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Europa League : l’OL est éliminé, mais l’OL a épaté

La Juventus s’est qualifiée pour les demi-finales de l’Europa League jeudi soir en éliminant l’OL. Ce n’est, certes, pas une surprise, mais l’OL n’a pas démérité face au Champion d’Italie, qui lui, a tremblé.

Le stade de la Juventus Turin. Photo : Peatc.flickr.cc
Le stade de la Juventus Turin. Photo : Peatc.flickr.cc

7 jeunes joueurs issus du centre de formation lyonnais alignés par Rémi Garde au coup d’envoi : sur le papier, les choses semblaient jouées d’avance, face au club turinois qui domine le football italien depuis plusieurs années. Malgré un but de Pirlo inscrit en début de rencontre, les lyonnais ont montré un beau visage : tourné vers l’avant, Lyon s’est procuré plusieurs belles occasions et a fait trembler la Juventus. A la 18ème minute, Jimmy Briand inscrit le but égalisateur. L’OL peut croire alors à la qualification. A la mi-temps, les turinois retournent aux vestiaires sous les sifflets de leurs supporters.

Une heure de suspens dans cette rencontre pendant laquelle l’exploit semblait à portée des lyonnais. En l’absence de deux joueurs lyonnais majeurs – Grenier et Gourcuff – Lyon n’était pas favori mais a su mettre la pression sur l’équipe italienne donnée favorite pour la victoire finale en Europe League. Les quelques imprécisions techniques dans la dernière passe n’ont pas permis aux joueurs de Garde de planter le but nécessaire, tandis que la Juventus Turin a pris l’avantage à la 68ème minute grâce à une frappe de Marchisio détournée par Umtiti dans ses filets.

La belle performance lyonnaise ne doit pas occulter la mauvaise prestation italienne. La Veille Dame a semblé fatiguée et fragile, incapable de tenir son rang : celui d’une équipe qui domine le football italien de la tête et des épaules depuis plusieurs années. A la vue des autres qualifiés pour les demi-finales, force est de constater que la Juventus Turin n’est plus favorite : le FC Séville, Valence et Benfica sont capables d’éliminer cette Juve là. Un constat qui fait naître alors un nouveau débat sur l’état du football italien, décevant depuis près de dix ans sur la scène européenne.

Europa League : la Juventus Turin s’impose à Lyon

L’équipe italienne a remporté son quart de finale aller contre l’OL au stade Gerland sur le score de 0-1. Inscrit en fin de match, ce but permet à la Juve d’envisager sérieusement une qualification pour les demi-finales de l’Europa League. Lyon, malgré la défaite, n’a pas démérité.

Photo : twicepix.flickr.cc
Photo : twicepix.flickr.cc

Jusqu’à la 85ème minute, les joueurs de l’OL tenaient le match nul, et pouvaient même espérer inscrire un but en fin de rencontre. Car des occasions, il y en a eu pour les lyonnais – concentrés, impliqués et motivés. Sans Grenier et Gourcuff, blessés, l’OL est parvenu à taquiner le Champion en titre de Série A et probable vainqueur encore cette saison : Buffon a dû sortir quelques beaux arrêts au cours de la rencontre.

Mais l’équipe lyonnaise n’a pas cette année un banc taillé pour mener de front championnat et Coupe d’Europe. Les blessés qui s’accumulent n’arrangent rien. Certes, les jeunes joueurs issus du centre de formation – nombreux cette saison – montrent des choses prometteuses, mais leur niveau est insuffisant à ce stade de la compétition européenne.

Pourtant, la Juventus Turin a montré des signes de fatigue et la tâche s’est avérée moins évidente que prévue. Les joueurs d’Antonio Conte n’ont pas pu appuyer sur l’accélérateur pour emballer le rythme du match et prendre rapidement l’ascendant sur l’équipe lyonnaise. C’est une équipe italienne en demi-teinte – mais une équipe solide quand même – qui a dû patienter jusqu’à la 85ème minute pour inscrire le but sur un corner cafouillé par la défense de l’OL.

La Juventus a « fait le boulot ». Grâce à cette victoire, nul doute qu’elle se qualifiera pour les demi-finales lors du match retour chez elle, malgré un Lyon volontaire.

Europa League / OL – Juventus de Turin : l’impossible défi lyonnais ?

Sans briller lors du match retour contre Plzen en huitièmes de finale, l’OL est parvenu à se qualifier pour les quarts de l’Europa League. Il affrontera la Juventus de Turin, intraitable en Série A et sur-motivée en Europe.

Clément Grenier en 2010. Photo : Ronnie Macdonald.flickr.cc
Clément Grenier en 2010. Photo : Ronnie Macdonald.flickr.cc

Pas de tirage au sort clément pour les joueurs de Rémi Garde : l’OL affrontera la Juventus de Turin en quarts de finale, après une qualification acquise sans briller en République Tchèque. S’il n’y avait pas de véritable tirage facile au vu du niveau relevé en Europa League cette saison, celui de Lyon est le plus compliqué, la Juv’ faisant figure de grande favorite.

La Vieille Dame n’est pas en Europa League pour y faire de la figuration

Championne d’Italie en titre, première de Série A avec 14 points d’avance sur l’AS Roma 2ème, la Vieille Dame n’est pas en Europa League pour y faire de la figuration, bien au contraire : le 14 mai prochain, la finale se jouera dans son stade. Les coéquipiers de Buffon comptent bien y remporter le titre européen.

Jeu fluide, rigueur tactique et joueurs de grande classe

A défaut d’avoir pu continuer son parcours en Ligue des Champions, la Juventus voit d’un bon œil un doublé Championnat-Ligue Europa, histoire d’asseoir sa domination retrouvée depuis quelques saisons sur le football italien. Et ce ne sont pas ses performances sur le terrain qui viendront tempérer ses envies : jeu fluide, rigueur tactique et joueurs de grande classe. A l’image du milieu de terrain Andrea Pirlo, 34 ans et en pleine forme, comme en témoignent ses dernières réalisations sur coup-franc. Magistrales.

Prime au Championnat, au détriment de l’Europa League

La tâche est lourde pour l’Olympique Lyonnais. Une saison compliquée en ligue 1 : les joueurs de Rémi Garde se battent pour la 3ème place. La lutte est âpre avec Saint-Etienne et Lille, mais le Losc semble le mieux placé. Alors, probable prime au Championnat, au détriment de l’Europa League. Les contraintes financières imposées au club en vue de la construction du grand stade ne permettent pas à l’OL de renforcer son collectif avec l’arrivée de joueurs.

Le bilan de l’OL n’est pas mauvais, mais juste pour la scène européenne

Ce sont donc de nouveaux visages qui composent l’effectif lyonnais depuis cette année. Issues du centre de formation, les nouvelles têtes n’ont pas à rougir de leur intégration dans l’effectif pro. Ajoutez à cela des joueurs plus anciens, auteurs de bonnes performances depuis le début de la saison (Lacazette, Grenier, Gomis, Gourcuff) : le bilan de l’OL n’est pas mauvais. Mais peut-être insuffisant pour nourrir de grands espoirs face à la Juventus de Turin. D’autant que les blessures de certains joueurs importants ne facilitent pas la tâche de l’entraîneur. Lutte pour la 3ème place et/ou ne rien lâcher en Europa League : réponse le 3 avril prochain lors du match aller à Gerland.

Les autres quarts de finale :
AZ Alkmaar – SL Benfica
OL – Juventus de Turin
FC Bâle – Valence
FC Porto – FC Séville

Europa League : Lyon bien placé dans une belle compétition

Lyon s’est imposé hier soir dans le match aller des huitièmes de finale de l’Europa League contre le Viktoria Plzen, club tchèque, 4-1. De quoi nourrir des ambitions pour la suite d’une compétition pas si facile que ça.

Match d'Europa League entre le Bayern Munich et le Maccabi Haifa. Photo : Grzegorz Jereczek.flickr.cc
Match d’Europa League entre le Bayern Munich et le Maccabi Haifa. Photo : Grzegorz Jereczek.flickr.cc

L’Olympique Lyonnais, 5ème de Ligue 1, a de quoi nourrir de belles ambitions européennes, à défaut de pouvoir revenir sur le duo de tête en Championnat. Le match contre Plzen démarre mal pour les joueurs de Rémi Garde qui encaissent un but dès la 3ème minute. Mais l’effectif lyonnais se mobilise et en plante 4: un doublé de Fofana, puis des buts de Lacazette et Mvuemba. En s’imposant 4-1, Lyon se trace probablement un chemin pour les quarts de finale d’une compétition d’un bon niveau.

De sérieux candidats au titre, qui jouent le coup à fond

Les affiches des autres huitièmes de finale sont de belle facture : la Juventus de Turin et la Fiorentina font match nul, le Benfica Lisbonne s’imposte à Tottenham 3-1, le FC Porto l’emporte 1-0 contre Naples, le derby sévillan se solde par une victoire du Bétis 2-0 à l’extérieur… De sérieux candidats au titre, qui jouent le coup à fond. A la différence de la France, dont les présidents de clubs, entraîneurs et joueurs ont souvent galvaudé les matchs d’Europa League du jeudi soir.

Depuis 1972, aucun club français n’a remporté la compétition

L’Angleterre, l’Espagne, le Portugal ou encore l’Italie jouent chaque année la compétition sérieusement : Chelsea, vainqueur de l’an dernier, l’Atlético Madrid en 2012, le FC Porto en 2011. Depuis 1972, aucun club français n’a remporté la compétition. Marseille (en 1999 et 2004), Bordeaux (en 1996) et Bastia (en 1978) se sont hissés en finale, certes. Mais pas de titre à accrocher à leur palmarès, ni à celui du football hexagonal. Et si cette année, l’Olympique Lyonnais pouvait espérer un titre sur la scène européenne ? Compte-tenu du niveau de la compétition, Lyon n’aurait pas à rougir de s’offrir la « petite » Coupe d’Europe.

Ligue des Champions : zéro pointé pour l’OM

Après les cinq premières journées de poules de Ligue des Champions, l’Olympique de Marseille pointe à la 4ème et dernière place de son groupe -certes l’un des plus relevés de cette première phase- avec 0 point inscrit. Éliminés de la compétition, les joueurs d’Elie Baup n’iront pas non plus en Europa League. Un des plus grands palmarès du football français, un des plus gros budgets de la Ligue 1, un des clubs les plus supportés de l’Hexagone… Et un zéro pointé, révélateur d’une politique branlante de gestion du club et plus généralement, de l’état d’esprit des clubs de Ligue 1 dans les compétitions européennes.

Virage du Stade Vélodrome de Marseille. Photo : PhilippeF.flickr.cc
Virage du Stade Vélodrome de Marseille. Photo : PhilippeF.flickr.cc

Il ne s’agit pas uniquement d’argent mais de politique sportive du club de Marseille, qui pose question après cet échec cuisant.

L’OM pourrait repartir Fanny de sa Ligue des Champions 2013-2014. 5 défaites (en 5 rencontres), qui malgré les déclarations d’après match de certains joueurs marseillais, sont sans appel. Certes, le groupe (Naples, Dortmund, Arsenal) est l’un des plus relevés et peu voyaient l’OM se qualifier. Mais, les prestations sur le terrain de l’équipe marseillaise ont été médiocres, tant tactiquement que techniquement. Jamais capables d’inquiéter ses adversaires, les joueurs ont -malgré leurs efforts- livré des copies insuffisantes et la mise en place tactique a été parfois déroutante. À l’image du match à Dortmund – tactique offensive – alors que contre Arsenal à domicile, une tactique défensive a été privilégiée. Des incohérences qui ne peuvent pourtant pas suffire à expliquer ce bilan : si le président de l’OM chante les louanges d’un recrutement estival réalisé à l’économie mais plein de valeurs humaines, simples, attachées à la ville de Marseille face à l’ogre millionnaire international PSG (sic), il oublie que le budget de son club est l’un des plus importants du championnat de France. Il oublie également que les bons (voire très bons) joueurs de Dortmund, Naples et Arsenal ont été souvent recrutés moins chers que Payet (10 millions d’Euros), Thauvin ou encore Gignac (15 millions d’Euros chacun), pour ne citer qu’eux : 4,5 millions d’Euros pour Lewandowski de Dortmund, 5,5 millions d’Euros pour Hamšík de Naples… Force est donc de constater qu’il ne s’agit pas uniquement d’argent mais de politique sportive du club de Marseille, qui pose question après cet échec cuisant.
Dans le même temps, le FC Bâle, club de championnat suisse, battait Chelsea 1-0 sur son terrain, portant son total à 8 points et lui permettant de prendre la deuxième place de son groupe de poule : un budget inférieur à celui de l’OM et un palmarès moins fourni, mais un autre état d’esprit que celui qui règne en Ligue 1 concernant les coupes d’Europe.

Il semble qu’en France le problème se pose, mais qu’en Espagne, Angleterre, Italie, Allemagne ou au Portugal, jouer deux fois par semaine ne soit pas un souci.

Cette prestation de l’OM en LDC doit être analysée de pair avec les mauvais résultats des clubs français en compétitions européennes (LDC et Europa League). Excepté le PSG, qui est en bonne position pour se qualifier pour les huitièmes de finale, les clubs de Ligue 1 n’affichent pas leur plus belle volonté et leur plus beau visage lors des joutes européennes. La faute au manque d’argent : un argument avancé par les entraineurs et les présidents. Puis vient celui de la fatigue physique des joueurs à cause de matchs qui s’enchaînent, de mauvais calendriers. Il semble qu’en France le problème se pose, mais qu’en Espagne, Angleterre, Italie, Allemagne ou au Portugal, jouer deux fois par semaine ne soit pas un souci. Et puis, sur le papier, les équipes alignées le jeudi soir en Europa League démontrent que l’entraineur privilégie le championnat de Ligue 1. Pour finir bien classé, et se qualifier pour une compétition européenne. D’accord. Mais pour y faire quoi ? Fustiger le manque d’argent, le calendrier et mettre une équipe B. C’est le reproche qui est fait depuis quelques années à Bordeaux, Rennes, Toulouse, Lille, Saint-Etienne ou encore d’autres formations qui se sont qualifiées pour la « petite » Coupe d’Europe du jeudi soir et qui ne l’ont pas jouée à fond. Ces dernières années, Lyon excepté, les clubs français n’ont pas brillé en Ligue des Champions, arguant d’être des petits poucets face aux riches européens. Mais ils ne jouent pas à fond l’Europa League, jugée pas assez bien… ou tout simplement et humblement trop dure ? L’indice UEFA de la France ne cesse de reculer depuis plusieurs années et le nombre de places attribuées à la France pour les compétitions européennes ne cessent de réduire. Peut-être la faute à l’état d’esprit qui règne en Ligue 1 ?