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Coupe du Monde 2014 : TF1 retrouve le sourire

Si TF1 n’a pas encore trouvé d’acheteurs pour les 36 matchs du Mondial 2014 que la chaîne a mis en vente à l’automne 2013, elle a en revanche commercialisé les espaces publicitaires de la prochaine Coupe du monde. Le jackpot, à en croire les tarifs dévoilés.

Photo : Sylvain Naudin.flickr.cc
Photo : Sylvain Naudin.flickr.cc

TF1 a dévoilé en février dernier la commercialisation et le prix de ses écrans publicitaires lors des matchs de la Coupe du Monde 2014. Des tarifs qui varient en fonction du parcours de la France, mais qui restent élevés et laissent présager de belles retombées pour la première chaîne française.

357 600 euros pour le « golden spot »

Le premier prix pour un annonceur sera de 6 000 euros bruts pour 30 secondes de pub diffusées lors du match de poule Angleterre-Italie. Pour celles de l’équipe de France (Honduras, Suisse, Equateur), le spot de 30 secondes coûterait 185 000 euros. Un prix élevé pour des rencontres de poule, rendu possible grâce aux horaires des matchs des Bleus en prime time (21h).
Les tarifs publicitaires du reste de la compétition sont annoncés ainsi : 165 000 euros en huitième (42 000 sans la France), 175 000 euros en quart (67 000 sans la France), 215 000 en demi (107 000 sans la France).
Les tarifs les plus élevés sont prévus pour la finale : 357 600 euros les 30 secondes pour un spot diffusé entre les hymnes et le coup d’envoi du match si la France est en finale – le « golden spot », le jackpot.

La qualification de la France pour la Coupe du Monde ne gâche rien, financièrement parlant

On est loin des déclarations de Nonce Paolini, le PDG de la chaîne. En septembre 2013, il déclarait : « Le seul soir où TF1 gagne de l’argent avec l’équipe de France, c’est quand M6 diffuse le match. » Puis il lançait dans une interview au Figaro avant la qualification de la France contre l’Ukraine pour le Mondial : « Honnêtement, d’un point de vue financier, l’équipe de France n’est pas indispensable à TF1. » Mais quand même : la qualification de la France pour la Coupe du Monde ne gâche rien, financièrement parlant.

TF1 a dépensé 130 millions d’euros pour s’offrir les droits télés de la prochaine Coupe du Monde au Brésil. Depuis novembre 2013, elle a mis en vente 36 matchs, qui seront vraisemblablement diffusés sur des chaînes payantes : une volonté de la part de TF1 qui serait alors, contrairement au Mondial 2010, la seule chaîne gratuite à retransmettre les matchs. Une aubaine financière.

France/Pays-Bas : des certitudes

La victoire de l’équipe de France 2-0 contre les Pays-Bas en match amical hier soir a apporté son lot de certitudes dans la composition des Bleus. Capable de garder le bon état d’esprit affiché contre l’Ukraine, l’équipe de Deschamps prend forme et nul doute que la plupart des alignés d’hier seront ceux de demain au Brésil.

Blaise Matuidi. Photo : calciostreaming.flickr.cc
Blaise Matuidi. Photo : calciostreaming.flickr.cc

Lloris, premier gardien

Fort d’une bonne saison à Totenham, Hugo Lloris, auteur d’un bon match hier, sera le gardien des Bleus à la prochaine Coupe du Monde au Brésil. Un arrêt autoritaire devant Robin Van Persie l’attaquant Manchunien, des prises de balle faciles mais rassurantes et un bon jeu au pied : Lloris, le capitaine de l’équipe de France est pour le moment une valeur sûre. Mandanda en deuxième gardien. Reste le troisième gardien : Ruffier, Landreau ou Carrasso ?

La défense

Celle d’hier a convaincu, par son calme et son assurance : Evra (remplacé par Digne en seconde période) – Mangala – Varane – Debuchy.
Il paraît peu probable que Mangala soit titulaire au Mondial 2014 : ce rôle devrait revenir à Koscielny blessé hier, pourtant contesté pour les nombreux penalties qu’il concède. Pour autant, il ne faut pas oublier Sakho : l’ancien parisien actuel joueur de Liverpool, a repris l’entrainement après une longue blessure. S’il est capable de retrouver ses capacités physiques, il sera également un postulant sérieux en défense centrale, au côté de Varane.
Le madrilène, ancien lensois, semble en effet indiscutable en libéro. Serein, il est capable de relances impeccables, d’apporter le surnombre sur les corners en attaque grâce à son excellent jeu de tête.
Debuchy, à droite, auteur d’une passe décisive hier soir, a certainement poussé Sagna sur le banc. Evra, à gauche, devrait rester titulaire, malgré la venue de Digne et sa bonne rentrée hier. Sauf surprise.

Le milieu

C’est certainement la principale certitude de cette équipe de France : Matuidi – Cabaye – Pogba au milieu du terrain sont intouchables. Ces trois là tiendront le milieu au Brésil l’été prochain : impossible à contester. Forts dans la récupération et dans l’orientation du jeu, ils sont en prime capables de se projeter et d’apporter un plus en attaque.
Matuidi inscrit un but superbe hier, symbole de ce qu’il est capable d’amener grâce à ses dépassements de fonction. Les Bleus ont besoin de Pogba, certes moins performant en ce moment avec la Juventus, mais impérial dans la récupération et la projection rapide. Enfin Cabaye, capable de frappes lointaines utiles pour débloquer certaines situations, oriente intelligemment le jeu.

L’attaque

En pleine forme avec le Real Madrid, Benzema a retrouvé sa place de titulaire sous le maillot français. Auteur d’une magnifique reprise de volée hier, il (re)marque et surtout apporte ses qualités techniques dans le jeu. Difficile d’imaginer Giroud, pas au top avec Arsenal, venir le titiller.
Reste 2 places, 3 joueurs : Valbuena, Ribéry, Griezmann. Ribéry et Valbuena ont une longueur d’avance et devraient être titulaires. Griezmann, auteur d’excellentes prestations avec son club la Real Sociedad, s’est fait une place dans l’effectif bleu pour le Mondial 2014. Une bonne première période hier soir et une bonne intégration dans le groupe : il pourrait être préféré à Rémy en remplaçant numéro 1, surtout qu’il est capable d’évoluer à gauche comme à droite.

La tactique

4-3-3 : c’est dans ce schéma de jeu que les Bleus ont réalisé leurs meilleures performances sous l’ère Deschamps. Cette tactique permet d’exploiter au mieux les individualités qui composent le groupe. Difficile d’imaginer le sélectionneur changer une formule qui porte ses fruits. Une certitude de plus, et non des moindres.

Bonus track : les deux buts du match.

Antoine Griezmann : en route vers la Coupe du Monde au Brésil

Récompensé pour son excellent début de saison avec la Real Sociedad, le milieu offensif français figure dans l’équipe-type de la mi-saison en Liga. Antoine Griezmann est un profil atypique dans le paysage des joueurs français. Portrait d’un espoir qui pourrait bien prétendre à une place dans le groupe de 23 qui ira à la Coupe du Monde 2014 au Brésil.

Antoine Griezmann en mars 2010. Photo : Ketari.flickr.cc
Antoine Griezmann en mars 2010. Photo : Ketari.flickr.cc

A 22 ans à peine, Antoine Griezmann réalise un excellent début de saison 2012/2013 avec son club espagnol, la Real Sociedad. Titulaire dans l’équipe-type de la mi-saison, il a inscrit 12 buts en 17 matchs (sans être positionné à la pointe de l’attaque) derrière Cristiano Ronaldo et Diego Costa et devant Lionel Messi. Griezmann cartonne cette saison et confirme ses bonnes performances de la saison passée en Liga. Une récompense pour ce jeune espoir dont le début de carrière a été marqué par les nombreux refus des clubs français : petit gabarit, le jeune mâconnais effectue plusieurs essais avec des clubs de Ligue 1. Sans succès, aucun ne le retiendra. Pas assez baraque et puissant.

En Espagne, Griezmann impressionne et gagne sa place de titulaire

La Real Sociedad le remarque à l’occasion du tournoi de Paris lors d’un match contre l’AS Saint-Etienne au sein de laquelle il faisait un essai. Il a 13 ans. Deux semaines plus tard, Antoine Griezmann, petit milieu offensif technique, signe à la Real Sociedad, découvre seul un pays, une langue, une culture et la Liga, friande de ce genre de milieux intelligents. Il fait ses débuts professionnels dans le championnat espagnol en 2009 et inscrit son premier but lors de sa première titularisation. Lors de la saison 2011/2012, il joue 38 matchs, marque 8 buts et distille 3 passes décisives : de l’autre côté des Pyrénées, il impressionne et gagne sa place de titulaire.

Griezmann a affirmé sa volonté de rester avec son club jusqu’à la fin de la saison

Son début de saison 2013/2014 à la Real Sociedad tonitruant a réveillé les grands clubs européens : Chelsea serait sur les rangs pour le recruter, le PSG aurait jeté un œil sur l’international espoir et depuis la blessure de Falcao en Coupe de France, certains l’envoient à Monaco. Pour l’heure, Griezmann a affirmé sa volonté de rester avec son club basque – club qui l’a formé et lui a donné sa chance – jusqu’à la fin de la saison : « Je veux finir ma saison ici. Partir en hiver, ce ne serait pas une bonne idée ». Le jeune mâconnais semble promis à un bel avenir, dans un grand club d’Europe : ça devrait bouger lors du prochain mercato d’été.

« J’ai fait une connerie, j’assume. On apprend de ses erreurs et là, j’ai bien retenu la leçon. »

Sa carrière internationale est à reconstruire : titulaire en équipe de France Espoirs en 2011 lors des matchs de barrages pendant les qualifications pour l’Euro Espoirs 2013, il fait partie du « groupe des 5 » qui se paie une virée nocturne du Havre à Paris la nuit précédent le match retour contre la Norvège. Les Bleuets perdent le match et ne se qualifient donc pas pour l’Euro 2013. Il est suspendu par la Fédération Française de Football de toute sélection nationale jusqu’au 31 décembre 2013. La sanction est donc levée aujourd’hui et Griezmann a fait part de ses regrets après sa sortie de route : « J’ai fait une connerie, j’assume. On apprend de ses erreurs et là, j’ai bien retenu la leçon. »

« Au sortir de sa suspension, c’est un joueur susceptible de pouvoir intégrer le groupe France. » (Didier Deschamps)

Il s’est remis au travail et grâce à ses performances en Liga et sa rigueur, son nom revient souvent pour intégrer la liste des 23 pour le Mondial 2014. En novembre dernier, Didier Deschamps, le sélectionneur de l’Equipe de France a déclaré : « Il est décisif. Il inscrit beaucoup de buts et fait marquer aussi. Au sortir de sa suspension, c’est un joueur susceptible de pouvoir intégrer le groupe France. » Si certains ne lui pardonnent toujours pas son erreur en Espoirs, à l’image du consultant et ancien gardien de but Grégory Coupet qui ne souhaite pas le revoir sous le maillot des Bleus, force est de constater que ses qualités techniques, son efficacité devant le but et sa faculté à jouer aussi bien au milieu que sur les côtés pourraient bien l’envoyer à la prochaine Coupe du Monde. Une belle seconde chance.

France-Ukraine : les belles copies

L’équipe de France verra le Brésil en 2014. Les joueurs de Deschamps se qualifient malgré la défaite 2-0 au match aller à Kiev en battant l’Ukraine 3-0. Un petit moment que les Bleus n’avaient pas montré un tel visage. 70% de possession, 24 tirs, 84% de passes réussies. Les notes, plutôt bonnes et on vous prévient : ça fait drôle.

Lloris : 7/10
Il n’a pas eu grand chose à faire. Das bonnes relances et des balles à assurer dans les airs. Vigilant sur les rares occasions ukrainiennes. Pour une fois que les Bleus ne s’en remettent pas à ses exploits.

Evra : 5/10
Quand le niveau de jeu des coéquipiers s’élève, on voit à quel point son apport est mince : inexistant défensivement, il n’a la moyenne que grâce à quelques montées utiles, malgré un carton jaune à la 67ème.

Sakho : 9/10
Impérial en défense, il marque le premier but porteur d’espoir et pousse le défenseur ukrainien à marquer contre son camp. À se demander pourquoi Deschamps ne lui a pas fait confiance plus tôt.

Varane : 8/10
Pour sa 4èmesélection, le madrilène est solide, sur de lui, inébranlable. Blessé au genou jusqu’ici, difficile d’imaginer un autre titulaire en défense centrale.

Debuchy : 7/10 (remplacé par Sagna à la 77ème minute).
Un latéral comme on les aime: présent en défense et utile en attaque. Auteur de bons centres, il a amené le surnombre et le danger. Il aurait même pu s’offrir un but sur une belle volée.

Pogba : 8,5/10
Tout jeune mais déjà indispensable au milieu. La technique, le talent, le sens du jeu. Ça sent le grand milieu de terrain titulaire au Brésil.

Cabaye : 8/10
Voilà le milieu de terrain qui a manqué à l’aller à Kiev. Le relayeur capable de jouer vers l’avant, de distribuer correctement, d’anticiper. Cabaye, il faut qu’il soit là.

Matuidi : 7,5/10
Le roi de la récupération au milieu du terrain, c’est lui. Associé à Pogba et Cabaye, il s’offre le luxe de quelques montées bien senties.

Ribéry : 7,5/10
Il a haussé son niveau de jeu malgré le traitement de faveur des ukrainiens. Capable de faire la différence sur des accélérations et débordements, c’est toujours un atout d’avoir un tel joueur dans son équipe.

Valbuena : 7,5/10
Exit Samir et Loïc, bonjour Mathieu, et tant mieux ! Il obtient des coups francs, tente sa chance de loin, joue vite à une touche de balle : c’est le « monsieur plus » de la soirée.

Benzema : 7/10 (remplacé par Giroud à la 80ème minute)
Il marque un but refusé pour un hors-jeu inexistant et un but hors-jeu validé. Sans être étincelant, il a nettement plus apporté au collectif que dans les matchs précédents : plus mobile, plus inspiré. On attend plus : qu’il soit décisif parce qu’il a les occasions.

Pour le bien du football français, faut-il se qualifier pour la Coupe du Monde 2014 ?

Mardi soir, la France jouera le match retour des barrages contre l’Ukraine avec l’espoir de gagner un ticket pour le Mondial 2014. Défaits 2-0 à Kiev par des ukrainiens morts de faim, les Bleus ont livré une piètre prestation. Manque de motivation, d’envie ou de talents ? Des questions récurrentes depuis Knysna en 2010 : il semble que le football français soit dans le même état qu’il y a 3 ans. Une qualification pour le Brésil ferait du bien à un sport malade : ou pas.

Dans leur immense majorité, les médias sportifs ont décidé de suivre Deschamps qui demandait « l’union sacrée » derrière l’équipe nationale avant le match contre l’Ukraine. Alors, oubliées les sorties fracassantes de Patrice Evra pas inquiété malgré la charte de bonne conduite : le pays doit soutenir son équipe nationale. Admettons. Puis à Kiev, la douche fut froide.
A la veille du match, il y a maintenant deux camps : ceux qui attendent, y croient encore et espèrent et ceux pour qui les carottes sont cuites et qui tentent de trouver des coupables aux maux qui rongent le football français. Entre les deux, les culottés, qui se disent qu’une élimination serait un mal pour un bien. Comme souvent, la vérité pourrait bien se trouver entre les deux.

Photo : YannGarPhoto.flickr.cc
Photo : YannGarPhoto.flickr.cc

Alors que pendant ce temps, personne à la Fédération ne semble vraiment conscient du déficit d’amour que suscite l’image des Bleus

L’équipe de France souffre de plusieurs maux. Le premier et non le moindre : un profond désamour. Tenace depuis 2010. L’épisode de Knysna, c’était il y a 3 ans déjà. Hier en fait si l’on regarde ce qui a changé à la Fédération Française de Football : un président certes. Et puis pas grand chose dans la politique de formation des joueurs et des entraîneurs, dans l’idée que l’on se fait d’une équipe nationale. Des prestations médiocres sur le terrain et des joueurs suffisants en dehors, qui font grève, taclent en conférence de presse, menacent. La France du football avait dénoncé et crié au « plus jamais ça ». Et puis, deux ans plus tard à l’Euro, il y eu le « ferme ta gueule » de Nasri adressé à un journaliste, le « fils de pute » de Ménez à l’arbitre, le comportement de diva de M’Vila et Ben Arfa. Laurent Blanc, « le président » avec son beau palmarès, a failli, ou n’a rien pu faire. Qu’importe : Laurent s’en va et Didier Deschamps, emblématique capitaine de l’OM des grandes années et des Bleus champions du monde, est nommé sélectionneur. Il édicte une charte insistant sur le comportement exemplaire. Et puis Evra se lâche 10 jours avant un match de barrage lors d’une interview donnée au magazine Téléfoot sur TF1. Pas de sanctions, pas de remontrances. C’est compliqué d’aimer quelqu’un qui vous déçoit sans cesse, sur tous les plans : voilà pourquoi les joueurs actuels ne fédèrent pas derrière eux. Ils ne brillent pas sur le terrain et se font remarquer en dehors. Alors que pendant ce temps, personne à la Fédération ne semble vraiment conscient du déficit d’amour que suscite l’image des Bleus.
La Fédération Française de Football ne peut pas ignorer la baisse du nombre de licenciés : le football ne séduit plus autant, la faute à un comportement qui agace un grand nombre de supporters, qui, malgré l’amour du maillot, ne supportent plus ces bleus-là. Et depuis 2010 à la Fédé, rien n’a changé. Quel seul électrochoc pourrait enfin faire bouger cette institution figée ? Une non-qualification.

Dans un sport collectif, le talent n’est pas suffisant

L’autre grand mal qui gangrène l’équipe nationale est la suffisance des joueurs. Agents, formateurs et entraineurs leur ont répété qu’ils avaient du talent, qu’ils étaient doués, meilleurs que d’autres. Des journalistes sportifs n’ont pas hésité à les comparer à de vrais vedettes d’autres temps : « le nouveau Zidane, la relève de Thierry Henry ». Sauf que dans un sport collectif, le talent n’est pas suffisant. Le travail est indispensable et la qualité collective est nécessaire. Ce n’est pas parce qu’on est – de façon irrégulière – titulaire à Manchester City, au Real Madrid ou dans le championnat d’Angleterre que l’on peut, en deux passements de jambe, gagner un match de niveau international. Et c’est là la double illusion : une génération sûre d’être hyper-talentueuse mais qui n’a aucun palmarès, une impression d’avoir des joueurs hyper-talentueux mais qui ne gagnent pas de trophées européens et mondiaux.

Photo : Johnnymip.flickr.cc
Photo : Johnnymip

Comme si un 2-0 contre une équipe qui n’a pas démérité remettait en cause tout ce que 4 ans de médiocrité footballistique n’avait pas mis en branle

Dans les médias depuis la défaite face à l’Ukraine s’élèvent de plus en plus de voix pour dénoncer ce désamour du public, la mentalité des joueurs et l’incompétence des instances dirigeantes. Comme si un 2-0 contre une équipe qui n’a pas démérité (et mieux classé que la France par la FIFA) remettait en cause tout ce que 4 ans de médiocrité footballistique n’avait pas mis en branle. Mieux vaut tard que jamais. Car oui, louper la Coupe du Monde au pays du football serait douloureux pour un grand nombre de fans-amateurs français de football. Mais si cela permet enfin de poser les vraies questions, alors… à défaut de gagner une coupe du monde, on pourrait peut-être gagner un football capable de faire vibrer, de séduire, fédérer, de convaincre et de retrouver ce qui est beau et délicieux dans ce sport. Ne serait-ce pas là une plus belle victoire ?