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Salade grecque

Il y a un an, des incendies meurtriers ravageaient des villages entiers de la Grèce, tandis que
le Real Madrid occupait le devant de la scène sur le marché des transferts. Il y a quelques
mois, la crise économique secouait la Grèce comme jamais tandis que les clubs anglais, espagnols et italiens s’affrontaient en Ligue des Champions. Aujourd’hui, sur le marché des transferts, le championnat grec vole les vedettes aux autres voisins européens. Attire, séduit, convainc et recrute. Forts de joueurs d’expérience et de nouveaux talents, quelle salade nous préparent les clubs grecs pour la saison prochaine ?

Il y a quelques mois, l’état grec frôlait la faillite financière et économique. Grève générale, manifestations, émeutes. 3 morts et plusieurs dizaines de blessés. Réactions au plan d’austérité mis en place par le gouvernement sous la pression du FMI et de l’Europe.
La population doit se serrer la ceinture. Pas les clubs de foot, qui
eux, s’activent sur le marché des transferts. Un mercato groggy en France et plutôt calme dans les autres pays d’Europe. A l’inverse,
les clubs de football grecs ont sorti le carnet de chèques. Le Panathinaikos s’est rapidement positionné. Le champion en titre a
fait signer Sydney Govou pour deux ans. Si Gallas refuse le contrat
du club d’Athènes, Boumsong lui est sur le point de rejoindre Cissé
et Govou. Le rival historique, l’Olympiakos le Pirée, met les petits plats dans les grands pour enrayer la pénurie de titre : un nouvel entraîneur belge qui affiche de grandes ambitions et souhaite donc
un grand mercato. Il n’a pas fallu longtemps pour convaincre : Mirallas, l’attaquant belge de Saint-Etienne, Modesto, le défenseur
de Monaco et Ariel Ibagaza, milieu offensif argentin ont rejoint la Grèce.

La recette grecque

Les richesses historiques, le climat, les plages, l’eau turquoise, et les contrats sont juteux : 1,4 millions d’euros net pour l’ancien international français auteur d’une Coupe du Monde ratée, sans les primes. Gallas aurait pu signer pour 2,5 millions d’euros. Visiblement, la crise n’a pas touché le foot… grec. Et puis quand on joue là-bas, on joue loin de l’Europe et de la surmédiatisation des clubs. Une certaine reconnaissance, si les performances sont bonnes, des compétitions européennes importantes et des stades à l’ambiance sur-chauffée. Des avantages sans des inconvénients qui séduisent de plus en plus.
Sauf que parfois, la réalité est toute autre. L’été dernier, le club de Kavala recrutait entre autres, Frédéric Mendy, fier, à l’époque de son salaire, sa maison et sa voiture. Il est aujourd’hui de retour en France, prodigant ses conseils de joueur floué : le championnat hellène serait à éviter, entre contrats non
respectés et salaires impayés. Tout n’est pas aussi beau qu’il semblerait.

Mercato 2010 : le miroir aux alouettes

D’autres grands noms sont dans les tuyaux pour la suite du Mercato : Gattusao, Camoranesi, Julio Baptista, Mauro Cetto… Force est de constater que
les joueurs du championnat grec sont d’anciennes gloires du football international, capables d’apporter leur expérience. Voilà pourquoi les clubs hellènes pourront aller loin sur la scène européenne, mais
voilà aussi pourquoi ils ne pourront pas remporter
de titre. Car ce n’est pas grâce à Govou ou
Boumsong que le Pana se hissera en finale de la
Ligue des Champions. Du reste, le spectacle qu’ils proposeront pour la prochaine saison promet
aujourd’hui d’être de bonne qualité. Sans tout rafler, le championnat grec est sur le point de se donner quelques lettres de noblesse.

Coupe du Monde 2010 : les qualifiés pour les huitièmes

On connaît les qualifiés pour les huitièmes de finale de la première Coupe du monde de l’histoire sur le continent africain. A mi-parcours, le constat est là : l’édition 2010 restera dans les annales à plus d’un titre. Des évidences, certes ; de grosses surprises, surtout.

L’AMERIQUE CONQUERANTE

La joie des joueurs des USA après leur victoire contre l'Algérie. Photo : jasonwhat.flickr.cc
La joie des joueurs des USA après leur victoire contre l’Algérie. Photo : jasonwhat.flickr.cc

C’est simple : à part le Honduras, toutes les équipes du continent américain engagées seront en huitième. Des favoris (Argentine, Brésil) aux outsiders (Uruguay, Mexique, Paraguay, Chili et Etats-Unis), elles seront toute là. Comme un message pour l’Europe des stars, c’est, outre un savoir technique et tactique maîtrisé, leur collectif solidaire qui les aura amenées là, parfois sur le fil du rasoir et avec difficultés. L’Argentine tient son rang et son jeu est certainement le plus léché et agréable. Le Brésil un peu moins serein que prévu se qualifie sans trop forcer. Au courage pour les autres, le continent américain sera dignement représenté…

L’AFRIQUE A LA RAMASSE

Sur 6 équipes africaines engagées, une seule est parvenue à se qualifier pour les huitièmes de finale. Le continent attendait beaucoup de ses sélections emmenées par des stars mondiales. Pas de miracle pour la Côte d’Ivoire de Drogba et le Cameroun de Samuel Eto’o. Fin du Mondial. Faible techniquement, le Nigéria a tout bonnement déçu et l’Algérie, inexpérimentée, n’a pas réussi à réitérer les exploits de la qualification. Enfin l’Afrique du Sud, malgré le soutien de son peuple et des vuvuzélas, est la première équipe hôte à ne pas atteindre les huitièmes. Les Bafanas-Bafanas ont tout de même terminé leur Mondial sur une victoire contre la France. Dans un groupe serré, le Ghana se qualifie grâce à une victoire contre la Serbie, un match nul contre l’Australie et une défaite contre l’Allemagne. Les sélections africaines doivent revoir leurs copies.

L’EUROPE A BOUT DE SOUFFLE

14 sélections européennes engagées, 6 qualifiées, dans la difficulté. Fatigue des joueurs, suffisance, système de jeu trop connu et facile à contrer : il y a des raisons. L’Angleterre de Capello se qualifie dans la douleur. La presse anglaise avait pourtant titré au lendemain du tirage au sort « EASY », qualificatif attribué au groupe réunissant l’Algérie, la Slovénie et les Etats-Unis. Confiance, supériorité… L’Allemagne commence en trombe en infligeant un 4-1 indiscutable à l’Australie. Mais contre les Serbes, médiocres, la Nazional Manschaft ne peut même accrocher le match nul. Il faut une courte victoire contre le Ghana pour permettre à l’Allemagne de rejoindre les huitièmes, non sans mal. Le premier match de l’Espagne fit l’effet d’une bombe : la Roja défaite contre la Suisse, par le plus petit des écarts. Un jeu parfois stéréotypé de la sélection que les observateurs voient déjà championne du Monde : passe courte en une touche de balle, qui n’est pas sans rappeler le Barça. Comme un symbole, la Suisse se la joue Inter de Milan, ultra-défensive, ultra-disciplinée, laissant le ballon aux espagnols, attendant le contre. Un coup de tonnerre pour les joueurs ibériques, arrivés sur la pelouse pleins de certitude. Les hommes de Vicente del Bosque se reprennent et se qualifient pour les huitièmes. Rassurés, pour l’instant. Ce fut plus simple pour les Pays-Bas et le Portugal. Les Hollandais assument pour l’instant leur statut de favori, assurés dès le deuxième match de poursuivre la compétition. Dans le groupe de la mort, le Portugal fait jeu égal avec le Brésil, tient en échec la Côte d’Ivoire et lamine, 7-0, la Corée du Nord. La Slovaquie élimine l’Italie. Plus faible techniquement et individuellement, le collectif et la solidarité de cette petite équipe auront eu raison du Champion du monde en titre.
Out donc France, Italie, Serbie, Danemark, Grèce, Slovénie, Suisse. Pour les trois derniers, c’était prévisible. En revanche, les finalistes de la dernière édition auront brillé par leur médiocrité et la France aura éclaboussé le monde d’un ridicule qui restera dans l’histoire de la Coupe du monde, autant sur le terrain qu’en dehors.
France et Italie, les meilleurs ennemis, ne se qualifient pas dans les deux groupes les plus faibles du Mondial. Le séjour en terre africaine n’aura pas duré bien longtemps. C’est décevant également pour la Serbie – qualifiée pour le Mondial sans passer par les barrages – que les observateurs annonçaient plus forte que ce qu’elle a montré. Aurait pu mieux faire.

L’ASIE ETONNE

Match opposant l'Argentine et la Corée du Sud. La Corée du Sud se qualifie pour les huitièmes de finale. Photo : DundasFootballClub.flickr.cc
Match opposant l’Argentine et la Corée du Sud. La Corée du Sud se qualifie pour les huitièmes de finale.
Photo : DundasFootballClub.flickr.cc

Rigoureuses, disciplinées et solidaires : les équipes asiatiques sont en progrès, incontestablement. Petits gabarits techniques et gros collectifs, elles n’ont pas loupé le rendez-vous africain. 3 sélections engagées, 2 qualifiées. Bon score. La Corée du Sud se qualifie en huitième, dans un groupe loin d’être évident (Argentine, Nigéria, Grèce). Le Japon, considéré comme le plus faible de sa poule au début de la compétition s’octroie une place en huitième, laissant Danemark et Cameroun sur place. Rien que ça. La Corée du Nord rentre au pays, après une grosse défaite contre le Portugal, mais aura eu le mérite d’accrocher les quintuples champions du monde brésiliens. Rien que ça.

LES EQUIPES SURPRISES

Soyons sport et classe – en ces temps tourmentés, ce n’est pas si courant – et saluons la performance de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie. Le football n’y est pas un sport national. Pourtant, pour elles, le Mondial est bon : la Nouvelle-Zélande n’a pas perdu un match et l’Australie s’est même offerte le luxe de battre la Serbie et de faire jeu égal avec le Ghana.

Coupes du Monde : la long story / les années 90

Les Coupes du Monde des années 90 sont pleines de surprises : des équipes inattendues réalisent de beaux parcours à l’image du Cameroun de Roger Milla ou de la Roumanie de Gheorghe Hagi. Après la RFA en 1990 et le Brésil en 1994, la France décroche enfin sa première Coupe du Monde de l’histoire devant son public.

Italie 1990 : L’Allemagne s’offre une revanche et un triplé (8 juin – 8 juillet 1990)

Equipes présentes : Italie, RFA, Espagne, Angleterre, Tchécoslovaquie, la Roumanie, Ecosse, Belgique, Irlande, Yougoslavie, Autriche, Pays-Bas, Union Soviétique, Suède, Etats-Unis, Emirats Arabes Unis, Corée du sud, Egypte, Argentine, Costa Rica, Colombie, Uruguay, Brésil, Cameroun.

Triple championne du Monde, l’Italie n’a pas accueilli le tournoi depuis 1934. L’organisation de la compétition lui est confiée. Le Cameroun participent également au tournoi. Les Lions Indomptables du Cameroun font leur festival et la botte italienne devient leur terrain de jeu : l’équipe africaine rencontre l’Argentine lors du match d’ouverture à Milan. Même réduit à 9, les coéquipiers de Roger Milla, 38 ans, rentré à 10 minutes de la fin du match, remportent la rencontre 2 – 0 créant la surprise. Lors de son deuxième match, le Cameroun bat la Roumanie grâce à 2 buts de Roger Milla, rentré cette fois à la 58ème minute. Si la dernière rencontre de la poule se solde par une défaite sèche contre l’Union Soviétique, le vétéran et son équipe créent la sensation de ce début de Mondial. Les Lions Indomptables se défont de la Colombie mais sont stoppés en quart par l’Angleterre.
L’Argentine met un terme aux espoirs italiens de victoire finale : malgré l’excellente et surprenante Coupe du Monde de l’attaquant Salvatore Toto Schillaci, la Squadra Azzura perd en demi-finale à Naples aux tirs au but. Si le public napolitain a plus encouragé Diego Maradona que la Nazionale, il n’en est pas de même en finale à Rome contre la RFA, où la star de l’équipe de Naples sera conspuée par le public romain.
La finale 1990 est la même que celle de l’édition précédente, l’occasion pour les Allemands de Beckenbauer de prendre une revanche contre l’Argentine. La RFA, première équipe à se hisser en finale de la coupe du monde trois fois de suite, ne rate pas le coche : grâce à un but marqué sur penalty de Andreas Brehme, le RFA remporte la troisième coupe du monde de son histoire.

Etats-Unis 1994 : Le Brésil 4 étoiles (17 juin – 17 juillet 1994)

Equipes présentes : Brésil, Argentine, Italie, Allemange, Bulgarie, Roumanie, Pays-Bas, Belgique, Espagne, Russie, Suède, Suisse, Norvège, Grèce, République d’Irlande, Cameroun, le Maroc, le Nigéria, l’Arabie Saoudite, Mexique, Colombie, Bolivie et Corée du Sud.

Aux Etats-Unis, il y a le « football »… mais il est « américain ». Pour tenter d’implanter le « soccer » outre-atlantique, la FIFA décide de confier l’organisation de la Coupe du Monde au pays de l’Oncle Sam, avec des nouveautés dans la forme (la victoire à 3 points) et dans le jeu (la passe en retrait interdite au gardien).
La Roumanie de Gheorghe Hagi fait un étonnant parcours qui s’achève en quart de finale contre la Suède de Henrik Larsson. Sur leur chemin, les roumains battent la sélection argentine en huitième de finale. Malgré la forme et la puissance de son attaquant Gabriel Batistuta, l’équipe sud-américaine ne se sort que laborieusement des poules. Maradona, le meneur de jeu de génie, est contrôlé positif dés le premier match. Exclu de la compétition, la sortie du Pibe del Oro par la petite porte n’est pas à la hauteur de l’immensité de son talent. Sans lui, l’Argentine peine et perd.
Les équipes africaines ne sont pas venues aux Etats-Unis pour y faire de la figuration. Mais le Cameroun – et son buteur d’expérience Roger Mila, 42 ans – ne parvient pas à sortir des poules et est même écrasé par la Russie, 6-1. Le Nigéria, lui, termine premier de son groupe mais est stoppé en huitième de finale contre l’Italie, future finaliste. L’équipe d’Arrigo Sacchi se défait de la Bulgarie, de l’Allemagne de Rudi Völler et Jürgen Klinsman, grâce à un Roberto Baggio qui classe parler sa grande classe.
La Squadra Azzura affronte en finale l’ennemi brésilien. Les stars sud-américaines, parmi lesquelles Bebeto, Romario, Rai, ont sorti les Etats-Unis (1-0), les Pays-Bas (péniblement 3-2), puis la Suède (1-0).
La finale se joue à Passadena et s’achève sur un score nul et vierge. La décision se fait aux tirs aux buts. Roberto Baggio manque le dernier et le Brésil remporte son 4ème titre de Champion du Monde.
Cette édition est malheureusement connue pour la tragédie qui endeuille l’équipe colombienne. Un début de tournoi tonitruant et un jeu d’une fluidité remarquable avait donné l’espoir à toute une nation. Malheureusement, le but contre son camp du défenseur Andrès Escobar mis fin au parcours colombien. Quelques jours après son retour au pays, le joueur est assassiné.

France 1998 : Le sacre des Bleus (10 juin – 12 juillet 1998)

Equipes présentes : Brésil, Norvège, Maroc, Ecosse, Italie, Autriche, Cameroun, Chili, France, Danemark, Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Nigéria, Paraguay, Espagne, Bulgarie, Pays-Bas, Mexique, Belgique, Corée du Sud, Allemagne, Yougoslavie, Iran, Etats-Unis, Roumanie, Angleterre, Colombie, Tunisie, Argentine, Croatie, Jamaïque, Japon.

C’est à la France qu’est confiée l’organisation de la Coupe du Monde 1998. Fernand Sastre, à l’origine de la candidature et co-président du comité d’organisation, décède quelque mois avant le début de la compétition.
Des sélections impressionnent : la Norvège, le Danemark et la Croatie. Les Norvégiens parviennent à sortir de leur groupe, après une victoire surprise dans les dernières minutes du match contre le Brésil. Ils sont éliminés en huitième de finale contre l’Italie. Les Danois qui terminent deuxième de leur groupe après la France, se défont facilement du Nigéria en huitième de finale (4-1). Il faut alors tout le talent des brésiliens pour stopper les danois en quart de finale, sur le score de 3-2. La Croatie, pour sa 1ère participation sous ce nom, se hisse jusqu’en demi-finale, avant d’être battue par la France. Son attaquant Davor Suker est le meilleur buteur de la compétition.
Le Pays-Bas sont de retour dans l’élite : Dennis Bergkamp, Edgar Davids et autres Patrick Kluivert terminent 1er de leur groupe, battent la Yougoslavie en huitième et créent la sensation en sortant l’Argentine. Les bataves échouent face au Brésil en demi-finale. L’Angleterre quant à elle compte dans ses rangs des joueurs d’expérience, tels Alan Shearer, et des jeunes de talent comme David Beckham ou Michael Owen auteur du plus beau but du tournoi. Au terme de l’un des plus beaux matchs de la Coupe du Monde, marqué par le carton rouge reçu par Beckham, l’Angleterre est éliminée par l’Argentine aux tirs au but.
Le Brésil, grand favori du tournoi, se hisse en finale en éliminant ses adversaires assez facilement, exception faite des Pays-Bas qui emmènent les sud-américains en prolongation et aux tirs au but. Le Brésil affronte la France qui est parvenue, au terme d’un tournoi sérieux et rigoureux à atteindre la finale. Les Bleus remportent leurs trois matchs dans la phase de poule. En huitième de finale, la délivrance arrive à la 113ème minute grâce au but en or de Laurent Blanc contre le Paraguay. Les co-équipiers de Didier Deschamps doivent s’armer de patience contre l’Italie en quart de finale : les 2 équipes se neutralisent et les tirs aux buts feront la différence. Le tir décisif de Luigi Di Biagio s’écrase sur la transversale de Fabien Barthez et envoie la France en demi-finale. Les croates prennent les choses en main au début de la seconde mi-temps grâce au buteur maison Davor Suker. Lilian Thuram inscrit dans la foulée le but égalisateur, puis enfonce le clou à la 69ème minute.
En finale, l’équipe de France prend l’avantage en 1ère mi-temps grâce à 2 buts de la tête sur corner inscrit par son meneur de jeu Zinedine Zidane. Un 3ème but en contre d’Emmanuel Petit vient sceller la 1ère victoire en coupe du monde remportée par la France. Cette victoire préfigure une grande liesse populaire qui s’empare du pays et les espoirs d’une société unie à l’image de son équipe « black-blanc-beur ».