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Ligue des Champions : Chelsea, Real Madrid, Atlético Madrid et Bayern Munich en demi-finales

Alors que le Real Madrid et le Bayern Munich étaient attendus, Chelsea et l’Atlético Madrid créent une petite surprise en se qualifiant pour les demi-finales de la Ligue des Champions. Au-delà de belles performances collectives, c’est surtout la victoire de 4 entraîneurs de grande classe.

Chelsea : la patte « Mourinho »

Le PSG avait l’avantage grâce à sa victoire 3-1 au match aller. Mais c’était mal connaître Mourinho que d’enterrer Chelsea rapidement : « le special one » a éliminé, presque à lui seul, l’équipe parisienne.
La veille du match, l’entraîneur portugais aurait – selon les déclarations de Samuel Eto’o, l’attaquant de l’équipe londonienne – mis les joueurs dans des situations précises sur le terrain en fonction des scénarios possibles de match : si l’équipe est menée 1-0, 2-0, si l’équipe mène, etc… Chelsea a terminé le match avec trois attaquants en menant 1-0 . Demba Ba inscrit à la 88ème minute le but qui qualifie les Blues. Mourinho n’a jamais perdu de quarts de finale de LDC. Quand même.

Real Madrid : Ancelotti tranquillement

Le Borussia Dortmund a gagné le match retour 2-0 face au Real Madrid, mais cela n’a pas suffit. Les joueurs de Carlo Ancelotti se qualifient tranquillement pour les demi-finales de LDC. L’objectif du Real n’est pas d’être finaliste : il s’agit de remporter la plus prestigieuse compétition européenne, qui lui échappe depuis 2002. La Maison Blanche poursuit son petit bonhomme de chemin en Ligue des Champions, sans avoir été véritablement inquiétée par une équipe de Dortmund décimée par les blessures et loin de son niveau de la saison précédente. Les choses sérieuses commencent véritablement pour des joueurs madrilènes en pleine forme : Bale, Ronaldo, Benzema sont intraitables en attaque. C’est le moment pour l’entraîneur italien de faire parler toute son expérience, lui qui a remporté la Ligue des Champions en 2003 et 2007 avec le Milan AC. Le meilleur est à venir.

Atlético Madrid : la surprise de Diego Simeone

Peu nombreux étaient ceux à donner l’Atlético Madrid favori face au FC Barcelone. Pourtant, l’autre équipe de Madrid a sorti le Barça de Messi, Xavi, Inesta et Neymar en quart de Ligue des Champions. Ce que fait l’Atlético de Diego Simeone, l’entraîneur argentin, cette année est remarquable : en tête de Liga avec un point d’avance sur le Real Madrid, il n’a pas perdu contre Barcelone cette saison et s’offre le luxe de se qualifier pour les demi-finales de Ligue des Champions, une première pour le club espagnol depuis 40 ans. Une mise en place et une rigueur tactique, des joueurs techniques et physiques, le mental à la hauteur : l’air de rien, l’équipe espagnole de l’année pourrait bien être l’Atlético Madrid.

Bayern Munich : Guardiola au rendez-vous

Le FC Barcelone n’est plus : Guardiola, lui est au rendez-vous en demi-finale avec le Bayern Munich. Déjà sacré champion d’Allemagne, l’équipe bavaroise incarne la force tranquille : sans briller lors du match aller contre Manchester United (1-1), les joueurs de Guardiola se sont réveillés après le but – à-la-Roberto-Carlos – de Patrice Evra : 3 pions inscrits en 17 minutes, histoire de rappeler qui est le patron. Difficile d’imaginer une équipe en Europe capable de battre le Bayern Munich, même si les performances sont en demi-teinte depuis quelques semaines. La machine à gagner sera tout de même difficile à faire dérayer.

La manita du siècle

5 – comme les doigts de la main – buts à 0. Un score qui ne laisse place à aucune contestation. Le Barcelone de Guardiola, ultra-puissant, charmeur, envoûtant, intraitable et beau, nous a rappelé à quel point le football pouvait être jouissif. Face à une équipe en état de grâce, l’apathique Real Madrid du Spécial One n’aura jamais fait illusion. Le Clasico du siècle, ou comment le FC Barcelone continue d’écrire une superbe page de l’Histoire du football.

Il était annoncé comme l’opposition du siècle, entre deux ennemis intimes de l’Espagne, dont les affrontements sur les terrains relèvent parfois plus de politique que de sport. La Catalogne contre la Capitale : le Real Madrid est reparti humilié du Nou Camp, sans n’avoir jamais pu inquiéter les joueurs de Guardiola. La première estocade est portée par Xavi, ce diable de milieu intelligent et insaisissable. A peine 8 minutes de jeu, et le stade exulte. Pedro, 10 minutes plus tard, porte un second coup au moral des madrilènes. David Villa s’offre un doublé et Jeffren clôt le spectacle. Tout un symbole pour ce jeune joueur formé au club. 77% de possession de balle pour le Barça au bout de 40 minutes de jeu, plus de 63% à la fin du match. A un tel niveau, c’est tout simplement immense.

En face, le Real ne peut rien. Pour une raison affligeante d’évidence : les joueurs de Mourinho ne parviennent pas à récupérer le ballon, et quand, par hasard, ils sont en sa possession alors, ils enchaînent les maladresses. Passes ratées, contrôles manqués, mauvais choix et manques cruels d’inspiration. Özil, le jeune meneur de jeu, brillant lors de certains matchs, est transparent en première période, remplacé en seconde. Khedira et Xavi Hernandez incapables de récupérer un ballon. Même Cristiano Ronaldo, gonflé à bloc avant le match comme en témoignèrent les conférences de presse, n’est que l’ombre de lui-même. Si Mourinho a battu Barcelone l’an passé en Ligue des Champions avec l’Inter de Milan, ce fut grâce à un système de jeu ultra-défensif. Replacer Eto’o arrière latéral droit, ce n’est pas banal. Maintenant en poste au Real Madrid, le coach portugais a aligné une équipe en accord avec la philosophie offensive et joueuse de la Maison Blanche. De toute évidence, le Mou a encore du travail, ses joueurs également.

Les Barcelonais ont dansé sur les Ramblas, trinqué dans les bars, chanté une bonne partie de la nuit. Oubliée la crise financière pour quelques jours : la joie est immense et pas seulement car le rival fut fessé. Le jeu pratiqué par l’équipe catalane depuis quelques années est remarquable. 6 titres en un an, des victoires aux scores fleuves et de manière tellement fluide, intelligente et limpide. L’héritage d’un certain Cruyff, à qui Guardiola a rendu hommage après la rencontre ; le résultat d’une politique de formation de plusieurs années, à qui on doit le noyau dur de l’équipe (Inesta, Piqué, Busquets, Pedro, Puyol, Xavi…); le talent de certains, l’intelligence d’autres et toujours la rigueur tactique. Les raisons sont multiples, réunies pour offrir des phases de jeu remarquables. Avec le ballon : toujours en mouvement et à une touche de balle, simple en somme… Un milieu passe la balle et se déplace immédiatement pour créer des décalages entre les lignes et un attaquant multiplie les appels dans le dos des défenses, à la limite du hord-jeu. Sans le ballon : l’intelligence dans le placement et l’occupation du terrain donne parfois l’impression que la Barça joue avec deux joueurs de plus que son adversaire, l’empêchant de relancer et de construire son jeu. Le Barça joue et fait déjouer, remarquablement. Toutes les victoires et tous les titres avaient fait naître une question : le FC Barcelone est-il en train de devenir le meilleur club de football de l’histoire ? Alors, avant de crier à la perfection, il faudrait s’assurer de ne pas oublier le Real Madrid des années 50, l’Ajax des années 70, le Liverpool des années 80 et le Milan AC des années 90 : tous ces clubs qui ont révolutionné le football, autant par leur façon de concevoir le jeu et leur tactique, que par leur palmarès et les émotions qu’ils ont procurées. S’il est aujourd’hui une chose évidente : le Barça des années 2010 s’inscrit dans la droite lignée de ces clubs légendaires, et continue d’écrire de belles pages de l’histoire du football qu’on ne se lasse pas de regarder…

Un œil sur la Liga : un match au sommet

S’il n’y avait qu’un seul match à regarder ce week-end, ce serait le Clasico Barça-Real – forcément – et ce qui en découle – logiquement – à savoir le duel Messi-Ronaldo et Guardiola-Mourinho. Assorti d’un soupçon de polémiques, toujours aussi délicieuses. On en salive d’avance. Lundi, 21h : quand l’Europe du football se met à l’heure espagnole…

Le match du week-end. Evidemment. Match au sommet de la Liga : le Real, 1er, vient défier le champion en titre catalan, 2ème. Le départ canon des madrilènes en ce début de saison laisse penser sérieusement qu’ils seront capables de faire jeu égal avec la séduisante équipe catalane. Certes 2ème, les hommes de Guardiola viennent d’en planter 8 sur la pelouse d’Almeria et continuent de pratiquer le plus beau football d’Europe.

Les polémiques du week-end. La première concerne la décision de la Ligue de Football Espagnole qui a programmé le Clasico lundi soir. Les élections du Parlement Catalan ont lieu dimanche et mobilisent les forces de l’ordre dont la présence est nécessaire pour encadrer le match. Cette décision ne satisfait ni les supporters, ni les joueurs. Un Classio un lundi soir, c’est un peu comme des tapas sans sangria… Il manque une saveur à la rencontre historique.
La seconde polémique concerne le Real surtout et cette histoire de cartons jaunes en Ligue des Champions. Déjà qualifiés avec leur équipe pour les huitièmes, Xavi et Ramos auraient volontairement cherché à être avertis afin d’être supendus lors du dernier match de poule et de pouvoir revenir pour la suite de la compétition. Le Special One dément. Pourtant les images semblent dire qu’il aurait bel et bien donné l’ordre à ses joueurs d’agir ainsi. Il n’y pas tricherie : il ne s’agit pas de détourner une règle, mais plutôt de s’en arranger. En revanche, côté panache, le Mou – si tout cela est avéré – repassera.

Les entraîneurs du week-end. Guardiola-Mourinho. Depuis la demi-finale de Ligue des Champions la saison dernière qui opposait l’Inter au Barça et cette image de Mourinho glissant quelques mots à l’oreille de Guardiola pendant le match, on attend de les revoir l’un contre l’autre ces deux-là. Qu’ils agacent copieusement ou au contraire suscitent l’admiration, il est une chose indiscutable : ils sont parmi les meilleurs entraîneurs de football du moment et leurs palmarès parlent pour eux. Ils seraient trop long à énoncer, mais, franchement, Guardiola-Mourinho : c’est la classe. Point.

Les joueurs du week-end. Messi-Ronaldo. La question est simple : lequel des deux est le meilleur joueur de monde ? L’incertitude plane, même si le catalan, Ballon d’or l’an dernier, semble avoir un léger wagon d’avance. Mais depuis le début de la saison le portugais du Real, Ballon d’or 2008, est resplendissant aussi : 14 buts en 12 matchs de championnat. Il est le leader technique de l’équipe et est incontestablement l’artisan principal du bon début du Real Madrid. 13 buts en 10 matchs pour Messi : des chiffres à faire rêver des attaquants de Ligue 1…