Matteo. Ancien international Italien et ancien milieu de terrain de Chelsea, Roberto Di Matteo est devenu entraîneur. Et il le fait plutôt bien. West Broomwich Albion Football Club pointe à la 6ème place, à égalité avec Manchester City. WBA s’est offert cette année : Arsenal, Manchester City en Cup, Fulham ou encore Sunderland. Rien que ça.