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Sur quelles chaînes sera diffusée la Coupe du Monde 2014 ?

Si TF1 a acquis les droits TV pour la prochaine Coupe du Monde au Brésil, la première chaîne cherche depuis l’automne 2013 à vendre une partie des matchs. Le groupe France Télévisions n’est pas intéressé, laissant la place à Canal + et beIN Sports pour négocier. Pour voir tous les matchs du Mondial brésilien, il faudra très certainement payer.

Photo : ColombusCameraOp.flickr.cc
Photo : ColombusCameraOp.flickr.cc

130 millions d’euros : c’est ce qu’a déboursé TF1 pour s’offrir la diffusion des matchs du Mondial 2014. La chaîne dirigée par Nonce Paolini garde un mauvais souvenir du Mondial 2010 en Afrique du Sud : il lui en avait couté 120 millions d’euros et même en revendant 37 matchs à France Télévisions et Canal +, elle avait perdu 40 millions d’euros. La faute à la mauvaise performance de l’équipe de France qui n’avait pas passé les poules.

France Télévisions, par l’intermédiaire du chef du service des sports Daniel Bilalian, s’est retiré de la course

A l’automne, TF1 a donc mis en vente 36 matchs du Mondial 2014 (dont 4 huitièmes de finale et 2 quarts de finale) ainsi que la possibilité pour la chaîne acheteuse de rediffuser tous les matchs de la compétition et une émission sur la Coupe du Monde – à condition qu’elle ne soit pas diffusée en même temps que celle de TF1. Voilà l’appel d’offre lancé en automne pour limiter la casse. France Télévisions, par l’intermédiaire du chef du service des sports Daniel Bilalian, s’est retiré de la course.

Entre deux chaînes payantes pour les téléspectateurs

« Le problème de France Télévisions, ce sont nos contraintes financières. Je ne pense pas que nous pourrons acquérir un certain nombre de matchs. Je pense que nous réserverons nos efforts pour l’Euro 2015 qui se déroulera en France. (…) Mais pour la Coupe du Monde, a priori non ». Cette déclaration au micro d’Europe 1 ce jeudi 16 janvier laisse présager une bataille financière entre Canal + et beIN Sports pour obtenir les droits de diffusion du Mondial : entre deux chaînes payantes pour les téléspectateurs. Sauf si M6 entre dans la danse des négociations estimées, selon le Figaro, à 50 millions d’euros.

Pas d’arbitres français à la Coupe du Monde 2014

La FIFA a annoncé ce mercredi 15 janvier la liste des arbitres qui officieront lors du prochain Mondial 2014 au Brésil. Parmi eux, aucun français – pas même un remplaçant. Une décision qui peut être perçue comme un revers pour l’arbitrage français.

Photo : Julien Haler.flickr.cc
Photo : Julien Haler.flickr.cc

Cela n’était pas arrivé depuis 40 ans et le Mondial 1974 en RFA : aucun arbitre français ne se rendra au Brésil lors de la prochaine Coupe du Monde de football l’été prochain. La FIFA a donné ce matin le détail des 25 trios d’arbitres choisis (et 8 de soutien), se répartissant ainsi : 9 européens, 5 sud-américains, 4 asiatiques, 3 africains, 3 nord-américains et 1 océanien.

Pas de Stéphane Lannoy qui aurait pu représenter la France. Plus qu’une simple absence, c’est, pour Noël Le Graët, une déception et la traduction d’un arbitrage français en méforme et à reconstruire : « Nous sommes évidemment très déçus. Pour Stéphane Lannoy, auteur pourtant d’excellentes prestations sur la scène internationale, et pour l’arbitrage français, dont la progression venait d’être saluée avec la nomination d’un dixième arbitre international. Cette décision nous démontre que notre arbitrage, actuellement en pleine réforme, doit encore accomplir du travail pour faire partie du plus haut niveau international. C’est notre objectif. Et nous allons redoubler d’efforts pour y parvenir »

Le président de la Fédération Française de Football fait allusion à la récente nomination (en juillet 2013) de Pascal Garibian, ancien arbitre international français. Il a pour mission de réformer l’arbitrage dans l’Hexagone, souffrant de luttes internes et d’une mauvaise image. En ligne de mire : l’Euro 2016 en France puis la Coupe du Monde 2018 en Russie. Du pain sur la planche pour les arbitres français, histoire de retrouver une place dans l’élite.

France-Ukraine : les belles copies

L’équipe de France verra le Brésil en 2014. Les joueurs de Deschamps se qualifient malgré la défaite 2-0 au match aller à Kiev en battant l’Ukraine 3-0. Un petit moment que les Bleus n’avaient pas montré un tel visage. 70% de possession, 24 tirs, 84% de passes réussies. Les notes, plutôt bonnes et on vous prévient : ça fait drôle.

Lloris : 7/10
Il n’a pas eu grand chose à faire. Das bonnes relances et des balles à assurer dans les airs. Vigilant sur les rares occasions ukrainiennes. Pour une fois que les Bleus ne s’en remettent pas à ses exploits.

Evra : 5/10
Quand le niveau de jeu des coéquipiers s’élève, on voit à quel point son apport est mince : inexistant défensivement, il n’a la moyenne que grâce à quelques montées utiles, malgré un carton jaune à la 67ème.

Sakho : 9/10
Impérial en défense, il marque le premier but porteur d’espoir et pousse le défenseur ukrainien à marquer contre son camp. À se demander pourquoi Deschamps ne lui a pas fait confiance plus tôt.

Varane : 8/10
Pour sa 4èmesélection, le madrilène est solide, sur de lui, inébranlable. Blessé au genou jusqu’ici, difficile d’imaginer un autre titulaire en défense centrale.

Debuchy : 7/10 (remplacé par Sagna à la 77ème minute).
Un latéral comme on les aime: présent en défense et utile en attaque. Auteur de bons centres, il a amené le surnombre et le danger. Il aurait même pu s’offrir un but sur une belle volée.

Pogba : 8,5/10
Tout jeune mais déjà indispensable au milieu. La technique, le talent, le sens du jeu. Ça sent le grand milieu de terrain titulaire au Brésil.

Cabaye : 8/10
Voilà le milieu de terrain qui a manqué à l’aller à Kiev. Le relayeur capable de jouer vers l’avant, de distribuer correctement, d’anticiper. Cabaye, il faut qu’il soit là.

Matuidi : 7,5/10
Le roi de la récupération au milieu du terrain, c’est lui. Associé à Pogba et Cabaye, il s’offre le luxe de quelques montées bien senties.

Ribéry : 7,5/10
Il a haussé son niveau de jeu malgré le traitement de faveur des ukrainiens. Capable de faire la différence sur des accélérations et débordements, c’est toujours un atout d’avoir un tel joueur dans son équipe.

Valbuena : 7,5/10
Exit Samir et Loïc, bonjour Mathieu, et tant mieux ! Il obtient des coups francs, tente sa chance de loin, joue vite à une touche de balle : c’est le « monsieur plus » de la soirée.

Benzema : 7/10 (remplacé par Giroud à la 80ème minute)
Il marque un but refusé pour un hors-jeu inexistant et un but hors-jeu validé. Sans être étincelant, il a nettement plus apporté au collectif que dans les matchs précédents : plus mobile, plus inspiré. On attend plus : qu’il soit décisif parce qu’il a les occasions.

Pour le bien du football français, faut-il se qualifier pour la Coupe du Monde 2014 ?

Mardi soir, la France jouera le match retour des barrages contre l’Ukraine avec l’espoir de gagner un ticket pour le Mondial 2014. Défaits 2-0 à Kiev par des ukrainiens morts de faim, les Bleus ont livré une piètre prestation. Manque de motivation, d’envie ou de talents ? Des questions récurrentes depuis Knysna en 2010 : il semble que le football français soit dans le même état qu’il y a 3 ans. Une qualification pour le Brésil ferait du bien à un sport malade : ou pas.

Dans leur immense majorité, les médias sportifs ont décidé de suivre Deschamps qui demandait « l’union sacrée » derrière l’équipe nationale avant le match contre l’Ukraine. Alors, oubliées les sorties fracassantes de Patrice Evra pas inquiété malgré la charte de bonne conduite : le pays doit soutenir son équipe nationale. Admettons. Puis à Kiev, la douche fut froide.
A la veille du match, il y a maintenant deux camps : ceux qui attendent, y croient encore et espèrent et ceux pour qui les carottes sont cuites et qui tentent de trouver des coupables aux maux qui rongent le football français. Entre les deux, les culottés, qui se disent qu’une élimination serait un mal pour un bien. Comme souvent, la vérité pourrait bien se trouver entre les deux.

Photo : YannGarPhoto.flickr.cc
Photo : YannGarPhoto.flickr.cc

Alors que pendant ce temps, personne à la Fédération ne semble vraiment conscient du déficit d’amour que suscite l’image des Bleus

L’équipe de France souffre de plusieurs maux. Le premier et non le moindre : un profond désamour. Tenace depuis 2010. L’épisode de Knysna, c’était il y a 3 ans déjà. Hier en fait si l’on regarde ce qui a changé à la Fédération Française de Football : un président certes. Et puis pas grand chose dans la politique de formation des joueurs et des entraîneurs, dans l’idée que l’on se fait d’une équipe nationale. Des prestations médiocres sur le terrain et des joueurs suffisants en dehors, qui font grève, taclent en conférence de presse, menacent. La France du football avait dénoncé et crié au « plus jamais ça ». Et puis, deux ans plus tard à l’Euro, il y eu le « ferme ta gueule » de Nasri adressé à un journaliste, le « fils de pute » de Ménez à l’arbitre, le comportement de diva de M’Vila et Ben Arfa. Laurent Blanc, « le président » avec son beau palmarès, a failli, ou n’a rien pu faire. Qu’importe : Laurent s’en va et Didier Deschamps, emblématique capitaine de l’OM des grandes années et des Bleus champions du monde, est nommé sélectionneur. Il édicte une charte insistant sur le comportement exemplaire. Et puis Evra se lâche 10 jours avant un match de barrage lors d’une interview donnée au magazine Téléfoot sur TF1. Pas de sanctions, pas de remontrances. C’est compliqué d’aimer quelqu’un qui vous déçoit sans cesse, sur tous les plans : voilà pourquoi les joueurs actuels ne fédèrent pas derrière eux. Ils ne brillent pas sur le terrain et se font remarquer en dehors. Alors que pendant ce temps, personne à la Fédération ne semble vraiment conscient du déficit d’amour que suscite l’image des Bleus.
La Fédération Française de Football ne peut pas ignorer la baisse du nombre de licenciés : le football ne séduit plus autant, la faute à un comportement qui agace un grand nombre de supporters, qui, malgré l’amour du maillot, ne supportent plus ces bleus-là. Et depuis 2010 à la Fédé, rien n’a changé. Quel seul électrochoc pourrait enfin faire bouger cette institution figée ? Une non-qualification.

Dans un sport collectif, le talent n’est pas suffisant

L’autre grand mal qui gangrène l’équipe nationale est la suffisance des joueurs. Agents, formateurs et entraineurs leur ont répété qu’ils avaient du talent, qu’ils étaient doués, meilleurs que d’autres. Des journalistes sportifs n’ont pas hésité à les comparer à de vrais vedettes d’autres temps : « le nouveau Zidane, la relève de Thierry Henry ». Sauf que dans un sport collectif, le talent n’est pas suffisant. Le travail est indispensable et la qualité collective est nécessaire. Ce n’est pas parce qu’on est – de façon irrégulière – titulaire à Manchester City, au Real Madrid ou dans le championnat d’Angleterre que l’on peut, en deux passements de jambe, gagner un match de niveau international. Et c’est là la double illusion : une génération sûre d’être hyper-talentueuse mais qui n’a aucun palmarès, une impression d’avoir des joueurs hyper-talentueux mais qui ne gagnent pas de trophées européens et mondiaux.

Photo : Johnnymip.flickr.cc
Photo : Johnnymip

Comme si un 2-0 contre une équipe qui n’a pas démérité remettait en cause tout ce que 4 ans de médiocrité footballistique n’avait pas mis en branle

Dans les médias depuis la défaite face à l’Ukraine s’élèvent de plus en plus de voix pour dénoncer ce désamour du public, la mentalité des joueurs et l’incompétence des instances dirigeantes. Comme si un 2-0 contre une équipe qui n’a pas démérité (et mieux classé que la France par la FIFA) remettait en cause tout ce que 4 ans de médiocrité footballistique n’avait pas mis en branle. Mieux vaut tard que jamais. Car oui, louper la Coupe du Monde au pays du football serait douloureux pour un grand nombre de fans-amateurs français de football. Mais si cela permet enfin de poser les vraies questions, alors… à défaut de gagner une coupe du monde, on pourrait peut-être gagner un football capable de faire vibrer, de séduire, fédérer, de convaincre et de retrouver ce qui est beau et délicieux dans ce sport. Ne serait-ce pas là une plus belle victoire ?

Droits télé : on n’est jamais mieux servi que par soi-même

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Pas besoin de Canal Plus, BeInSport ou Sky : un irlandais qui vit en Australie, supporter de l’équipe nationale de football irlandaise, a décidé d’acheter les droits télé pour le prochain match de qualification de l’Irlande pour le Mondial 2014. Les matches de qualification n’ont pas été diffusés en Australie et le supporter ne se laisse plus faire : il a convaincu sa femme, a hypothéqué sa maison, s’est renseigné sur la démarche et a fait une offre au groupe de média allemand qui détient les droits de diffusion. Proposition acceptée et culot récompensé ?

Le match Irlande-Suède qui aura lieu le 6 septembre 2013 sera diffusé en circuit fermé, via un nombre limité de sites Internet, en partenariat avec une chaîne d’équitation. Il a également obtenu les droits de diffusion d’Ukraine-Angleterre le 10 septembre prochain. Et s’il y avait quelques retombées financières à venir ? A suivre. (Avec Reuters)