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Une nouvelle vidéo du « but du siècle » de Maradona

maradona
Tag à Buenos Aires. Photo : Wagner Fontoura/Mr.Boombust .flickr.cc

La vidéo fait le tour du Web, et pour cause : elle offre une nouvelle vision du « but du siècle » de Diego Maradona lors du quart de finale contre l’Angleterre pendant le Mondial 1986. L’argentin, récupère le ballon dans son camp et remonte tout le terrain, dribllant les joueurs de l’équipe anglaise, laissant la défense sur place et inscrivant un but historique.

L’angle nouveau de la vidéo, prise de derrière le but du gardien anglais, montre au ralenti la facilité avec laquelle l’argentin se défait des défenseurs, qui même en mettant les pieds et les bras pour le retenir en désespoir de cause, ne peuvent rien faire.

Les injustices

La vie est injuste, le football aussi. Il y a bien des arbitres chargés de faire appliquer les lois, mais ce ne sont que des hommes, faillibles donc. Des actions litigieuses très rapides et des petits filous qui en profitent… Parfois, la justice triomphe, parfois non, toute humaine qu’elle est- à l’image de l’attentat de Schumacher sur Battiston. Difficile de tout prévoir, le foot est insaisable, construisant son histoire et ses mythes sur des injustices légendaires, parfois belles et romantiques.

LA MAIN DE DIEU.
Maradona est devenu une légende aussi détestée qu’aimée. C’est lors du match Argentine-Angleterre en Coupe du Monde 1986 que s’est construite, en partie, la légende. Dans ce quart de finale, le meneur de jeu argentin offre un échantillon de ce qu’un joueur est capable de faire de plus beau et de plus scandaleux. Le meilleur – un des plus beaux buts de l’histoire du football – et le pire – «la main de Dieu», l’objet d’une immense polémique. Le geste – anti-sportif – participe à construire la légende du «Pibe del Oro». Maradona est pour certains un génie, pour d’autres un tricheur, et parfois les deux en même temps…

LA FINALE ESPAGNE – PAYS-BAS.
11 juillet 2010 : la finale de la première Coupe du Monde sur le sol africain se déroule au Soccer City Stadium de Johannesburg et oppose deux formations capables de produire du beau jeu : l’Espagne ultra-favorite rencontre les Pays-Bas qui rêvent de titre après deux finales perdues. Pour contrer la Roja et son milieu quasi-imbattable, les Pays-Bas ont un plan : casser le rythme du match et pourquoi pas un ou deux joueurs espagnols. Les mauvais tacles et les coups pleuvent, dangeureux parfois. 14 cartons jeunes, dont 9 pour les Pays-Bas. Agacés, les espagnols sont tendus et sont souvent à deux doigts de se faire justice eux-même. En prolongation, la Roja remporte la finale. Etat d’esprit pourri, mais la justice triomphe cette fois. Ouf.

THE F****** DISGRACE.
5 mai 2009 : le Barça de Guardiola se déplace à Stamford Bridge pour le match de demi-finale retour de Ligue des Champions. Tenu en échec 0-0 à l’aller, le club espagnol doit marquer. L’entraîneur de Chelsea semble avoir trouver la tactique défensive pour gêner Messi et les siens. Le match est tenu, les joueurs sous pression, l’arbitre également. Chelsea ouvre la marque à la 9ème minute. Dans les arrêts de jeu, Iniesta délivre les siens d’une superbe frappe et envoie le FC Barcelone en finale. Pénaltys flagrants non sifflés pour Chelsea, carton rouge qui ne semble pas justifié pour les catalans : indiscutables erreurs d’arbitrage et sentiment d’injustice. Au coup de sifflet final, Drogba arrangue les arbitres et peste contre les injustices, regarde la caméra et lance ceette phrase d’un romantisme rare : «it’s a f******* disgrace». Mais plus qu’une injustice : c’est l’jeu…

ANGLETERRE 1966 : L’INCERTITUDE.
Le seul titre de Champion du Monde pour la nation qui a inventé le football est entaché d’une polémique qui perdure encore aujourd’hui. 30 juillet 1966 : la RFA et l’Angleterre s’affrontent en finale. 2 partout à l’issue du temps réglementaire. En prolongation, le tir de Geoff Hurst s’écrase sur la transversale et retombe derrière la ligne, selon l’arbitre… Les images n’ont pas permis de confirmer le jugement. Derrière la ligne, ou pas, le but est accordé aux anglais, malgré les protestations allemandes. Les anglais marquent un second but et remportent le titre suprême sur une possible injustice : l’analyse des vidéos n’a jamais pu prouver que le ballon avait franchi entièrement la ligne. Il semblerait même, selon des experts anglais, que ce ne soit pas le cas. Comme quoi, ça ne tient pas à grand chose…

Coupes du Monde : la long story / les années 80

Pas de surprise lors des Coupes du Monde 1982 et 1986 : des valeurs sûres du football mondial remportent les trophées. L’Italie emmenée par son buteur inarrêtable Paolo Rossi et l’Argentine du phénomènal Maradona ravissent les titres à des adversaires de qualité : le Brésil de Zico et Socrates ou la RFA entraînée par le Kaiser Beckenbaueur.


Espagne 1982 : l’Italie frappe encore (13 juin- 11 juillet 1982)

Equipes présentes : Italie, RFA, Angleterre, Espagne, Pologne, Belgique, France, Union Soviétique, Hongrie, Ecosse, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Autriche, Irlande du Nord pour l’Europe – Argentine, Brésil, Honduras, Pérou, Chili, Salvador pour l’Amérique du sud – Algérie, Cameroun, Koweït pour l’Afrique et Nouvelle-Zélande pour la zone Asie-Océanie.

L’Espagne post-franquiste accueille cette 12ème édition regardée par plus d’un milliard de personnes et qui est le premier événement sportif diffusé sur les cinq continents. Malgré les précautions de la FIFA, décidée à ne pas laisser une polémique entachée la compétition comme lors du match Argentine-Pérou, ce Mondial sera l’objet de nombreuses discussions : de forts soupçons d’arrangements planent sur le match Autriche-RFA. Pour se qualifier, au dépend de l’Algérie, les deux sélections se seraient mises d’accord pour un « non match » et auraient offert aux spectateurs plus d’une heure de « passe à 10 ».
Le reste de la compétition est âpre et passionnante, à l’image de l’une des rencontres les plus célèbres de l’histoire : RFA – France à Séville le 8 juillet. Les allemands remportent le match aux tirs aux buts. La faute grossière et dangereuse du gardien Harald Schumacher sur le joueur français Patrick Battiston, non- sanctionnée est restée célèbre. L’équipe de France, emmenée par des joueurs de talent comme Michel Plantini, Alain Giresse, Jean Tigana ou encore Marius Trésor et dirigée par Michel Hidalgo, ne parvient certes pas à se qualifier mais laisse entrevoir de belles choses pour son avenir.
En finale, l’Allemagne affronte l’Italie. La Squadra Azzura termine mieux la compétition qu’elle ne l’a commencée, grâce à son buteur Paolo Rossi, auteur d’un triplé contre le Brésil, d’un doublé contre la Pologne et d’un but en finale. L’Italie bat l’Allemagne. Dino Zoff devient le plus vieux joueur et capitaine à soulever le trophée. Malgré une attaque de rêve – Zico, Socrates et Eder – la folie brésilienne n’est pas parvenue à mettre à mal l’efficacité italienne, ni à contenir le meilleur buteur et joueur du tournoi Poalo Rossi. L’Italie rejoint le Brésil au nombre de victoires en coupe du monde.


Mexique 1986 : Vers un second sacre argentin (31 mai – 29 juin 1986)

Equipes présentes : Italie, Bulgarie, Belgique, Danemark, Union Soviétique, France, Hongrie, Espagne, Irlande du Nord, Allemagne de l’Ouest, Ecosse, Angleterre, Pologne, Portugal, Argentine, Mexique, Paraguay, Brésil, Uruguay, Maroc, l’Algérie, Corée du Sud, Irak et Canada.

La FIFA attribue l’organisation du tournoi à la Colombie. Mais le pays ne peut assurer financièrement sa préparation. C’est alors au voisin mexicain, qui possède déjà les infrastructures nécessaires, qu’est confié le déroulement du Mondial 1986. Malgré le tremblement de terre de 1985 qui a frappé le pays, la Coupe du Monde est de retour sur les Terres Mayas. Placé sous le signe de la Paix, le Mondial est surnommé « Football for Peace » en hommage à l’année 1986, « The Year of Peace ».
La FIFA a changé le déroulement de la compétition : les 24 équipes sont réparties en 6 groupes de 4. Les deux premiers se qualifient pour les huitièmes de finale, ainsi que les 4 meilleurs 3ème.
Le Danemark et la Belgique réalisent une bonne performance. Les danois terminent premiers de leur poule et offrent du bon jeu. Ils s’inclinent contre l’Espagne en huitième de finale. Les Belges se qualifient de justesse pour les huitièmes et parviennent à se hisser en demi-finale à Mexico en battant l’Union Soviétique, dont le jeu avait pourtant ébloui les observateurs. Les Diables Rouges, stoppés par la magnifique équipe argentine de Diego Maradona, réalisent tout de même leur meilleure performance dans un mondial.
La prestation de la France est remarquée : le Mondial de 1982 était prometteur, les Bleus ont ensuite remporté l’Euro de 1984. Les joueurs d’Henri Michel ne parviennent pourtant pas à se hisser en finale. Le début de tournoi est timide, mais les Bleus montent en puissance à partir des huitièmes de finale : ils battent l’Italie (2-0), puis le Brésil en quart aux tirs au buts à Guadalajara. S’en suit un air de déjà vu lors de la demi-finale des Bleus contre la RFA. Les allemands, entraînés par Franz Beckenbauer, se jouent cette fois encore de l’équipe de France et poursuivent leur route vers la finale où ils retrouvent l’Argentine de Maradona. Le numéro 10 au caractère de feu s’impose comme le joueur indispensable de la sélection nationale et, à l’issue de ce Mondial, comme le meilleur joueur de la planète. L’Argentine enflamme la compétition, autant par son beau jeu que par ses polémiques. Ainsi, le match mythique contre l’Angleterre en quart de finale est le reflet des deux visages du numéro 10 argentin, capable du meilleur – le plus beau but de l’histoire – et du pire – la « main de Dieu » qui reste dans la légende comme un geste mystique pour certains et une triche énorme pour d’autres. L’Argentine est quasi-intouchable grâce à son meneur de jeu que rien ne semble pouvoir arrêter. Maradona marque les deux buts contre la Belgique en demi-finale et qualifie à lui seul l’Argentine qui remporte la finale en 3-2 face à la RFA.