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Coupe du Monde 2010 : les qualifiés pour les huitièmes

On connaît les qualifiés pour les huitièmes de finale de la première Coupe du monde de l’histoire sur le continent africain. A mi-parcours, le constat est là : l’édition 2010 restera dans les annales à plus d’un titre. Des évidences, certes ; de grosses surprises, surtout.

L’AMERIQUE CONQUERANTE

La joie des joueurs des USA après leur victoire contre l'Algérie. Photo : jasonwhat.flickr.cc
La joie des joueurs des USA après leur victoire contre l’Algérie. Photo : jasonwhat.flickr.cc

C’est simple : à part le Honduras, toutes les équipes du continent américain engagées seront en huitième. Des favoris (Argentine, Brésil) aux outsiders (Uruguay, Mexique, Paraguay, Chili et Etats-Unis), elles seront toute là. Comme un message pour l’Europe des stars, c’est, outre un savoir technique et tactique maîtrisé, leur collectif solidaire qui les aura amenées là, parfois sur le fil du rasoir et avec difficultés. L’Argentine tient son rang et son jeu est certainement le plus léché et agréable. Le Brésil un peu moins serein que prévu se qualifie sans trop forcer. Au courage pour les autres, le continent américain sera dignement représenté…

L’AFRIQUE A LA RAMASSE

Sur 6 équipes africaines engagées, une seule est parvenue à se qualifier pour les huitièmes de finale. Le continent attendait beaucoup de ses sélections emmenées par des stars mondiales. Pas de miracle pour la Côte d’Ivoire de Drogba et le Cameroun de Samuel Eto’o. Fin du Mondial. Faible techniquement, le Nigéria a tout bonnement déçu et l’Algérie, inexpérimentée, n’a pas réussi à réitérer les exploits de la qualification. Enfin l’Afrique du Sud, malgré le soutien de son peuple et des vuvuzélas, est la première équipe hôte à ne pas atteindre les huitièmes. Les Bafanas-Bafanas ont tout de même terminé leur Mondial sur une victoire contre la France. Dans un groupe serré, le Ghana se qualifie grâce à une victoire contre la Serbie, un match nul contre l’Australie et une défaite contre l’Allemagne. Les sélections africaines doivent revoir leurs copies.

L’EUROPE A BOUT DE SOUFFLE

14 sélections européennes engagées, 6 qualifiées, dans la difficulté. Fatigue des joueurs, suffisance, système de jeu trop connu et facile à contrer : il y a des raisons. L’Angleterre de Capello se qualifie dans la douleur. La presse anglaise avait pourtant titré au lendemain du tirage au sort « EASY », qualificatif attribué au groupe réunissant l’Algérie, la Slovénie et les Etats-Unis. Confiance, supériorité… L’Allemagne commence en trombe en infligeant un 4-1 indiscutable à l’Australie. Mais contre les Serbes, médiocres, la Nazional Manschaft ne peut même accrocher le match nul. Il faut une courte victoire contre le Ghana pour permettre à l’Allemagne de rejoindre les huitièmes, non sans mal. Le premier match de l’Espagne fit l’effet d’une bombe : la Roja défaite contre la Suisse, par le plus petit des écarts. Un jeu parfois stéréotypé de la sélection que les observateurs voient déjà championne du Monde : passe courte en une touche de balle, qui n’est pas sans rappeler le Barça. Comme un symbole, la Suisse se la joue Inter de Milan, ultra-défensive, ultra-disciplinée, laissant le ballon aux espagnols, attendant le contre. Un coup de tonnerre pour les joueurs ibériques, arrivés sur la pelouse pleins de certitude. Les hommes de Vicente del Bosque se reprennent et se qualifient pour les huitièmes. Rassurés, pour l’instant. Ce fut plus simple pour les Pays-Bas et le Portugal. Les Hollandais assument pour l’instant leur statut de favori, assurés dès le deuxième match de poursuivre la compétition. Dans le groupe de la mort, le Portugal fait jeu égal avec le Brésil, tient en échec la Côte d’Ivoire et lamine, 7-0, la Corée du Nord. La Slovaquie élimine l’Italie. Plus faible techniquement et individuellement, le collectif et la solidarité de cette petite équipe auront eu raison du Champion du monde en titre.
Out donc France, Italie, Serbie, Danemark, Grèce, Slovénie, Suisse. Pour les trois derniers, c’était prévisible. En revanche, les finalistes de la dernière édition auront brillé par leur médiocrité et la France aura éclaboussé le monde d’un ridicule qui restera dans l’histoire de la Coupe du monde, autant sur le terrain qu’en dehors.
France et Italie, les meilleurs ennemis, ne se qualifient pas dans les deux groupes les plus faibles du Mondial. Le séjour en terre africaine n’aura pas duré bien longtemps. C’est décevant également pour la Serbie – qualifiée pour le Mondial sans passer par les barrages – que les observateurs annonçaient plus forte que ce qu’elle a montré. Aurait pu mieux faire.

L’ASIE ETONNE

Match opposant l'Argentine et la Corée du Sud. La Corée du Sud se qualifie pour les huitièmes de finale. Photo : DundasFootballClub.flickr.cc
Match opposant l’Argentine et la Corée du Sud. La Corée du Sud se qualifie pour les huitièmes de finale.
Photo : DundasFootballClub.flickr.cc

Rigoureuses, disciplinées et solidaires : les équipes asiatiques sont en progrès, incontestablement. Petits gabarits techniques et gros collectifs, elles n’ont pas loupé le rendez-vous africain. 3 sélections engagées, 2 qualifiées. Bon score. La Corée du Sud se qualifie en huitième, dans un groupe loin d’être évident (Argentine, Nigéria, Grèce). Le Japon, considéré comme le plus faible de sa poule au début de la compétition s’octroie une place en huitième, laissant Danemark et Cameroun sur place. Rien que ça. La Corée du Nord rentre au pays, après une grosse défaite contre le Portugal, mais aura eu le mérite d’accrocher les quintuples champions du monde brésiliens. Rien que ça.

LES EQUIPES SURPRISES

Soyons sport et classe – en ces temps tourmentés, ce n’est pas si courant – et saluons la performance de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie. Le football n’y est pas un sport national. Pourtant, pour elles, le Mondial est bon : la Nouvelle-Zélande n’a pas perdu un match et l’Australie s’est même offerte le luxe de battre la Serbie et de faire jeu égal avec le Ghana.

Coupes du Monde : la long story / les années 2000

Pour la première édition en Asie, les magiciens brésiliens enlèvent le trophée lors du Mondial 2002, grâce notamment à un Ronaldo en état de grâce. L’Italie s’adjuge le titre suprême à Berlin en 2006, face à la France, après une finale épique, lors de laquelle eut lieu le coup de tête le plus célèbre de l’histoire du football.

Corée – Japon 2002 : Le Brésil de Ronaldo reprend ses droits (31 mai – 30 juin 2002)

Equipes présentes : Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay, Costa Rica, Mexique, Etats-Unis, Cameroun, Nigéria, Afrique du Sud, Tunisie, Arabie Saoudite, Corée du Sud, Belgique, Danemark, Allemagne, Angleterre, France, République d’Irlande, Italie, Croatie, Pologne, Portugal, Russie, Suède, Slovénie, Espagne et Turquie.

Pour la première fois de l’histoire, l’organisation du Mondial est confiée à deux pays conjointement et se déroule sur le continent asiatique. De nouvelles nations font leur entrée dans la compétition : l’Equateur, la Chine, la Slovénie et le Sénégal.
Championne du Monde en titre, la France ne marque aucun but, ne prend aucun point. C’est la pire performance réalisée par un champion du Monde sortant. Zinédine Zidane ne participe pas au premier match contre le Sénégal, perdu par les Bleus. Contre le Paraguay, les français ne peuvent faire mieux qu’un match nul. Une défaite contre le Danemark lors du dernier match des poules met fin aux minces espoirs des Bleus.
La grosse surprise vient de la Corée du Sud et des Etats-Unis qui se qualifient aux dépens du Portugal, favori, et de la Pologne. Si les Etats-Unis sont stoppés en quart de finale par l’Allemagne, future finaliste, la Corée du Sud boostée par son public réalise un parcours inattendu. L’équipe surprise d’Asie bat l’Italie en huitième, l’Espagne en quart. L’Allemagne met fin à cette dynamique de victoire. Des soupçons pèsent sur la neutralité de l’arbitrage qui permit à la Corée du Sud d’atteindre les demis. Des actions litigieuses contre le Portugal, l’Italie ou l’Espagne auraient bénéficié à la Corée du Sud.
L’Angleterre sort du groupe de la mort (Suède, Argentine et Nigéria) mais est stoppée par le Brésil en quart de finale. L’Argentine ne se qualifie pas pour les huitièmes.
La Seleção élimine la Belgique – avec l’aide d’un « coup de pouce » de l’arbitre qui refuse aux Belges un but valable – puis l’Angleterre et retrouve en finale l’Allemagne qui doit faire sans son meneur de jeu et buteur Michael Ballack. Ronaldo marque à deux reprises dans la seconde mi-temps (le premier sur une erreur du gardien Oliver Kahn) et devient le meilleur buteur de l’histoire du tournoi avec 16 buts, devant l’allemand Gerd Müller. Le capitaine de la Seleção, Cafu est le seul joueur à disputer trois finales successives. Le Brésil remporte sa cinquième coupe du monde.

Allemagne 2006 : Le Sommermächen de la Squadra Azzura (9 juin – 9 juillet 2006)

Equipes présentes : Costa Rica, Etats-Unis, Mexique, Argentine, Brésil, Equateur, Paraguay, Allemagne, Angleterre, Croatie, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Serbie-et-Monténégro, Suède, Tunisie, Arabie Saoudite, Corée du Sud, Iran, Japon et Australie.

La Coupe du Monde de la FIFA retrouve le continent européen. Le président du comité d’organisation est l’emblématique Franz Beckenbauer.
La France sort des poules de justesse après un début de compétition timide. Mais les Bleus se défont d’adversaires de grande qualité et aux ambitions importantes lors des confrontations directes : ils éliminent une Espagne accrocheuse, puis les magiciens brésiliens et les portugais déterminés qui avaient battu l’Angleterre. Le milieu de terrain Zinédine Zidane laisse parler sa classe et son immense technique, épaulé par des joueurs d’expérience et de talent comme Patrick Viera, Lilian Thuram, Thierry Henry et Franck Ribéry.
L’Allemagne, chez elle, fait un tournoi solide. En quart de finale, elle élimine l’Argentine et se retrouve en demi-finale face à l’Italie. La Squadra Azzura n’a pas survolé le début du tournoi : elle s’est timidement imposée face à l’Australie et l’Ukraine. Mais son réalisme a raison de la Manschaft et elle accède à la finale contre la France, qui se joue à Berlin le 9 juillet 2006. Le mach reste marqué par l’expulsion de Zindédine Zidane, le meilleur joueur de la compétition, suite à un coup de tête sur le défenseur italien Marco Materazzi. Ainsi s’achève une brillante carrière internationale. Le score de 1-1 partout à la fin des prolongations emmène les 2 équipes aux tirs au but. David Trezeguet rate son tir et l’Italie remporte son 4ème titre de champion du monde. Fabio Cannavaro fête sa 100ème sélection avec l’équipe nationale et est désigné meilleur joueur de la compétition juste derrière Zidane.

Coupes du Monde : la long story / les années 90

Les Coupes du Monde des années 90 sont pleines de surprises : des équipes inattendues réalisent de beaux parcours à l’image du Cameroun de Roger Milla ou de la Roumanie de Gheorghe Hagi. Après la RFA en 1990 et le Brésil en 1994, la France décroche enfin sa première Coupe du Monde de l’histoire devant son public.

Italie 1990 : L’Allemagne s’offre une revanche et un triplé (8 juin – 8 juillet 1990)

Equipes présentes : Italie, RFA, Espagne, Angleterre, Tchécoslovaquie, la Roumanie, Ecosse, Belgique, Irlande, Yougoslavie, Autriche, Pays-Bas, Union Soviétique, Suède, Etats-Unis, Emirats Arabes Unis, Corée du sud, Egypte, Argentine, Costa Rica, Colombie, Uruguay, Brésil, Cameroun.

Triple championne du Monde, l’Italie n’a pas accueilli le tournoi depuis 1934. L’organisation de la compétition lui est confiée. Le Cameroun participent également au tournoi. Les Lions Indomptables du Cameroun font leur festival et la botte italienne devient leur terrain de jeu : l’équipe africaine rencontre l’Argentine lors du match d’ouverture à Milan. Même réduit à 9, les coéquipiers de Roger Milla, 38 ans, rentré à 10 minutes de la fin du match, remportent la rencontre 2 – 0 créant la surprise. Lors de son deuxième match, le Cameroun bat la Roumanie grâce à 2 buts de Roger Milla, rentré cette fois à la 58ème minute. Si la dernière rencontre de la poule se solde par une défaite sèche contre l’Union Soviétique, le vétéran et son équipe créent la sensation de ce début de Mondial. Les Lions Indomptables se défont de la Colombie mais sont stoppés en quart par l’Angleterre.
L’Argentine met un terme aux espoirs italiens de victoire finale : malgré l’excellente et surprenante Coupe du Monde de l’attaquant Salvatore Toto Schillaci, la Squadra Azzura perd en demi-finale à Naples aux tirs au but. Si le public napolitain a plus encouragé Diego Maradona que la Nazionale, il n’en est pas de même en finale à Rome contre la RFA, où la star de l’équipe de Naples sera conspuée par le public romain.
La finale 1990 est la même que celle de l’édition précédente, l’occasion pour les Allemands de Beckenbauer de prendre une revanche contre l’Argentine. La RFA, première équipe à se hisser en finale de la coupe du monde trois fois de suite, ne rate pas le coche : grâce à un but marqué sur penalty de Andreas Brehme, le RFA remporte la troisième coupe du monde de son histoire.

Etats-Unis 1994 : Le Brésil 4 étoiles (17 juin – 17 juillet 1994)

Equipes présentes : Brésil, Argentine, Italie, Allemange, Bulgarie, Roumanie, Pays-Bas, Belgique, Espagne, Russie, Suède, Suisse, Norvège, Grèce, République d’Irlande, Cameroun, le Maroc, le Nigéria, l’Arabie Saoudite, Mexique, Colombie, Bolivie et Corée du Sud.

Aux Etats-Unis, il y a le « football »… mais il est « américain ». Pour tenter d’implanter le « soccer » outre-atlantique, la FIFA décide de confier l’organisation de la Coupe du Monde au pays de l’Oncle Sam, avec des nouveautés dans la forme (la victoire à 3 points) et dans le jeu (la passe en retrait interdite au gardien).
La Roumanie de Gheorghe Hagi fait un étonnant parcours qui s’achève en quart de finale contre la Suède de Henrik Larsson. Sur leur chemin, les roumains battent la sélection argentine en huitième de finale. Malgré la forme et la puissance de son attaquant Gabriel Batistuta, l’équipe sud-américaine ne se sort que laborieusement des poules. Maradona, le meneur de jeu de génie, est contrôlé positif dés le premier match. Exclu de la compétition, la sortie du Pibe del Oro par la petite porte n’est pas à la hauteur de l’immensité de son talent. Sans lui, l’Argentine peine et perd.
Les équipes africaines ne sont pas venues aux Etats-Unis pour y faire de la figuration. Mais le Cameroun – et son buteur d’expérience Roger Mila, 42 ans – ne parvient pas à sortir des poules et est même écrasé par la Russie, 6-1. Le Nigéria, lui, termine premier de son groupe mais est stoppé en huitième de finale contre l’Italie, future finaliste. L’équipe d’Arrigo Sacchi se défait de la Bulgarie, de l’Allemagne de Rudi Völler et Jürgen Klinsman, grâce à un Roberto Baggio qui classe parler sa grande classe.
La Squadra Azzura affronte en finale l’ennemi brésilien. Les stars sud-américaines, parmi lesquelles Bebeto, Romario, Rai, ont sorti les Etats-Unis (1-0), les Pays-Bas (péniblement 3-2), puis la Suède (1-0).
La finale se joue à Passadena et s’achève sur un score nul et vierge. La décision se fait aux tirs aux buts. Roberto Baggio manque le dernier et le Brésil remporte son 4ème titre de Champion du Monde.
Cette édition est malheureusement connue pour la tragédie qui endeuille l’équipe colombienne. Un début de tournoi tonitruant et un jeu d’une fluidité remarquable avait donné l’espoir à toute une nation. Malheureusement, le but contre son camp du défenseur Andrès Escobar mis fin au parcours colombien. Quelques jours après son retour au pays, le joueur est assassiné.

France 1998 : Le sacre des Bleus (10 juin – 12 juillet 1998)

Equipes présentes : Brésil, Norvège, Maroc, Ecosse, Italie, Autriche, Cameroun, Chili, France, Danemark, Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Nigéria, Paraguay, Espagne, Bulgarie, Pays-Bas, Mexique, Belgique, Corée du Sud, Allemagne, Yougoslavie, Iran, Etats-Unis, Roumanie, Angleterre, Colombie, Tunisie, Argentine, Croatie, Jamaïque, Japon.

C’est à la France qu’est confiée l’organisation de la Coupe du Monde 1998. Fernand Sastre, à l’origine de la candidature et co-président du comité d’organisation, décède quelque mois avant le début de la compétition.
Des sélections impressionnent : la Norvège, le Danemark et la Croatie. Les Norvégiens parviennent à sortir de leur groupe, après une victoire surprise dans les dernières minutes du match contre le Brésil. Ils sont éliminés en huitième de finale contre l’Italie. Les Danois qui terminent deuxième de leur groupe après la France, se défont facilement du Nigéria en huitième de finale (4-1). Il faut alors tout le talent des brésiliens pour stopper les danois en quart de finale, sur le score de 3-2. La Croatie, pour sa 1ère participation sous ce nom, se hisse jusqu’en demi-finale, avant d’être battue par la France. Son attaquant Davor Suker est le meilleur buteur de la compétition.
Le Pays-Bas sont de retour dans l’élite : Dennis Bergkamp, Edgar Davids et autres Patrick Kluivert terminent 1er de leur groupe, battent la Yougoslavie en huitième et créent la sensation en sortant l’Argentine. Les bataves échouent face au Brésil en demi-finale. L’Angleterre quant à elle compte dans ses rangs des joueurs d’expérience, tels Alan Shearer, et des jeunes de talent comme David Beckham ou Michael Owen auteur du plus beau but du tournoi. Au terme de l’un des plus beaux matchs de la Coupe du Monde, marqué par le carton rouge reçu par Beckham, l’Angleterre est éliminée par l’Argentine aux tirs au but.
Le Brésil, grand favori du tournoi, se hisse en finale en éliminant ses adversaires assez facilement, exception faite des Pays-Bas qui emmènent les sud-américains en prolongation et aux tirs au but. Le Brésil affronte la France qui est parvenue, au terme d’un tournoi sérieux et rigoureux à atteindre la finale. Les Bleus remportent leurs trois matchs dans la phase de poule. En huitième de finale, la délivrance arrive à la 113ème minute grâce au but en or de Laurent Blanc contre le Paraguay. Les co-équipiers de Didier Deschamps doivent s’armer de patience contre l’Italie en quart de finale : les 2 équipes se neutralisent et les tirs aux buts feront la différence. Le tir décisif de Luigi Di Biagio s’écrase sur la transversale de Fabien Barthez et envoie la France en demi-finale. Les croates prennent les choses en main au début de la seconde mi-temps grâce au buteur maison Davor Suker. Lilian Thuram inscrit dans la foulée le but égalisateur, puis enfonce le clou à la 69ème minute.
En finale, l’équipe de France prend l’avantage en 1ère mi-temps grâce à 2 buts de la tête sur corner inscrit par son meneur de jeu Zinedine Zidane. Un 3ème but en contre d’Emmanuel Petit vient sceller la 1ère victoire en coupe du monde remportée par la France. Cette victoire préfigure une grande liesse populaire qui s’empare du pays et les espoirs d’une société unie à l’image de son équipe « black-blanc-beur ».

Coupes du Monde : la long story / les années 80

Pas de surprise lors des Coupes du Monde 1982 et 1986 : des valeurs sûres du football mondial remportent les trophées. L’Italie emmenée par son buteur inarrêtable Paolo Rossi et l’Argentine du phénomènal Maradona ravissent les titres à des adversaires de qualité : le Brésil de Zico et Socrates ou la RFA entraînée par le Kaiser Beckenbaueur.


Espagne 1982 : l’Italie frappe encore (13 juin- 11 juillet 1982)

Equipes présentes : Italie, RFA, Angleterre, Espagne, Pologne, Belgique, France, Union Soviétique, Hongrie, Ecosse, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Autriche, Irlande du Nord pour l’Europe – Argentine, Brésil, Honduras, Pérou, Chili, Salvador pour l’Amérique du sud – Algérie, Cameroun, Koweït pour l’Afrique et Nouvelle-Zélande pour la zone Asie-Océanie.

L’Espagne post-franquiste accueille cette 12ème édition regardée par plus d’un milliard de personnes et qui est le premier événement sportif diffusé sur les cinq continents. Malgré les précautions de la FIFA, décidée à ne pas laisser une polémique entachée la compétition comme lors du match Argentine-Pérou, ce Mondial sera l’objet de nombreuses discussions : de forts soupçons d’arrangements planent sur le match Autriche-RFA. Pour se qualifier, au dépend de l’Algérie, les deux sélections se seraient mises d’accord pour un « non match » et auraient offert aux spectateurs plus d’une heure de « passe à 10 ».
Le reste de la compétition est âpre et passionnante, à l’image de l’une des rencontres les plus célèbres de l’histoire : RFA – France à Séville le 8 juillet. Les allemands remportent le match aux tirs aux buts. La faute grossière et dangereuse du gardien Harald Schumacher sur le joueur français Patrick Battiston, non- sanctionnée est restée célèbre. L’équipe de France, emmenée par des joueurs de talent comme Michel Plantini, Alain Giresse, Jean Tigana ou encore Marius Trésor et dirigée par Michel Hidalgo, ne parvient certes pas à se qualifier mais laisse entrevoir de belles choses pour son avenir.
En finale, l’Allemagne affronte l’Italie. La Squadra Azzura termine mieux la compétition qu’elle ne l’a commencée, grâce à son buteur Paolo Rossi, auteur d’un triplé contre le Brésil, d’un doublé contre la Pologne et d’un but en finale. L’Italie bat l’Allemagne. Dino Zoff devient le plus vieux joueur et capitaine à soulever le trophée. Malgré une attaque de rêve – Zico, Socrates et Eder – la folie brésilienne n’est pas parvenue à mettre à mal l’efficacité italienne, ni à contenir le meilleur buteur et joueur du tournoi Poalo Rossi. L’Italie rejoint le Brésil au nombre de victoires en coupe du monde.


Mexique 1986 : Vers un second sacre argentin (31 mai – 29 juin 1986)

Equipes présentes : Italie, Bulgarie, Belgique, Danemark, Union Soviétique, France, Hongrie, Espagne, Irlande du Nord, Allemagne de l’Ouest, Ecosse, Angleterre, Pologne, Portugal, Argentine, Mexique, Paraguay, Brésil, Uruguay, Maroc, l’Algérie, Corée du Sud, Irak et Canada.

La FIFA attribue l’organisation du tournoi à la Colombie. Mais le pays ne peut assurer financièrement sa préparation. C’est alors au voisin mexicain, qui possède déjà les infrastructures nécessaires, qu’est confié le déroulement du Mondial 1986. Malgré le tremblement de terre de 1985 qui a frappé le pays, la Coupe du Monde est de retour sur les Terres Mayas. Placé sous le signe de la Paix, le Mondial est surnommé « Football for Peace » en hommage à l’année 1986, « The Year of Peace ».
La FIFA a changé le déroulement de la compétition : les 24 équipes sont réparties en 6 groupes de 4. Les deux premiers se qualifient pour les huitièmes de finale, ainsi que les 4 meilleurs 3ème.
Le Danemark et la Belgique réalisent une bonne performance. Les danois terminent premiers de leur poule et offrent du bon jeu. Ils s’inclinent contre l’Espagne en huitième de finale. Les Belges se qualifient de justesse pour les huitièmes et parviennent à se hisser en demi-finale à Mexico en battant l’Union Soviétique, dont le jeu avait pourtant ébloui les observateurs. Les Diables Rouges, stoppés par la magnifique équipe argentine de Diego Maradona, réalisent tout de même leur meilleure performance dans un mondial.
La prestation de la France est remarquée : le Mondial de 1982 était prometteur, les Bleus ont ensuite remporté l’Euro de 1984. Les joueurs d’Henri Michel ne parviennent pourtant pas à se hisser en finale. Le début de tournoi est timide, mais les Bleus montent en puissance à partir des huitièmes de finale : ils battent l’Italie (2-0), puis le Brésil en quart aux tirs au buts à Guadalajara. S’en suit un air de déjà vu lors de la demi-finale des Bleus contre la RFA. Les allemands, entraînés par Franz Beckenbauer, se jouent cette fois encore de l’équipe de France et poursuivent leur route vers la finale où ils retrouvent l’Argentine de Maradona. Le numéro 10 au caractère de feu s’impose comme le joueur indispensable de la sélection nationale et, à l’issue de ce Mondial, comme le meilleur joueur de la planète. L’Argentine enflamme la compétition, autant par son beau jeu que par ses polémiques. Ainsi, le match mythique contre l’Angleterre en quart de finale est le reflet des deux visages du numéro 10 argentin, capable du meilleur – le plus beau but de l’histoire – et du pire – la « main de Dieu » qui reste dans la légende comme un geste mystique pour certains et une triche énorme pour d’autres. L’Argentine est quasi-intouchable grâce à son meneur de jeu que rien ne semble pouvoir arrêter. Maradona marque les deux buts contre la Belgique en demi-finale et qualifie à lui seul l’Argentine qui remporte la finale en 3-2 face à la RFA.