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Copa America : que la fête commence

>Enfin, les gros calibres se sont réveillés. Les quarts de finale débutent ce soir et promettent de beaux affrontements. Quatre matchs à élimination directe. Tout est possible pour les qualifiés.

ARGENTINE-URUGUAY
Les meilleurs ennemis s’affrontent ce soir. Si l’Argentine a convaincu lors de son dernier match de poule, l’Uruguay en revanche n’a pas été des plus efficaces devant le but contre le Mexique. Mais Suarez, poison pour les adversaires, devrait semer le doute dans la défense argentine. Messi, de retour en forme, a l’occasion ce soir de prendre sa véritable place de leader au sein de l’équipe nationale. Ce quart est sans aucun doute le plus relevé et le plus attendu.

COLOMBIE-PEROU
Les coéquipiers de Falcao affronteront en quart la petite équipe surprise du Pérou. Si, sur le papier, la Colombie semble supérieure, le Pérou pourrait continuer sur sa lancée et créer la surprise. Les petits gabarits agiles péruviens ont obtenu leur qualification en étant les meilleurs troisièmes à l’issue des poules.

BRESIL-PARAGUAY
Un dernier match de poule spectaculaire contre l’Equateur a qualifié le Brésil. Les stars de la Séléçao affrontent le Paraguay, tenace, rugueux et rapide. Toujours au rendez-vous dans les grandes compétitions, les coéquipiers de l’expérimenté Santa Cruz seront sans aucun doute des adversaires de taille pour un Brésil qui n’a pas séduit, pétri de talent mais peu constant;

CHILI-VENEZUELA
Les petits poucets, surprises de cette Copa America 2011. Le Chili termine premier de son groupe, devant l’Uruguay et le Mexique. Le Vénézuéla obtient des matchs nuls contre le Brésil et le Paraguay. Difficile de dire qui des deux sortira son épingle du jeu. Pour le vainqueur, tous les espoirs restent permis pour le reste de la compétition.

Coupes du Monde : la long story / les années 80

Pas de surprise lors des Coupes du Monde 1982 et 1986 : des valeurs sûres du football mondial remportent les trophées. L’Italie emmenée par son buteur inarrêtable Paolo Rossi et l’Argentine du phénomènal Maradona ravissent les titres à des adversaires de qualité : le Brésil de Zico et Socrates ou la RFA entraînée par le Kaiser Beckenbaueur.


Espagne 1982 : l’Italie frappe encore (13 juin- 11 juillet 1982)

Equipes présentes : Italie, RFA, Angleterre, Espagne, Pologne, Belgique, France, Union Soviétique, Hongrie, Ecosse, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Autriche, Irlande du Nord pour l’Europe – Argentine, Brésil, Honduras, Pérou, Chili, Salvador pour l’Amérique du sud – Algérie, Cameroun, Koweït pour l’Afrique et Nouvelle-Zélande pour la zone Asie-Océanie.

L’Espagne post-franquiste accueille cette 12ème édition regardée par plus d’un milliard de personnes et qui est le premier événement sportif diffusé sur les cinq continents. Malgré les précautions de la FIFA, décidée à ne pas laisser une polémique entachée la compétition comme lors du match Argentine-Pérou, ce Mondial sera l’objet de nombreuses discussions : de forts soupçons d’arrangements planent sur le match Autriche-RFA. Pour se qualifier, au dépend de l’Algérie, les deux sélections se seraient mises d’accord pour un « non match » et auraient offert aux spectateurs plus d’une heure de « passe à 10 ».
Le reste de la compétition est âpre et passionnante, à l’image de l’une des rencontres les plus célèbres de l’histoire : RFA – France à Séville le 8 juillet. Les allemands remportent le match aux tirs aux buts. La faute grossière et dangereuse du gardien Harald Schumacher sur le joueur français Patrick Battiston, non- sanctionnée est restée célèbre. L’équipe de France, emmenée par des joueurs de talent comme Michel Plantini, Alain Giresse, Jean Tigana ou encore Marius Trésor et dirigée par Michel Hidalgo, ne parvient certes pas à se qualifier mais laisse entrevoir de belles choses pour son avenir.
En finale, l’Allemagne affronte l’Italie. La Squadra Azzura termine mieux la compétition qu’elle ne l’a commencée, grâce à son buteur Paolo Rossi, auteur d’un triplé contre le Brésil, d’un doublé contre la Pologne et d’un but en finale. L’Italie bat l’Allemagne. Dino Zoff devient le plus vieux joueur et capitaine à soulever le trophée. Malgré une attaque de rêve – Zico, Socrates et Eder – la folie brésilienne n’est pas parvenue à mettre à mal l’efficacité italienne, ni à contenir le meilleur buteur et joueur du tournoi Poalo Rossi. L’Italie rejoint le Brésil au nombre de victoires en coupe du monde.


Mexique 1986 : Vers un second sacre argentin (31 mai – 29 juin 1986)

Equipes présentes : Italie, Bulgarie, Belgique, Danemark, Union Soviétique, France, Hongrie, Espagne, Irlande du Nord, Allemagne de l’Ouest, Ecosse, Angleterre, Pologne, Portugal, Argentine, Mexique, Paraguay, Brésil, Uruguay, Maroc, l’Algérie, Corée du Sud, Irak et Canada.

La FIFA attribue l’organisation du tournoi à la Colombie. Mais le pays ne peut assurer financièrement sa préparation. C’est alors au voisin mexicain, qui possède déjà les infrastructures nécessaires, qu’est confié le déroulement du Mondial 1986. Malgré le tremblement de terre de 1985 qui a frappé le pays, la Coupe du Monde est de retour sur les Terres Mayas. Placé sous le signe de la Paix, le Mondial est surnommé « Football for Peace » en hommage à l’année 1986, « The Year of Peace ».
La FIFA a changé le déroulement de la compétition : les 24 équipes sont réparties en 6 groupes de 4. Les deux premiers se qualifient pour les huitièmes de finale, ainsi que les 4 meilleurs 3ème.
Le Danemark et la Belgique réalisent une bonne performance. Les danois terminent premiers de leur poule et offrent du bon jeu. Ils s’inclinent contre l’Espagne en huitième de finale. Les Belges se qualifient de justesse pour les huitièmes et parviennent à se hisser en demi-finale à Mexico en battant l’Union Soviétique, dont le jeu avait pourtant ébloui les observateurs. Les Diables Rouges, stoppés par la magnifique équipe argentine de Diego Maradona, réalisent tout de même leur meilleure performance dans un mondial.
La prestation de la France est remarquée : le Mondial de 1982 était prometteur, les Bleus ont ensuite remporté l’Euro de 1984. Les joueurs d’Henri Michel ne parviennent pourtant pas à se hisser en finale. Le début de tournoi est timide, mais les Bleus montent en puissance à partir des huitièmes de finale : ils battent l’Italie (2-0), puis le Brésil en quart aux tirs au buts à Guadalajara. S’en suit un air de déjà vu lors de la demi-finale des Bleus contre la RFA. Les allemands, entraînés par Franz Beckenbauer, se jouent cette fois encore de l’équipe de France et poursuivent leur route vers la finale où ils retrouvent l’Argentine de Maradona. Le numéro 10 au caractère de feu s’impose comme le joueur indispensable de la sélection nationale et, à l’issue de ce Mondial, comme le meilleur joueur de la planète. L’Argentine enflamme la compétition, autant par son beau jeu que par ses polémiques. Ainsi, le match mythique contre l’Angleterre en quart de finale est le reflet des deux visages du numéro 10 argentin, capable du meilleur – le plus beau but de l’histoire – et du pire – la « main de Dieu » qui reste dans la légende comme un geste mystique pour certains et une triche énorme pour d’autres. L’Argentine est quasi-intouchable grâce à son meneur de jeu que rien ne semble pouvoir arrêter. Maradona marque les deux buts contre la Belgique en demi-finale et qualifie à lui seul l’Argentine qui remporte la finale en 3-2 face à la RFA.

Coupes du Monde : la long story / les années 70

Comme lors de toute décennie footballistique qui se respecte, le Brésil remporte la compétition au Mexique en 1970. 4 ans plus tard, le football européen retrouve des couleurs grâce à une nouvelle victoire de la RFA. Enfin, sur fond de politique intérieure mouvementée, l’Argentine, qui accueille le Mondial 1978, remporte son premier trophée.

Pelé.

Mexique 1970 : la magie brésilienne (31 mai – 21 juin 1970)

Equipes présentes : Salvador, Pérou, Israël, Maroc, Angleterre, Belgique, Bulgarie, RFA, Roumanie, Suède, Union Soviétique, Tchécoslovaquie, Uruguay, Brésil, Italie, Mexique, Salvador.

La Coupe du Monde regagne le continent américain pour une édition placée sous le signe de l’innovation : le système des cartons jaunes et rouges est mis en place, la possibilité de remplacer des joueurs pendant les matchs est enfin offerte et les rencontres sont diffusées en couleurs. De nouveaux pays font leur entrée dans la compétition.
La RFA retrouve son meilleur ennemi en quart de finale : l’Angleterre. Ce match a un goût de revanche pour les allemands, qui n’ont pas oublié la finale 1966. L’Angleterre mène rapidement 2-0 et pense pouvoir gérer tranquillement la victoire. La RFA remporte le match 3-2 grâce à un but du légendaire Gerd Müller, aidé par une erreur du gardien anglais. Les allemands rencontrent l’Italie pour ce qui est aujourd’hui considéré comme « le match du siècle ». Le tableau d’affichage indique 1 à 1 à la fin du temps réglementaire. Les prolongations sont épiques, les deux formations faisant preuve de détermination et de courage, à l’image du libéro Franz Beckenbauer qui termine le match le bras en écharpe à cause d’une luxation de l’épaule. L’Italie gagne finalement 4-3 au terme d’une rencontre haletante.
La finale oppose la Squadra Azzura au séduisant Brésil : 4 titres de champions du Monde à eux deux. Brésil et Italie s’affrontent pour devenir le premier triple champion du monde de l’histoire.
Le match que produit la Seleção est à l’image de la compétition réalisée par les sud-américains : une facilité technique déconcertante et une ligne d’attaque historique composée de joueurs brésiliens talentueux. Le Brésil s’impose logiquement 4-1 et devient champion du monde pour la troisième fois. Le 4ème but est un modèle de construction tactique : le ballon part de la défense et est remonté jusqu’aux avant-postes de l’attaque. Le Brésil domine incontestablement le football mondial.
Lors de cette édition, le meilleur buteur brésilien Jairzihno a marqué au moins un but dans chaque match, une performance qui n’a encore jamais été égalée. Le Roi Pelé, tire sa révérence internationale et rentre dans la légende en devenant le seul joueur à gagner trois Coupes du Monde.

Franz Beckenbauer

Allemagne 1974 : la RFA, 20 ans après… (13 juin – 7 juillet 1974)

Equipes présentes : RFA et RDA, Zaïre, Australie, Haïti, Suède, Italie, Pays-Bas, Pologne, Bulgarie, Yougoslavie, Ecosse, Brésil, Chili, Argentine, Uruguay.

La coupe Jules Rimet n’est plus : elle est restée au Brésil. L’édition 1974 marque le début du trophée FIFA WORLD CUP en or massif que l’on connaît aujourd’hui. Le déroulement de la compétition a également changé : les 16 nations sont réparties en 4 groupes de 4. Les deux premiers se qualifient et forment 2 groupes de 4. Les premiers de chaque groupe joueront la finale, les deuxièmes de chaque groupe s’affrontent pour la 3ème place.
1 mondial et 2 équipes allemandes : cette édition se déroule dans un contexte politique inédit et particulier. La RDA et la RFA, dans le même groupe, s’affrontent dans un match pour la 1ère place. La RDA l’emporte, à la surprise générale. Mais rien n’empêche l’équipe de Franz Beckenbauer de se hisser en finale, se jouant de la Tchécoslovaquie, de la Suède et de la surprenante Pologne (qui termine 3ème du tournoi).
La RFA se retrouve en finale face à l’éblouissante équipe des Pays-Bas qui ne partait pourtant pas favorite. Mais le jeu léché fit des ravages contre l’Uruguay et la Bulgarie. Les bataves font une démonstration contre l’Argentine (4-0), la RDA (2-0) et les magiciens brésiliens (2-0). La finale n’est pas jouée dans la capitale, mais au stade olympique de Munich le 7 juillet 1974. Le pays hôte débute mal le match. Johan Cruyff s’infiltre dans la surface dès la première action et provoque un penalty. Les Pays-Bas, qui ont survolé la compétition grâce à des joueurs de talent et à la mise en place du « football total », ne peuvent cependant résister à la RFA, ses qualités de rigueur, physique et sa détermination. Menée par un Beckenbauer qui donne au rôle de libéro une nouvelle dimension, l’Allemagne revient au score à la 26ème minute et prend l’avantage à la 43ème grâce à son attaquant Gerd Müller, alors meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du Monde (avec 14 buts inscrits en 2 participations, devant Just Fontaine et Pelé). Il prend sa retraite internationale après avoir offert le deuxième titre de champion du monde à la RFA, 20 ans après le premier sacre. L’attaquant hollandais Johan Cruyff est désigné meilleur joueur du tournoi.


Argentine 1978 : les argentins triomphent enfin… (1er au 25 juin 1978)

Equipes présentes : RFA, Pologne, Italie, Autriche, Pays-Bas, France, Suède, Ecosse, Espagne et Hongrie, Mexique, Brésil, Argentine, Pérou, Iran et Tunisie.

Premiers finalistes malheureux de la Coupe du Monde en 1930, l’Argentine joue cette fois devant son public et peut compter sur le soutien d’une nation survoltée.
Le groupe le plus relevé réunit l’Italie, la France, la Hongrie et le pays organisateur. L’Italie et l’Argentine tirent leur épingle du jeu et se qualifient pour la suite. La France de Michel Platini, Didier Six et Bernard Lacombe n’est pas parvenue à sortir de ce groupe compliqué. Pays-Bas, Autriche, Pologne, Brésil et Pérou (déterminants ?) se qualifient également pour le second tour. La génération talentueuse de joueurs hollandais atteint pour la seconde fois consécutive la finale du Mondial. Malgré l’absence de son attaquant légendaire Johan Cruyff, dissuadé par des menaces de se rendre en Argentine pour disputer le tournoi, l’équipe de Pays-Bas a révolutionné le football avec son concept de « football total » : un bloc équipe qui défend et attaque ensemble et non plus une somme de postes défensifs ou offensifs cantonnés à des rôles réducteurs. Place est faite à l’attaque et au spectacle. Face à eux, les hollandais retrouvent en finale l’Argentine qui s’est qualifiée grâce à la différence de buts avec le Brésil au terme d’un match contre le Pérou, entaché par des soupçons d’arrangements au détriment de la Seleção.
La finale se déroule à Buenos Aires le 25 juin 1978. Devant un public survolté et face aux attentes énormes d’une nation sud-américaine qui vibre pour le ballon rond, une autre polémique éclate : elle accuse l’Argentine d’avoir mis la pression sur les joueurs hollandais en essayant de faire reculer le début de la finale, laissant les joueurs bataves au centre d’une arène hostile en délire. A l’issue du temps réglementaire, le score est de 1 partout. Pendant les prolongations, le numéro 10 argentin Mario Kempes, est encore une fois décisif. Les Pays-Bas concèdent leur seconde défaite en finale de la Coupe du Monde contre le pays hôte, 3-1. Le Brésil se classe 3ème du tournoi en battant l’Italie 2-1.

Coupes du Monde : la long story / les années 30

Les plus grands joueurs, le plus de spectateurs, les plus belles rencontres et les plus belles émotions… 80 ans que ça dure, que la planète entière est au rendez-vous tous les 4 ans pour la Coupe du Monde de Football. Des favelas du Brésil aux grandes capitales européennes en passant par les villages d’Afrique, elle passionne, émeut, transcende, fédère. Entre victoires splendides et grandes désillusions, ce rendez-vous international élève, depuis 18 éditions, le football au rang de sport ultra-populaire. Retour sur une long-story palpitante, semée d’exploits, d’anecdotes, de frissons et d’exaltations.

Uruguay 1930 : l’édition de toutes les premières ( 13 – 30 juillet 1930)

Equipes présentes : Argentine, Brésil, Uruguay, Etats-Unis, Belgique, France, Roumanie, Yougoslavie, Bolivie, Chili, Mexique, Paraguay, Pérou.

C’est une question du Trivial Pursuit et on ne perdra pas un camembert là-dessus : non, le Brésil, l’Italie ou l’Allemagne ne sont pas les premiers champions du Monde de l’histoire. L’Uruguay, pays organisateur, entre dans la légende le 30 juillet 1930 en devenant le premier vainqueur de la Coupe du Monde. Le football, soccer ou futebol – c’est selon – prend une dimension mondiale qui ne le quittera plus.
En 1928, la jeune FIFA choisit l’Uruguay pour organiser la compétition : la Céleste domine le football mondial – après sa victoire aux jeux olympiques de 1928 et 1924 – et ce petit pays d’Amérique du Sud fête cette année là le centenaire de son indépendance. Une longue traversée de l’Atlantique attend alors les sélections européennes, réticentes à l’idée d’un voyage fatigant. 4 équipes européennes acceptent l’invitation (pas encore de passage nécessaire par des qualifications) : la Belgique, la France, la Yougoslavie et la Roumanie. Elles rejoignent le Mexique, les Etats-Unis, l’Argentine, le Chili, le Pérou, la Bolivie, le Paraguay et l’Uruguay. Le tirage au sort à Montevideo en présence des sélections répartit les 13 équipes en 4 groupes (3 de 3 et un de 4).
La France et le Mexique s’affrontent à l’estadio Policitos lors du match d’ouverture, le 13 juillet devant 1 000 spectateurs. Les bleus s’imposent 4-1 et l’ailler français Lucien Laurent (du FC Sochaux Montbéliard) marque le premier but de la compétition. L’attaquant des Bleus André Maschinot, dit « Bouboule » inscrit lui le premier doublé.
L’Argentine, la Yougoslavie, les Etats-Unis et l’Uruguay se qualifient pour les demi-finales. Les 2 équipes d’Amérique du Sud humilient leurs adversaires au stade du Centenario, sur le même score, 6-1.
La finale a lieu le 30 juillet 1930 devant 93 000 spectateurs dans une ambiance électrique, les Argentins ayant à cœur de prendre leur revanche après la défaite contre l’Uruguay en finale du tournoi olympique de 1928. La première période est jouée avec le ballon argentin, la seconde avec le ballon de la Céleste. A la mi-temps, l’Argentine mène 2 buts à 1. L’Uruguay inscrit 3 buts en seconde période et remporte ainsi la première Coupe du Monde de l’histoire.

Italie 1934 : les Azzurri sur le toit du monde (27 mai – 10 juin 1934)

Equipes présentes : Argentine, Brésil, Etats-Unis, Egypte, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Roumanie, Suède, Suisse, Tchéquoslovaquie.

Pour cette deuxième édition, la FIFA confie à l’Italie le soin d’organiser le tournoi. Si les pays d’Amérique du Sud boudent ce rendez-vous planétaire (le Brésil et l’Argentine envoient leur équipe bis, l’Uruguay ne vient pas défendre sa couronne), les candidats sont nombreux à s’inscrire : 32 sélections souhaitent participer. Des phases éliminatoires sont alors prévues pour la première fois (y compris pour le pays organisateur). 16 équipes sont qualifiées pour ce rendez-vous qui débute le 27 mai 1934.
Les sélections rentrent dans le vif du sujet : le tournoi débute directement par les huitièmes de finale. Le Brésil et l’Argentine qui sont éliminés au profit de l’Espagne et de la Suède n’auront fait le déplacement que pour un match. C’est également le cas de la première équipe africaine à participer à une phase finale de Coupe du Monde : l’Egypte est éliminée par la Hongrie. Le pays organisateur se qualifie en battant les Etats-Unis. Autriche (au dépend de la France), Allemagne (en éliminant la Belgique), Suisse (en battant les Pays-Bas) et Tchécoslovaquie (devant la Roumanie) rejoignent les quarts. (déterminants ?)
Au terme de deux matchs d’une rare intensité contre l’Espagne, l’Italie atteint la demie-finale qu’elle remporte contre l’Autriche. La finale oppose le pays organisateur – qui compte dans ses rangs 2 anciens internationaux argentins, acteurs de la finale perdue contre l’Uruguay quatre ans plus tôt, Raimundo Orsi et Luis Monti – à la Tchécoslovaquie à Rome le 10 juin. Les Azzurri s’imposent en toute fin de rencontre grâce à des buts d’Orsi et de Schiavio.
Ce mondial, suivi par 250 journaux à travers le monde et de nombreuses radios qui retransmettent les matchs en direct, constitue un excellent moyen de propagande pour Mussolini, d’autant que l’équipe nationale italienne s’y impose à coup de physique et de réalisme que les observateurs de l’époque qualifièrent de « froid », mais néanmoins d’efficace…

France 1938 : la Squadra Azzura confirme (4 – 19 juin 1938)

Equipes présentes : Brésil, Cuba, Indes orientales, néerlandaises, Italie, France, Norvège, Suède, Roumanie, Suisse, Pays-Bas, Allemagne, Hongrie, Tchéquoslovaquie, Pologne, Belgique, Autriche (qui ne participera finalement pas à la compétition suite à l’Anschluss).

C’est dans un contexte délicat que la troisième édition de la Coupe du Monde a lieu en France : l’Europe est dans la tourmente – entre la guerre civile qui fait rage en Espagne et l’Anschluss (annexion de l’Autriche par l’Allemagne) de l’autre côté du Rhin. Les stades de Colombes, Bordeaux et Marseille subissent des travaux de rénovation pour accueillir les sélections et leurs supporters venus du monde entier. Les nations sud-américaines boudent encore l’Europe. Seul le Brésil fait le déplacement. Pour la première fois, le champion sortant et le pays organisateur sont qualifiés directement (Italie et France).
L’unique pays d’Amérique du Sud présent fait une entrée en fanfare dans la compétition lors d’un huitième de finale contre la Pologne à Strasbourg qui restera l’un des matchs les plus disputés dans l’histoire de la Coupe du Monde : 6-5 pour la Seleção qui impressionne par sa technique et son talent, à l’image du buteur Léônidas da Silva et du le polonais Ernest Wilimowski, chacun auteur d’un quadruplé. Cependant, l’épopée brésilienne est stoppée en demi-finale par l’équipe d’Italie. Tout comme il y a 4 ans, la Squadra Azzura parvient en finale cette fois face à la Hongrie. La sélection de Vittorio Pozzo devient championne du Monde à l’issue d’une finale remportée 4 à 2. L’Italie, première équipe à remporter deux Mondiaux de suite, s’impose comme une nation majeure du football international. Un an plus tard, la guerre éclate en Europe, interrompant la Coupe du Monde de football pour 12 années.