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Les déclarations les plus homophobes du football

Au lendemain du coming out de Thomas Hitzlsperger, ancien international allemand, dans une interview donnée au magazine Die Zeit, quelques joueurs en activité ont salué le courage de l’ancien joueur d’Everton. Force est de constater qu’il n’est pas facile d’être homo et footballeur professionnel, à en croire les nombreuses déclarations homophobes recensées dans le monde du ballon rond. Florilège.

Marcos Ceara sous les couleurs du PSG lors d'un match contre l'Atlético Madrid en 2009. Photo : psgmag.net.flickr.cc
Marcos Ceara sous les couleurs du PSG lors d’un match contre l’Atlético Madrid en 2009. Photo : psgmag.net.flickr.cc

Alex, défenseur du PSG, et Marcos Ceara, ancien joueur du PSG, et pasteur évangélique
Mercredi 8 janvier, Canal + Sport diffuse dans son émission « Enquêtes de foot » un documentaire – Jésus Football Club – sur la ferveur religieuse des joueurs sud-américains sur les terrains de football. Alex, défenseur brésilien du PSG, lâche au cours de l’interview : « Dieu aurait créé non pas Adam et Eve mais Adam et Yves » à propos de sa position sur l’homosexualité. Marcos Ceara, qui a baptisé Blaise Matuidi actuel milieu de terrain des Bleus, déclare quant à lui : « Je ne suis pas vraiment pour l’homosexualité. Cela sort un petit peu du projet de Dieu ».

Sep Blatter, actuel président de la FIFA
Lors d’une conférence de presse en 2010 à propos de l’attribution de la Coupe du Monde au Qatar en 2022 et du respect des droits LGBT : « Je pense qu’ils (les homosexuels) devraient juste s’abstenir de toute activité sexuelle ». Devant une assemblée gênée, il précise : « Nous sommes ouverts à tous et je crois qu’il ne devrait y avoir aucune discrimination pour aucun être humain ». Une précision utile.

Antonio Cassano, attaquant italien, international
Il répond en conférence de presse à des rumeurs à propos de deux joueurs de la sélection italienne métrosexuels et homosexuels : « C’est quoi un métrosexuel ? S’il y a des « pédés » c’est leur problème, j’espère qu’il n’y en a pas dans l’équipe nationale. Mais s’ils sont « pédés » c’est leur affaire. Y en-a-t-il ? Je ne sais pas. » L’UEFA le condamne à 15 000 euros d’amende. Il présente des excuses dans la foulée.

Didier Deschamps en 2011, alors entraineur de l'OM. Photo : mustapha.ennaimi.flickr.cc
Didier Deschamps en 2011, alors entraineur de l’OM. Photo : mustapha.ennaimi.flickr.cc

Didier Deschamps, ancien joueur et international français, sélectionneur de l’équipe de France
Entraîneur de la Juventus Turin au moment de sa remontée en Série A en 2007, il s’exprime sur la couleur rose du maillot de la Vieille Dame créé pour fêter le retour du club dans l’élite : « Cette couleur ne me plaît pas parce qu’en France c’est la couleur des gays. » Il revient quelques jours plus tard sur ces propos : « Je me suis rendu compte que j’ai fait une plaisanterie maladroite qui peut avoir blessé la sensibilité de nombre de personnes auxquelles je fais mes excuses ».

Mateja Kezman, directeur sportif du FK Vojvodina
Ancien joueur de Chelsea et du PSG reconverti directeur sportif en Serbie, interrogé par un journaliste à propos de la participation de Louis Van Gaal, Ronald de Boer et le président de la fédération néerlandaise de football à la Gay Pride d’Amsterdam à l’été 2013, Kezman déclare : « L’homosexualité est une maladie qu’on ne doit pas promouvoir. J’ai un problème avec ça. Je n’aimerais pas si la Fédération Serbe de Football décidait de supporter la cause gay ».

Guy Lacombe, ancien entraineur de Sochaux, de Rennes, de Monaco et du PSG, actuel responsable de la formation des cadres techniques de la DTN (Direction Technique Nationale) de la Fédération Française de Football
En conférence de presse en 2009 après une défaite de son équipe – Monaco – contre Valenciennes à propos de la prestation de ses joueurs, il ose une comparaison glissante : « Moi j’ai trouvé que certains faisaient du patinage artistique ce soir. À votre avis, c’est un sport de quoi…? ». Bonne question.

Marcello Lippi, entraineur italien, ancien sélectionneur de l’équipe nationale
Les propos datent de 2009 à l’occasion de l’annonce de la liste de joueurs pour la Coupe du Monde : « Je crois que, parmi les joueurs, il n’y a pas d’homosexuels. En 40 ans de carrière, je n’en n’ai jamais rencontré et on ne m’en a jamais parlé ».

Vlatko Markovic, ancien joueur croate, ancien entraineur et ancien président de la Fédération Croate de Football
A la question posée par un journaliste : « Avez-vous déjà rencontré un joueur gay ? », la réponse du président de la Fédération Croate fuse : « Non, heureusement qu’il n’y a que des personnes saines qui jouent au football ». Devant le tollé que provoque cette réponse, feu Vlatko Markovic présente ses excuses et affirme qu’il n’a « absolument rien contre des représentants des minorités, et en particulier celles aux penchants homosexuels ». Ouf. L’UEFA l’a quand même condamné à 10 000 euros d’amende.

Louis Nicollin, président du club de Montpellier
A l’issue d’un match de Ligue 1 entre Auxerre et Montpellier en 2009, Louis Nicollin s’exprime sur la performance de Benoît Pedretti, joueur Bourguignon : « Pedretti a tout commandé sur le terrain, mais celui-là, quand il viendra à Montpellier, on va s’en occuper. Ce type est une petite tarlouze! ». Interrogé quelques mois plus tôt dans la presse : « Un clip sur le racisme, je suis prêt à le passer dès demain matin. Mais sur l’homophobie… Après, ce sera quoi, les femmes battues ? ». Plus tard, il participe à un clip de lutte contre l’homophobie. Comme quoi tout est possible.

Ces agents de joueurs qui vont faire le mercato

Jorge Mendes, Jean-Pierre Bernès. Ils sont agents de joueurs de football et s’activent depuis quelques mois pour défendre les intérêts de leurs clients et négocier d’éventuels transferts avec de grands clubs, parfois à prix d’or.

Jorge Mendes

Ils sont célèbres dans le monde du ballon rond. Jean-Pierre Bernès pour la France : cet ancien membre de la direction de l’OM pendant les années Tapie est écarté du monde du football en 1994 suite à l’affaire OM-VA. La FFF lui interdit à vie de reprendre une licence pour revenir dans le monde du football, mais la FIFA lève l’interdiction deux années plus tard. Il revient dans le football en tant qu’agent de joueur, et non des moindres : Jérémy Ménez, Samir Nasri, Franck Ribéry, Laurent Blanc ou encore Didier Deschamps font appel à lui pour gérer leurs intérêts. Un passé sulfureux – il a également été condamné dans l’affaire des comptes de l’OM – mais Jean-Pierre Bernès s’est imposé comme un agent puissant dans le monde du football.

A l’étranger, Jorge Mendes est certainement le plus célèbre et celui qui, partit de pas grand chose, a réussi à en faire de grandes. Il a déjà réalisé les gros transferts de deux de ces protégés vers l’AS Monaco, dirigé par le millionnaire russe Rybolovlev : Moutinho et James Rodriguez, en provenance de Porto, joueront sous les couleurs monégasques la saison prochaine, pour la bagatelle de 70 millions d’euros. Le plus gros coup du mercato est pour le moment la signature de Falcao, l’attaquant colombien qui a éclaté à l’Athletico Madrid et fait rêver les plus grands clubs du monde. Il rejoint également le Rocher, un promu qui ne jouera pas l’Europe. Jorge Mendes, agent et conseiller, c’est une entreprise – Gestifute – qui gère une cinquantaine de joueurs portugais et d’Amérique du sud. Agent du spécial One Mourinho depuis qu’il a remporté la coupe de l’UEFA avec Porto, Jorge Mendes a fait la pluie et le beau temps ces dernières années en Liga : Pepe, Coentrao, Di Maria ou encore Cristiano Ronaldo. Nul doute qu’il continuera cet été sur le marché des transferts.

Didier, je t’aime, moi non plus

Deux victoires. C’est le bilan rachitique du début de saison marseillais. Et comme à chaque fois, l’entraineur Didier Deschamps est considéré, par les supporters, comme le principal responsable. A tort, ou à raison ?

Deschamps a bien raison : « Venir gagner ici, après ce qu’on a connu, c’est une très bonne chose.» Après la 2ème victoire de la saison face à l’Olympiakos en Ligue des Champions mardi dernier, on peut dire que l’OM revient de loin. Auteur d’un début de saison catastrophique, l’important était bel et bien de gagner pour l’équipe phocéenne. « Peu importe la méthode, c’est le résultat qui compte », pourrait presque dire le coach olympien. A l’image d’un Mourinho, la « Desch » base, avant tout, son travail sur la victoire. En 2010, Deschamps a notamment misé sur l’enthousiasme d’une victoire en Coupe de la Ligue pour remotiver ses troupes, et ensuite empocher un titre de champion de France.

« Joue-la comme Barça »

Mais cette année, la donne est différente. Cédant sûrement aux sirènes des adeptes du beau jeu, de la mode barcelonaise, mais aussi de critiques émanant de certains supporters olympiens, le champion du monde a tenté d’instiguer ses joueurs à pratiquer un jeu plus alléchant : « Didier Deschamps a mis l’accent sur le jeu collectif. Beaucoup d’exercices à l’entraînement sont basés sur la conservation du ballon, le jeu en une touche, en triangle. C’est un projet de jeu qui lui tient à cœur mais il y a des risques et on les vit en ce moment, c’est-à-dire, moins de solidité. C’est aussi perturbé par quelques erreurs individuelles. Il y a une envie d’aller vers l’avant que l’on paye le prix fort » affirmait son adjoint Guy Stéphan, il y a encore quelques semaines.

Nouvelle philosophie de jeu, alibi douteux ?

L’intention est certes louable, mais est-ce la seule explication valable à ce marasme olympien ? N’est-il pas plus sensé de pointer du doigt un mercato famélique ? Jusqu’à aujourd’hui, aucune des six recrues estivales n’a véritablement convaincu. Pire, on parle même d’erreur de casting à propos d’Alou Diarra, symbole d’un recrutement raté. Déjà priorité de l’entraineur marseillais l’année dernière, l’international français, arrivé pour 5 millions d’euros cet été, est sans doute la plus décevante des recrues phocéennes. Inexistant sur le terrain, on se demande encore comment l’OM a pu recruter un joueur qui brille par sa transparence depuis maintenant deux ans.

Deschamps ou l’Optimisme

Malgré cela, l’Olympique de Marseille reste, aux yeux des observateurs, un des favoris pour la course au titre. Mais pour que la Canebière vibre à un 10ème titre de champion de France, Didier Deschamps a tout intérêt à revenir à ses fondamentaux, et arrêter de se voiler la face : il ne peut pratiquer une philosophie de jeu attrayante avec un tel effectif. L’équipe marseillaise souffre de carences dans la technicité et l’intelligence de jeu criantes, à l’image d’un Gignac brouillon ou encore d’un Kaboré quidam. A la tête d’une équipe dont les « vrais » joueurs de foot se comptent sur les doigts d’une main, Deschamps s’est sans doute vu trop beau.

Néanmoins, une remontée au classement est encore envisageable. Pour cela, il devra faire preuve de pragmatisme, qui lui a si bien réussi jusque-là, en revenant à un système se basant, avant tout, sur les qualités athlétiques de son équipe. Au grand dam des amoureux du beau jeu…

Impuissants

Triste soirée hier pour les deux clubs français engagés en Ligue des Champions : 1-0 pour le Real Madrid contre Auxerre, 2-0 pour Chelsea contre Marseille. Triste constat pour les clubs français, même si les deux rencontres ne se ressemblent pas.

Marseille, le trou noir

Ca commence à devenir une (mauvaise) habitude qui se répète d’année en année : l’OM donne cette sensation étrange qu’elle peut espérer faire de bonnes performances en Ligue des Champions. Ce sentiment bizarre qu’il y a la qualité mais qu’il manque ce petit truc en plus, l’expérience, la concentration, la chance… Contre le Milan AC l’an dernier, contre le Spartak cette année. Sauf qu’hier, certains joueurs sont passés vraiment au travers du match et ça, à ce niveau, ça ne pardonne pas face à un adversaire leader du championnat anglais et prétendant au titre européen. Le secteur offensif a montré ses limites. Cheyrou, l’un des responsables sur le premier but, fut à l’image de l’OM : limité techniquement et trop souvent incapable d’assurer ses passes. Les trois attaquants n’ont pas pesé sur la défense – un minimum – et n’ont jamais fait la différence techniquement pour inquiéter Chelsea. La défense centrale phocéenne, tout juste de retour, a fait ce qu’elle a pu pour limiter la casse, et ça en revanche, c’est plutôt prometteur.
Dans tous les domaines du jeu, les joueurs de Carlo Ancelotti ont montré une grande maîtrise, plaçant de temps à autres quelques attaques qui auraient pu faire mouche. 2-0 , but de Terry sur corner et pénalty réussi par Anelka : c’est un moindre mal. A l’entraîneur marseillais le mot de la fin : « Il y avait vraiment une grande différence entre Chelsea et l’OM. Cela s’est vu durant les 45 premières minutes. Après, lorsque vous êtes menés 2-0 face à un tel adversaire, cela devient très compliqué. Je suis ni résigné, ni en colère. Je suis réaliste. »

Auxerre, des regrets mais du courage

Les défaites ne laissent pas toutes le même goût. Celle d’Auxerre laisse un sentiment de frustration et de regret. Les joueurs bourguignons ont bien entamé la partie. Bien en place et sans complexe, les hommes de Jean Fernandez ont su gêné les Madrilènes, parfois les contrer et se créer ainsi de belles occasions. Oliech aurait pu marquer, Pedretti et Jelen aussi. Capables de se projeter rapidement vers l’avant, Auxerre aurait donc pu trouver les failles. Le Real Madrid s’est montré, certes, dangereux à de nombreuses reprises, multipliant les frappes et gâchant des occasions nettes de buts. Pour autant, les hommes de Mourinho ne sont pas encore aussi impressionnants qu’on les attend. Il faut l’entrée de Di Maria à la place de Benzema pour marquer le but victorieux. Une main non sifflée de Ramos et dans la foulée, le but. Frustrant.
Les Auxerrois n’ont pas à rougir de leur défaite. Leur performance et la mise en place tactique, saluées par José Mourinho au micro de Canal Plus, auraient pu leur apporter la victoire. Jean Fernandez et ses hommes vont peut-être avec une telle prestation, retrouver le goût du jeu et de la victoire en Ligue 1.

Le mercato timide des clubs français

A une semaine de la reprise de la Ligue 1, le marché des transferts est resté bien calme, très calme. Les grosses écuries du championnat sont discrètes et n’ont pas annoncé de gros coups. Une inter-saison bien sage, qui pourrait s’avérer payante.

LES JEUNES LYONS

L’Olympique Lyonnais fait le choix de la jeunesse. Jimmy Briand est la seule recrue des joueurs de Claude Puel pour moins de 10 millions. Rien d’autre pour le moment. L’ OL, demi-finaliste de la Ligue des champions est dans l’attente et a laissé la place aux jeunes joueurs formés par le club lors des matchs amicaux, dont certains Champions d’Europe des moins de 19 ans. Les résultats de la nouvelle génération sont prometteurs. L’absence de recrutement pourrait être un signe en leur faveur.

L’OM, DISCRETE

Le champion de France fait preuve de patience et de discrétion. Un seul joueur est arrivé du côté de la Canebière et il n’est pas encore une star. César Azpilicueta, défenseur latéral de 21 ans, est une trouvaille de Deschamps et du staff olympien, considérée comme un futur grand, pour 7 millions d’euros. Il remplace Bonnart, parti. Voilà. Rien n’est encore fait pour un attaquant de grande classe censé renforcer l’équipe pour passer le premier tour de la Ligue des Champions.

LILLE MISE SUR LA DUREE

Une seule recrue à Lille : Moussa Sow en fin de contrat à Rennes a rejoint la séduisante équipe du LOSC. Rien d’autre et aucune autre arrivée n’est programmée. Le président Michel Seydoux a annoncé que le Mercato était clos : plus d’arrivées et pas de départs. Gervinho et Rami devraient rester pour jouer l’Europe League l’an prochain, malgré les yeux doux de quelques grands clubs. A Lille, on mise sur la durée, et compte-tenu du jeu produit l’an dernier, la stabilité de l’effectif pourrait être la clé de la réussite.

MONTPELLIER MALIN

A Montpellier aussi le recrutement est terminé, des mots même du président Nicollin. Les jeunes du centre de formation devraient venir renforcer l’effectif et la seule recrue du Mercato a déjà frappé : Olivier Giroud, meilleur buteur et joueur de Ligue 2 l’an dernier, a rejoint l’équipe surprise de Ligue 1, et a déjà frappé contre les Hongrois de Györ, au troisième tour préliminaire de la Ligue Europa. Giroud, meilleur buteur de ligue 1, on parie ?

LE CALME BORDELAIS

Les Girondins recrutent un défenseur serbe de 20 ans, Vujadin Savic : prime à la jeunesse. Il semble que sa marge de progression soit importante. Un vent de fraîcheur souffle sur la défense bordelaise, d’autant que Planus est blessé jusqu’à la fin du mois d’août. En attaque, Chamakh est parti à Arsenal. Cavenaghi prend sa place. Les joueurs formés au club devraient faire leur première arme. RAS.

NENE ET LE PSG

C’est la seule recrue jusqu’ici et certainement la seule du Mercato pour le club de la capitale, mais non des moindres. Le milieu de terrain offensif brésilien Nenê a réussi ses matchs amicaux et fera beaucoup de bien au milieu de terrain parisien. Bodmer en manque de temps de jeu a rejoint le PSG, histoire de retrouver une seconde jeunesse. Les finances du club ne permettront pas de faire d’autres emplettes, en tout cas pas avant d’avoir dégraissé l’effectif. Départs à prévoir.

AUXERRE L’EUROPEEN

Anthony Le Tallec, ancien jeune prometteur du football français, a posé ses valises en Bourgogne. Jean Fernandez n’a pas dit son dernier mot : l’entraîneur auxerrois souhaite enrôler le lillois Obraniak. Mais les négociations âpres avec le LOSC n’ont pas encore permis de faire signer le milieu de terrain offensif. Pour le moment donc, Auxerre n’a presque pas changé une équipe qui gagne. A suivre.