Archives par mot-clé : Nasri

Le 5 : les clashs entre les journalistes et les footballeurs

Hier soir, les images suffisaient. Il n’était pas nécessaire d’entendre la voix de l’ancien « petit prince » de l’OM pour saisir son message. Nouvel exemple d’un rapport ambigu entre journalistes et footballeurs : ces derniers se servent des premiers comme bon leur semblent. Au meilleur des cas, d’après l’illustre Raymond Domenech, les journalistes sont de simples « relais ». Au pire des cas, ils sont insultés et agressés par Ibrahimovic ou encore Clemente. Florilège de quelques clashs entre journalistes et footballeurs, qui, comme dirait notre Thierry Rolland national, « ne passeront pas leurs vacances ensemble ».

 

« Vous n’êtes que des relais » (2 septembre 2008)

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien sélectionneur des Bleus n’a jamais laissé indifférent. Tantôt paranoïaque, tantôt narquois, Raymond Domenech a également été méprisant à l’égard du peuple français, mais aussi envers la presse nationale. La preuve en image lors d’une conférence de presse en 2008, alors qu’il était encore à la tête de la sélection tricolore.

 

Maradona insulte des journalistes (16 octobre 2009)

Après une victoire probante de l’Argentine face à l’Uruguay, Diego Maradona, alors sélectionneur de l’Albiceleste, défraie une nouvelle fois la chronique. Critiqué par la presse argentine pour des résultats poussifs à la tête de l’équipe sud-américaine, el Pibe de Oro répond à sa manière, en conférence de presse. Attention, ça envoie.

 

Eto’o omnipotent ? (29 mars 2011)

Véritable légende vivante au Cameroun, Samuel Eto’o prend à cœur chaque match en sélection. Mais en voulant trop souvent endosser seul le salut de toute une nation, l’attaquant africain perd le sens de la réalité. Après s’être accroché avec une autre légende du pays, Roger Milla, on le retrouve en train de menacer la carrière d’un journaliste, après une défaite face au Sénégal lors des qualifications pour la CAN 2012.

 

Pierre Ménès dans toute sa gloire (01 avril 2012)

Un Pierre Ménès au sommet de son art. En ce jour de 1er avril, sur le plateau du CFC, le journaliste de Canal Plus  n’a rien de mieux à faire que d’amuser la galerie en se collant un poisson d’avril sur la figure pendant l’interview de Jean-Michel Aulas. Exaspéré par cette pitrerie nauséabonde, le président de l’Olympique Lyonnais quitte prématurément la zone d’interview. Le triste bouffon du paf sportif a encore frappé. Comme quoi, il n’y a pas que les footeux qui disent des conneries.

 

Quand Javier Clemente perd les pédales (01 avril 2012)

Réputé pour son caractère bien trempé, l’entraîneur du Sporting Gijon, après la défaite de Gijon face à Saragosse, n’a pas perdu une occasion de se taire. Après avoir émis des propos douteux envers Samuel Eto’o en 2006, Javier Clemente s’attaque à un journaliste qui critiquait sa mise en place tactique. « Vous êtes une crapule, un mal-éduqué et un idiot », voilà ce qu’il déclare en conférence de presse. Avec de tels propos, on peut se demander s’il n’est pas la véritable crapule dans l’histoire…

 

Wembley, nouveau jardin français

On ne pourra pas reprocher à Blanc de manquer d’ambition : avec cinq joueurs à vocations offensives (Nasri, Gourcuff, Malouda, Valbuena et Benzema), et un M’Vila en « fausse sentinelle », l’équipe de France est définitivement en quête de séduction. Après une Coupe du Monde catastrophique, il est nécessaire de regagner les faveurs de l’opinion populaire, et pour cela, rien de mieux que la vérité du terrain. Alors qu’on attendait Malouda ou Abidal, c’est finalement Hugo Lloris qui hérite du capitanat. Une juste récompense pour le gardien lyonnais, au comportement irréprochable, qui est sans doute le meilleur footballeur français à l’heure actuelle.

En face, on retrouve une Angleterre amoindrie, mais non moins dénuée de talents. On surveille notamment la prestation de la « petite » perle venue tout droit de Newcastle : Andy Caroll. Ce colosse, véritable poison pour les défenses de la Premier League, est LE test à ne pas manquer pour la charnière française.

La France ouvre très vite le score après un quart d’heure de jeu, sur un somptueux une-deux entre Benzema et Malouda. Sur cette action, c’est l’explosivité de Benzema qui met à mal la défense anglaise, et notamment leur gardien Foster, qui n’est pas exempt de tout reproche sur ce but. Ça va vite, trop vite pour les anglais. La première période est acquise à la cause française. Nasri est sur sa lancée d’Arsenal, véritable accélérateur de jeu, en compagnie d’un Malouda virevoltant, qu’on avait perdu sur les pelouses de l’Olympiastadion en 2006. La réaction se fait attendre du côté anglais. Gerrard tente bien de prendre les rênes du jeu, mais il ne possède plus la grinta d’antan. Ses coéquipiers ne font à peine mieux.

En deuxième période, Sakho remplace Méxes, incertain avant le match. Le néo-international répond lui aussi présent, dès son premier ballon, avec une superbe intervention sur Gerrard. De bon augure pour l’avenir. 55ème minute : Sagna profite d’un Gibbs aux abois pour adresser un excellent centre, que convertit un Valbuena qui, encore une fois, a été transparent. Malgré ce but, on ne peut s’empêcher de penser qu’un Remy apporterait bien plus sur le flanc droit de l’attaque. Passons… A 2-0, le match semble plié, Laurent Blanc en profite pour faire tourner. Gourcuff sort au profit de Hoarau. Le lyonnais réitère ce soir une prestation que l’on voit de plus en plus du côté de Gerland, à savoir une prestation correcte. Doté de capacités techniques indéniables, il pêche par sa faculté à ralentir le jeu, un défaut d’autant plus visible que l’autre dépositaire du jeu, Samir Nasri, brille par sa rapidité d’exécution.

Les anglais peuvent remercier Crouch et ses grandes échasses de leur donner un peu de baume aux cœurs en fin de match, car la prestation britannique est plus qu’inquiétante. Entre des latéraux débordés et un milieu de terrain sans créativité, ils ont de nombreux soucis à se faire. Néanmoins, les anglais peuvent se consoler en se disant que les tauliers de l’équipe manquaient à l’appel sur la pelouse de Wembley. La France a montré ce soir qu’elle peut envisager un avenir radieux. Néanmoins, si Laurent Blanc décide de conserver ce schéma tactique, il a tout intérêt de remettre Alou Diarra en véritable sentinelle, en lieu et place d’un M’Vila, qui semble être déjà redescendu de son petit nuage. Avec le milieu bordelais, l’ambition française aura assuré ses arrières…

Un œil sur…

Match au sommet en Ligue 1, derby du nord en Italie, talent à surveiller en Europe : les yeux rivés sur le foot du Vieux Continent, Coups de Tête a sélectionné votre week-end sur le pré-vert.

Le match du week-end. Marseille-Rennes. Le choc au sommet de la Ligue 1, premier contre deuxième. Les Rennais débarquent au Vélodrome samedi soir pour un match à enjeu de taille : conserver la tête du championnat et marquer les esprits sur les terres du champion sortant, que les observateurs promettent encore au titre cette année. Marseille devra retrouver ses qualités pour battre le Rennes solide d’Antonetti, difficile à bouger. L’OM est capable du meilleur comme du pire dans un même match, à l’image de la rencontre contre Lille lors de la dernière journée. Une première période calamiteuse, une seconde maîtrisée avec ce qu’il faut pour l’emporter. Bien malin celui qui pourra prédire l’issue du match.

Le joueur du week-end. Samir Nasri. Le petit prince de Marseille – surnom acquis minot du côté de la Canebière – monte incontestablement en puissance cette saison. Un départ canon avec les Gunners d’Arsenal – 4 buts en 7 matchs – il est sur tous les bons coups, prenant en charge la construction offensive de l’équipe. Cette année, il s’est imposé en meneur de jeu. Samedi à 16h, face à West Ham, 20è, il pourrait permettre à Arsenal de rester aux basques de Chelsea et relancer ainsi le suspens en Premier League.

La polémique du week-end. La discipline en Ligue 1. Des joueurs qui chahutent les arbitres, des entraîneurs exclus des bancs de touche, des présidents qui s’en prennent à des journalistes, des staffs qui haranguent, interpellent, insultent pendant les matchs. Il n’y a pas à dire : le climat est délétère en Ligue 1. Sans citer aucun nom, on aurait compris qu’une réflexion sérieuse et profonde est plus qu’indispensable sur les mentalités dans le foot français.

Le derby du week-end. AC Milan – Juventus de Turin, le derby du nord, attendu en Italie. Le Milan AC et ses « 4 fantastiques » contre la Juventus de Turin, irrégulière, aussi séduisante que décevante, selon l’humeur. C’est aussi un match du haut du tableau : 2è contre 5è. 20h45 samedi, devant la TV, pour un vrai classique de Série A.

L’entraîneur du week-end. Edoardo Reja. Méconnu en France, il n’en est pas à son coup d’essai de l’autre côté des Alpes. L’entraîneur de la Lazio de Rome – en tête du championnat – pourrait conduire l’équipe de la région du Latium au titre en fin de saison. Certains observateurs italiens en font leur favori. La Lazio tentera de conserver sa première place dimanche à Palerme en Sicile. Ce qui est sûr : d’Edoardo Reja on reparlera.

Un déclic

Le match d’hier soir contre la Roumanie a offert quelques motifs d’espoir et de satisfaction. Une victoire au Stade de France et une première place dans le groupe de qualifications à l’Euro 2012 : les Bleus retrouvent des couleurs et de l’efficacité. Enfin.

Une défense sérieuse

Lloris en est le patron. Un arrêt à faire sur une belle frappe roumaine. Il y est. Au risque de se répéter, il est toujours rassurant d’avoir un gardien de ce jeune calibre. Cependant, quelques progrès à faire dans le jeu au pieds. Sinon, indiscutable.
Clichy y est, plus ou moins, comme toujours : pas de suprises donc de ce côté là de la défense. Il apporte offensivement parfois, au détriment de son rôle défensif. Il est d’ailleurs fautif sur l’occasion roumaine qui aurait pu être à l’origine du hold up parfait. Inégal.
Réveillère à la place de Sagna, c’est mieux, quoi qu’on en dise. Des montées intéressantes pour créer le surnombre et quelques dédoublements. Les Bleus peuvent compter sur Réveillère, en attendant mieux.
La paire Rami-Mexès n’est pas parfaite – dans la relance notamment – mais elle progresse de matchs en matchs. Elle a la confiance totale de Blanc pour avancer. Pourquoi pas.

Un milieu de terrain prometteur

M’Vila a 20 ans et force le respect. Une belle présence au milieu du terrain, de bons placements. Le Rennais s’impose doucement mais sûrement. Prometteur.
Alou Diarra, le capitaine a retrouvé son football. Patron de la récupération, fort physiquement et intelligent dans l’anticipation, il fait la passe décisive à Rémy. Petit à petit, Alou Diarra va s’imposer au milieu et sera bien difficile à détrôner.
Nasri avait les clés de l’animation offensive des Bleus. Le Gunner fait les bons choix, délivre les bonnes passes. Il s’en ait fallu de peu pour que cela fasse mouche. Un peu plus de spontanéité et de rapidité dans son jeu, et il pourra peut-être s’imposer. Remplacé pour Gourcuff, très discret, qui marque son premier but depuis le mois de Mars : ça fait du bien à l’équipe et certainement au néo-lyonnais.

Une attaque sur la bonne voie

Malouda a raté son match. C’est le meilleur français de la Premier League et l’un des meilleurs joueurs de Chelsea. Il fut indiscutablement le moins bon des Bleus hier soir. Certes, Clichy n’est pas Ashley Cole et Benzema n’est pas Drogba. Mais bon, il y a un minimum.
Valbuena a rendu sa copie habituelle : motivé, dynamique, volontaire. Si techniquement, c’est limite, dans l’esprit, c’est à la hauteur de l’enjeu. Du coup : il obtient quelques corners sur son côté et est à l’origine d’une belle frappe qui force le gardien roumain a une superbe parade. Il aurait pu marquer. Remplacé par Rémy : une classe au-dessus. Il débloque la situation d’une frappe croisée avec toute la décontraction possible dans une telle situation. Et il n’en est qu’au début de sa carrière internationale.
Benzema, en manque de rythme, se procure l’occasion la plus nette de la première période. Une superbe frappe enroulée qui touche le poteau. Pour le reste, la performance est moyenne. Beaucoup de travail à produire pour atteindre un niveau international. Remplacé par Payet, le stéphanois qui marche sur l’eau depuis le début de la saison. Sur l’un des ses premiers ballons, il est à deux doigts de marquer. Sur le deuxième, il délivre une passe décisive après une longue chevauchée et l’élimination de quelques défenseurs dans la surface. Si l’état de grâce se poursuit, on le reverra et peut-être dés mardi soir à Metz.