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Mercato d’hiver, mode d’emploi

Le foie gras à peine digéré, le champagne tout juste épongé, à partir du 1er janvier, les supporteurs de football se sont attaqués à un nouveau plat de résistance. Pendant un mois, les rumeurs de transferts les plus folles agitent les méninges de footeux qui se rêvent un avenir radieux dans leurs clubs fétiches. Le mercato hivernal, générateur de fantasmes, est cependant bien différent de son équivalent estival.

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(Crédits : Flickr – Images_of_Money – CC)

Un mercato à prendre avec des pincettes

Alors que l’été est une période propice à une revue d’effectif, la donne est bien différente en hiver. Il est ainsi bien plus difficile d’intégrer un joueur en pleine saison, dans un groupe déjà formé et rompu aux consignes tactiques de l’entraîneur. Le championnat reprenant le plus souvent dès le début du mois, un footballeur fraîchement recruté bénéficie de très peu de temps pour s’adapter aux systèmes de jeu de l’équipe et pour se familiariser avec ses coéquipiers. En l’espace de quelques matchs seulement, il est amené à se hisser au niveau de ses coéquipiers, au risque de s’attirer les foudres d’un public à la fois exigeant et impatient. Une entrée en matière poussive peut vite s’avérer dévastatrice. Les supporteurs parisiens se souviennent encore de Sergeï Semak, recruté en grandes pompes en janvier 2005, qui n’a pas vraiment laissé de trace impérissable dans la capitale… hormis pour son faible rendement. Plus récemment, des joueurs comme Foued Kadir ou Modou Sougou, tous deux achetés par l’Olympique de Marseille en janvier 2013, n’ont jamais réussi à confirmer les attentes des travées du stade Vélodrome.

Devant une telle incertitude, le mercato d’hiver attire son lot de détracteurs. René Girard, alors entraîneur truculent de Montpellier, n’y était pas allé par quatre chemins pour le critiquer: « C’est la merde quoi. C’est plus fait pour les agents que pour nous. Nous, on travaille pour construire un groupe et on s’aperçoit qu’il peut être « démarmailler » en deux jours. Moi c’est très simple, le mercato d’hiver il disparaîtrait. (…) On ne demande rien à personne, c’est comme ça, il faut le gérer. Tu as quelqu’un qui part qui est bien et il revient il a la tête dans le cul. Tu ne sais pas pourquoi. Enfin, tu sais pourquoi, mais bon, c’est comme ça. » Arsène Wenger, l’an dernier, était lui de l’avis que ce mercato en pleine saison faussait le championnat : « Des clubs qui ont déjà joué deux fois contre Newcastle ont un avantage sur ceux qui vont les affronter maintenant que l’équipe a acheté six joueurs. Le mercato hivernal devrait être supprimé ou au minimum limité à deux joueurs. » Autre pavé dans la mare, le rapport de la mission parlementaire sur l’application du fair-play financier en France avait proposé en juillet dernier de le supprimer pour « inciter à une stabilité contractuelle. »

Quel besoin pour quel recrutement ?

Pour autant, le landerneau du football n’est pas aussi unanime sur le sujet. Aux yeux de nombreux techniciens, le mercato d’hiver est une opportunité idoine d’opérer à quelques ajustements essentiels pour atteindre les objectifs de début de saison. David Moyes, manager ô combien contesté des Red Devils, estimait il y a quelques jours qu’un recrutement en janvier était de l’ordre de l’ « urgence » pour Manchester United, actuel 7ème du championnat anglais. Arrivé au Milan AC en janvier 2013, Mario Balotelli avec ses 12 buts inscrits, avait permis aux Rossoneri d’accrocher une place qualificative pour la Ligue des Champions inespérée au vu de leur entame catastrophique. Autre exemple avec la Roma qui, avec sa seconde place surprise en Serie A cette saison, n’a pas hésité à renforcer son effectif pour soutenir cet objectif inattendu avec l’arrivée du milieu belge Radja Nainggolan.

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Mario Balotelli, l’une des recrues phares du mercato hivernal 2013 (Crédits : Flickr – danheap77 – CC)

Le mercato hivernal peut également être une véritable bouffée d’oxygène pour certaines équipes. Entre le championnat, la coupe d’Europe, les coupes nationales, les tournées amicales et la sélection nationale, il n’est pas rare de voir un entraîneur désemparé par un effectif miné par de graves blessures. Dans ce genre de situations, le mercato d’hiver arrive à point nommé pour le club qui peut ainsi faire appel à des remplaçants. Souvent recrutés pour un simple rôle d’intérimaire, notamment via le système de prêts, certains footballeurs arrivent néanmoins à dépasser ce statut de faire-valoir. Ce fut par exemple le cas de Diego Lopez, recruté en janvier 2013 par le Real Madrid pour pallier l’indisponibilité de longue durée d’Iker Casillas. L’ancien gardien de Villareal avait livré des prestations si convaincantes que l’emblématique capitaine de la Maison Blanche n’avait plus réussi à retrouver une place de titulaire sous Mourinho. Désormais, les deux gardiens se partagent les cages madrilènes à tour de rôle.

Cibles particulièrement prisées par les dirigeants de clubs, les joueurs en fin de contrat en juin sont souvent disponibles à un prix dérisoire en janvier. De peur de les voir partir gratuitement à l’issue de leur contrat, les présidents n’hésitent pas à brader ces actifs pour grappiller quelques millions d’euros. Moussa Sissoko a ainsi rejoint Newcastle dès janvier 2013 plutôt qu’en la fin de la saison, permettant à Toulouse d’empocher la somme non négligeable de 3,5 millions d’euros dans le transfert. Cette saison, des joueurs comme Ménez ou Berbatov pourraient partir de leur club plus tôt que prévu.

Pendant ce marché de transferts, les clubs les plus riches en profitent également pour préparer la saison suivante. Véritable apanage des puissants, cet usage ne concerne que des clubs capables de miser sur des joueurs qui ne seront opérationnels immédiatement. Souvent risqués, ces transferts sont avant tout des paris sur l’avenir. Recruté pour 40 millions d’euros par le PSG il y a un an, Lucas peine encore à trouver ses marques dans une Ligue 1 plus exigeante que le Brasileirão d’un point de vue tactique. L’AS Monaco, fort de son statut de nouveau riche, a déjà emboîté le pas des plus grands avec la signature de Lacina Traoré samedi dernier. Mais à la différence du Brésilien, l’attaquant ivoirien ne devrait faire ses débuts sur les pelouses françaises que la saison prochaine pour éviter de bousculer la hiérarchie déjà bien en place et huilée.

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Lucas Moura, 40 millions au PSG… Et beaucoup de déceptions (Crédits : Flickr – dohastadiumplusqatar – CC)

Car en matière de recrutement hivernal, le nœud du problème est bien là. Acheter un joueur en janvier implique de nombreux changements dans l’équipe. Dans le cas de l’AS Monaco, Ranieri préfère ainsi préserver les trois attaquants déjà à sa disposition (Falcao, Rivière et Martial) alors que Traoré, international ivoirien, pourrait très bien prétendre à une place de titulaire. Bouleverser un effectif est ainsi très rarement envisagé. La tendance est généralement au recrutement minimaliste avec un ou deux joueurs susceptibles de s’intégrer rapidement au groupe déjà en place. C’est par exemple le cas de Guillaume Hoarau : recruté pour six mois par les Girondins de Bordeaux après son escapade chinoise, le Réunionnais a l’avantage de présenter un profil de coutumier des joutes hexagonales après ses quatre saisons et demi passées au Paris Saint-Germain.

Cette année, le mercato d’hiver a une saveur particulière. A quelques mois de la Coupe du Monde, les internationaux en délicatesse avec leur club n’hésiteront pas à en partir pour maintenir un volume et un niveau de jeu suffisants aux yeux des sélectionneurs. Alors forcément, les rumeurs de transferts vont bon train : Alvaro Pereira à l’OM, Ménez à la Juventus, Mata à l’Atletico… De quoi faire le bonheur de journalistes en quête de clics et de tirages supplémentaires.

Quel onze de départ pour l’OM en 2013-2014 ?

L’OM aura vécu un été pour le moins mouvementé. Avec une qualification pour la Ligue des Champions empochée la saison dernière et les gains substantiels qui en découlent (plus de 20 millions d’euros – au minimum – touchés grâce aux droits TV), la direction phocéenne avait largement de quoi se renforcer pendant ce mercato estival. Au total, six nouveaux joueurs ont garni les rangs de Marseille, qui va une nouvelle fois jouer son rôle de trouble-fête en Ligue 1 face aux ogres parisien et monégasque. Après ce mercato ambitieux, Baup a toutes les clés en main pour réitérer les prestations de l’an passé. Mais tous ces chamboulements imposent quelques remaniements sur le plan tactique. 

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Une défense centrale aux abonnés absents

3 buts encaissés en 3 matches depuis le début de la saison. Une statistique tout juste honorable pour le club phocéen. Mais au-delà des chiffres, c’est surtout au niveau technique que la défense centrale inquiète les supporters marseillais. Nkoulou, depuis plusieurs mois, éprouve d’énormes difficultés à retrouver le niveau qui faisait de lui une valeur sûre de notre championnat. Finis les tacles assurés et les anticipations bien senties, place désormais aux fautes de concentration et de placements. Trois boulettes criantes en autant de rencontres, voilà le terrible bilan du début de saison du Camerounais. Si l’OM veut à nouveau viser le podium, Nkoulou a tout intérêt à hausser son niveau de jeu et redevenir le patron de cette défense phocéenne.

Car à ses côtés, on ne peut pas dire que ce soit beaucoup mieux. Lucas Mendes, qui avait progressivement intégré le onze de départ l’an dernier, n’a pas confirmé, lors de la pré-saison, tous les espoirs fondés en lui. Au point de se faire piquer la place par le revenant Souleymane Diawara, qui a force de courage et d’abnégation, a regagné sa place de titulaire cette saison. Problème : que ce soit avec le taciturne brésilien ou avec le fantasque sénégalais, difficile pour Marseille de jouer les premiers rôles en Ligue 1, ou même de tenter l’impossible dans le groupe de la mort en Ligue des Champions.

Vient alors l’option Fanni en défense centrale. Véritable solution ou simple expédient ? Difficile de juger. Le latéral droit est actuellement sur la lancée de son excellente saison dernière et pourrait bien se présenter comme une alternative séduisante aux yeux d’Elie Baup. Mais avant d’en arriver là, la direction phocéenne aurait tout intérêt à recruter un remplaçant à Fanni sur le côté droit. Kassim Abdallah, actuel numéro 2 à ce poste, est loin d’avoir le niveau pour jouer au sein du club. La direction marseillaise a bien tenté quelques approches qui sont finalement restées lettre morte (Revéillère, Corchia). La tâche s’annonce ardue, d’autant plus que la période des transferts est close désormais et qu’un seul joker, issu du championnat français, est autorisé à rejoindre le club d’ici le prochain mercato en hiver.

Ayew repositionné au milieu ?

L’arrivée (controversée) de Thauvin bouleverse les plans d’Elie Baup. Le jeune champion du monde U20 apporte une nouvelle solution sur le plan offensif. Et vu le prix auquel il a été acheté (estimé entre 10 et 15 millions d’euros) et surtout vu tous les rebondissements qui ont rythmé son transfert, difficile de mettre un tel joueur sur le banc des remplaçants. Jusque-là, le schéma offensif de l’Olympique de Marseille était très simple : un trident Ayew-Valbuena-Payet en soutien de Gignac à la pointe de l’attaque.

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L’arrivée de l’ancien lillois rebat les cartes en attaque. Les trois joueurs du trident paraissent tous autant indispensables les uns que les autres. Le premier est sans doute que le meilleur joueur de l’OM sur ces dernières années, les deux autres sont tout simplement les deux meilleurs passeurs de la Ligue 1 de la saison dernière. D’où la possibilité de redescendre d’un cran André Ayew à un poste qu’il affectionne, celui de numéro 8, sa position de prédilection. Le fils d’Abedi Pelé a toutes les qualités pour réussir dans ce rôle de « box-to-box » : décisif devant le but, il démontre depuis plusieurs saisons qu’il possède un volume de jeu suffisant pour devenir la plaque tournante au milieu de terrain, à l’image de ce qu’a pu faire un Steven Gerrard ces dernières années avec Liverpool.

Dès lors, ce repositionnement poserait un problème de taille : qui garder de Romao ou d’Imbula pour accompagner le Ghanéen au milieu de terrain ? La logique tendrait plutôt vers le premier. Il présente bien plus de garanties que le jeune espoir tricolore, sans doute un peu tendre encore pour assumer pleinement un statut de titulaire du côté du Vélodrome. Le Togolais Romao se démarque avant tout par sa capacité à ratisser les ballons devant la défense tandis qu’Imbula n’hésite pas à aller de l’avant et ainsi néglige parfois le replacement défensif. Associer Imbula et Ayew serait, sur le papier, séduisant mais déséquilibrerait le schéma tactique phocéen alors que le duo Ayew-Romao semble être l’alliage idoine au milieu de terrain. Néanmoins, rien ne dit que l’association Ayew-Romao resterait figée jusqu’à la fin de saison. Meilleur joueur de Ligue 2 à seulement 20 ans l’an passé, Imbula a démontré, malgré quelques errances notamment face à Monaco, qu’il avait l’étoffe d’un futur grand. Engagé dans quatre compétitions différentes avec l’OM, Imbula aura sans aucun doute de nombreuses opportunités de titiller le duo Ayew-Romao.

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Enfin un banc de qualité à l’OM

La direction phocéenne l’a bien compris. La différence à la fin de saison se fait à la qualité du onze titulaire mais également à celle du banc des remplaçants. Sujet d’inquiétude des supporteurs marseillais l’an passé, la « profondeur de banc » ne devrait pas l’être cette saison. Avec les arrivées de Lemina, champion du monde U20, de Khalifa, 13 buts avec l’ETG la saison dernière, auxquels on peut ajouter Cheyrou et Jordan Ayew, Marseille peut enfin se targuer de posséder un banc armé pour des éventuels blessures et pour jouer sur tous les tableaux. Une broutille diraient certains. Les Marseillais n’oublieront pas que c’est un certain Kaboré, remplaçant en début de saison, qui a joué un rôle prépondérant l’année du titre en 2010.

Cavani (enfin) au PSG

C’est le feuilleton du mercato estival en France : la venue de Cavani au PSG a été souvent incertaine, est parfois tombée à l’eau, pour finalement s’avérer exacte. Le joueur a fait l’objet de rumeurs l’envoyant aux quatre coins de l’Europe dans de grands clubs, avant de venir poser ses valises dans la capitale. Retour sur ce transfert agité.

Edison Cavani (maillot bleu) lors de la victoire de l'Uruguay face aux Pays-Bas lors de la Copa Confraternidad en 2011. Photo : Jikatu.flickr.cc
Edison Cavani (maillot bleu) lors de la victoire de l’Uruguay face aux Pays-Bas lors de la Copa Confraternidad en 2011. Photo : Jikatu.flickr.cc

Ces agents de joueurs qui vont faire le mercato

Jorge Mendes, Jean-Pierre Bernès. Ils sont agents de joueurs de football et s’activent depuis quelques mois pour défendre les intérêts de leurs clients et négocier d’éventuels transferts avec de grands clubs, parfois à prix d’or.

Jorge Mendes

Ils sont célèbres dans le monde du ballon rond. Jean-Pierre Bernès pour la France : cet ancien membre de la direction de l’OM pendant les années Tapie est écarté du monde du football en 1994 suite à l’affaire OM-VA. La FFF lui interdit à vie de reprendre une licence pour revenir dans le monde du football, mais la FIFA lève l’interdiction deux années plus tard. Il revient dans le football en tant qu’agent de joueur, et non des moindres : Jérémy Ménez, Samir Nasri, Franck Ribéry, Laurent Blanc ou encore Didier Deschamps font appel à lui pour gérer leurs intérêts. Un passé sulfureux – il a également été condamné dans l’affaire des comptes de l’OM – mais Jean-Pierre Bernès s’est imposé comme un agent puissant dans le monde du football.

A l’étranger, Jorge Mendes est certainement le plus célèbre et celui qui, partit de pas grand chose, a réussi à en faire de grandes. Il a déjà réalisé les gros transferts de deux de ces protégés vers l’AS Monaco, dirigé par le millionnaire russe Rybolovlev : Moutinho et James Rodriguez, en provenance de Porto, joueront sous les couleurs monégasques la saison prochaine, pour la bagatelle de 70 millions d’euros. Le plus gros coup du mercato est pour le moment la signature de Falcao, l’attaquant colombien qui a éclaté à l’Athletico Madrid et fait rêver les plus grands clubs du monde. Il rejoint également le Rocher, un promu qui ne jouera pas l’Europe. Jorge Mendes, agent et conseiller, c’est une entreprise – Gestifute – qui gère une cinquantaine de joueurs portugais et d’Amérique du sud. Agent du spécial One Mourinho depuis qu’il a remporté la coupe de l’UEFA avec Porto, Jorge Mendes a fait la pluie et le beau temps ces dernières années en Liga : Pepe, Coentrao, Di Maria ou encore Cristiano Ronaldo. Nul doute qu’il continuera cet été sur le marché des transferts.

Le mercato timide des clubs français

A une semaine de la reprise de la Ligue 1, le marché des transferts est resté bien calme, très calme. Les grosses écuries du championnat sont discrètes et n’ont pas annoncé de gros coups. Une inter-saison bien sage, qui pourrait s’avérer payante.

LES JEUNES LYONS

L’Olympique Lyonnais fait le choix de la jeunesse. Jimmy Briand est la seule recrue des joueurs de Claude Puel pour moins de 10 millions. Rien d’autre pour le moment. L’ OL, demi-finaliste de la Ligue des champions est dans l’attente et a laissé la place aux jeunes joueurs formés par le club lors des matchs amicaux, dont certains Champions d’Europe des moins de 19 ans. Les résultats de la nouvelle génération sont prometteurs. L’absence de recrutement pourrait être un signe en leur faveur.

L’OM, DISCRETE

Le champion de France fait preuve de patience et de discrétion. Un seul joueur est arrivé du côté de la Canebière et il n’est pas encore une star. César Azpilicueta, défenseur latéral de 21 ans, est une trouvaille de Deschamps et du staff olympien, considérée comme un futur grand, pour 7 millions d’euros. Il remplace Bonnart, parti. Voilà. Rien n’est encore fait pour un attaquant de grande classe censé renforcer l’équipe pour passer le premier tour de la Ligue des Champions.

LILLE MISE SUR LA DUREE

Une seule recrue à Lille : Moussa Sow en fin de contrat à Rennes a rejoint la séduisante équipe du LOSC. Rien d’autre et aucune autre arrivée n’est programmée. Le président Michel Seydoux a annoncé que le Mercato était clos : plus d’arrivées et pas de départs. Gervinho et Rami devraient rester pour jouer l’Europe League l’an prochain, malgré les yeux doux de quelques grands clubs. A Lille, on mise sur la durée, et compte-tenu du jeu produit l’an dernier, la stabilité de l’effectif pourrait être la clé de la réussite.

MONTPELLIER MALIN

A Montpellier aussi le recrutement est terminé, des mots même du président Nicollin. Les jeunes du centre de formation devraient venir renforcer l’effectif et la seule recrue du Mercato a déjà frappé : Olivier Giroud, meilleur buteur et joueur de Ligue 2 l’an dernier, a rejoint l’équipe surprise de Ligue 1, et a déjà frappé contre les Hongrois de Györ, au troisième tour préliminaire de la Ligue Europa. Giroud, meilleur buteur de ligue 1, on parie ?

LE CALME BORDELAIS

Les Girondins recrutent un défenseur serbe de 20 ans, Vujadin Savic : prime à la jeunesse. Il semble que sa marge de progression soit importante. Un vent de fraîcheur souffle sur la défense bordelaise, d’autant que Planus est blessé jusqu’à la fin du mois d’août. En attaque, Chamakh est parti à Arsenal. Cavenaghi prend sa place. Les joueurs formés au club devraient faire leur première arme. RAS.

NENE ET LE PSG

C’est la seule recrue jusqu’ici et certainement la seule du Mercato pour le club de la capitale, mais non des moindres. Le milieu de terrain offensif brésilien Nenê a réussi ses matchs amicaux et fera beaucoup de bien au milieu de terrain parisien. Bodmer en manque de temps de jeu a rejoint le PSG, histoire de retrouver une seconde jeunesse. Les finances du club ne permettront pas de faire d’autres emplettes, en tout cas pas avant d’avoir dégraissé l’effectif. Départs à prévoir.

AUXERRE L’EUROPEEN

Anthony Le Tallec, ancien jeune prometteur du football français, a posé ses valises en Bourgogne. Jean Fernandez n’a pas dit son dernier mot : l’entraîneur auxerrois souhaite enrôler le lillois Obraniak. Mais les négociations âpres avec le LOSC n’ont pas encore permis de faire signer le milieu de terrain offensif. Pour le moment donc, Auxerre n’a presque pas changé une équipe qui gagne. A suivre.