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Europa League / OL – Juventus de Turin : l’impossible défi lyonnais ?

Sans briller lors du match retour contre Plzen en huitièmes de finale, l’OL est parvenu à se qualifier pour les quarts de l’Europa League. Il affrontera la Juventus de Turin, intraitable en Série A et sur-motivée en Europe.

Clément Grenier en 2010. Photo : Ronnie Macdonald.flickr.cc
Clément Grenier en 2010. Photo : Ronnie Macdonald.flickr.cc

Pas de tirage au sort clément pour les joueurs de Rémi Garde : l’OL affrontera la Juventus de Turin en quarts de finale, après une qualification acquise sans briller en République Tchèque. S’il n’y avait pas de véritable tirage facile au vu du niveau relevé en Europa League cette saison, celui de Lyon est le plus compliqué, la Juv’ faisant figure de grande favorite.

La Vieille Dame n’est pas en Europa League pour y faire de la figuration

Championne d’Italie en titre, première de Série A avec 14 points d’avance sur l’AS Roma 2ème, la Vieille Dame n’est pas en Europa League pour y faire de la figuration, bien au contraire : le 14 mai prochain, la finale se jouera dans son stade. Les coéquipiers de Buffon comptent bien y remporter le titre européen.

Jeu fluide, rigueur tactique et joueurs de grande classe

A défaut d’avoir pu continuer son parcours en Ligue des Champions, la Juventus voit d’un bon œil un doublé Championnat-Ligue Europa, histoire d’asseoir sa domination retrouvée depuis quelques saisons sur le football italien. Et ce ne sont pas ses performances sur le terrain qui viendront tempérer ses envies : jeu fluide, rigueur tactique et joueurs de grande classe. A l’image du milieu de terrain Andrea Pirlo, 34 ans et en pleine forme, comme en témoignent ses dernières réalisations sur coup-franc. Magistrales.

Prime au Championnat, au détriment de l’Europa League

La tâche est lourde pour l’Olympique Lyonnais. Une saison compliquée en ligue 1 : les joueurs de Rémi Garde se battent pour la 3ème place. La lutte est âpre avec Saint-Etienne et Lille, mais le Losc semble le mieux placé. Alors, probable prime au Championnat, au détriment de l’Europa League. Les contraintes financières imposées au club en vue de la construction du grand stade ne permettent pas à l’OL de renforcer son collectif avec l’arrivée de joueurs.

Le bilan de l’OL n’est pas mauvais, mais juste pour la scène européenne

Ce sont donc de nouveaux visages qui composent l’effectif lyonnais depuis cette année. Issues du centre de formation, les nouvelles têtes n’ont pas à rougir de leur intégration dans l’effectif pro. Ajoutez à cela des joueurs plus anciens, auteurs de bonnes performances depuis le début de la saison (Lacazette, Grenier, Gomis, Gourcuff) : le bilan de l’OL n’est pas mauvais. Mais peut-être insuffisant pour nourrir de grands espoirs face à la Juventus de Turin. D’autant que les blessures de certains joueurs importants ne facilitent pas la tâche de l’entraîneur. Lutte pour la 3ème place et/ou ne rien lâcher en Europa League : réponse le 3 avril prochain lors du match aller à Gerland.

Les autres quarts de finale :
AZ Alkmaar – SL Benfica
OL – Juventus de Turin
FC Bâle – Valence
FC Porto – FC Séville

Série A : la Juventus de Turin s’installe au sommet

En battant Palerme hier 1-0 grâce à un penalty de Vidal, la Juventus de Turin a remporté son 29ème titre de champion d’Italie. Une saison survolée de bout en bout par les bianconeri. La Juventus, championne la saison précédente, s’installe au sommet, après quelques années d’errance.

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Championne de Série A l’an dernier, la Juventus confirme sa domination sur le football transalpin et s’adjuge un nouveau titre de champion d’Italie. Le club le plus titré de l’histoire du football italien en a fini des années compliquées, au cours desquelles l’équipe piémontaise ne parvenait pas à retrouver l’élite. Une descente en série B suite aux affaires du Calciopoli en 2006, une remontée difficile l’année suivante, puis des années de reconstruction : la Juventus pointait depuis plusieurs saisons au milieu du tableau. Et malgré un effectif prometteur sur le papier, la saison 2009-2010 est décevante. Les arrivées en 2011 de Pirlo, en fin de contrat avec Milan, Mirko Vučinić de la Roma, Arturo Vidal du Bayer Leverkussen et surtout Antonio Conte, légende du club, sur le banc redonnent des couleurs à « la Vieille Dame ». Avec Andrea Agnelli au poste de directeur sportif, la Juventus renoue avec la famille Fiat, qui a fait l’Histoire du club. Il monte en puissance, jusqu’à décrocher le titre l’an passé. Ce second sacre hier installe définitivement la Juventus sur le toit du football italien.

Hier, dans le Juventus Stadium, les supporters de la Juventus affichaient un tifo sur lequel on pouvait lire « 31 », comme le nombre de victoire finale en série A, si l’on compte les deux titres retirés suite à l’affaire du Calciopoli.
Hier, dans le Juventus Stadium, les supporters de la Juventus affichaient un tifo sur lequel on pouvait lire « 31 », comme le nombre de victoire finale en série A, si l’on compte les deux titres retirés suite à l’affaire du Calciopoli.

Un sans faute

Il n’y aura pas eu de répit pour les adversaires. La Juventus est restée en tête toute la saison, solide et sérieuse. Même lorsqu’il y eut des phases plus délicates avec un match nul contre la Lazio, et une défaite contre Milan, les coéquipiers de Pirlo sont restés mobilisés, comme l’a souligné Buffon après le titre sur Sky Sports : « Depuis la première journée nous avons tiré le meilleur du groupe, et nous avons su gérer les phases moins bien». Victorieux contre les ennemis directs – l’Inter, le Milan, la Lazio – les performances en Ligue des Champions n’ont pas déçu. Eliminés contre le Bayern Munich en quart de finale, les turinois avaient réalisé un parcours parfait : ils terminent premier de leur poule, éliminant au passage le tenant du titre Chelsea. Un grand nombre d’observateurs pariait sur une finale en LDC : stoppés par les munichois, les turinois n’ont pas démérité. Les ambitions affichées pour la saison prochaine sont européennes et le recrutement estival devrait aller dans ce sens. Llorente, international espagnol, viendra renforcer l’effectif au mercato. De nombreux grands noms sont évoqués du côté du Piémont (Higuain, Sánchez, Ibrahimovic). En attendant, la Juventus peut compter sur de nombreuses et belles individualités, confirmées ou prometteuses.

Pirlo et Pogba : le prof et l'élève.
Pirlo et Pogba : le prof et l’élève.

Un effectif cohérent et de talent

Comme à son habitude, la « fiancée d’Italie » telle qu’on surnomme la Juventus, est le réservoir de l’équipe nationale italienne : Buffon, gardien emblématique et capitaine, Pirlo, Chiellini, Barzagli, Bonucci, Marchisio, Matri… Le club s’est appuyé sur des joueurs d’expérience avec des automatismes solides pour produire un jeu agréable et efficace. Mais le secret de la réussite réside également dans la capacité de savoir intégrer des joueurs de talents. Ainsi, en attaque, Vučinić et Vidal auront inscrit des buts importants, décisifs même. Enfin, au milieu du terrain, cette saison est marquée par l’émergence de Paul Pogba, le français de 20 ans qui a éclaboussé l’Italie de son talent. Auteur de 5 buts, il participe à 37 matchs lors de sa première saison chez les bianconeri et s’impose au côté de la légende Pirlo. Hier, il a reçu un carton rouge après avoir craché sur un joueur adversaire : une tâche sur une saison réussie. L’avenir reste cependant prometteur pour Paul Pogba et s’annonce sous les meilleurs auspices pour la Juventus de Turin.

Un œil sur… Spécial Calcio

Ce week-end en Italie, les 6 premiers de la série A s’affrontent. Trois matchs de folie qui pourraient marquer un tournant dans la saison 2010-2011. Des chocs de toute beauté dans un championnat en demi-teinte qui peine à retrouver son éclat : suivez le guide pour un petit week-end en Italie…

Le match de week-end. Juventus de Turin – AC Rome. Le 5ème contre le 6ème. La Juventus de Turin, aussi irrégulière qu’impressionnante, contre l’AS Rome, partie de loin, restée longtemps dans le bas du tableau et tout juste de retour dans le haut de la Série A. Un choc de légende : Del Piero VS Totti, deux joueurs mythiques du Calcio et de l’Italie qui n’ont toujours pas raccroché les crampons. Ce sera aussi l’occasion de voir Mexès qui revient comme titulaire dans son club et en équipe de France, et de comprendre pourquoi Jérémy Ménez n’est pas dans la liste de Laurent Blanc. Rendez-vous samedi, 20H45.

Le derby du week-end. Inter Milan – AC Milan. Le derby de Milan sera bouillant. L’Inter pointe à la 4ème place et ce n’est pas habituel. Le Milan AC est 1er et ce n’est plus habituel non plus. Ce sont certainement parmi les joueurs offensifs les plus talentueux du monde qui seront présents sur la pelouse dimanche soir à 20H45 : Samuel E’too, Diego Milito, Wesley Sneijder, Zlatan Ibrahimovic, Robinho, Ronaldinho.

Le joueur du week-end. Zlatan Ibrahimovic. On connaît le caractère trempé du suédois, ses coups de gueule et sa certitude insolente. S’il est capable de gestes extraordinaires, s’il sent le football dans ses prises de balles, ses contrôles, ses frappes, il n’est pas aux rendez-vous dans les gros matchs. Il a l’occasion de se distinguer ce week-end et de conforter son club en tête du championnat.

La polémique du week-end. Roberto Cassano. L’enfant terrible du football italien aurait pu avoir une carrière incroyable. Mais El Pibe de Bari – surnom qui en dit long sur son talent – est plus connu pour ses frasques, ses coups de sang et ses pétages de plomb. Après le Bari, le Real Madrid, l’AS Rome, il semblait avoir retrouvé la stabilité à la Sampdoria de Gênes et son talent. Mais il a pété les plombs : une procédure de licenciement est engagée contre lui, après qu’il a insulté son président. Malgré des excuses, des tentatives pour recoller les morceaux, Cassano a laissé passer une nouvelle chance. La Série A perd son bad boy. RIP.

L’entraîneur du week-end. Rafael Benitez. Il est parti de Liverpool, après quelques belles années mais des derniers mois délicats. Il succède à Mourinho à l’Inter qui a remporté 3 titres. Pas facile donc pour l’espagnol de s’imposer dans un club où le droit à l’erreur n’est pas permis. Certains observateurs italiens critiquent les entraînements trop physiques qui fatiguent les joueurs, jusqu’à faire planer des doutes sur les nombreuses blessures. Rafael Benitez n’aura pas vraiment le droit à l’erreur contre les ennemis de l’AC Milan, au risque de passer un hiver très moyen.

Les plus grands numéro 10 de l’Histoire

Les meilleurs d’entre eux furent capables de faire gagner une équipe par leur simple vision du jeu, leur technique magistrale et leur instinct de buteur. Dans l’histoire du foot, ils ont brillé, subjugué et même parfois révolutionné le jeu. Place aux 10 plus grands numéros 10 de l’histoire, tous rentrés dans la légende.

PELÉ
De son vrai nom Edson Arantes do Nascimento. Considéré comme l’un des meilleurs joueurs de football de l’histoire, il est champion du monde à trois reprises en 1958, 1962 et 1970, un record. Sa technique, ses dribbles et ses qualités de buteur construisent la légende du «Roi Pelé». Il passe 18 ans au Santos FC, y marque 1 124 buts en 1 265 matchs. Il termine sa carrière au New York Cosmos.

CHARLTON
Robert – Bobby – Charlton est le plus grand joueur anglais de l’histoire. Miraculé de l’accident d’avion qui décima l’équipe de Manschester United en 1958, il s’impose comme le leader des Reds Devils et contribue à en construire la légende. Technique, rapide, buteur hors pair doté d’une bonne vision du jeu et d’un sens de l’organisation, il fut l’une des pièces maîtresses de la victoire de l’Angleterre en Coupe du Monde 1966. Il fut désigné Ballon d’Or à l’issue de la compétition.

KEMPES
Attaquant reconverti en numéro 10 pour le bien de l’équipe argentine, Mario Kempes, surnommé «le Matador», a fait l’essentiel de sa carrière en Argentine, dans les clubs de Cordoba, Rosario, River Plate et en Espagne au club de Valence. Il fut à deux reprises Pichichi de la Liga avec 24 et 28 buts et buteur pour l’Argentine en finale de la Coupe du Monde 1978 contre les Pays-Bas. Il termine meilleur buteur de ce Mondial avec 6 buts inscrits.

CRUYFF
Johan Cruyff est incontestablement le meilleur joueur hollandais de tous les temps. Il s’inscrit dans la lignée des footballeurs rebelles : premier joueur à négocier son salaire dans un club et exprimer ses opinions politiques, il est une personnalité de légende. Joueur inventif, driblleur créatif et milieu offensif rapide, il a révolutionné le football en lui donnant un aspect spectaculaire. Fougueux, athlétique, technique, il passe l’essentiel de sa carrière à l’Ajax d’Amsterdam et au FC Barcelone, club catalan qu’il a marqué de son empreinte en tant que joueur puis entraîneur. Une tradition du football spectacle qui prévaut encore aujourd’hui.

PLATINI
Il débute sa carrière à Nancy, rejoint les Verts de Saint-Etienne et termine sa carrière à la Juventus de Turin. Considéré comme l’un des meilleurs joueurs français de l’histoire, avec Zidane et Kopa, il est élu joueur du siècle par les supporters de la Vieille Dame. Spécialiste des coups francs, il fait partie du carré magique, milieu de terrain qui fit le bonheur de l’équipe de France lors des Coupes du Monde 1982 et 1986 à l’issue desquelles les Bleus terminent 4è et 3è. Capitaine emblématique de l’équipe de France, il remporte le Championnat Européen 1984.

ZICO
Son surnom en dit long sur son talent. Le «sorcier blanc» a passé l’essentiel de sa carrirère dans le club brésilien de Flamengo malgré un bref passage en Italie à Udinese. Issu d’une famille de footballeurs, il est considére comme l’un des meilleurs joueurs brésiliens de l’histoire. Auteur de 52 buts avec la Seleção, il n’a pourtant jamais gagné la Coupe du Monde. Il a en revanche remporté un nombre de distinctions indiviuelles incroyable.

MARADONA
Diego Armando Maradona est un enfant prodigue du football, filmé dés l’âge de 12 ans par une caméra de télévision. Aussi talentueux qu’irrévérencieux, il est le joueur argentin le plus célèbre jusqu’alors. Ses admirateurs lui vouent une passion mystique tandis que ces détracteurs ont parfois des difficultés à reconnaître son talent fou. Maradona est capable du meilleur – l’un des plus beaux buts de l’histoire du football – comme du pire – la Main de Dieu, l’une des tricherie les plus éhontées de l’histoire, et ce dans le même match. Décrié ou adulé, El Pibe del Oro est une star entre matchs de légende et dopage et prise de drogue, et un numéro 10 de légende. Champion d’Italie avec Naples, d’Argentine avec Boca Juniors et champion du Monde en 1986 avec l’Argentine. Entre autres.

ZIDANE
Elu à deux reprises «meilleur joueur français de l’histoire» par France Football et pour cause. Champion du Monde et Ballon d’Or en 1998, champion d’Italie en 1997 et 1998 avec la Juventus, d’Espagne en 2003 avec le Real Madrid et vainqueur de la Ligue des Champions en 2002, son palmarès parle pour lui. Métronome d’une équipe, il sent le jeu et l’organise, grâce à une technique hors-pair. Le minot des quartiers nord de Marseille fut l’une des personnalités préférées des français, l’idole d’une nation. Il achève sa carrière sur une ambivalence commune aux plus grands mythes : une panenka réussie en finale de Coupe du Monde contre l’Italie et un coup de tête destiné au défenseur italien Materrazzi. Un geste rentré dans l’histoire qui lui vaudra d’être expulsé, pour son dernier match professionnel.

RIVALDO
Milieu brésilen et attaquant, Rivaldo s’épanouit au FC Barcelone où il devient l’un des meilleurs du monde. Il y reste 5 saisons, au cours desquelles il remporte la Liga à deux reprises et le championnat d’Europe en 1997. Il rejoint le Milan AC en 2003 et remporte la Ligue des champions cette même année. Passeur et buteur de génie, il est finaliste de la Coupe du Monde en 1998 et sacré champion du Monde en 2002. Ballon d’or en 1999 et meilleur buteur de la Ligue des champions en 2000, il termine aujourd’hui sa carrière dans le club ouzbek de Bunyodkor.

TOTTI
Francesco Totti ou la légende de Rome. Un parcours en club facile à résumer : l’AS Rome et rien d’autre. Enfant prodige chéri, terrible de la capitale italienne, il est un meneur de jeu mythique du football italien. Nombreuses sont les distinctions personnelles qu’il a obtenues au cours de sa longue carrière. Il est champion d’Italie en 2001, finaliste de l’Euro 2000, Champion du Monde 2006.