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Coupe du Monde / Brésil-Croatie : premier match, premières polémiques

Le Mondial 2014 a débuté avec un Brésil-Croatie – entaché de polémiques autour de l’arbitrage – qui fait déjà beaucoup parler . La Seleção l’emporte 3-1, sans briller, la Croatie perd, sans démériter.

Les tribunes de supporters brésiliens. Photo : sophie_pr.flickr.cc
Les tribunes de supporters brésiliens.
Photo : sophie_pr.flickr.cc

La théorie du complot est en marche : le penalty accordé aux brésiliens pour un contact dans la surface entre Fred et le croate Lovren est au cœur des discussions au lendemain du match d’ouverture. Penalty ou pas ? Fred l’attaquant de la Seleção s’écroule – certes – facilement. Du reste, il y a contact : Lovren le retient. Si l’arbitre ne siffle pas, ce n’est pas un scandale. Mais il a sifflé : ce n’est pas un scandale non plus.

Au moment du penalty, il y a 1 partout en seconde période : les brésiliens ne parviennent pas à construire une attaque et sont loin d’être rassurants en défense. Le penalty sifflé puis marqué par Neymar redonne confiance au Brésil en même temps qu’il met un petit taquet derrière la tête aux Croates.

La fameuse théorie du complot

L’épisode penalty… et le carton rouge que Neymar aurait pu/dû avoir pour un coup de coude en première période : il n’en faut pas plus pour lancer la fameuse théorie du complot que l’on ressort à chaque litige. L’idée qu’il faudrait faire gagner les brésiliens à cause du climat social tendu est dans beaucoup de têtes ce matin. Et si le Brésil avait déjà gagné, sans même jouer ? Un coup de Sep Blatter ce trucage, certainement (sic).

Ou c’est l’essence même du foot, sa dimension humaine : un arbitre prend des décisions, contestables ou pas. Il juge en son âme et conscience, en homme qu’il est. Il interprète. Même si l’on pointe 20 caméras sur une même action, elle peut avoir 10 interprétations différentes en fonction de chacun.

Aucune équipe n’a réalisé une Coupe du Monde parfaite du début à la fin

Quant à la performance moyenne techniquement du Brésil, plusieurs choses sont à prendre en compte. La pression, l’émotion du premier match à domicile et dans le contexte social compliqué : toutes stars millionnaires qu’ils sont, les joueurs portaient sur leurs épaules une pression rare.

Puis dans le football moderne, aucune équipe n’a réalisé une Coupe du Monde parfaite du début à la fin, des matchs de poules à la finale. Pas même la belle Italie de 82, pas même l’immense Espagne de ces dernières années : aucun champion du monde ne survole la compétition du premier au dernier jour. Il faut un temps de rodage : le Brésil a peut-être encore besoin de se chauffer ?

Neymar s’est joué de la pression