Archives par mot-clé : Premier League

Premier League / Arsène Wenger : 1 000 matchs sur le banc d’Arsenal

Totalement inconnu lorsqu’il arrive en Angleterre en 1996, Arsène Wenger disputera son 1 000ème match à la tête d’Arsenal ce week-end en Premier League. 18 années passées à la tête des Gunners : retour sur l’épopée du coach français dans le nord de Londres.

Arsène Wenger en mai 2012. Photo : Wonker.flickr.cc
Arsène Wenger en mai 2012. Photo : Wonker.flickr.cc

Arsène Wenger rejoint Sir Alex Ferguson et Sir Matt Busby au Panthéon des entraîneurs qui ont dépassé la barre des 1 000 matchs avec le même club dans l’élite du football. Un caractère bien trempé, un gestionnaire hors-pair, une philosophie de jeu bien définie : Wenger est respecté pour l’ensemble de son œuvre mais aussi critiqué pour son intransigeance et sa radicalité. Le coach français fêtera son 1 000ème match samedi face au Chelsea de Mourinho dans le match qui sera probablement celui du titre. Tout un symbole.

Les dates marquantes

30 septembre 1996 : « Arsène who ? »
Arsène Wenger est nommé entraîneur des Gunners par le président du club Peter Hill-Wood. Le coach français est un sombre inconnu, débarqué du Japon : l’Evening Standard titre en Une « Arsène who ? » (Arsène qui ?).

1997-1998 : le doublé Coupe / Championnat
Pour la 2ème saison de Wenger à la tête des Gunners, Arsenal remporte le Championnat d’Angleterre et la Coupe d’Angleterre. C’est le second doublé de l’histoire du club.

13 mai 1999 : le fair-play
En huitièmes de finale de la Cup, Arsenal se qualifie contre Sheffield United. Le match est entaché d’un but controversé, inscrit par les Gunners alors que les joueurs adverses ne jouaient plus suite à la blessure de l’un d’entre eux. Wenger juge la victoire malhonnête et obtient de faire rejouer le match. Arsenal l’emporte, cette fois sans discussion possible.

2001-2002 : le doublé Coupe / Championnat (bis)
Grâce à un effectif renouvelé, Arsenal remporte un autre doublé. Thierry Henry, arrivé en 1999 s’impose à la pointe de l’attaque.

2003-2004 : les Invincibles
Arsène remporte son 3ème titre à la tête des Gunners. Arsenal reste invaincu 49 matchs de suite lors de cette saison.
Equipe-type : Lehmann – Cole – Campbell – Touré – Lauren – Gilberto Silva – Viera – Ljungberg – Pirès – Bergkamp – Henry

17 mars 2011 : la suspension par l’UEFA
Capable d’un beau geste de fair-play, Arsène Wenger est également connu pour son caractère emporté. Il est condamné plusieurs fois à des amendes suites à des déclarations sur l’arbitrage en Premier League. Cette fois, Arsène Wenger critique l’arbitrage de M. Busacca lors du huitième de finale de Ligue des Champions contre le FC Barcelone et écope d’une amende de 10 000 euros et d’un match de suspension.

28 août 2012 : la gifle contre Manchester United
Arsenal se déplace à Old Trafford et perd 8-2. Une claque pour les Gunners et pour Arsène Wenger : à l’image des saisons passées, malgré de bons joueurs dans l’effectif, Arsenal ne parvient pas à s’imposer face aux gros et à remporter des titres.

Les chiffres

572 : Nombre de victoires.
255 : Nombre de matchs nuls.
192 : Nombre de défaites.
3 : Titres de Champion en Premier League (1998, 2002, 2004).
4 : Nombre de victoires finales en Cup (1998, 2002, 2003, 2005).
9 : Nombre d’années sans titre pour Arsenal. Toujours en cours.

Premier League : Nicolas Anelka et WBA, c’est fini

L’ancien international français, sous les couleurs de West Bromwich Albion depuis juillet 2013, ne jouera plus pour le club anglais. Il a annoncé son départ sur Twitter vendredi 14 mars. Dans la foulée, le club a officialisé son licenciement sur Facebook.

C’est la fin de l’affaire de la « quenelle ». Nicolas Anelka a annoncé vendredi la fin de sa collaboration avec le club anglais de West Bromwich Albion. Sur Twitter, l’attaquant français a expliqué les raisons de son départ :

 

 

 

Dans la foulée, le club de Premier League a immédiatement réagi sur Facebook en précisant que Nicolas Anelka était licencié : il donne 14 jours de préavis à l’attaquant et justifie ce limogeage pour faute grave et comportement « non professionnel ».

Statut de la page FB du club de WBA.
Statut de la page FB du club de WBA.

L’affaire de la « quenelle » trouve ici son épilogue : le 28 décembre 2013, pour célébrer un but, Nicolas Anelka fait une quenelle, pour « rendre hommage à son ami Dieudonné ». Ce geste controversé doit être interprété, selon les précisions de l’ex-international français, comme un « geste anti-système ». Considéré comme un geste politique à connotation antisémite par la FA, la « quenelle » a valu au joueur une suspension pour 5 matchs le 27 février dernier ainsi qu’une condamnation à 97 000 euros d’amende. Le club de WBA avait jusque là soutenu son joueur et perdu son sponsor. Malgré ce soutien affiché il y a quelques semaines, le divorce est maintenant prononcé entre les deux parties. La fin de carrière de l’attaquant français ?

Premier League : Manchester United, et de 20!

C’est officiel depuis hier soir : Manchester United s’est offert son 20ème titre de champion d’Angleterre en s’imposant face à Aston Villa 3 à 0. Intraitable en championnat, les hommes de Sir Alex Ferguson remportent le titre sans jamais avoir été inquiétés. Retour sur une saison mancunienne en Premier League, presque trop facile.

AFP_130422_310j2_manchester_united_sn635

Les Red Devils sont sacrés pour la 20ème fois de leur longue et belle histoire. Sans aucune contestation possible, sans avoir rencontré de difficultés. Manchester United a, dès le début de la saison, su s’imposer dans les matchs importants et les confrontations avec des adversaires directs : contre Chelsea, Manchester City, Arsenal ou encore Newcastle. Si parfois le jeu des mancuniens a manqué de souffle, les joueurs de Sir Alex Ferguson ont toujours fait preuve d’abnégation sur le terrain et d’une énorme force mentale. Des victoires dans les dernières minutes de jeu, des renversements de situation : dès le mois de décembre, United s’est envolé vers le titre, laissant à ses adversaires la sensation que rien ne pourrait l’arrêter. Seul le Real Madrid a été capable cette saison de mettre à mal les joueurs de talents qui composent l’équipe, dont Van Persie, à qui l’équipe anglaise doit le titre, ni plus ni moins.

587476_l-attaquant-neerlandais-de-manchester-united-robin-van-persie-auteur-d-un-triple-contre-aston-villa-a-old-trafford-le-22-avril-2013-pour-le-20e-titre-de-champion-d-angleterre-des-red-devils

S’il ne fallait retenir qu’un seul joueur, c’est incontestablement le transfuge estival passé d’Arsenal à Manchester United au mercato : Robin Van Persie réalise une première saison exceptionnelle sous les ordres de Ferguson. Il n’était pas un titulaire évident au début de la saison et pourtant, dès les premiers matchs, il s’impose comme un joueur indispensable au 11 de départ. Il joue 34 matchs, inscrit 24 buts, souvent décisifs, comme ce coup-franc qui permet la victoire dans le temps additionnel contre le meilleur ennemi Man City. Le hollandais volant s’est entendu à merveille avec Rooney, en meneur de jeu de talent, et Ryan Giggs, le taulier omniprésent : il s’offre un triplé contre Aston Villa, le match du titre. Tout un symbole. Reste à le surveiller lors de la prochaine journée pour le déplacement à l’Emirates Stadium d’Arsenal, qu’il connaît par cœur pour y avoir passé huit saisons. Robin est parti d’Arsenal pour décrocher un titre et revient avec la couronne de champion. C’est chez les Gunners, autre meilleur ennemi, que Sir Alex Ferguson devrait donc célébrer son 16ème titre (en 34 saisons).

La victoire de Man U, c’est également la victoire d’un entraîneur : un Ecossais, socialiste et syndicaliste, qui s’est assis sur le banc mancunien il y a 34 ans maintenant et qui a traversé toutes ces années, et parfois des tempêtes (comme le rachat du club par les américains Glazer), et qui a remporté entre autres 16 titres de champion d’Angleterre et 2 Ligues des Champions (1999 et 2008). Anobli par la Reine, titulaire des clés de la ville d’Aberdeen, il a également une tribune à son nom dans le stade d’Old Trafford et une statue à son effigie : Sir Alex Ferguson a encore soif de victoires, alors qu’il pourrait simplement couler une retraite tranquille. Certes, l’opposition a été assez moyenne en Premier League : Arsenal a coulé en première partie de saison ainsi que Liverpool, en phase de reconstruction ; Manchester City ne s’est pas montrée capable de confirmer son titre ; seul Chelsea a pu offrir une résistance, mais jusqu’en décembre uniquement. Sir Alex Ferguson a su insuffler la force mentale et la rigueur tactique dont il a le secret pour remporter le titre, en survolant le championnat, et pourrait, si l’équipe remporte les 4 derniers matchs, dépassé le record de points détenus par Chelsea. La seule question qui subsiste aujourd’hui concerne l’avenir de Ferguson sur le banc ou pas l’an prochain ? Wait and see.

Margaret Thatcher et le football anglais

A l’annonce de son décès, les réactions ont été divisées et diverses : amour-haine, c’est ce qu’aura été la relation entre Margaret Thatcher et le peuple, pendant les 11 années passées comme premier ministre du Royaume-Uni de 1979 à 1990, et même ensuite. Entre admiration et détestation, celle qui a unanimement changé la société britannique – son économie, la nature de ses relations internationales et européennes – a également profondément transformé le football anglais. For better or for worse.

« Je pourrais dire Repose en paix Maggie mais ce ne serait pas vrai. Si le paradis existe cette vieille sorcière n’y sera pas… ». C’est par ce tweet que Joey Barton commente la mort de Margaret Thatcher. Si le joueur anglais est célèbre pour des sorties provocatrices, il n’est pas le seul cette fois face à la disparition de l’ancien premier ministre. Ken Loach, réalisateur engagé, notamment de Looking for Eric, déclare : « Margaret Thatcher fut le premier ministre le plus diviseur et destructeur des temps modernes : chômage de masse, fermeture d’usines, des communautés détruites, voilà son héritage. Elle était une combattante et son ennemi était la classe ouvrière britannique. » Certains anglais se sont réunis pour fêter sa mort et les supporters de Liverpool ont chanté en tribune : « Maintenant que Maggie Thatcher est morte nous allons faire la fête ». Aucune minute de silence n’aura été faite avant un match de football : loin des hommages et témoignages dont sont coutumiers les anglais dans les stades(1), ces réactions témoignent du désamour profond entre « la Dame de fer » et les supporters de football.

Liverpool-fans-hold-up-a-banner-about-the-death-of-Margaret-Thatcher-1829595

Parce que Margaret Thatcher a pensé le football comme elle a pensé la société : ordre et sécurité quelque soit le prix à payer. Si la guerre des Malouines et l’élan patriotique qui en a découlé lui a permis de mener une politique inflexible face aux mineurs en grève pendant un an (1984-1985) qui a sinistré le nord du pays et malmené la classe ouvrière, deux drames survenus dans des stades ont justifié la mise en place de mesures draconiennes concernant les supporters de football.
En 1985, à Bradford, un incendie dans une tribune fait 56 morts et 260 blessés, mettant en lumière la vétusté des stades. Moins d’un mois plus tard, le 29 mai, se dispute la finale de la coupe d’Europe des clubs champions opposant Liverpool à Turin, dans le stade du Heysel à Bruxelles. Des hooligans de Liverpool, souhaitent en découdre avec les tifosi italiens, et envahissent la tribune d’à côté. Le mouvement de foule qui en découle fait 39 morts : éclate aux yeux de l’Europe la culture violente du hooliganisme anglais. Privée pendant 5 ans de compétition européenne, l’Angleterre doit surmonter ses terribles démons que sont les hooligans. Le gouvernement Thatcher fait voter des lois : le Sporting Events, (1985), le Public Order Act (1986) et le Football Spectator Bill (1989). Le but est de combattre la violence dans les stades en renforçant les contrôles d’identité, développant une politique de fichage, mettant en place la vidéo-surveillance, infiltrant les groupes de hooligans. En somme, les mêmes méthodes que celles employées contre l’IRA.
Si les louanges d’une sécurité retrouvée semblent lui revenir aujourd’hui, ce n’est pas à juste titre pour certains. Owen Gibson affirme(2) : « les changements positifs du foot anglais ont été décidés par d’autres ». Il semblerait en effet que Maggie n’ait vu dans le football – et dans le sport en général – qu’un moyen d’appliquer son entière politique sécuritaire et de libéralisme économique au détriment des classes populaires. De ce point de vue, la tragédie d’Hillsborough est le point d’un départ et le prétexte à la révolution en profondeur du football anglais.

Deux jours avant les obsèques cérémonielles de Maggie à Londres, dans la cathédrale Saint-Paul, les supporters de Liverpool se sont rassemblés pour rendre un hommage aux victimes de la tragédie d’Hillsborourg et célébrer le 24ème anniversaire. Tout un symbole, car c’est bien cet événement dramatique qui marque le profond divorce entre les supporters de football, issus traditionnellement des classes ouvrières, et Margaret Thatcher. Le 15 avril 1989, un mouvement de foule fait 96 morts dans le stade à l’occasion d’un match entre Liverpool et Sheffield. Les rapports d’enquête accusent les supporters de Liverpool d’avoir tentés de pénétrer dans le stade ivres, sans respecter les consignes. Le Sun, tabloïd de Rupert Murdoch (ami de Margaret Thatcher) relaie ses accusations dont se défendent les supporters et les familles des victimes, réclamant que lumière soit faite sur le rôle de la police qui n’a pas su faire face devant la foule(3). Ces accusations sont insupportables à Liverpool et ne seront jamais pardonnées à Thatcher. Sous prétexte de lutte contre les hooligans, elle choisit ce moment pour mettre en place le début du football-business : les stades anglais seront rénovés, les filets anti-hooligans enlevés, des places assises aménagées dans les tribunes. Des travaux considérables qui entrainent l’augmentation du prix des places. Entrepreneurs, grands patrons, investisseurs étrangers et oligarques s’invitent dans ce nouveau football, tandis que les classes ouvrières sont contraintes de déserter les tribunes. Le football anglais entre dans une nouvelle ère.

Sky_cover

En 1992, Rupert Murdoch crée la chaîne de télévision Sky et achète les droits de ce qui sera désormais appelé la FA Premier League. Sky en assure – pour 300 millions de livres – la diffusion dans le monde pour 5 ans. Reste aux supporteurs – boutés hors des stades – à s’abonner à la chaine. Le libéralisme entre dans le football anglais, tandis que les clubs entrent en bourse et sont même parfois côtés, comme Manchester United, sur des marchés lointains et étrangers, comme Singapour. Loin de ce qui jusqu’à présent avait fait l’essence même du football anglais (les classes ouvrières, la contestation sociale et politique dans le stade), le foot-business est là, installé et indéboulonnable.
Le foot anglais, loué dans le monde aujourd’hui, est bien à l’image de la société transformée par Thatcher : clivant entre des classes aisées et une partie de la société qui ne l’est pas, mais qu’importe, puisqu’ancré dans une société de marché. Cristiano Ronaldo et Balotelli hier, Tévez, Tores, Hazard, Rooney aujourd’hui. Les clubs peuvent s’offrir les meilleurs joueurs du monde, et compter parmi les stades les plus beaux où l’on peut venir en famille. Mais les prix des abonnements et des places sont les plus élevés et les ambiances bouillonnantes qui participaient jadis au spectacle ne sont plus à la hauteur. Le public a changé, le football aussi, comme en témoigne Nick Hornby, écrivain et supporter d’Arsenal depuis toujours, dans son livre Fever Pitch. Le football anglais ne l’a pas pleuré jusqu’alors (malgré quelques voix dans les instances dirigeantes qui ont salué sa gouvernance), nul doute qu’il en ira de même demain. Reine du foot-business, chantre de l’économie libérale, oppresseur des classes populaires et des ouvriers pour les uns, sauveuse du pays pour les autres : l’héritage qu’elle laisse à ce sport national est à l’image de celui qu’elle laisse au Royaume-Uni. Immense, quoi qu’on en dise.

(1) Après le suicide par exemple du sélectionneur gallois Gary Speed en novembre 2011.
(2) Dans un article du site The Guardian, publié le 9 avril 2013.
(3) Le rapport final d’une commission indépendante sur le drame est rendu le 12 septembre 2012 et accuse les services de police d’avoir failli. Le premier ministre Cameron présente ses excuses aux familles des victimes : « Au nom du gouvernement, et du pays tout entier, je veux dire que je suis profondément désolé de cette double injustice, qui est restée en l’état pendant si longtemps »

Championnats européenns : c’est plié

Mi-mars, la Premier League, la Bundesliga, la Liga et la Série A ont leur champion. Le suspens existe encore (un peu) en Ligue 1, mais n’est plus, chez les voisins. Tour d’horizon des – déjà – champions en Europe.

Manchester United vers le titre de Champion d'Angleterre.
Manchester United vers le titre de Champion d’Angleterre.

Manchester United, the boss
Aucune équipe – et à aucun moment de la saison – n’est parvenue à inquiéter l’équipe de Sir Alex Ferguson. En tête avec 15 points, Manchester United porte quasiment déjà l’écharpe de champion d’Angleterre, et pourrait, en gagnant tous ses matchs restant, obtenir 101 points en fin de saison. Respect.

Le Bayern Munich intraitable
Pas le moindre suspens non plus en Bundesliga : le Bayern Munich écrase le championnat. 20 points d’avance sur Dortmund, un Ribéry qui a marché sur l’eau, un Muller de grande classe : le club bavarois file très tranquillement vers le titre. Reste l’Europe à conquérir. Loin d’être impossible.

Barcelone, la force tranquille
Des coups de « moins bien » dans la saison. N’empêche : le FC Barcelone s’enfuit vers le titre. En ne faisant pas leur plus belle saison de l’Histoire, les Blaugrana précèdent le Real Madrid de 13 points. Villa de retour, Messi irrésistible, le Barça claque. Le titre semble promis à la capitale catalane.

La Juventus Turin s’échappe
L’équipe de Conte éclabousse l’Italie de son talent. Avec 11 points d’avance sur la surprenante et intéressante équipe de Naples, la Vieille Dame, n’aura pas volé son titre de Série A. Encore en course en Ligue des Champions, Pogba et ses coéquipiers pourraient également créer la surprise sur la scène européenne.