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Ligue des Champions : des quarts de finale prometteurs

Peu de réelles surprises en Ligue des Champions : les gros sont au rendez-vous pour les quarts de finale. En attendant le tirage au sort vendredi 21 mars, zoom sur les qualifiés : les favoris, les outsiders et les autres.

Ribéry sous les couleurs du Bayern Munich. Photo : az1172.flickr.cc
Ribéry sous les couleurs du Bayern Munich. Photo : az1172.flickr.cc

Les favoris

Bayern Munich
Le champion en titre désormais entraîné par Pepe Guardiola est incontestablement le favori de la compétition. Il pourrait être sacré Champion d’Allemagne le week-end prochain : quoi de mieux alors pour se consacrer à la Ligue des Champions? L’équipe bavaroise n’a jamais douté depuis le début de la saison. Malgré les blessures de certains joueurs-cadres, l’effectif munichois semble intouchable. Comme la saison passée, il s’est débarrassé en huitièmes des anglais d’Arsenal, sans être inquiété, malgré un match nul à Munich lors du retour. La – grosse – force tranquille.

FC Barcelone
On les dit moins bien, pas en forme, prenables. Certes, en Liga, les barcelonais ne sont que 3ème à 4 longueurs du premier, le Real Madrid. Mais sur la scène européenne, l’expérience parle : ils se sont défaits sans problème de Manchester City, 4ème de Premier League. Et le contenu des matchs européens laisse peu de doute quant aux ressources d’un effectif barcelonais capable de grandes et belles choses, même dans une période de creux. Comme si Messi et ses coéquipiers avaient décidé de sauver la saison avec une Ligue des Champions. Une consolation de belle facture.

Real Madrid
Comme toujours, le Real Madrid est là et ce n’est pas une surprise. Comme toujours, il est favori au titre de la Ligue des Champions. Entraîné cette saison par le coach italien Carlo Ancelotti, il est premier de la Liga, devançant le FC Barcelone de 4 points. De quoi engranger la confiance nécessaire pour les joutes européennes. Il s’est défait très facilement de son adversaire – les allemands de Schalke – en huitièmes de finale, mais l’opposition sera probablement tout autre en quarts de finale. Aux stars madrilènes de rester mobilisées pour la suite. Cette année pourrait être la bonne pour le club le plus titré de l’histoire.

Les outsiders

Atlético Madrid
Deuxième de Liga devant le FC Barcelone, l’Atlético Madrid est une équipe sérieuse. L’autre équipe de la capitale espagnole est clairement dans la position de l’outsider : elle sort en huitièmes de finale le Milan AC, certes en crise, sur un score sans appel – 5-1 sur l’ensemble des deux matchs. Entraînée par Diego Simeone, cette équipe-surprise n’a aucun complexe et propose un football séduisant. Et si l’Atlético Madrid était le « Borussia Dortmund » de ce cru 2013-2014 ?

Chelsea
L’air de pas y toucher, Chelsea se hisse tranquillement en quarts de finale, éliminant le Galatasaray de l’idole des Blues Drogba. En tête de Premier League, Chelsea monte en puissance depuis le début de la saison et l’arrivée de Mourinho sur le banc. Doucement, elle prend conscience de ses qualités – offensives et défensives. Face aux favoris pourtant, l’équipe du Special One ne semble pas capable de faire le poids. Sur le papier en tout cas. Psychologiquement en revanche, en position d’outsider, il faudra compter sur le vainqueur de la League Europa l’an passé, galvanisé par un Mourinho capable de grandes choses sur le plan mental et tactique. A ne pas négliger.

Manchester United
Saison cauchemardesque en Premier League : Manchester United ne pointe qu’à la 7ème place, enchaînant de piètres performances et restant sur une humiliation le week-end dernier, après la défaite à domicile 3-0 contre l’ennemi juré de Liverpool. Pour autant, les joueurs de David Moyes se sont qualifiés pour la suite de la compétition grâce à une victoire 3-0 lors du match-retour face à l’Olympiakos, après avoir été battus 2-0 à l’aller. Une remontada que Man’U doit à Robin Van Persie qui inscrit les trois buts qualificatifs. L’exploit d’un joueur, le héros d’un soir, qui ne devrait pas faire oublier les difficultés de cette équipe, gagnée par le manque de confiance et la peur au ventre. Devant un adversaire d’un autre calibre, difficile de les imaginer vainqueur. Et pourtant, attention à ne pas balayer trop vite le talent des individualités manchuniennes et la grande expérience européenne. And if…

Pas favoris, mais pas loin

Dortmund
Le Borussia Dortmund, finaliste l’an passé, ne se présente pas avec la même forme que la saison dernière. Les joueurs de Jürgen Klopp se qualifient pour les quarts de finale en éliminant le Zénith de Saint-Pétersbourg, après être sortis de justesse des phases de poule de Ligue des Champions. Pour la troisième année de suite, ils sont en quarts de finale. Pour autant, le collectif semble moins fort, compte-tenu des blessures qui déciment l’effectif. Face aux favoris et outsiders, Dortmund semble légèrement en retrait.

PSG
Certes, le PSG n’a pas une grande expérience sur la scène européenne. Pourtant, nombreux sont les observateurs à voir l’équipe française aller loin en Ligue des Champions cette année. Les individualités de talents, capables de gagner un match à elles seules, le collectif qui tourne de mieux en mieux, la rigueur tactique proposée : le PSG a bel et bien les cartes en mains pour continuer son parcours en Ligue des Champions et pourquoi pas s’imposer face à un favori. (De quoi faire remonter la France au classement de l’indice UEFA…)

Les clubs de football les plus riches du monde

Roulement de tambours, tada : en cette période dite de crise, les comptes ont été faits par l’entreprise financière Deloitte comme chaque année, dévoilant la liste des clubs de football les plus riches du monde : un français dans les 10 premières places, surtout trustées par les clubs anglais.

Supporters de Manchester United devant Old Trafford. Phito : jesus-leon.flickr.cc
Supporters de Manchester United devant Old Trafford. Photo : jesus-leon.flickr.cc

Le classement annuel de l’entreprise financière Deloitte dressant la liste des clubs de football les plus riches du monde pour les revenus de la saison 2012/2013 est sans appel : l’Angleterre est la place financière forte et dominante du football mondial. 6 clubs de Premier League se classent dans le top 20 : Manchester United et City, Chelsea, Arsenal, Tottenham et Liverpool.

L’omniprésence anglaise

Manchester United, pour la première fois de son histoire, sort du trio de tête, au profit du champion d’Europe le Bayern Munich, dont le modèle économique est souvent pris en exemple. Les revenus du géant allemand ont augmenté de 17% par rapport à la saison précédente.
Malgré une saison vierge, l’autre club de Manchester connaît une progression importante de ses revenus : il se classe 6ème. L’accord commercial fructueux avec Etihad Airways est certainement la raison de cette augmentation, ainsi que les revenus dus à la billetterie.
Chelsea enregistre une légère baisse alors qu’Arsenal voit ses revenus augmenter de 4% : propriétaire de son stade et gestionnaire hors-pair, certains observateurs voient le club du nord de Londres devenir l’équipe la plus riche du monde dans un futur plus ou moins proche.

La domination espagnole en tête

Les deux premières place du classement sont toujours détenues par les espagnols : Real Madrid et FC Barcelone. Ces géants du football mondial restent loin devant leurs concurrents. Sans augmenter leurs revenus, ils ne perdent rien non plus : grâce à des politiques de communication et marketing qui en font les équipes les plus célèbres et aimées sur tous les continents.

Un club français dans le top 5

La progression la plus importante est celle réalisée par un club français : le PSG se hisse pour la première fois de son histoire dans le top 5. Ses revenus ont augmenté de 81% grâce à l’arrivée des investisseurs qataris. Une position partie pour durer : les stratégies commerciales et sportives mises en place vont dans ce sens. La pige de Beckham, l’argent investi pour le recrutement de joueurs stars dans les championnats étrangers, les ambitions affichées de tout gagner et surtout d’aller le plus loin possible en Ligue des Champions : le PSG ne devrait pas céder sa place facilement.

Bilan : demi-finales de Ligue des Champions

L’Allemagne y aura enfin droit. Après les demi-finales remportées par le Borussia Dortmund et le Bayern Munich cette semaine, les Allemands vont connaître leur première finale de Ligue des Champions 100 % nationale. Un privilège que très peu de pays du Vieux Continent ont connu : seules l’Angleterre, l’Italie et l’Espagne avaient réussi cet exploit jusque-là. Une performance d’autant plus symbolique qu’elle a eu lieu face aux deux ogres espagnols, le Real Madrid et le FC Barcelone.

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Real Madrid – Borussia Dortmund

Certains pourraient penser que les supporteurs madrilènes devraient avoir des regrets. Oui, il leur a manqué un seul petit but pour éliminer Dortmund et réaliser la prouesse de la remontada. Mais au final, le Real Madrid, malgré sa victoire 2-0 sur sa pelouse, a fait pâle figure face aux chatoyants joueurs de la Ruhr. Pendant la quasi-intégralité du match, les Espagnols ont butté sur une organisation allemande bien en place et capable de contre-attaques foudroyantes et dévastatrices. Les meilleures occasions du match sont bien à mettre au crédit des joueurs allemands, qu’on pourrait tout de même taxer d’excès de facilité à certains moments. Au vu du match, on pourrait presque dire que c’est mérité pour les joueurs de Mourinho. Ils n’ont jamais réussi à se dépêtrer de leur jeu trop stéréotypé et basé plus sur le talent de ses individualités que sur un collectif huilé. A l’image d’une faible équipe incapable de trouver la moindre solution, ils se sont contentés de s’affoler dans les derniers instants du match à coups de longues transversales envoyées dans le camp adverse. Mais avec un retard de trois buts à rattraper après le match aller, ce n’était sûrement pas la meilleure des solutions à appliquer. Surtout face à un Dortmund qui a, du coup, géré tranquillement son avance pendant le match. S’ils ne sont pas révélé aussi efficaces que la semaine précédente, ils ont pu compter sur un Weidenfeller au sommet de sa gloire. A 32 ans, il a prouvé par ses sauvetages qu’il avait encore de belles années devant lui.

FC Barcelone – Bayern Munich

Le Bayern lui ne s’est pas contenté de gérer son avance confortable. Sur la pelouse du Camp Nou hier, il a une nouvelle fois humiliée les joueurs catalans. Avec sa victoire 0-3, Munich a prouvé qu’il serait le favori de la finale de Ligue des Champions. Hier soir, ils n’ont pas laissé l’ombre d’un doute aux joueurs espagnols. L’armada bavaroise a su profiter des largesses défensives d’une équipe barcelonaise aux abois : Robben, auteur d’un but magnifique, et Ribéry, passeur décisif sur le CSC de Piqué et le but de Müller, ont notamment été flamboyants hier soir. Et que dire du capitaine Philipp Lahm ? Il a été l’auteur d’un match complet, incisif offensivement et décisif défensivement. Cette finale est une véritable récompense pour ce joueur trop souvent sous-estimé par les fans de football à l’aune de son talent. Le Barça, à l’image de son voisin madrilène la veille, n’a jamais réussi à trouve la faille dans l’équipe allemande. Privée d’un Messi amoindri, l’équipe catalane a montré hier toute l’incapacité qu’elle a à être décisive dans les derniers mètres sans son joueur fétiche. La défense centrale barcelonaise, quant à elle, n’est pas exempte de tout reproche : avec une charnière Bartra-Piqué bancale, le Barça a offert sur un plateau de véritables boulevards aux adversaires munichois, qui se sont fait une joie de les capitaliser. L’arrivée d’un défenseur central au prochain mercato semble indispensable pour revenir au firmament du football européen.

Debrief : demi-finales aller de Ligue des Champions

Il a suffi de deux matches. Deux matches pour remettre en cause la suprématie espagnole des dernières années. Et ce sont les Allemands qui se sont chargés de la stopper. Tout un symbole pour un pays qui a été attendu au tournant, et qui a déçu, chaque saison comme le seul capable de rivaliser avec les joueurs espagnols, que ce soit en club ou en sélection nationale. Après plusieurs années d’échecs, ils tiennent enfin leur victoire. Les raclées infligées par le Bayern Munich et le Borussia Dortmund respectivement au FC Barcelone et au Real Madrid en demi-finales aller de Ligue des Champions risquent de faire date dans l’histoire du foot.

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Bayern Munich – FC Barcelone

Les supporters barcelonais n’en reviennent toujours pas. Mardi soir, ils ont vécu une véritable humiliation sur la pelouse de l’Allianz Arena. 4-0 : un score lourd mais somme toute logique. Pour trouver un score aussi lourd infligé au Barça en Ligue des Champions, il faut remonter en 1997. Une défaite cuisante sur sa pelouse 0-4 face au Dinamo Kiev. Le bourreau d’alors s’appelait à l’époque Andreï Chevtchenko avec trois buts à la clé. Cette fois-ci, c’est l’Allemand Müller qui s’est chargé de la sentence. Avec deux buts inscrits et une passe décisive, c’est lui qui a assené le couperet sur une défense espagnole aux abois. Souvent sous-estimé à la mesure de son talent, Müller a rangé tous les pessimistes dans son camp avec ce match de Ligue des Champions. Et que dire de Robben ? Moribond en début de saison, annoncé sur le départ, l’ailier néerlandais a profité de la blessure de Toni Kroos pour tirer son épingle du jeu. Virevoltant et altruiste sur le plan offensif, il a aussi su défendre dans son propre camp comme un mort de faim. A l’image de toute l’équipe au final. Le Bayern a été au-dessus de ses adversaires dans tous les compartiments du jeu : solide en défense, avec notamment un Dante impérial, les attaques bavaroises ont brillé de leur fulgurance et de leur efficacité. En face, le Barça, à l’image d’un Messi amoindri, a fait pâle figure. Ils n’ont jamais réussi à trouver la faille dans la défense espagnole. En titularisant Léo Messi, Vilanova prenait un risque. L’Argentin a été l’ombre de lui-même sur la pelouse de l’Allianz Arena. Il n’a jamais été trouvé dans la surface de réparation adverse et n’a pas réussi à faire la différence. Le milieu catalan quant à lui s’est fait dominé par la paire Martinez-Schweinsteiger. Et la défense faite de bric et de broc à pris l’eau face aux multiples assauts munichois. Mais le véritable problème est bien plus profond. Les Barcelonais n’ont pas de plan alternatif en cas de méforme de Léo Messi. Mardi soir, ils se sont bêtement entêtés à appliquer ce schéma tactique. Grave erreur ! Il aurait sans doute mieux fallu titulariser un David Villa, un véritable 9 de formation, à 100 % de ses capacités plutôt qu’un Messi, tout Messi qu’il est, qui n’est pas en pleine possession de ses moyens, surtout face à une équipe comme le Bayern !

Borussia Dortmund – Real Madrid

C’était le grand test pour le Borussia Dortmund, une équipe capable du meilleur comme du pire dans les grands rendez-vous européens. On se rappelle encore de la victoire miraculeuse de l’Olympique de Marseille en Ligue des Champions l’année dernière. Cette fois-ci, les Allemands ont répondu présent. Avec une victoire 4-1 sur sa pelouse face au Real Madrid, les joueurs du Borussia se sont enfin affirmé au niveau européen. Et après ce match, les aficionados de football n’ont plus qu’un seul nom à la bouche : Lewandowski. L’attaquant polonais, pisté par le Bayern Munich ou encore Manchester United, a inscrit 4 buts à l’équipe madrilène ! 4 buts ! Du jamais vu dans l’histoire du Real en Ligue des Champions : aucun joueur n’avait marqué trois buts face au Real, alors avec quatre buts, l’attaquant longiligne de Dortmund a mis la barre très haute. Hier soir, il a montré toute l’étendue de son talent : du bout du pied, de la tête, frappe en force… Lewandowski sait tout faire dans une surface de séparation. Et ses coéquipiers ne sont pas en reste : Götze, transféré à l’ennemi munichois en fin de saison, et Reus ont fait vivre un calvaire à la défense madrilène par leurs percées incessantes. Une défense madrilène qui a explosé, à l’image de son équipe. Le Real est l’illustration parfaite qu’une constellation de joueurs ne suffit pas à constituer une équipe cohérente. Alors que le Real s’est hissé à ce stade de la compétition à coups d’éclats d’individualités comme Ronaldo, Modric ou Ozil, l’équipe madrilène n’a pas réussi à réitérer ces exploits face à une équipe allemande au rendez-vous. Face à Lewandowski, la charnière centrale Pepe-Varane a vécu un terrible supplice : débordés de tous les côtés, les deux défenseurs ont commis quelques interventions plus que limites. Preuve que le défenseur français a encore du pain sur la planche avant de se frotter au gratin européen.

8-1 : c’est le « score final » de cette double confrontation germano-espagnole aller de Ligue des Champions. De quoi augurer une finale 100 % allemande ? Il n’y a qu’un pas. A moins que le petit but à l’extérieur du Real fasse toute la différence…

Ligue des Champions : le PSG éliminé avec les honneurs

Nombreux furent ceux qui prédisaient une déroute des parisiens contre la meilleure équipe du monde. Mais le PSG de Carlo Ancelloti n’a pas à rougir de son face-à-face avec le Barça : lors du match retour hier, les joueurs de la capitale ont livré une prestation plus qu’honorable en tenant les catalans en échec 1-1 sur leur pelouse. Eliminé sans avoir perdu, le PSG sort de la Ligue des Champions la tête haute.

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Près du but
Après une entame de match catastrophique, malgré une occasion de Lavezzi à la 4ème minute, le PSG se reprend autour du premier quart d’heure : le milieu parisien (Motta-Verrati) récupère un nombre incalculable de ballon et permet à l’équipe de se projeter très rapidement vers l’avant. Pastore, Ibrahimovic et Lavezzi se trouvent à merveille et mettent à mal à plusieurs reprises la défense catalane. Il faut un grand Víctor Valdés dans les buts du Barca pour empêcher Lucas d’ouvrir le score sur une tête superbe à la 27ème minute et une autre du défenseur Alex sur le corner qui suit. Paris prend le Barca à la gorge, presse et récupère vite, ne laissant pas le temps à Xavi, Inesta ou Pedro de développer leur jeu. Les catalans sont déstabilisés, tandis que le PSG, qui œuvre en contre, se procure de nombreuses occasions, dont cette passe en profondeur de Pastore pour Ibra, mais l’attaquant suédois est devancé par la sortie de Valdés. Les deux équipes rentrent aux vestiaires sur un score nul. L’inquiétude du FC Barcelone est perceptible, dans le jeu, sur le banc, comme dans les tribunes du Nou Camp.

Le PSG qualifié pendant 21 minutes
Le PSG était en demi-finale de la LDC de la 50ème minute à la 71ème en menant 1-0 : sur un service parfait d’Ibrahimovic, Pastore pique légèrement son ballon et conclut ainsi une action qu’il avait initiée. A ce moment du match, le Barça est éliminé de la compétition sur le score cumulé de 3-2 sur l’ensemble des deux matchs. Le PSG ne fait aucun complexe d’infériorité face aux catalans et joue les coups à fond. 8 minutes après son but, l’argentin bénéficie d’une nouvelle occasion face à Valdés mais ne conclut pas. Rien ne va plus pour les catalans qui attendent avec impatience que leur Messi entre sur la pelouse. A la 62ème minute, le meilleur joueur du monde change le match dés son apparition. Sa première accélération à l’entrée de la surface parisienne fait paniquer des défenseurs irréprochable jusqu’alors : il aspire 3 joueurs et délivre une passe qui ouvre les chemins du but à Pedro. 1 partout : le Barça respire mais continuera à trembler jusqu’à la fin du match car les contres parisiens peuvent se révéler assassins. Xavi, Messi, Inesta iront même jusqu’à jouer 3 corners en fin de match dans un mouchoir de poche et « petits bras ». Le public du Nou Camp exulte au coup de sifflet final : preuve que le PSG a fait trembler le Barça au match aller, comme au match retour et que sans son meilleur joueur, le FC Barcelone n’aurait peut-être pas atteint les demi-finales de la compétition.

Le défenseur parisien Alex et l'attaquant barcelonais, Lionel Messi.
Le défenseur parisien Alex et l’attaquant barcelonais, Lionel Messi.

Entre satisfaction et déception
Christophe Jallet le confesse à chaud après le match : c’est rageant et frustrant pour le PSG de sortir de la compétition sans avoir perdu. Mais les faits sont là : pour son retour en coupe d’Europe après 17 ans d’absence, le club de la capitale fait jeu égal, sur l’ensemble des deux matchs, avec l’une, si ce n’est la meilleure équipe de l’histoire. Des joueurs comme Verrati, Motta, Pastore, Alex et Thiago Silva ont montré l’étendue de leur talent ; Lucas a fait un match très intéressant ; le collectif parisien, souvent critiqué, semble se trouver de plus en plus et la capacité de projection rapide vers l’avant est à mettre au crédit de leur entraîneur : un bilan prometteur pour l’avenir, comme l’a constaté le directeur sportif Leonard à l’issue de la rencontre. Manque peut-être au club l’expérience des Grands : la force de la répétition des matchs de haut niveau en est certainement le secret et à ce titre, la participation du PSG en Ligue des Champions l’an prochain sera primordiale si le club veut s’imposer durablement à la table des meilleurs sur la scène européenne.