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MONDIAL U20 : enfin le tour de la France ?

La Coupe du Monde des moins de 20 ans n’a jamais réussi aux Bleus. Avec pour seul exploit une pauvre quatrième place empochée en 2011 en Colombie, la France est loin, très loin des six titres remportés par l’Argentine. Mais emmenée par les Digne, Pogba, Thauvin ou encore Kondogbia, l’équipe tricolore pourrait tirer son épingle du jeu dans cette nouvelle édition qui débute aujourd’hui en Turquie.

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Florian Thauvin, meilleur espoir de Ligue 1

« L’objectif minimum, c’est la gagne ». Pierre Mankowski, sélectionneur de l’équipe de France des moins de 20 ans, n’y va pas par quatre chemins à l’orée de cette Coupe du Monde. Entre une équipe de France A bien mal en point et des Espoirs dissous jusqu’à la fin de la saison, l’honneur de la fédération française repose désormais sur les jeunes épaules des U20. Et ils l’ont compris. Depuis plusieurs semaines, les cadres de l’équipe affichent clairement leur objectif : un titre de champion du monde qui serait ainsi une première pour cette sélection.

Pogba en chef de file

Il faut dire que les Bleus peuvent nourrir de sérieuses ambitions. Didier Deschamps n’a pas hésité à se passer de joueurs talentueux comme Pogba, capitaine des U20, ou Digne lors de la dernière tournée en Amérique du Sud pour les laisser à la disposition de Pierre Mankowski. D’autres comme Thauvin, élu meilleur espoir de Ligue 1 cette saison, Kondogbia, cadre précoce du FC Séville ou encore Kurt Zouma, pisté par l’Atletico Madrid, sont tous des étoiles montantes du football français.

L’équipe type probable pendant cette compétition

Et ça se voit sur le terrain. Avec sept des huit derniers matches remportés, les jeunes loups français montrent leurs crocs. Thauvin se révèle être l’atout offensif numéro un de cette équipe française avec déjà 5 buts inscrits avec les moins de 20 ans tandis que le Parisien Aréola confirme dans les cages toutes les promesses tenues à son égard. Le dernier nul 2-2 concédé la semaine dernière face aux Colombiens, outsiders de la Coupe du Monde, ressemble plus à un simple accident de parcours qu’à une véritable catastrophe. 

Le Ghana, les Etats-Unis et l’Espagne sur la route des Bleus

Néanmoins les U20 français auront fort à faire dans cette compétition, et ce dès la phase de poules. Avec un groupe composé des Etats-Unis, du Ghana déjà champion du monde en 2011 et de l’Espagne mené par le virevoltant barcelonais Deulofeu, la France devra répondre présente dès les premiers matches. Les groupes passés, l’Uruguay, le Portugal ou encore le Mexique seront des équipes à surveiller avec attention.

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Gerard Delofeu follet

Une chose est sûre : cette Coupe du Monde semble très ouverte. Avec des Brésiliens et Argentins, qui ont remportés à eux deux 8 des 10 dernières éditions, aux abonnés absents, difficile de désigner un grandissime favori avant le début de cette compétition. Les U20 espagnols vont-ils être sur la lancée de leurs ainés, victorieux lors l’Euro Espoirs il y a seulement quelques jours ? A moins qu’un pays africain décroche la timbale, comme le Ghana en 2009 ? Ou si c’était tout simplement le tour des Bleus ?

Kondogbia, futur chien de garde des Bleus?

Je suis Français, j’ai 20 ans, je suis milieu de terrain et je suis pisté par les plus grands clubs dont le Real Madrid. Qui suis-je ? Je suis… Geoffrey Kondogbia ! Alors que Paul Pogba est sur toutes les lèvres des supporters tricolores depuis plusieurs semaines, un autre joueur pourrait pointer le bout de son nez lors des prochaines échéances internationales. Arrivé au Séville FC l’été dernier, le milieu s’est frayé un chemin dans le onze andalous au fil des matches. Au point de remplacer Xabi Alonso au Real Madrid dès la saison prochaine ?

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Barcelone-Séville, 23 février 2013

Le Séville FC vit une saison pour le moins compliqué. Englué dans le ventre mou de la Liga avec une décevante 10ème place, le club ne participe en plus à aucune des compétitions européennes cette année, une première depuis 2004. Michel a laissé place à Unai Emery sur le banc de touche en janvier dernier sans que cela ait changé grand-chose. La grosse loose pour ce club habitué à tutoyer le podium du championnat espagnol depuis quelques années. Les Andalous peuvent tout de même se consoler avec un Alvaro Negredo qui tient le club à bout de bras… et un certain Geoffrey Kondogbia.

Les supporters du RC Lens le connaissent. Au côté des Raphaël Varane, Serge Aurier ou encore Thorgan Hazard, il fait partie de la dernière génération dorée sortie du centre de formation nordiste. Et à l’image de ses compères, il a impressionné son monde dès l’adolescence. Olivier Bijotat, l’un de ses anciens formateurs à Lens, n’y va pas avec le dos de la cuillère (¹) : «J’ai rarement vu, sinon jamais, un joueur aussi jeune et déterminé. Au niveau du jeu, c’est un aspirateur. Il excelle en matière de récupération du ballon. Il va le chercher dans les pieds de l’adversaire et en revient souvent vainqueur. Ensuite, il est à l’aise techniquement, avec son pied gauche. Il sait jouer court comme long. Il peut donc récupérer et distribuer.» En somme, le joueur box-to-box dont beaucoup d’entraîneurs raffolent en ce moment. De là à le comparer au joueur du XXIème siècle, feu Abou Diaby, il n’y a qu’un pas… Que lui-même franchit en le désignant comme un de ses modèles (²) : « J’apprécie également Abou Diaby, car il sait défendre, et aussi attaquer ». Les mauvaises langues diront qu’il n’a pas vraiment exprimé son talent sur la pelouse du stade Bollaert. Après des débuts professionnels en Ligue 1 en 2010-2011 avec trois petites apparitions, il effectue sa première saison complète, et prometteuse l’année suivante en Ligue 2. La seule avec les Sangs et or.

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SISI la famille !
(de gauche à droite : Zakarya Bergdich, Alassane Touré, Geoffrey Kondogbia, Serge Aurier, Raphaël Varane et Steeven Joseph-Monrose)

Miné par des problèmes financiers, le club lensois est contraint de vendre les joueurs les plus bankable. Pisté par Manchester City, Naples ou encore la Juventus, il atterrit finalement à Séville en juillet dernier pour un transfert estimé à 4,5 millions d’euros. Alors que tout le monde s’attendait à le voir cirer le banc de touche pour sa première saison au haut niveau, le Français s’impose petit à petit dans l’équipe titulaire. Utilisé avec parcimonie par Michel, il profite de l’arrivée d’Emery pour devenir un titulaire indiscutable en reléguant notamment le Néerlandais Hedwiges Maduro sur le banc des remplaçants. En compagnie du chilien Gary Medel, il forme un milieu solide et efficace, permettant ainsi aux joueurs offensifs comme Rakitic, Reyes et Navas de s’exprimer en toute liberté sur le terrain. Considéré comme l’un des plus grosses révélations de la Liga, Kondogbia et ses prestations ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd : les recruteurs de l’AC Milan, de l’Inter mais surtout du Real Madrid, qui cherche à rajeunir son effectif, le suivent avec attention pour la saison prochaine. Nul doute qu’avec une clause de départ estimée à seulement 6 millions d’euros, les offres vont vite affluer sur le bureau du président del Nido. A moins que le groupe d’investisseur Doyen, qui détient 50 % des droits contractuels du joueur, fasse monter les enchères…

Sélectionné avec les U20 français, il a été l’auteur d’une prestation impressionnante face au Danemark le 21 mars dernier, avec deux passes décisives à la clé. Sa carrière internationale aurait pourtant pu être radicalement différente. En 2011, le sélectionneur Claude Le Roy l’appelle pour un match de qualifications à la Coupe d’Afrique des Nations face au Cameroun. Mais il y a un léger problème : Kondogbia n’est tout simplement pas Congolais(³). Une convocation d’autant plus étonnante pour un joueur français qui n’est même pas d’origine congolaise mais centrafricaine ! Bref, à moins d’un autre quiproquo, l’avenir international du milieu s’annonce bel et bien du côté des Bleus. Kondogbia, qui squatte les différentes équipes de jeunes depuis ses 16 ans, semble fin prêt pour suivre son pote Varane à Clairefontaine. Il pourrait bien faire figure de nouvel appelé dans les prochaines listes de Didier Deschamps. Histoire de répondre, enfin, positivement à une sélection chez les A.

(¹) La révélation Kondogbia, L’Equipe.fr, publié 12 avril 2013

(²) Kondogbia «Bollaërt, ça m’épate», RCLensois.fr, publié le 24 août 2010

(³) G. Kondogbia s’étonne pour la RD Congo, Lensois.com, publié le 27 septembre 2011

France-Espagne : un coup à faire?


Les Bleus abordent ce match de qualification pour la Coupe du Monde 2014 dans la meilleure posture qui soit : en tête du groupe, deux points devant l’Espagne, à domicile et dans une bonne dynamique, retrouvée. La Roja, championne du Monde et double championne d’Europe, a tremblé contre la Géorgie et fait match nul contre la Finlande, chez elle. La presse ibérique critique et s’inquiète. C’est le moment pour les Bleus (d’essayer) de faire un coup.

Match Espagne-France, aller des qualifications pour la Coupe du Monde 2014.
Match Espagne-France, aller des qualifications pour la Coupe du Monde 2014.

Les Bleus : les raisons d’y croire

Un 1 partout arraché en Espagne lors du match aller et une excellente dynamique de victoires sur laquelle reste l’équipe de France : les Bleus de Deschamps montrent de bonnes choses dans le jeu depuis quelques matchs. Mieux tactiquement, capable de presser, l’équipe de France a retrouvé des couleurs. Ribéry affiche un très bon niveau; Valbuena – certainement le meilleur joueur- est décisif; Matuidi est indiscutable au milieu de terrain; pour ne citer qu’eux. Des jeunes joueurs, en vue dans leur club, ont intégré l’effectif et leur performance contre la Géorgie est prometteuse : Varanne en défense et Pogba au milieu.
Si Deschamps a encore quelques cas à régler (trouver la bonne charnière en défense centrale et la solution la plus efficace en attaque), il a en revanche insufflé à cette équipe une force mentale dont il a le secret, avec, comme mot d’ordre, son pragmatisme légendaire. Plus forte dans la tête, meilleure dans le jeu, l’équipe de France n’a jamais été aussi capable de faire un résultat contre ce géant mondial. Nul doute que Deschamps saura jouer, dans sa mise en place, avec les faiblesses espagnoles du moment.

L’ambiguïté espagnole

87 % : c’est le pourcentage de possession de balle de l’Espagne à un moment du match contre la Finlande. Dominer n’est donc pas gagner. La Roja n’a pas pu faire mieux qu’un match nul, concédant un but en fin de match. Une période de doute pour l’équipe d’Espagne, très critiquée par le public et les médias : le jeu « à la barcelonaise » fait de très nombreuses passes, n’est plus aussi efficace qu’avant. Les adversaires connaissent la tactique et présentent parfois des solutions pour la contrer, alors que l’équipe de Vincente del Bosque ne s’est pas montrée en mesure, jusqu’à présent, de proposer un autre système de jeu pour se sortir d’une situation compliquée. Piqué et Ramos, joueurs emblématiques de la Roja, ont fait leur mea-culpa après le match contre la Finlande. Preuve que le faux-pas finlandais a ébranlé la confiance espagnole.
N’en reste pas moins la force de l’une des plus grandes équipes de l’histoire : la sélection espagnole ressemble à une « bête blessée » qui aura à cœur de retrouver ses esprits, affirmer sa domination et reprendre la première place du groupe. D’autant qu’elle retrouve au milieu deux joueurs essentiels de retour de blessure – Xavi Alonso et Xavi Hernandez – et un attaquant de grande classe, David Villa. Une Espagne loin d’être sereine ce soir au Stade de France, mais toujours capable de triompher avec classe.

Le debrief de France-Géorgie

Deschamps l’avait dit. Avant d’affronter l’ogre espagnol mardi, il fallait passer l’écueil géorgien. La fameuse ritournelle de « prendre les matches les uns après les autres » en gros. Fameuse rengaine des footballeurs tant décriée, elle prend toutefois tout son sens lors de ces deux matches de qualifications pour la Coupe du Monde 2014. Car au-delà de remporter cette première confrontation quelque peu déséquilibrée, il s’agissait avant tout de se mettre dans les meilleures dispositions possibles pour le choc de mardi soir : une déconvenue vendredi soir aurait sérieusement compromis les chances d’une équipe française qui est avant en recherche de repères et de certitudes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec leur victoire 3-1 hier soir face à la Géorgie, les hommes de Didier Deschamps ont réalisé une prestation encourageante avant d’affronter la Roja. Petite revue des enseignements du match face à la Géorgie.

Les néo-sélectionnés Pogba et Varane répondent présents

Les deux nouvelles coqueluches du football français. Le premier est comparé à Patrick Vieira, le deuxième à Laurent Blanc. Objets de nombreux dithyrambes depuis plusieurs mois, les deux joueurs français ont enfin pu goûter aux joies de la sélection nationale. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont répondu présent.

Paul Pogba a démontré toute l’étendue de son talent : récupérations de balles, relances et frappes de balles… Le joueur de la Juventus présente un profil rare pour un milieu défensif français, à savoir un joueur de défendre tout en contribuant à la construction du jeu. Très à l’aise face à la Géorgie, le milieu semble être un alternative intéressante aux Cabaye et Matuidi.

Raphaël Varane surfe également sur sa période d’euphorie avec le Real Madrid. Pour sa première sélection, le madrilène a formé avec Mamadou Sakho une charnière centrale complémentaire face à une opposition géorgienne qui a été certes bien faible. Propre dans ses interventions et ses relances, il se présente comme un sérieux candidat pour un titulaire chez les Bleus.

Valbuena, le taulier des Bleus

L’ovation du Stade de France est tout symbolique. Tant décriée depuis plusieurs années, notamment pour ces plongeons incessants, Valbuena fait désormais l’unanimité. Vendredi soir, le marseillais a tout simplement été l’homme du match. Auteur d’un match plein, avec un but et deux passes décisives (dont une passe lumineuse sur le but de Franck Ribéry), Mathieu Valbuena apparaît de plus en plus comme un taulier de l’équipe. Didier Deschamps peut difficilement se passer de ce joueur toujours aussi régulier dans ses prestations et capable de provoquer en un contre un. Souvent montré du doigt lors de matches importants avec l’Olympique de Marseille, il sera assurément l’un des joueurs à surveiller mardi soir face à l’Espagne.

Un Benzema en pleine tourmente…

L’attaquant vedette de l’équipe de France connaît une période plus que délicate avec les Bleus : son dernier but remonte au 5 juin (soit 929 minutes sans avoir inscrit un but), aucun de ses 46 derniers tirs n’a fait mouche. Les statistiques sont sans équivoque : Karim Benzema n’arrive plus à marquer Equipe de France.

Attaquant complet, doué d’une intelligence rare sur le terrain, le français est néanmoins loin de l’archétype du renard des surfaces tels que Trezeguet, van Nistelrooy ou encore Inzaghi. Lui-même le revendique, il fait marquer ses coéquipiers. Le problème, c’est que depuis quelques matches sous la tunique tricolore, le joueur du Real Madrid n’arrive ni à marquer ni à faire marquer. Déjà en délicatesse avec l’équipe madrilène, où Higuain lui est souvent préféré cette saison, Benzema enchaîne les prestations en demi-teinte avec Didier Deschamps. Dans un dispositif à une seule pointe en attaque, Benzema délaisse trop souvent les surfaces adverses et redescend jusqu’au milieu de terrain, laissant un vide immense là où il devrait faire la différence.

Nous rappelant au mauvais d’un certain Anelka, Deschamps a donc décidé hier soir, pour conjurer le mauvais sort, de l’associer au londonien Olivier Giroud. Sur le papier, l’association peut faire des dégâts : la complémentarité entre un Giroud, adroit de la tête et bon remiseur, et un Benzema rapide et surtout libre de redescendre, peut laisser présager un avenir optimiste aux supporters français. Une association « sur mesure » pour son type de jeu. Mais là encore, Benzema a déçu vendredi soir. Trop souvent brouillon, il a encore brillé par son inefficacité et ses frappes stériles. Et là où le madrilène pèche, Olivier Giroud offre une prestation convaincante et prometteuse avec notamment l’ouverture du score d’une tête rageuse en fin de première période.

Alors que Didier Deschamps semble privilégier un seul attaquant à la pointe de l’attaque face à l’Espagne, le sélectionneur va être face à un dilemme. Giroud ou Benzema ? La forme du moment serait de voir l’ancien attaquant de Montpellier titulaire. Mais Deschamps aura-t-il le cran de mettre la vedette des Bleus sur le banc ? Pas si sûr… D’autant plus que les Français vont sans doute adopter la technique de la contre-attaque mardi et qu’ils auront donc besoin d’un joueur rapide et vif. Ce match face à la Géorgie a en tout cas immiscé le doute dans la tête du sélectionneur français…

Ils frappent à la porte des 23

Seulement quelques heures après une qualification arrachée face à la Bosnie, Laurent Blanc nous avait déjà prévenus : « On va essayer de donner du temps de jeu à certains joueurs qui n’en ont pas trop eu, parce qu’il y avait des matches à enjeu, mais qui seraient intéressants à voir en équipe de France s’ils font de bonnes performances dans leurs clubs ». Avec six matches amicaux avant le début de l’Euro 2012, le sélectionneur de l’équipe de France est servi. Les deux premières confrontations face aux Etats-Unis et la Belgique vont permettre au cévenol d’expérimenter des schémas de jeu, mais surtout de tester des petits nouveaux. Tour d’horizon des joueurs qui frappent à la porte des 23 pour l’Ukraine et la Pologne.

 

Mamadou Sakho –  21 ans – 4 apparitions en Equipe de France A

Véritable phénomène de précocité (il est le plus jeune joueur ayant été capitaine en Ligue 1 à seulement 17 ans), le défenseur parisien est une valeur sûre de notre championnat. Auréolé d’un trophée de meilleur espoir de Ligue 1 la saison passée, il doit maintenant franchir le cap de la confirmation. Malheureusement, son début de saison a été entaché par une blessure qui l’a écartée des terrains pendant plus de deux mois. Désormais remis de ses déboires, Sakho peut tirer son épingle du jeu dans cette sélection. Laurent Blanc ayant toujours estimé qu’une défense centrale doit être composée d’un gaucher à gauche et d’un droitier à droite, le parisien, seul défenseur central gaucher de la sélection, a une véritable carte à jouer. Taulier de l’équipe parisienne, le titulariser en Pologne et en Ukraine serait une vision sur le long terme, sans pour autant galvauder l’Euro 2012. Auteur de prestations en demi-teintes avec les Bleus jusque-là, Kirikou a l’opportunité de se racheter ce soir face aux américains, à condition qu’il mette de côté ces quelques fautes de concentration…

 

Mathieu Debuchy – 26 ans – 1 apparition en Equipe de France A

Auteur d’une prestation plus que convaincante pour son premier match avec les Bleus face à l’Albanie, le profil du joueur nordiste plaît à Laurent Blanc. Son activité offensive et ses centres millimétrés correspondent parfaitement à la philosophie d’un Laurent Blanc, libéré par l’épée de Damoclès de non-qualification à l’Euro, qui veut désormais se consacrer à un jeu alléchant et prometteur. Encensé depuis plusieurs années maintenant, Debuchy pourrait bien voir la saison 2011/2012 comme celle de la consécration. Entre un Sagna catastrophique en Equipe de France et un Reveillère en baisse de régime, le lillois apparaît comme le candidat naturel sur le flanc droit.

 

Laurent Koscielny – 26 ans – 0 apparition en Equipe de France A

Le franco-polonais part sans doute avec une longueur de retard sur Sakho pour une éventuelle titularisation. Depuis son transfert à Arsenal en 2010, Koscielny alterne le très bon, comme face à Chelsea il y a quelques semaines, et le catastrophique, comme lors de la défaite face à Blackburn en septembre dernier. Souvent comparé à son sélectionneur pour son sang-froid et sa technique, il semble peu probable de le voir titulaire à l’Euro, malgré un début de saison prometteur. Néanmoins, on peut légitimement le voir dans les 23, et le voir jouer un rôle de remplaçant de luxe.


Jérémy Mathieu – 28 ans – 0 apparition en Equipe de France A

Le valencien n’a pas intérêt à laisser filer sa chance. Il fait partie de la catégorie de joueurs sous-médiatisés jouant à l’étranger, comme Frey, Escudé ou encore Ismaël. Le genre de joueurs auxquels le public et les spécialistes français seront intransigeants. Une seule erreur et il peut dire adieu aux Bleus, à l’image d’un Sebastien Frey, « banni » de la sélection après une erreur « lumineuse » face à l’Ukraine en 2008. L’ancien sochalien apparaît comme le pendant gauche de Debuchy : son activité sur le flanc gauche est sans relâche. Malheureusement pour lui, il est déjà concurrencé par des Abidal et Evra, présents en Equipe de France depuis plusieurs années maintenant. Donc à moins d’une blessure de l’un des deux joueurs ou un retour au ressentiment anti-Knysna, il est peu probable de le voir à l’Euro.

 

Mathieu Gonalons – 21 ans – 0 apparition en Equipe de France A

Appelé en renfort mercredi dernier après le forfait de Nasri pour cette double confrontation, le milieu lyonnais surprend depuis le début de la saison. Cantonné à un rôle de remplaçant jusqu’à cette année, le départ de Toulalan à Malaga lui a permis de littéralement exploser avec Lyon. Aussi bon sur les duels qu’à la relance, il se révèle comme l’homme à tout-faire de son coach Rémi Garde. Mais à l’image de Jérémy Mathieu, il doit lui aussi faire face à une concurrence acharnée : M’Vila, Alou Diarra ou encore Matuidi ont les faveurs du sélectionneur tricolore. A lui donc de faire démentir Laurent Blanc sur le terrain.

 

Olivier Giroud – 25 ans – 0 apparition en Equipe de France A

Le montpelliérain sera, sans doute, le plus surveillé des petits nouveaux lors de ces deux matches. Actuel meilleur buteur du championnat avec huit réalisations, il a le mérite de présenter un profil différent des autres attaquants français. Dépassant le stéréotype du grand gaillard en point d’appui, il a su, sur ses dernières années, étoffer son niveau de jeu et présenter quelques actions de grande classe. Son association avec Benzema pourrait s’avérer intéressante, mais il devra, avant tout, se faire un trou parmi les Rémy et Gameiro. Une chose est sûre, s’il continue sur sa lancée du début de saison, le cévenol peut le sélectionner pour l’Euro les yeux fermés.