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Droits TV : la LFP et Canal + font affaires

Les candidats à l’acquisition des droits TV de la Ligue 1 et 2 pour la période 2016-2020 ont répondu à l’appel d’offre mercredi 2 avril dernier : Orange, l’Equipe, Eurosport et les deux gros  : Canal + et beIn Sports. La LFP a rendu sa décision ce vendredi 4 avril 2014. Et le gagnant est…

Ligue-1

… Canal +. La chaîne cryptée remporte la meilleure offre, elle qui contestait la mise en vente anticipée il y a quelques semaines. La LFP avait réparti les droits TV à vendre en 5 lots : elle obtient les lots numéro 1 et 2, pour une somme annoncée autour de 550 millions d’euros. Canal + diffusera trois matchs en direct par journée de championnat – les trois plus importants – et conservera également ces deux magazines hebdomadaires : Jour de foot et le Canal Football Club.

La chaîne cryptée remporte donc une bataille dans sa guerre avec la chaîne qatari concernant les droits TV sportifs. BeIn Sports obtient les lots 3 à 6 mis en vente par la LFP et devrait se positionner prochainement concernant les droits pour la période 2015-2018 de l’UEFA.

La LFP devrait ainsi empocher 748,5 millions d’euros, un record

Soucieuse d’obtenir la somme maximale pour les clubs de Ligue 1 et Ligue 2, la LFP souhaitait, en avançant la vente des droits TV, profiter de la guerre entre Canal + et beIn Sports pour faire monter les enchères et ainsi concurrencer les championnats européens majeurs dont les droits de diffusion s’achètent à prix d’or : 750 millions en Espagne, 675 en Allemagne, 960 millions en Italie et 1,7 milliards en Angleterre.

En dernière position avec ces 607 millions d’euros, la France était en reste. Mais les performances parisiennes en Ligue des Champions et l’arrivée de joueurs vedettes au PSG et à Monaco ont ravivé les intérêts des diffuseurs. La LFP devrait donc cette fois-ci empocher 748,5 millions d’euros, un record.

Le ras-le-bol des arbitres

Mercredi 19 février, dans un communiqué de presse du Syndicat des Arbitres du Football d’Elite, les arbitres de Ligue 1 et 2 ont fait savoir leur ras-le-bol quant aux comportements de certains joueurs et entraîneurs professionnels. Une situation de tension et un climat de contestation prégnants qui ne sont pas nouveaux.

Photo prise lors de la Valais Cup 2013 - Match OM-FC Porto. Photo : Clément Bucco-Lechat.wikimedia.cc
Photo prise lors de la Valais Cup 2013 – Match OM-FC Porto. Photo : Clément Bucco-Lechat.wikimedia.cc

« Le Syndicat des Arbitres de Football d’Elite (SAFE) tient à marquer son inquiétude quant aux déviances de comportements de joueurs et dirigeants envers les arbitres lors des derniers matchs de Ligue 1 et Ligue 2 » : c’est par ces mots que débute le communiqué de presse du SAFE publié hier, avant de citer les exemples très récents d’accrochages sur ou en dehors des terrains de Ligue 1 et 2 entre joueurs, présidents ou supporters et l’homme en noir.

Les contestations et critiques des décisions arbitrales sont monnaie courante pendant ou après les matchs professionnels. Présidents, joueurs, entraîneurs n’hésitent pas à remettre publiquement en cause les décisions. Les exemples sont nombreux : le 18 janvier dernier, le capitaine lillois Florent Balmont qualifie de « bidon » l’arbitre du match contre l’AS Saint-Etienne ; le 5 mai 2013, Leonardo, alors directeur sportif du PSG, bouscule dans les vestiaires Alexandre Castro qui officiait ce soir-là… Les arbitres dénoncent ces agissements et insistent sur une nécessaire mise en place d’un climat de confiance.

Les hommes en noir en appel à la responsabilité des acteurs du football : pour un meilleur respect des décisions sur le terrain, chacun doit y mettre du sien. Pas facile dans un sport où l’autorité de l’homme en noir est absolue. La loi numéro 5 du football rapporte le rôle et les responsabilités de l’arbitre : « il dispose de toute l’autorité nécessaire pour veiller à l’application des Lois du Jeu dans le cadre du match qu’il est appelé à diriger » et « les décisions de l’arbitre sur les faits en relation avec le jeu sont sans appel ».

L’entreprise de réhabilitation des arbitres sur et autour des terrains professionnels a donc pris un tour nouveau en Ligue 1 et 2, alors même qu’aucun homme en noir de l’Hexagone n’a été sélectionné par la FIFA pour officier lors de la prochaine Coupe du Monde au Brésil. Critiqués pour ne pas être capables de se remettre en cause, les arbitres devront encore rassurer et convaincre. La fin de la tension n’est peut-être pas pour tout de suite.

Monaco, Nantes et Guingamp en Ligue 1 la saison prochaine

C’est un peu la grande histoire de l’élite française qui sera de retour en Ligue 1 la saison prochaine. Monaco, Nantes et Guingamp, en Ligue 2 depuis quelques années, retrouvent le haut du panier, qu’ils connaissent tous très bien pour y avoir vécu de belles aventures. Retour vers le futur.

 

Le stade Louis II de Monaco. Photo : Jojan.cc
Le stade Louis II de Monaco. Photo : Jojan.cc

ASM, entre France et Europe
Une histoire à faire pâlir d’envie quelques-uns des actuels pensionnaires de Ligue 1. Monaco a vu passer les plus grands joueurs français, dès ses débuts et ce jusqu’à sa dernière saison en Ligue 1. L’équipe du Rocher, c’est 7 titres de Champion de France, 5 de vice-champion et un bilan européen honorable : finaliste de la Ligue des Champions en 2004, demi-finaliste en 1994 et 1998 et des résultats également en C2 et C3. A l’ASM, on a vu passer des champions et des grands noms : Michel Hidalgo, Delio Onnis, Rolland Courbis, Arsène Wenger, Patrick Battiston, Emmanuel Petit, Georges Weah, Thierry Henry, David Trezeguet, Didier Deschamps. Ce retour en Ligue 1, c’est un peu comme si Monaco retrouvait sa place, en fait.

 

Tifo dans le tribunes de Nantes. Photo : manuel.flickr.cc
Tifo dans le tribunes de Nantes. Photo : manuel.flickr.cc

Nantes, le petit Barça
Evoquer « les canaris », c’est se rappeler avec plaisir et nostalgie du « jeu à la nantaise », fait de petites passes rapides et de déplacements malins grâce à des joueurs techniques et vifs. Une sorte de « pré-Barça », porté par José Arribas, Jean-Claude Suaudeau et Reynald Denoueix. Champion de France à 8 reprises et vainqueur 3 fois de la Coupe de France, Nantes a compté dans ses rangs des internationaux français et non des moindres : Henri Michel, Roger Lemerre, Maxime Bossis, José Touré, Didier Deschamps, Christian Karembeu, Patrice Loko, Reynald Pedros, Claude Makélélé. Club traditionnellement formateur, Nantes a toute sa place en Ligue 1. Reste à assurer le maintien pour une première nouvelle saison dans l’élite.

 

 

Supporters de l'En-avant Guingamp dans la ville. Photo : tangi_bertin.flickr.cc
Supporters de l’En-avant Guingamp dans la ville. Photo : tangi_bertin.flickr.cc

En-Avant Guingamp, le petit poucet du foot breton
Ce n’est pas la plus grande équipe de Bretagne, mais elle a du caractère. Guingamp, qui a inspiré l’équipe de Trincamp dans le film Coup de Tête de J.-J. Annaud, a quitté la Ligue 1 il y a 9 saisons, après avoir atteint son meilleur classement en 2003 – 7ème – et après avoir réalisé des performances intéressantes : finaliste en 1997 et vainqueur en 2009 de la Coupe de France et en 1996 de la Coupe Intertoto. Le club, dirigé pendant presque 20 ans par Noël Le Graët, l’actuel président de la Fédération Française de Football, a permis l’éclosion de Stéphane Guivarc’h, Didier Drogba ou Florent Malouda. Entrainée par Jocelyn Gourvennec, désigné meilleur coach de Ligue 2 par l’UNFP, l’équipe bretonne jouera crânement sa chance la saison prochaine.

AS Monaco : en route vers la Ligue 1

L’équipe du Rocher devrait – sauf accident de fin de parcours – retrouver les terrains de Ligue 1 la saison prochaine, après 2 années passées en deuxième division. Sous les ordres de l’entraîneur italien, Claudio Ranieri, les monégasques ont vu leur effectif renforcé depuis une saison tandis que des rumeurs de transferts vont bon train. Et pas des moindres.

Personne n’a oublié ce triste soir de mai 2011 qui a vu la descente de l’AS Monaco en division inférieure après 34 années dans l’élite. La saison 2011-2012 fut décevante : incapable de s’imposer en Ligue 2, Monaco a du laisser partir des joueurs et n’a pas su recruter efficacement. C’est l’arrivée dans le capital du club de l’homme d’affaire russe et résident monégasque Dmitry Rybolovlev qui marque le renouveau : à l’été 2012, il recrute Claudio Ranieri, ancien coach de Chelsea, de la Roma, de la Juventus ou encore de l’Inter Milan. La nouvelle direction élève alors son niveau d’exigence. Sont recrutés Jakob Poulsen, international danois, Emir Bajrami, international suédois, Delvin Ndinga ou encore Sebastien Ribas et un jeune argentin talentueux Lucas Ocampos pour 11 millions d’euros.

Emmanuel Rivière, recrue hivernale a inscrit 3 buts en 10 matches.
Emmanuel Rivière, recrue hivernale a inscrit 3 buts en 10 matches.

Emmené par son solide capitaine, le défenseur allemand, Andreas Wolf, ancien du Werder, les hommes de la Principauté ont réalisé une saison sérieuse, ne laissant que peu d’espoir aux adversaires candidats à la montée et sans véritables accrocs, si ce n’est la défaite 3-0 à Caen. Dès la mi-saison, les ambitions étaient affichées et l’arrivée d’Emmanuel Rivière en est la preuve : les dirigeants commencent un recrutement en vue de préparer l’accession à la Ligue 1. En tête avec 7 points à 5 journées de la fin, le Rocher se positionne dès maintenant sur le marché des transferts et les rumeurs vont bon train.
Jérémy Ménez, Mamoudou Sakho ou encore Lisandro Lopez sont les noms qui ont été évoqués comme possibles transferts pour venir renforcer l’effectif la saison prochaine. Car si l’histoire du club monégasque est importante, la puissance financière l’est également : les investissements de l’homme d’affaire russe dans le club témoignent des ambitions. Avec Ranieri aux commandes, nul doute qu’il sera aisé de convaincre des pointures de venir jouer au Stade Louis II… et les clubs de les laisser partir en échange de gros transferts. Reste à régler le litige concernant l’exemption d’impôts entre Monaco et ses futurs clubs concurrents de Ligue 1…