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Au revoir

Chaque compétition de football réserve son lot de surprises. L’Euro 2012 ne fait pas exception. A l’issue de la phase de poules, on connaît désormais les qualifiés et ceux qui restent sur le carreau. Parmi les vaincus, de grosses pointures. Zoom sur les très grands perdants de l’Euro 2012.

LES PAYS-BAS
Vice-champion du monde en 2010, ils partaient favoris : l’effectif pléthorique affolait bookmakers et observateurs. Pourtant le bilan est maigre : 0 point, 3 défaites. Les talents offensifs n’ont pas réussi à s’entendre, à se trouver et le coach n’a pas été capable de mettre en place un schéma de jeu. Un incontestable gâchis.

LA RUSSIE
Fidèle à ses habitudes, la Russie est tonitruante un jour et éliminée le lendemain. 4-1 contre la République Tchèque puis défaite contre la Grèce. Arshavin and Co retournent chez Vladimir, plus tôt que prévu.

LA POLOGNE
C’est toujours un peu triste de voir le pays organisateur quitter la compétition. D’autant qu’on aurait volontiers mis une petite pièce, avec des joueurs tels que Lewandowski, Szczęsny, Obraniak et la ferveur populaire qui l’entourait. Mais la Pologne s’arrête là.

Bonus Track : Du reste, on ne regrettera que moyennement l’hymne batave, concocté spécialement pour l’Euro 2012. Une perle.

Le 5 : les clashs entre les journalistes et les footballeurs

Hier soir, les images suffisaient. Il n’était pas nécessaire d’entendre la voix de l’ancien « petit prince » de l’OM pour saisir son message. Nouvel exemple d’un rapport ambigu entre journalistes et footballeurs : ces derniers se servent des premiers comme bon leur semblent. Au meilleur des cas, d’après l’illustre Raymond Domenech, les journalistes sont de simples « relais ». Au pire des cas, ils sont insultés et agressés par Ibrahimovic ou encore Clemente. Florilège de quelques clashs entre journalistes et footballeurs, qui, comme dirait notre Thierry Rolland national, « ne passeront pas leurs vacances ensemble ».

 

« Vous n’êtes que des relais » (2 septembre 2008)

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien sélectionneur des Bleus n’a jamais laissé indifférent. Tantôt paranoïaque, tantôt narquois, Raymond Domenech a également été méprisant à l’égard du peuple français, mais aussi envers la presse nationale. La preuve en image lors d’une conférence de presse en 2008, alors qu’il était encore à la tête de la sélection tricolore.

 

Maradona insulte des journalistes (16 octobre 2009)

Après une victoire probante de l’Argentine face à l’Uruguay, Diego Maradona, alors sélectionneur de l’Albiceleste, défraie une nouvelle fois la chronique. Critiqué par la presse argentine pour des résultats poussifs à la tête de l’équipe sud-américaine, el Pibe de Oro répond à sa manière, en conférence de presse. Attention, ça envoie.

 

Eto’o omnipotent ? (29 mars 2011)

Véritable légende vivante au Cameroun, Samuel Eto’o prend à cœur chaque match en sélection. Mais en voulant trop souvent endosser seul le salut de toute une nation, l’attaquant africain perd le sens de la réalité. Après s’être accroché avec une autre légende du pays, Roger Milla, on le retrouve en train de menacer la carrière d’un journaliste, après une défaite face au Sénégal lors des qualifications pour la CAN 2012.

 

Pierre Ménès dans toute sa gloire (01 avril 2012)

Un Pierre Ménès au sommet de son art. En ce jour de 1er avril, sur le plateau du CFC, le journaliste de Canal Plus  n’a rien de mieux à faire que d’amuser la galerie en se collant un poisson d’avril sur la figure pendant l’interview de Jean-Michel Aulas. Exaspéré par cette pitrerie nauséabonde, le président de l’Olympique Lyonnais quitte prématurément la zone d’interview. Le triste bouffon du paf sportif a encore frappé. Comme quoi, il n’y a pas que les footeux qui disent des conneries.

 

Quand Javier Clemente perd les pédales (01 avril 2012)

Réputé pour son caractère bien trempé, l’entraîneur du Sporting Gijon, après la défaite de Gijon face à Saragosse, n’a pas perdu une occasion de se taire. Après avoir émis des propos douteux envers Samuel Eto’o en 2006, Javier Clemente s’attaque à un journaliste qui critiquait sa mise en place tactique. « Vous êtes une crapule, un mal-éduqué et un idiot », voilà ce qu’il déclare en conférence de presse. Avec de tels propos, on peut se demander s’il n’est pas la véritable crapule dans l’histoire…

 

Les adversaires des Bleus

L’équipe de France rentre en compétition à 18 heures en affrontant l’Angleterre, puis l’Ukraine et la Suède. Sans être le groupe de la mort, il n’en reste pas moins compliqué. Forces et faiblesses des adversaires en présence.

ANGLETERRE
Force – la nouvelle génération de joueurs talentueux (Caroll, Chamberlain, Welbeck).
Faiblesse – Les blessures et suspensions de titulaires et joueurs d’importance : Lampard, Cahill, Rooney, Wilshere.
Le joueur clé – Wayne Rooney.
Le boulet – Wayne Rooney et sa suspension pour les deux premiers matchs de l’Euro.

UKRAINE
Force – le soutien du peuple ukrainien.
Faiblesse – le manque d’expérience de grandes compétitions.
Le joueur clé – Anatoliy Tymoshchuk.
Le boulet – Andreï Piatov, titulaire, mais 4ème gardien d’ordinaire.

SUEDE
Force – le milieu de terrain composé de joueurs techniques.
Faiblesse – la défense centrale vieillissante.
Le joueur clé – Zlatan Ibrahimovic.
Le boulet – Johan Elmander, vieillissant et remplaçant.

Ils vont tout casser

Révélation d’un talent ou apogée d’une carrière : l’Euro 2012 sera l’occasion pour certains joueur de se montrer et d’éclore, pour d’autres d’ajouter la ligne qui manque à leur palmarès et d’atteindre l’apogée de carrières déjà bien remplies en club. Trombinoscope de ces joueurs qui vont marquer la compétition.

Olivier Giroud – 26 ans
Joker de luxe en pointe de l’équipe de France, inconnu sur la scène mondiale, le meilleur buteur de Ligue 1 et champion de France pourrait se faire un nom parmi les grands. S’il reste sur la dynamique de cette année, le succès à l’Euro 2012, même en remplaçant de Benzema, lui tend les bras.

Zlatan Ibrahimovic – 30 ans
Buteur de caractère, le Sudéois est sans aucun doute le meilleur joueur de son équipe et le plus expérimenté. En club, il gagne partout où il passe. Contesté pour ne pas être à son niveau lors des grands rendez-vous, il pourrait profiter de cet Euro pour mettre le feu à l’attaque de la Suède.

Cristiano Ronaldo – 27 ans
C’est sur lui que repose le salut de l’équipe portugaise. Une saison immense avec le Real Madrid et une expérience en équipe nationale longue maintenant de 10 ans : Cristiano Ronaldo est attendu au tournant lors de l’Euro. Sauf grosse tuile, il répondra présent.

Mario Götze – 20 ans
Un petit tour et puis s’en va en Ligue des Champions : pas le temps de montrer de quoi il est capable. Mais pétri de talent, le milieu offensif de Dortmund est déjà sollicité par des grands clubs, même si sa carrière ne fait que commencer. Si Löwe le titularise, il se montrera enfin.

Robin Van Persie – 28 ans
Il a sauvé Arsenal en début de saison de la catastrophe et a porté l’équipe londonienne pendant tout le championnat jusqu’à une étonnante 3ème place. Elu joueur de l’année en Angleterre, il remporte le titre de meilleur buteur avec 30 réalisations. Titulaire incontestable de l’équipe des Pays-Bas, son aisance technique devrait lui permettre de briller en Pologne et en Ukraine.

Mario Balotelli – 21 ans
L’enfant terrible du football italien est champion d’Angleterre avec Manchester City. Même s’il a fait des siennes cette année encore, il a répondu présent sur le terrain et a pris une part active dans la victoire finale. Le sélectionneur italien lui fait confiance. Plus apaisé cette année, il pourrait faire parler sa force et son talent et la Squadra Azzurra en a bien besoin.

Alan Dzagoev – 21 ans
La Russie avait créé la surprise lors de l’Euro 2008 en se hissant jusqu’en 1/2 finale. Certains observateurs pensent qu’il pourrait en être de même cette année, grâce à une jeune génération de joueurs talentueux évoluant en Russie dont Alan Dzagoev, milieu de terrain du CSA Moscou, fait partie. Elu meilleur espoir de Russie en 2008, c’est le bon moment pour s’imposer, malgré son jeune âge.

Christian Eriksen – 20 ans
Danois et prodige. Convoité par Chelsea et Barcelone, il décide de signe à l’Ajax d’Amsterdam et y réalise des saisons de qualité. Milieu offensif considéré comme l’un des plus grands talents depuis les frères Landrup, le jeune prodige pourrait s’illustrer contre les grandes nations que rencontrera le Danemark lors des poules.

Wojciech Szczesny – 22 ans
Arsenal a mis du temps à trouver un gardien titulaire et solide, mais c’est chose faite avec Wojciech Szczesny, titulaire dans les cages de l’équipe de Pologne. Son inexpérience et sa jeunesse sont compensées par son talent et son audace. L’occasion lui est donnée d’aller se mesurer aux plus grands gardiens d’Europe.

Un déclic

Le match d’hier soir contre la Roumanie a offert quelques motifs d’espoir et de satisfaction. Une victoire au Stade de France et une première place dans le groupe de qualifications à l’Euro 2012 : les Bleus retrouvent des couleurs et de l’efficacité. Enfin.

Une défense sérieuse

Lloris en est le patron. Un arrêt à faire sur une belle frappe roumaine. Il y est. Au risque de se répéter, il est toujours rassurant d’avoir un gardien de ce jeune calibre. Cependant, quelques progrès à faire dans le jeu au pieds. Sinon, indiscutable.
Clichy y est, plus ou moins, comme toujours : pas de suprises donc de ce côté là de la défense. Il apporte offensivement parfois, au détriment de son rôle défensif. Il est d’ailleurs fautif sur l’occasion roumaine qui aurait pu être à l’origine du hold up parfait. Inégal.
Réveillère à la place de Sagna, c’est mieux, quoi qu’on en dise. Des montées intéressantes pour créer le surnombre et quelques dédoublements. Les Bleus peuvent compter sur Réveillère, en attendant mieux.
La paire Rami-Mexès n’est pas parfaite – dans la relance notamment – mais elle progresse de matchs en matchs. Elle a la confiance totale de Blanc pour avancer. Pourquoi pas.

Un milieu de terrain prometteur

M’Vila a 20 ans et force le respect. Une belle présence au milieu du terrain, de bons placements. Le Rennais s’impose doucement mais sûrement. Prometteur.
Alou Diarra, le capitaine a retrouvé son football. Patron de la récupération, fort physiquement et intelligent dans l’anticipation, il fait la passe décisive à Rémy. Petit à petit, Alou Diarra va s’imposer au milieu et sera bien difficile à détrôner.
Nasri avait les clés de l’animation offensive des Bleus. Le Gunner fait les bons choix, délivre les bonnes passes. Il s’en ait fallu de peu pour que cela fasse mouche. Un peu plus de spontanéité et de rapidité dans son jeu, et il pourra peut-être s’imposer. Remplacé pour Gourcuff, très discret, qui marque son premier but depuis le mois de Mars : ça fait du bien à l’équipe et certainement au néo-lyonnais.

Une attaque sur la bonne voie

Malouda a raté son match. C’est le meilleur français de la Premier League et l’un des meilleurs joueurs de Chelsea. Il fut indiscutablement le moins bon des Bleus hier soir. Certes, Clichy n’est pas Ashley Cole et Benzema n’est pas Drogba. Mais bon, il y a un minimum.
Valbuena a rendu sa copie habituelle : motivé, dynamique, volontaire. Si techniquement, c’est limite, dans l’esprit, c’est à la hauteur de l’enjeu. Du coup : il obtient quelques corners sur son côté et est à l’origine d’une belle frappe qui force le gardien roumain a une superbe parade. Il aurait pu marquer. Remplacé par Rémy : une classe au-dessus. Il débloque la situation d’une frappe croisée avec toute la décontraction possible dans une telle situation. Et il n’en est qu’au début de sa carrière internationale.
Benzema, en manque de rythme, se procure l’occasion la plus nette de la première période. Une superbe frappe enroulée qui touche le poteau. Pour le reste, la performance est moyenne. Beaucoup de travail à produire pour atteindre un niveau international. Remplacé par Payet, le stéphanois qui marche sur l’eau depuis le début de la saison. Sur l’un des ses premiers ballons, il est à deux doigts de marquer. Sur le deuxième, il délivre une passe décisive après une longue chevauchée et l’élimination de quelques défenseurs dans la surface. Si l’état de grâce se poursuit, on le reverra et peut-être dés mardi soir à Metz.