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L’Europe pour briller

Lyon, Marseille et Auxerre ont raté leur début de saison en championnat. Brest domine la Ligue 1, faisant planer un sérieux doute sur la santé du football français et ses leaders peut-être assez faibles. Les championnats d’Europe deviennent alors le moyen de se rassurer en enchaînant les bons résultats. Ou pas.

Nul
Benfica – OL s’est achevé sur un 4-3, nul. Évidemment, 7 buts dans un match de Ligue des Champions, ça fait rêver. Mais pour qui était planté devant sa télé pour suivre la probable qualification des lyonnais pour les huitièmes de finale, les 90 minutes ont semblé une parodie de football. Pour faire simple : Lyon prend 4 buts en 70 minutes, et le bouillon. Entre erreurs individuelles et collectives honteuses, l’OL avait la tête ailleurs. La défense d’abord : à la rue, à l’image de Lovren, pourtant prometteur depuis le début de la saison. Replacé à gauche, il a tout perdu : les ballons, les duels et son calme. Cris et Diakhaté n’ont pas été beaucoup plus brillants. Pendant ce temps, Lisbonne a exploité les failles et les espaces béants grâce à quelques très bons joueurs – Coentrão, David Luiz, Cardozo. Après la 75è minute, Gourcuff se réveille et réduit la marque, puis délivre deux passes décisives. Benfica, amorphe, lâche le match : l’OL revient à 4-3 après des erreurs grossières et portugaises cette fois… Bizarre, vous avez dit bizarre ?

Tranquille
Marseille a montré un tout autre visage que celui du match au Vélodrome contre les slovaques de Zilina. Une première période à sens unique : celui des olympiens. 4 buts inscrits, sans trop forcer d’ailleurs. La seconde période est une copie. Au final : 7-0 pour l’OM, nettement au-dessus et très inspiré. Gignac s’offre un hattrick, Cheyrou distille 3 passes décisives, Valbuena s’éclate au milieu et Lucho régale. M’Bia en défense centrale a pu profiter de la promenade pour retrouver ses marques. Appliqué et sérieux, l’OM a joué collectif, souvent à une touche de balle et en mouvement : rien à voir avec l’équipe d’il y a 15 jours. Si les marseillais poursuivent sur cette lancée, ils pourraient bien s’ouvrir les portes des huitièmes de finale. Ca se jouera contre le Zénith et ça promet d’être plein de suspens et d’un niveau supérieur à l’équipe de Zilina, assez faible.

Courageux
L’Ajax n’est pas n’importe quelle équipe : un passé européen de taille et des joueurs de talent. L’affiche était belle en Bourgogne mais pas forcément facile à gérer puisque l’AJA n’avait pas le droit à l’erreur et devait prendre les 3 points de la victoire pour espérer terminer 3è de son groupe. C’est chose faite, grâce à beaucoup de courage, d’enthousiasme et d’envie. Samaritano, Contout, Birsa ont fait preuve de rigueur et de discipline et ont plusieurs fois enflammé le match. Solidaires en défense et rageurs, à l’image de Grichting auteur de sauvetages sur sa ligne. Auxerre bat l’Ajax 2-1. Au courage.

La Ligue des Champions débute en fanfare

44 buts pour la première journée. La ligue des Champions est de retour et avec elle, les marronniers habituels : le Barça domine son sujet avec un Messi prodigieux, Chelsea et Arsenal plantent sans retenue, les petites équipes sont à la ramasse et les clubs français font une entrée médiocre.

Les gros sont dans la place

Excepté Manchester United qui peine à retrouver son meilleur niveau comme en témoigne un piètre nul face aux Rangers, les clubs anglais engagés dans la compétition n’ont pas franchement fait dans la dentelle. Chelsea plante 4 buts au petit poucet Zilina tandis qu’Arsenal dans son antre de l’Emirates offre – grâce à une équipe ultra-francophone – un festival offensif : 6 buts, rien que ça. Les Blues sont prétendants au titre européen et ont deux revanches à prendre. Les Gunners pourraient bien créer la surprise. Tottenham fait son retour sur la scène européenne et s’offre un match nul sur le terrain du Werder Brême, 3è de la Bindesligua l’an dernier. Bon début.

L’Espagne n’a rien à envier aux anglais : le Real de Mourinho rentre parfaitement dans une compétition qui ne lui réussit pas depuis quelques années. Un match plein des Galactiques emmenés par un Mesut Özil de grande classe. Les supporters en ont fait leur chouchou, et pour cause : il est sur tous les bons coups, fait les bons choix et anime d’un pied de maître l’organisation offensive du Real. La recrue allemande du «Special One» transpire le football. 2-0 pour le Real contre l’historique Ajax et c’est un moindre mal pour les Bataves. Et puis, il y a aussi Messi, devenu le meilleur buteur du FC Barcelone en Ligue des Champions, somptueux hier, et c’est un euphémisme. Les catalans offrent un récital, festival technique et collectif. Le Barça domine outrageusement le Panathinaïkós, malgré un beau but de Govou lancé par Cissé. 5-1 pour les hommes de Guardiola qui semblent avoir oublié la défaite en championnat contre le promu Hercules d’Alicante. Pendant ce temps, Valence en colle 4 à Bursaspor. Olé !

Le Bayern a fait exploser l’AS Roma. Un bijou de Müller et une reprise de Klose. Classique mais efficace. Même sans Robben, la formation de Van Gaal gagne. Pas d’exploits du côté italien : le Milan AC bat Auxerre à San Siro. Logique. L’Inter est tenue en échec 2-2 à Twente. Il faudra du temps à Rafael Benitez pour imprimer sa patte sur l’ancienne équipe de Mourinho.

Contre les grosses pointures européennes, les petites équipes, présentes grâce à la réforme Platini, vont probablement souffrir lors des prochaines journées. Braga, Bâle, Zilina, Hapoël Tel-Aviv… De gros exploits semblent assez peu probables.

Lyon, Marseille, Auxerre : déceptions et frustrations

Même si l’OL s’impose contre Schalke 04, le sentiment est mitigé. Il y eut du bon : le retour en forme de Toulalan, la défence centrale Lovren-Diakhaté prometteuse, un Gourcuff plus à l’aise et un Lissandro qui monte en puissance. Des aspects positifs qui n’effacent pourtant pas la performance collective trop moyenne, le piètre match de Pianic et l’insuffisance technique de Briand. La mayonnaise lyonnaise ne prend pas. Le coach devrait quand même, vu l’effectif, pouvoir en faire quelque chose de bien meilleur. En période de disette, il n’est pas l’heure de faire la fine bouche : premier match en LDC, première victoire. C’est déjà ça.

Parce qu’à Marseille, on ne pourra même pas se réjouir d’un match nul. Le Spartak est venu, a vu et a vaincu. L’OM de ce début de saison est frustrant. Cissé, Lucho, Cheyrou ont bien fait le job au milieu. La défense centrale – pas définitive pour cause de blessure – semble solide. Mais l’inefficacité en attaque hier fut criante : Valbuena constamment pris par deux joueurs russes ne s’est libéré qu’en fin de rencontre, Brandao, bien que de bonne volonté, était trop juste techniquement et Ayew manque d’expérience, entre autres. Gignac est rentré en fin de match et il a incontestablement apporté quelque chose. Lucho et Valbuena ont alors commencé à trouver plus d’espace. Mais tant que l’ex-toulousain n’aura pas marqué son but libérateur, il continuera à jouer stressé et parfois perso en tirant au but quasi-systématiquement. Le spectre du transfert râté de Luis Fabiano n’est pas loin de planer sur la Canebière…

Malgré l’immense fossé qui les séparait des Milanais, les joueurs auxerrois n’ont pas à rougir de leur prestation en Italie. En première période, l’AJA aurait pu ouvrir la marque. Sur un de ces contres dont ils ont la maîtrise, les joueurs de Jean Fernandez remontent rapidement le ballon. Steven Langil oublient 2 coéquipiers bien placés dans la surface et tente seul sa chance. Il s’en est fallu d’une passe. Coulibaly sur corner voit sa tête échouer sur la barre transversale. Il s’en est fallu d’un rien. En seconde période, le Milan AC trouve la faille, grâce à l’un des « 4 fantastiques », Ibrahimovoc. Le suédois frapppe une seconde fois. Le talent brut. Déçus, mais loin d’être ridicule, les hommes de Fernandez peuvent nourrir quelques regrets.

Reprise des débats dans 15 jours…