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Pour le bien du football français, faut-il se qualifier pour la Coupe du Monde 2014 ?

Mardi soir, la France jouera le match retour des barrages contre l’Ukraine avec l’espoir de gagner un ticket pour le Mondial 2014. Défaits 2-0 à Kiev par des ukrainiens morts de faim, les Bleus ont livré une piètre prestation. Manque de motivation, d’envie ou de talents ? Des questions récurrentes depuis Knysna en 2010 : il semble que le football français soit dans le même état qu’il y a 3 ans. Une qualification pour le Brésil ferait du bien à un sport malade : ou pas.

Dans leur immense majorité, les médias sportifs ont décidé de suivre Deschamps qui demandait « l’union sacrée » derrière l’équipe nationale avant le match contre l’Ukraine. Alors, oubliées les sorties fracassantes de Patrice Evra pas inquiété malgré la charte de bonne conduite : le pays doit soutenir son équipe nationale. Admettons. Puis à Kiev, la douche fut froide.
A la veille du match, il y a maintenant deux camps : ceux qui attendent, y croient encore et espèrent et ceux pour qui les carottes sont cuites et qui tentent de trouver des coupables aux maux qui rongent le football français. Entre les deux, les culottés, qui se disent qu’une élimination serait un mal pour un bien. Comme souvent, la vérité pourrait bien se trouver entre les deux.

Photo : YannGarPhoto.flickr.cc
Photo : YannGarPhoto.flickr.cc

Alors que pendant ce temps, personne à la Fédération ne semble vraiment conscient du déficit d’amour que suscite l’image des Bleus

L’équipe de France souffre de plusieurs maux. Le premier et non le moindre : un profond désamour. Tenace depuis 2010. L’épisode de Knysna, c’était il y a 3 ans déjà. Hier en fait si l’on regarde ce qui a changé à la Fédération Française de Football : un président certes. Et puis pas grand chose dans la politique de formation des joueurs et des entraîneurs, dans l’idée que l’on se fait d’une équipe nationale. Des prestations médiocres sur le terrain et des joueurs suffisants en dehors, qui font grève, taclent en conférence de presse, menacent. La France du football avait dénoncé et crié au « plus jamais ça ». Et puis, deux ans plus tard à l’Euro, il y eu le « ferme ta gueule » de Nasri adressé à un journaliste, le « fils de pute » de Ménez à l’arbitre, le comportement de diva de M’Vila et Ben Arfa. Laurent Blanc, « le président » avec son beau palmarès, a failli, ou n’a rien pu faire. Qu’importe : Laurent s’en va et Didier Deschamps, emblématique capitaine de l’OM des grandes années et des Bleus champions du monde, est nommé sélectionneur. Il édicte une charte insistant sur le comportement exemplaire. Et puis Evra se lâche 10 jours avant un match de barrage lors d’une interview donnée au magazine Téléfoot sur TF1. Pas de sanctions, pas de remontrances. C’est compliqué d’aimer quelqu’un qui vous déçoit sans cesse, sur tous les plans : voilà pourquoi les joueurs actuels ne fédèrent pas derrière eux. Ils ne brillent pas sur le terrain et se font remarquer en dehors. Alors que pendant ce temps, personne à la Fédération ne semble vraiment conscient du déficit d’amour que suscite l’image des Bleus.
La Fédération Française de Football ne peut pas ignorer la baisse du nombre de licenciés : le football ne séduit plus autant, la faute à un comportement qui agace un grand nombre de supporters, qui, malgré l’amour du maillot, ne supportent plus ces bleus-là. Et depuis 2010 à la Fédé, rien n’a changé. Quel seul électrochoc pourrait enfin faire bouger cette institution figée ? Une non-qualification.

Dans un sport collectif, le talent n’est pas suffisant

L’autre grand mal qui gangrène l’équipe nationale est la suffisance des joueurs. Agents, formateurs et entraineurs leur ont répété qu’ils avaient du talent, qu’ils étaient doués, meilleurs que d’autres. Des journalistes sportifs n’ont pas hésité à les comparer à de vrais vedettes d’autres temps : « le nouveau Zidane, la relève de Thierry Henry ». Sauf que dans un sport collectif, le talent n’est pas suffisant. Le travail est indispensable et la qualité collective est nécessaire. Ce n’est pas parce qu’on est – de façon irrégulière – titulaire à Manchester City, au Real Madrid ou dans le championnat d’Angleterre que l’on peut, en deux passements de jambe, gagner un match de niveau international. Et c’est là la double illusion : une génération sûre d’être hyper-talentueuse mais qui n’a aucun palmarès, une impression d’avoir des joueurs hyper-talentueux mais qui ne gagnent pas de trophées européens et mondiaux.

Photo : Johnnymip.flickr.cc
Photo : Johnnymip

Comme si un 2-0 contre une équipe qui n’a pas démérité remettait en cause tout ce que 4 ans de médiocrité footballistique n’avait pas mis en branle

Dans les médias depuis la défaite face à l’Ukraine s’élèvent de plus en plus de voix pour dénoncer ce désamour du public, la mentalité des joueurs et l’incompétence des instances dirigeantes. Comme si un 2-0 contre une équipe qui n’a pas démérité (et mieux classé que la France par la FIFA) remettait en cause tout ce que 4 ans de médiocrité footballistique n’avait pas mis en branle. Mieux vaut tard que jamais. Car oui, louper la Coupe du Monde au pays du football serait douloureux pour un grand nombre de fans-amateurs français de football. Mais si cela permet enfin de poser les vraies questions, alors… à défaut de gagner une coupe du monde, on pourrait peut-être gagner un football capable de faire vibrer, de séduire, fédérer, de convaincre et de retrouver ce qui est beau et délicieux dans ce sport. Ne serait-ce pas là une plus belle victoire ?

Un déclic

Le match d’hier soir contre la Roumanie a offert quelques motifs d’espoir et de satisfaction. Une victoire au Stade de France et une première place dans le groupe de qualifications à l’Euro 2012 : les Bleus retrouvent des couleurs et de l’efficacité. Enfin.

Une défense sérieuse

Lloris en est le patron. Un arrêt à faire sur une belle frappe roumaine. Il y est. Au risque de se répéter, il est toujours rassurant d’avoir un gardien de ce jeune calibre. Cependant, quelques progrès à faire dans le jeu au pieds. Sinon, indiscutable.
Clichy y est, plus ou moins, comme toujours : pas de suprises donc de ce côté là de la défense. Il apporte offensivement parfois, au détriment de son rôle défensif. Il est d’ailleurs fautif sur l’occasion roumaine qui aurait pu être à l’origine du hold up parfait. Inégal.
Réveillère à la place de Sagna, c’est mieux, quoi qu’on en dise. Des montées intéressantes pour créer le surnombre et quelques dédoublements. Les Bleus peuvent compter sur Réveillère, en attendant mieux.
La paire Rami-Mexès n’est pas parfaite – dans la relance notamment – mais elle progresse de matchs en matchs. Elle a la confiance totale de Blanc pour avancer. Pourquoi pas.

Un milieu de terrain prometteur

M’Vila a 20 ans et force le respect. Une belle présence au milieu du terrain, de bons placements. Le Rennais s’impose doucement mais sûrement. Prometteur.
Alou Diarra, le capitaine a retrouvé son football. Patron de la récupération, fort physiquement et intelligent dans l’anticipation, il fait la passe décisive à Rémy. Petit à petit, Alou Diarra va s’imposer au milieu et sera bien difficile à détrôner.
Nasri avait les clés de l’animation offensive des Bleus. Le Gunner fait les bons choix, délivre les bonnes passes. Il s’en ait fallu de peu pour que cela fasse mouche. Un peu plus de spontanéité et de rapidité dans son jeu, et il pourra peut-être s’imposer. Remplacé pour Gourcuff, très discret, qui marque son premier but depuis le mois de Mars : ça fait du bien à l’équipe et certainement au néo-lyonnais.

Une attaque sur la bonne voie

Malouda a raté son match. C’est le meilleur français de la Premier League et l’un des meilleurs joueurs de Chelsea. Il fut indiscutablement le moins bon des Bleus hier soir. Certes, Clichy n’est pas Ashley Cole et Benzema n’est pas Drogba. Mais bon, il y a un minimum.
Valbuena a rendu sa copie habituelle : motivé, dynamique, volontaire. Si techniquement, c’est limite, dans l’esprit, c’est à la hauteur de l’enjeu. Du coup : il obtient quelques corners sur son côté et est à l’origine d’une belle frappe qui force le gardien roumain a une superbe parade. Il aurait pu marquer. Remplacé par Rémy : une classe au-dessus. Il débloque la situation d’une frappe croisée avec toute la décontraction possible dans une telle situation. Et il n’en est qu’au début de sa carrière internationale.
Benzema, en manque de rythme, se procure l’occasion la plus nette de la première période. Une superbe frappe enroulée qui touche le poteau. Pour le reste, la performance est moyenne. Beaucoup de travail à produire pour atteindre un niveau international. Remplacé par Payet, le stéphanois qui marche sur l’eau depuis le début de la saison. Sur l’un des ses premiers ballons, il est à deux doigts de marquer. Sur le deuxième, il délivre une passe décisive après une longue chevauchée et l’élimination de quelques défenseurs dans la surface. Si l’état de grâce se poursuit, on le reverra et peut-être dés mardi soir à Metz.

Les absents ont peut-être tort

Hier, les Bleus ont battu la Bosnie dans un stade peu accueillant de Sarajevo, sur le score de 2 buts à 0. Les quasi-mêmes joueurs timorés de samedi ont livré une belle performance pour leur second match de qualifications, sans Ribéry, Ben Harfa, Gourcuff, Nasri, Toulalan, Evra… Et si la victoire d’hier avait créé une bonne dynamique de groupe, qu’adviendrait-il alors des absents, dont on attendait, impatiemment, le retour avant-hier ?

Dans le secteur défensif, les titulaires d’hier soir n’ont pas trop à s’inquiéter. Certes Laurent Koscielny pourrait prétendre à une place, si sa saison est bonne avec Arsenal, idem pour Sébastien Squillaci. Mais Laurent Blanc semble assez décidé à installer Mexés et Rami en charnière centrale, avec, en suppléant, un jeune Mamadou Sakho que le sélectionneur voit prometteur. Les latéraux – parfois un peu justes – semblent malgré tout donner satisfaction. Le retour de Patrice Evra – suspendu après l’épisode africain – modifiera certainement la donne. Il semble peu probable que l’ancien capitaine des Bleus ne se contente que d’une place sur le banc des remplaçants.

C’est surtout au milieu de terrain et dans le secteur offensif que les joueurs se bousculent. Abondance de bien ne nuit pas. N’empêche : Rémy, Gourcuff, Nasri, Ribéry, Ménez, Valbuena, Malouda, Ben Harfa… Il va falloir faire des choix et surtout réussir à faire jouer correctement tout ce petit monde ensemble. Quelle organisation tactique choisir : garder les trois milieux défensifs d’hier, privilégier – en phase offensive – 4 attaquants dans un bon vieux « 4-4-2 – père de famille » ? Ribéry devra accepter de passer le ballon à Gourcuff si l’ancien entraîneur de Bordeaux décide de laisser les clefs du jeu au breton, comme en Gironde. Rémy, probable futur grand joueur, n’est-il pas encore trop inexpérimenté pour prétendre à une place de titulaire ? Où placer Nasri, certes excellent contre la Norvège, mais prétendant au même poste que Gourcuff et éventuellement Ribéry ?

Depuis le début de « l’ère Blanc », Malouda semble indétrônable sur le côté gauche et les prestations de Valbuena à droite, plaident en faveur du marseillais. Benzema retrouve le chemin des filets et semble faire preuve d’un bon état d’esprit. Les trois milieux défensifs d’hier ont fait le job, plutôt bien même. Alou Diarra s’est imposé comme un capitaine et un milieu indispensables, Diaby et M’Vila ont montré de
bonnes choses. Si le match d’hier ressemble à celui de la France contre la Roumanie en 1995, il ne sera pas simple pour les absents de rejoindre les rangs Tricolores…

Surcotés?

3 mois après le catastrophique Mondial africain, les Bleus repartent en campagne afin de décrocher une qualification pour le championnat d’Europe 2012. Un nouvel entraîneur et une équipe très largement modifiée ne suffisent pas à améliorer de manière significative les prestations sur le terrain, encore moins les résultats. Après la défaite contre la faible Biélorussie, il est peut-être enfin l’heure de se poser une question essentielle : les joueurs français sont-ils surcotés ?

Disons-le tout net : le football français tente de se refaire une image. La FFF n’a pas lésiné sur les moyens : un nouveau sélectionneur qui parle jeu et tactique en conférence de presse, des joueurs sanctionnés pour mauvaise conduite en Afrique du Sud et un licenciement pour faute grave à l’endroit de Raymond Domenech – pourtant si soutenu pendant 6 ans. A Clairefontaine, les Bleus sont plus accessibles et à l’écoute d’anciennes gloires adulées venues leur prodiguer conseils et encouragements. Au Stade de france donc, les supporters étaient au rendez-vous pour soutenir les nouvelles têtes françaises, jeunes ou de retour : Rami, Mexès, M’Vila, Ménez, Rémy ou encore Hoarau…
76 000 personnes pour encourager l’équipe de France. Au lendemain de l’épisode tragico-tragique du «bus de Knysna», peu aurait parié pour un tel accueil. Premier match de qualification, première défaite, contre une faible sélection biélorusse. Il sera compliqué de se qualifier pour l’Euro 2012, une tâche loin d’être aisée pour Laurent Blanc. Sans véritables leaders et avec trop peu d’expérience.

L’INEXPERIENCE

Elle était assez flagrante sur la pelouse du Stade de France. Des joueurs crispés par l’enjeu et qui n’ont pour la plupart jamais fait leur preuve dans des rencontres internationales. Rémy, Ménez, Hoarau, Rami, M’Vila… Excepté Malouda, on est loin des stars titulaires dans les grands clubs européens. Mexés est remplaçant à l’AS Rome, Clichy, Sagna, Diabi font leurs armes dans un club d’Arsenal privé de titres depuis trop longtemps et Benzema – qui fera son retour ce soir contre la Roumanie – est, certes pétri de talent, mais cire le banc du Real de Madrid depuis un an. Samedi dernier, il y eut bien quelques actions, de l’envie et beaucoup de possession de balle : en vain.

BRICOLAGE ET RECONSTRUCTION

Alors, s’opposent deux écoles. La première pleure les absents : Ribéry et Gourcuff – qu’il faudra parvenir à faire jouer ensemble, Nasri et Ben Harfa desquels on a attendu beaucoup depuis plusieurs années. Une séance de bricolage habile mêlant futurs-ex-talents, jeunes joueurs en devenir de ligue 1 et un ou deux noms européens. La seconde école préconise de prendre son temps pour reconstruire, mettre sur place des automatismes. Incontestablement, l’équipe de France a besoin de temps. On enfilait le maillot bleu quand on avait prouvé des choses, comme Kopa, Platini, Zidane. Aujourd’hui, on l’enfile pour prouver son talent. C’est certainement de là que vient l’erreur. Faire l’impasse sur l’Euro 2012 ne serait peut-être pas une si mauvaise idée. Si pour cette fois, le football français pouvait faire preuve d’humilité, comme ça, juste pour voir…

Coupes du Monde : la long story / les années 2000

Pour la première édition en Asie, les magiciens brésiliens enlèvent le trophée lors du Mondial 2002, grâce notamment à un Ronaldo en état de grâce. L’Italie s’adjuge le titre suprême à Berlin en 2006, face à la France, après une finale épique, lors de laquelle eut lieu le coup de tête le plus célèbre de l’histoire du football.

Corée – Japon 2002 : Le Brésil de Ronaldo reprend ses droits (31 mai – 30 juin 2002)

Equipes présentes : Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay, Costa Rica, Mexique, Etats-Unis, Cameroun, Nigéria, Afrique du Sud, Tunisie, Arabie Saoudite, Corée du Sud, Belgique, Danemark, Allemagne, Angleterre, France, République d’Irlande, Italie, Croatie, Pologne, Portugal, Russie, Suède, Slovénie, Espagne et Turquie.

Pour la première fois de l’histoire, l’organisation du Mondial est confiée à deux pays conjointement et se déroule sur le continent asiatique. De nouvelles nations font leur entrée dans la compétition : l’Equateur, la Chine, la Slovénie et le Sénégal.
Championne du Monde en titre, la France ne marque aucun but, ne prend aucun point. C’est la pire performance réalisée par un champion du Monde sortant. Zinédine Zidane ne participe pas au premier match contre le Sénégal, perdu par les Bleus. Contre le Paraguay, les français ne peuvent faire mieux qu’un match nul. Une défaite contre le Danemark lors du dernier match des poules met fin aux minces espoirs des Bleus.
La grosse surprise vient de la Corée du Sud et des Etats-Unis qui se qualifient aux dépens du Portugal, favori, et de la Pologne. Si les Etats-Unis sont stoppés en quart de finale par l’Allemagne, future finaliste, la Corée du Sud boostée par son public réalise un parcours inattendu. L’équipe surprise d’Asie bat l’Italie en huitième, l’Espagne en quart. L’Allemagne met fin à cette dynamique de victoire. Des soupçons pèsent sur la neutralité de l’arbitrage qui permit à la Corée du Sud d’atteindre les demis. Des actions litigieuses contre le Portugal, l’Italie ou l’Espagne auraient bénéficié à la Corée du Sud.
L’Angleterre sort du groupe de la mort (Suède, Argentine et Nigéria) mais est stoppée par le Brésil en quart de finale. L’Argentine ne se qualifie pas pour les huitièmes.
La Seleção élimine la Belgique – avec l’aide d’un « coup de pouce » de l’arbitre qui refuse aux Belges un but valable – puis l’Angleterre et retrouve en finale l’Allemagne qui doit faire sans son meneur de jeu et buteur Michael Ballack. Ronaldo marque à deux reprises dans la seconde mi-temps (le premier sur une erreur du gardien Oliver Kahn) et devient le meilleur buteur de l’histoire du tournoi avec 16 buts, devant l’allemand Gerd Müller. Le capitaine de la Seleção, Cafu est le seul joueur à disputer trois finales successives. Le Brésil remporte sa cinquième coupe du monde.

Allemagne 2006 : Le Sommermächen de la Squadra Azzura (9 juin – 9 juillet 2006)

Equipes présentes : Costa Rica, Etats-Unis, Mexique, Argentine, Brésil, Equateur, Paraguay, Allemagne, Angleterre, Croatie, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Serbie-et-Monténégro, Suède, Tunisie, Arabie Saoudite, Corée du Sud, Iran, Japon et Australie.

La Coupe du Monde de la FIFA retrouve le continent européen. Le président du comité d’organisation est l’emblématique Franz Beckenbauer.
La France sort des poules de justesse après un début de compétition timide. Mais les Bleus se défont d’adversaires de grande qualité et aux ambitions importantes lors des confrontations directes : ils éliminent une Espagne accrocheuse, puis les magiciens brésiliens et les portugais déterminés qui avaient battu l’Angleterre. Le milieu de terrain Zinédine Zidane laisse parler sa classe et son immense technique, épaulé par des joueurs d’expérience et de talent comme Patrick Viera, Lilian Thuram, Thierry Henry et Franck Ribéry.
L’Allemagne, chez elle, fait un tournoi solide. En quart de finale, elle élimine l’Argentine et se retrouve en demi-finale face à l’Italie. La Squadra Azzura n’a pas survolé le début du tournoi : elle s’est timidement imposée face à l’Australie et l’Ukraine. Mais son réalisme a raison de la Manschaft et elle accède à la finale contre la France, qui se joue à Berlin le 9 juillet 2006. Le mach reste marqué par l’expulsion de Zindédine Zidane, le meilleur joueur de la compétition, suite à un coup de tête sur le défenseur italien Marco Materazzi. Ainsi s’achève une brillante carrière internationale. Le score de 1-1 partout à la fin des prolongations emmène les 2 équipes aux tirs au but. David Trezeguet rate son tir et l’Italie remporte son 4ème titre de champion du monde. Fabio Cannavaro fête sa 100ème sélection avec l’équipe nationale et est désigné meilleur joueur de la compétition juste derrière Zidane.