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La Ligue des Champions débute en fanfare

44 buts pour la première journée. La ligue des Champions est de retour et avec elle, les marronniers habituels : le Barça domine son sujet avec un Messi prodigieux, Chelsea et Arsenal plantent sans retenue, les petites équipes sont à la ramasse et les clubs français font une entrée médiocre.

Les gros sont dans la place

Excepté Manchester United qui peine à retrouver son meilleur niveau comme en témoigne un piètre nul face aux Rangers, les clubs anglais engagés dans la compétition n’ont pas franchement fait dans la dentelle. Chelsea plante 4 buts au petit poucet Zilina tandis qu’Arsenal dans son antre de l’Emirates offre – grâce à une équipe ultra-francophone – un festival offensif : 6 buts, rien que ça. Les Blues sont prétendants au titre européen et ont deux revanches à prendre. Les Gunners pourraient bien créer la surprise. Tottenham fait son retour sur la scène européenne et s’offre un match nul sur le terrain du Werder Brême, 3è de la Bindesligua l’an dernier. Bon début.

L’Espagne n’a rien à envier aux anglais : le Real de Mourinho rentre parfaitement dans une compétition qui ne lui réussit pas depuis quelques années. Un match plein des Galactiques emmenés par un Mesut Özil de grande classe. Les supporters en ont fait leur chouchou, et pour cause : il est sur tous les bons coups, fait les bons choix et anime d’un pied de maître l’organisation offensive du Real. La recrue allemande du «Special One» transpire le football. 2-0 pour le Real contre l’historique Ajax et c’est un moindre mal pour les Bataves. Et puis, il y a aussi Messi, devenu le meilleur buteur du FC Barcelone en Ligue des Champions, somptueux hier, et c’est un euphémisme. Les catalans offrent un récital, festival technique et collectif. Le Barça domine outrageusement le Panathinaïkós, malgré un beau but de Govou lancé par Cissé. 5-1 pour les hommes de Guardiola qui semblent avoir oublié la défaite en championnat contre le promu Hercules d’Alicante. Pendant ce temps, Valence en colle 4 à Bursaspor. Olé !

Le Bayern a fait exploser l’AS Roma. Un bijou de Müller et une reprise de Klose. Classique mais efficace. Même sans Robben, la formation de Van Gaal gagne. Pas d’exploits du côté italien : le Milan AC bat Auxerre à San Siro. Logique. L’Inter est tenue en échec 2-2 à Twente. Il faudra du temps à Rafael Benitez pour imprimer sa patte sur l’ancienne équipe de Mourinho.

Contre les grosses pointures européennes, les petites équipes, présentes grâce à la réforme Platini, vont probablement souffrir lors des prochaines journées. Braga, Bâle, Zilina, Hapoël Tel-Aviv… De gros exploits semblent assez peu probables.

Lyon, Marseille, Auxerre : déceptions et frustrations

Même si l’OL s’impose contre Schalke 04, le sentiment est mitigé. Il y eut du bon : le retour en forme de Toulalan, la défence centrale Lovren-Diakhaté prometteuse, un Gourcuff plus à l’aise et un Lissandro qui monte en puissance. Des aspects positifs qui n’effacent pourtant pas la performance collective trop moyenne, le piètre match de Pianic et l’insuffisance technique de Briand. La mayonnaise lyonnaise ne prend pas. Le coach devrait quand même, vu l’effectif, pouvoir en faire quelque chose de bien meilleur. En période de disette, il n’est pas l’heure de faire la fine bouche : premier match en LDC, première victoire. C’est déjà ça.

Parce qu’à Marseille, on ne pourra même pas se réjouir d’un match nul. Le Spartak est venu, a vu et a vaincu. L’OM de ce début de saison est frustrant. Cissé, Lucho, Cheyrou ont bien fait le job au milieu. La défense centrale – pas définitive pour cause de blessure – semble solide. Mais l’inefficacité en attaque hier fut criante : Valbuena constamment pris par deux joueurs russes ne s’est libéré qu’en fin de rencontre, Brandao, bien que de bonne volonté, était trop juste techniquement et Ayew manque d’expérience, entre autres. Gignac est rentré en fin de match et il a incontestablement apporté quelque chose. Lucho et Valbuena ont alors commencé à trouver plus d’espace. Mais tant que l’ex-toulousain n’aura pas marqué son but libérateur, il continuera à jouer stressé et parfois perso en tirant au but quasi-systématiquement. Le spectre du transfert râté de Luis Fabiano n’est pas loin de planer sur la Canebière…

Malgré l’immense fossé qui les séparait des Milanais, les joueurs auxerrois n’ont pas à rougir de leur prestation en Italie. En première période, l’AJA aurait pu ouvrir la marque. Sur un de ces contres dont ils ont la maîtrise, les joueurs de Jean Fernandez remontent rapidement le ballon. Steven Langil oublient 2 coéquipiers bien placés dans la surface et tente seul sa chance. Il s’en est fallu d’une passe. Coulibaly sur corner voit sa tête échouer sur la barre transversale. Il s’en est fallu d’un rien. En seconde période, le Milan AC trouve la faille, grâce à l’un des « 4 fantastiques », Ibrahimovoc. Le suédois frapppe une seconde fois. Le talent brut. Déçus, mais loin d’être ridicule, les hommes de Fernandez peuvent nourrir quelques regrets.

Reprise des débats dans 15 jours…

Elle eut tout d’une grande

… cette petite finale ! Malgré la déception d’avoir laissé échapper la qualification, les deux équipes se sont livrées une très belle bataille. Beaucoup d’absents du côte allemand, mais une jeune génération prometteuse à l’image de Müller, Jansen et Khedira, les 3 buteurs. Des noms à retenir qui se distingueront sans aucun doute lors du prochain championnat d’Europe. Sans être éblouissants, les hommes de Löw ont trouvé les ressources nécessaires pour décrocher la 3è place, comme en 2006. L’équipe d’Allemagne échoue au pied de la finale. Mais il semble qu’elle n’ait pas dit son dernier mot pour les prochains rendez-vous mondiaux.

La surprenante équipe d'Uruguay. Photo : jikatu.flickr.cc
La surprenante équipe d’Uruguay. Photo : jikatu.flickr.cc

Du côté de l’Uruguay, il s’est passé quelque chose. Un cœur énorme pour un petit pays de 3 millions d’habitants vivant dans l’ombre du voisin argentin. Car oui, l’Uruguay, c’est un pays de football, double vainqueur de du Mondial et qui compte beaucoup de licenciés. Cette Celeste là voulait continuer d’écrire l’histoire de la Celeste d’antan : mission presque accomplie. Nul doute que les joueurs courageux seront accueillis en héros, car ils ont tout donné, même contre l’Allemagne. Un premier but du Cavani grâce à Diego Pérez, impérial en milieu de terrain qui récupère le ballon dans les pieds du meneur de jeu allemand Schweinsteiger. Le second but est le chef-d’oeuvre du joueur le plus talentueux de cette équipe et pourquoi pas du Mondial : Diego Forlán. Une reprise de volée à l’extérieur de la surface, un rebond et un but magnifique. Encore un… L’Uruguay a montré du courage, du coeur, de l’envie et du talent. Pour notre grand plaisir.