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Un œil sur…

De l’Angleterre à la Grèce, de Rooney à Govou, un week-end de foot qui s’annonce plus prometteur. Ce qu’il ne faudra pas louper.

Le match du week-end. Manchester City-Arsenal. Le deuxième contre le troisième. 3 points séparent les deux clubs qui jouent gros : c’est l’occasion pour les Gunners de rester dans la course pour le titre. Mais surtout, les petits jeunes d’Arsenal ont des choses à prouver. Malmenés depuis plusieurs saisons par les grosses équipes du championnat, les hommes d’Arsène Wenger doivent saisir l’occasion pour s’imposer face à un gros calibre. Tévez ne l’entendra pas de cette oreille : l’argentin fait un début de saison de grande classe, délivre les siens souvent. Adebayor a fait un retour fracassant en Ligue Europa, inscrivant un triplé contre le Lech Poznan. S’il lui prend l’envie d’aller chambrer ses anciens co-équipiers de Londres, nul doute que le spectacle sera au rendez-vous. Rendez-vous dimanche à 17h.

Le joueur du week-end. Samuel E’too. D’accord, Gareth Bale de Tottenham a inscrit 3 buts « playstation » en 45 minutes contre l’Inter. Chapeau. Mais ce match en Ligue des Champions fut l’occasion pour E’too de briller encore une fois. Alors, juste pour le plaisir, le match contre la Sampdoria (7ème) sera le pretexte pour se délecter devant l’un des meilleurs joueurs africains de tous les temps. Rendez-vous dimanche soir à 20h45.

Le derby du week-end. AEK Athènes contre le Panathinaïkos, le derby d’Athènes. Un choc historique d’autant que les deux équipes sont respectivement 3ème et 2ème. Une rencontre importante pour la suite du championnat, dans les ambiances bouillantes des stades grecs. Boumsong et « Whiskey-coca » (surnom affectueux attribué à Sidney Govou) pour le premier gros derby, dimanche, 19h30.

L’entraîneur du week-end. Claude Puel. Oui, parce que Lyon a beau se ressaisir, Claude n’est pas certain de terminer la saison. Le président Aulas a repoussé l’échéance jusqu’au 27 octobre pour son entraîneur. Certes, Arles-Avignon n’est pas en mesure de menacer l’OL, mais Claude Puel n’est toujours pas en odeur de sainteté. Bon, à suivre pour la stratégie communication du coach, et celle du président, maître en la matière.

La polémique du week-end. Wayne Rooney et Manchester United, ou le jeu du chat et de la souris. Il a dit qu’il voulait partir. Et puis finalement, il a signé un contrat pour 5 ans. Un seul but sur penalty depuis le début de la saison, la Une des tabloïds pour ses frasques extra-conjugales et du coup, le mauvais caractère de Wayne, chahuté par les supporters, reprend le dessus. Le « je t’aime, moi non plus », à la sauce british, semble pourtant terminé. Mouais.

Pour le pire et le meilleur

Si cela déplait, tant pis, mais c’est une évidence : le football est un sport humain, avec tout ce que cela comporte. Des moments de grande mansuétude, de classe et de gentillesse, ou des coups de sang, des actes violents et des tricheries bien utiles, comme dans la vie. Mauvais gestes, petites bagarres, injustices et un peu de fair play : le meilleur et le pire du football, en quelques leçons. Leçon n°1 : ces satanés mauvais gestes, qui restent gravés longtemps…

Leçon n°1 : LES MAUVAIS GESTES

LE COUP DE TETE DE ZIDANE.
175,1 millions de téléspectateurs étaient devant leur poste ce dimanche 9 juillet 2006. L’un des plus grands joueurs de l’histoire tirait sa révérence en finale de Coupe du Monde. France-Italie, les meilleurs ennemis du monde faisaient combat égal. A la 107ème minute, Zidane répond à une provocation du défenseur italien Materrazzi en lui infligeant un coup de tête, resté célèbre. Le 4ème arbitre voit l’action sur son écran vidéo et prévient le central. 2 minutes d’incertitude puis carton rouge. Fin de carrière tragique, comme pour rappeler que le Dieu Zidane n’était qu’un homme…

L’AFFAIRE CANTONA.
C’est certainement l’un des mauvais gestes les plus médiatiques de l’histoire du football. 25 janvier 1995 : Manchester United se déplace chez l’équipe de Crystal Palace. Cantona écope d’un carton rouge. En sortant du terrain, insulté par un supporter adverse, il tente un coup de pied façon «kung fu» puis termine le travail aux poings. 9 mois de suspension, 120 heures de travaux d’intérêt général et une phrase en conférence de presse, restée mythique, sur des mouettes, des pêcheurs et des chalutiers.
http://www.youtube.com/watch?v=u-WmfTIRUWY

LE TRAUMATISME SCHUMACHER.
Dans la chaleur sévillane, la France rencontre la RFA en demi-finale du Mondial. Ce 8 juillet 1982, les Bleus ont l’occasion d’atteindre la première finale de leur histoire. En seconde période, Genghini se blesse, Patrick Battiston rentre en jeu. Après une première occasion, il est lancé dans la profondeur par Platini. Le gardien du but allemand, Harald Schumacher, sort sans se préoccuper du ballon et envoie Battiston au tapis. Le choc est violent. Le joueur français, inconscient, est évacué sur une civière. La faute n’est pas sanctionnée et le ballon rendu aux allemands. Les Bleus perdent ce match épique lors des tirs aux buts. L’agression et l’injustice sont restées un traumatisme dans l’imaginaire populaire français, jusqu’à aujourd’hui…
http://www.youtube.com/watch?v=coSfMSUSVPI&feature=related

A suivre…

La saga Pepsi

Entre le football et la grande marque américaine de soda, c’est une longue histoire, qui dure depuis plus de dix ans. Les plus grandes équipes et leurs plus grandes stars se sont prêtées au jeu, tantôt à la fête de la bière en Allemagne, tantôt au Japon chez les sumos et pourquoi pas, dans le far west US. Extraits de la longue saga-pub du foot, sauce Pepsi.

PEPSI CHEZ LES SUMOS

PEPSI CHEZ LES GLADIATEURS

PESPI EN AFRIQUE DU SUD

http://www.youtube.com/watch?v=o192ZjGctnA

PEPSI AU FAR WEST

PEPSI A MUNICH

PEPSI ET LE BABY-FOOT

PEPSI ET L’ARBITRE

Diego Forlán, le sorcier urugayen

A 31 ans, l’attaquant uruguayen a ébloui le monde de sa classe et de son talent. Une enfance bercée par le football, une carrière en dents de scie et un probable dernier mondial plus tard, Diego Forlán entre et s’installe confortablement dans le cercle fermé des meilleurs joueurs du monde. Retour sur la carrière de ce « sorcier blanc ».

Diego Forlan, et son trophée de meilleur joueur du Mondial 2010. Photo : jikatu.flickr.cc
Diego Forlan, et son trophée de meilleur joueur du Mondial 2010. Photo : jikatu.flickr.cc

Le football ? Diego est tombé dans la marmite quand il était petit, en Uruguay : un grand-père sélectionneur et un père international arrivé en quart de finale de la Coupe du Monde 1974. Même si le fiston penche pour le tennis jusqu’à 14 ans, il poursuit la tradition familiale et retrouve le ballon rond, son premier amour. C’est en Argentine qu’il est formé, par l’Independiente dans la banlieue de Buenos Aires, après un bref passage au centre de formation de l’AS Nancy-Lorraine. Lors de la saison 2000/2001, il marque 18 buts. De quoi attirer les regards des clubs européens : Sir Alex Ferguson le veut à Manchester United. Diego y pose ses valises en 2002.

Une carrière en dents de scie

L’Uruguayen ne brille pas à Manchester United, bien au contraire : deux saisons et demie et 13 buts. Les chiffres sont accablants. Sur le terrain, l’attaquant ne trouve pas sa place, se perd et déçoit. Le courant ne passe pas avec la Premier League, avec le coach, avec les supporters.
Villareal le recrute alors en 2004. Le talent parle ensuite : les trois premières années en Espagne sont des plus prometteuses. Il claque 54 buts en 106 matchs et est élu Pichichi de la Liga et soulier d’or, rien que ça. L’Atletico de Madrid ne s’y trompe pas et lui fait les yeux doux pour 21 millions d’euros afin de palier le départ de Torres vers Liverpool. A la pointe de l’attaque, Diego éclate : 66 buts en 102 matchs, pichichi, soulier d’or et double buteur en finale de l’Europa League que l’autre club de la capitale espagnole remporte. Dans son club, il est indispensable. Dans la sélection aussi.

Le coup du coeur du Mondial

Certes, il n’est pas champion du monde. Mais il a indiscutablement conquis le cœur du public et des observateurs. Dès qu’il touche le ballon, il effraie. Dès qu’il tire, il impressionne. Il marque 5 buts lors de ce Mondial 2010 dont certains seront à classer parmi les plus beaux du tournoi. Il est de la trempe de ces joueurs capables à eux seuls de faire gagner leur équipe. Intelligence dans le jeu et dans le placement – il est rarement hors jeu, généreux dans l’effort et capable de faire briller ses coéquipiers par des passes inspirées : Forlán, c’est le coup du coeur du tournoi. Discret et classe, même à 31 ans passés, le sorcier uruguayen a plus d’un tour dans son sac.