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Equipe de France – Brésil 2014 : les clés de la qualification

L’équipe de France affronte dans une semaine l’Ukraine pour le premier match de barrage des éliminatoires pour la Coupe du Monde 2014 au Brésil. Les Bleus restent sur une dynamique de victoires lors de ses derniers matchs (Biélorussie, Australie, Finlande), mais également sur les déclarations fracassantes d’Evra lors d’une interview donnée à Téléfoot le 20 octobre. C’est la dernière chance de s’offrir un ticket pour le mondial brésilien : les clés pour la saisir.

maillot equipe de france

Esquiver le sujet Evra

Avec sa grande expérience des médias, le sélectionneur Didier Deschamps a clos le sujet épineux d’Evra en conférence de presse : « Ce n’est pas ça qui doit occuper nos esprits. Je n’ai pas envie de rentrer dedans, et les joueurs non plus ne rentreront pas dedans. »
Clé numéro 1 : se concentrer sur le terrain et rien d’autre (et ce n’est pas si facile avec les joueurs français).


Deschamps refuse de polémiquer sur Evra par footmercato

Oublier l’Irlande (et la Bulgarie)

Des matchs de barrages pour les coupes du monde, l’équipe de France en a connus. Et s’en souvient. Le dernier contre l’Irlande est devenu une affaire « nationale » lorsque les français (amateurs et connaisseurs de football ou complets ignorants, politiques, écrivains, philosophes, animateurs, hommes publics) ont donné leur avis sur la main de Thierry Henry qui permit à Gallas d’inscrire le but égalisateur envoyant ainsi les Bleus à la Coupe du Monde en Afrique du Sud en 2010 (avec le succès qu’on lui connaît). Et il y eut le traumatisme de la Bulgarie le 17 novembre 1993 : à la 90ème minute de jeu, alors que la France est qualifiée pour le mondial américain, les bulgares marquent le but qui les envoient à la Coupe du Monde et élimine l’équipe de France. Presque 20 ans après, dur de ne pas y penser.
Clé numéro 2 : conjurer le sort des barrages.

La bonne dynamique

Depuis la victoire en Biélorussie, certes laborieuse, l’équipe de France, sans être brillante, a retrouvé un visage séduisant en même temps que le chemin des filets. Il est vrai contre des adversaires assez faibles, mais des intentions meilleures. Même Karim Benzema a marqué. C’est le moment de surfer sur cette vague de réussite.
Clé numéro 3 : s’appuyer sur la dynamique de succès retrouvés.


France Finlande : 3-0, les buts (Stade de France) par ffftv

Les absents ont peut-être tort

Hier, les Bleus ont battu la Bosnie dans un stade peu accueillant de Sarajevo, sur le score de 2 buts à 0. Les quasi-mêmes joueurs timorés de samedi ont livré une belle performance pour leur second match de qualifications, sans Ribéry, Ben Harfa, Gourcuff, Nasri, Toulalan, Evra… Et si la victoire d’hier avait créé une bonne dynamique de groupe, qu’adviendrait-il alors des absents, dont on attendait, impatiemment, le retour avant-hier ?

Dans le secteur défensif, les titulaires d’hier soir n’ont pas trop à s’inquiéter. Certes Laurent Koscielny pourrait prétendre à une place, si sa saison est bonne avec Arsenal, idem pour Sébastien Squillaci. Mais Laurent Blanc semble assez décidé à installer Mexés et Rami en charnière centrale, avec, en suppléant, un jeune Mamadou Sakho que le sélectionneur voit prometteur. Les latéraux – parfois un peu justes – semblent malgré tout donner satisfaction. Le retour de Patrice Evra – suspendu après l’épisode africain – modifiera certainement la donne. Il semble peu probable que l’ancien capitaine des Bleus ne se contente que d’une place sur le banc des remplaçants.

C’est surtout au milieu de terrain et dans le secteur offensif que les joueurs se bousculent. Abondance de bien ne nuit pas. N’empêche : Rémy, Gourcuff, Nasri, Ribéry, Ménez, Valbuena, Malouda, Ben Harfa… Il va falloir faire des choix et surtout réussir à faire jouer correctement tout ce petit monde ensemble. Quelle organisation tactique choisir : garder les trois milieux défensifs d’hier, privilégier – en phase offensive – 4 attaquants dans un bon vieux « 4-4-2 – père de famille » ? Ribéry devra accepter de passer le ballon à Gourcuff si l’ancien entraîneur de Bordeaux décide de laisser les clefs du jeu au breton, comme en Gironde. Rémy, probable futur grand joueur, n’est-il pas encore trop inexpérimenté pour prétendre à une place de titulaire ? Où placer Nasri, certes excellent contre la Norvège, mais prétendant au même poste que Gourcuff et éventuellement Ribéry ?

Depuis le début de « l’ère Blanc », Malouda semble indétrônable sur le côté gauche et les prestations de Valbuena à droite, plaident en faveur du marseillais. Benzema retrouve le chemin des filets et semble faire preuve d’un bon état d’esprit. Les trois milieux défensifs d’hier ont fait le job, plutôt bien même. Alou Diarra s’est imposé comme un capitaine et un milieu indispensables, Diaby et M’Vila ont montré de
bonnes choses. Si le match d’hier ressemble à celui de la France contre la Roumanie en 1995, il ne sera pas simple pour les absents de rejoindre les rangs Tricolores…