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Euro 2016 : des nouveautés dans les groupes de qualification

Le tirage au sort des groupes pour les qualifications à l’Euro 2016 a eu lieu ce dimanche 23 février à 12h à l’Acropolis de Nice. La France, déjà qualifiée, se trouve dans le groupe du Portugal. Les matchs se dérouleront du 13 septembre 2014 au 13 octobre 2015. Un nouveau système a été mis en place : les explications.

euro-2016

Il n’y aura pas 16 équipes à l’Euro 2016 en France, mais 24. Cette décision a été prise en 2008 par l’UEFA : l’idée est de rallonger la compétition d’une semaine et d’introduire des huitièmes de finale après les 3 matchs de poule. Les équipes seront réparties en 6 groupes de 4 : les deux premières de chaque groupe seront qualifiées pour les huitièmes de finale, ainsi que les quatre meilleures sélections arrivées troisième dans leur poule. De quoi certainement relancer l’intérêt des matchs de poule jusqu’au bout et forcer les équipes à les jouer sérieusement.

Face à cette nouveauté, il fallait adapter les matchs de qualifications en augmentant le nombre d’équipes qualifiées. Ainsi, 8 groupes de 6 équipes et un groupe de 5 ont été tirés au sort : les deux premiers de chaque groupe ainsi que le meilleur troisième seront qualifiés directement pour la phase finale de l’Euro. Les autres troisièmes s’affronteront en barrage aller-retour pour obtenir leur ticket qualificatif.

L’équipe de France rejoint le groupe de 5 équipes : les matchs contre les Bleus, déjà qualifiés en tant que pays organisateur, seront considérés comme des matchs amicaux et aucun point ne sera attribué. On y retrouve le Portugal, la Serbie, l’Arménie, le Danemark et l’Albanie.

Les autres groupes sont composés de têtes de série – qu’il est facile d’imaginer qualifiées assez facilement compte-tenu des nouvelles règles. Pour des raisons financières relatives aux droits TV des matchs de qualifications gérés par l’UEFA, ces têtes de série devaient figurer dans un groupe de 6 équipes et ne pas se croiser : l’Angleterre, l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas et l’Allemagne connaissent désormais leurs adversaires. Enfin, pour des raisons politiques, l’UEFA (sic) avaient prévu de ne pas mettre certaines sélections dans le même groupe : l’Espagne et Gibraltar, l’Azerbaïdjan et l’Arménie.

Groupe A : Pays-Bas, Kazakhstan, Islande, Lettonie, Turquie, République Tchèque.

Groupe B : Bosnie-Herzégovine, Andorre, Chypre, Pays de Galles, Israël, Belgique.

Groupe C : Espagne, Luxembourg, Macédoine, Biélorussie, Slovaquie, Ukraine.

Groupe D : Allemagne, Gibraltar, Géorgie, Ecosse, Pologne, République d’Irlande.

Groupe E : Angleterre, Saint-Marin, Lituanie, Estonie, Slovénie, Suisse.

Groupe F : Grèce, Iles Féroé, Irlande du Nord, Finlande, Roumanie, Hongrie.

Groupe G : Russie, Liechtenstein, Moldavie, Monténégro, Autriche, Suède.

Groupe H : Italie, Malte, Azerbaïdjan, Bulgarie, Norvège, Croatie.

France-Ukraine : les belles copies

L’équipe de France verra le Brésil en 2014. Les joueurs de Deschamps se qualifient malgré la défaite 2-0 au match aller à Kiev en battant l’Ukraine 3-0. Un petit moment que les Bleus n’avaient pas montré un tel visage. 70% de possession, 24 tirs, 84% de passes réussies. Les notes, plutôt bonnes et on vous prévient : ça fait drôle.

Lloris : 7/10
Il n’a pas eu grand chose à faire. Das bonnes relances et des balles à assurer dans les airs. Vigilant sur les rares occasions ukrainiennes. Pour une fois que les Bleus ne s’en remettent pas à ses exploits.

Evra : 5/10
Quand le niveau de jeu des coéquipiers s’élève, on voit à quel point son apport est mince : inexistant défensivement, il n’a la moyenne que grâce à quelques montées utiles, malgré un carton jaune à la 67ème.

Sakho : 9/10
Impérial en défense, il marque le premier but porteur d’espoir et pousse le défenseur ukrainien à marquer contre son camp. À se demander pourquoi Deschamps ne lui a pas fait confiance plus tôt.

Varane : 8/10
Pour sa 4èmesélection, le madrilène est solide, sur de lui, inébranlable. Blessé au genou jusqu’ici, difficile d’imaginer un autre titulaire en défense centrale.

Debuchy : 7/10 (remplacé par Sagna à la 77ème minute).
Un latéral comme on les aime: présent en défense et utile en attaque. Auteur de bons centres, il a amené le surnombre et le danger. Il aurait même pu s’offrir un but sur une belle volée.

Pogba : 8,5/10
Tout jeune mais déjà indispensable au milieu. La technique, le talent, le sens du jeu. Ça sent le grand milieu de terrain titulaire au Brésil.

Cabaye : 8/10
Voilà le milieu de terrain qui a manqué à l’aller à Kiev. Le relayeur capable de jouer vers l’avant, de distribuer correctement, d’anticiper. Cabaye, il faut qu’il soit là.

Matuidi : 7,5/10
Le roi de la récupération au milieu du terrain, c’est lui. Associé à Pogba et Cabaye, il s’offre le luxe de quelques montées bien senties.

Ribéry : 7,5/10
Il a haussé son niveau de jeu malgré le traitement de faveur des ukrainiens. Capable de faire la différence sur des accélérations et débordements, c’est toujours un atout d’avoir un tel joueur dans son équipe.

Valbuena : 7,5/10
Exit Samir et Loïc, bonjour Mathieu, et tant mieux ! Il obtient des coups francs, tente sa chance de loin, joue vite à une touche de balle : c’est le « monsieur plus » de la soirée.

Benzema : 7/10 (remplacé par Giroud à la 80ème minute)
Il marque un but refusé pour un hors-jeu inexistant et un but hors-jeu validé. Sans être étincelant, il a nettement plus apporté au collectif que dans les matchs précédents : plus mobile, plus inspiré. On attend plus : qu’il soit décisif parce qu’il a les occasions.

Equipe de France – Brésil 2014 : les clés de la qualification

L’équipe de France affronte dans une semaine l’Ukraine pour le premier match de barrage des éliminatoires pour la Coupe du Monde 2014 au Brésil. Les Bleus restent sur une dynamique de victoires lors de ses derniers matchs (Biélorussie, Australie, Finlande), mais également sur les déclarations fracassantes d’Evra lors d’une interview donnée à Téléfoot le 20 octobre. C’est la dernière chance de s’offrir un ticket pour le mondial brésilien : les clés pour la saisir.

maillot equipe de france

Esquiver le sujet Evra

Avec sa grande expérience des médias, le sélectionneur Didier Deschamps a clos le sujet épineux d’Evra en conférence de presse : « Ce n’est pas ça qui doit occuper nos esprits. Je n’ai pas envie de rentrer dedans, et les joueurs non plus ne rentreront pas dedans. »
Clé numéro 1 : se concentrer sur le terrain et rien d’autre (et ce n’est pas si facile avec les joueurs français).


Deschamps refuse de polémiquer sur Evra par footmercato

Oublier l’Irlande (et la Bulgarie)

Des matchs de barrages pour les coupes du monde, l’équipe de France en a connus. Et s’en souvient. Le dernier contre l’Irlande est devenu une affaire « nationale » lorsque les français (amateurs et connaisseurs de football ou complets ignorants, politiques, écrivains, philosophes, animateurs, hommes publics) ont donné leur avis sur la main de Thierry Henry qui permit à Gallas d’inscrire le but égalisateur envoyant ainsi les Bleus à la Coupe du Monde en Afrique du Sud en 2010 (avec le succès qu’on lui connaît). Et il y eut le traumatisme de la Bulgarie le 17 novembre 1993 : à la 90ème minute de jeu, alors que la France est qualifiée pour le mondial américain, les bulgares marquent le but qui les envoient à la Coupe du Monde et élimine l’équipe de France. Presque 20 ans après, dur de ne pas y penser.
Clé numéro 2 : conjurer le sort des barrages.

La bonne dynamique

Depuis la victoire en Biélorussie, certes laborieuse, l’équipe de France, sans être brillante, a retrouvé un visage séduisant en même temps que le chemin des filets. Il est vrai contre des adversaires assez faibles, mais des intentions meilleures. Même Karim Benzema a marqué. C’est le moment de surfer sur cette vague de réussite.
Clé numéro 3 : s’appuyer sur la dynamique de succès retrouvés.


France Finlande : 3-0, les buts (Stade de France) par ffftv

Droits télé : on n’est jamais mieux servi que par soi-même

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Pas besoin de Canal Plus, BeInSport ou Sky : un irlandais qui vit en Australie, supporter de l’équipe nationale de football irlandaise, a décidé d’acheter les droits télé pour le prochain match de qualification de l’Irlande pour le Mondial 2014. Les matches de qualification n’ont pas été diffusés en Australie et le supporter ne se laisse plus faire : il a convaincu sa femme, a hypothéqué sa maison, s’est renseigné sur la démarche et a fait une offre au groupe de média allemand qui détient les droits de diffusion. Proposition acceptée et culot récompensé ?

Le match Irlande-Suède qui aura lieu le 6 septembre 2013 sera diffusé en circuit fermé, via un nombre limité de sites Internet, en partenariat avec une chaîne d’équitation. Il a également obtenu les droits de diffusion d’Ukraine-Angleterre le 10 septembre prochain. Et s’il y avait quelques retombées financières à venir ? A suivre. (Avec Reuters)

Un déclic

Le match d’hier soir contre la Roumanie a offert quelques motifs d’espoir et de satisfaction. Une victoire au Stade de France et une première place dans le groupe de qualifications à l’Euro 2012 : les Bleus retrouvent des couleurs et de l’efficacité. Enfin.

Une défense sérieuse

Lloris en est le patron. Un arrêt à faire sur une belle frappe roumaine. Il y est. Au risque de se répéter, il est toujours rassurant d’avoir un gardien de ce jeune calibre. Cependant, quelques progrès à faire dans le jeu au pieds. Sinon, indiscutable.
Clichy y est, plus ou moins, comme toujours : pas de suprises donc de ce côté là de la défense. Il apporte offensivement parfois, au détriment de son rôle défensif. Il est d’ailleurs fautif sur l’occasion roumaine qui aurait pu être à l’origine du hold up parfait. Inégal.
Réveillère à la place de Sagna, c’est mieux, quoi qu’on en dise. Des montées intéressantes pour créer le surnombre et quelques dédoublements. Les Bleus peuvent compter sur Réveillère, en attendant mieux.
La paire Rami-Mexès n’est pas parfaite – dans la relance notamment – mais elle progresse de matchs en matchs. Elle a la confiance totale de Blanc pour avancer. Pourquoi pas.

Un milieu de terrain prometteur

M’Vila a 20 ans et force le respect. Une belle présence au milieu du terrain, de bons placements. Le Rennais s’impose doucement mais sûrement. Prometteur.
Alou Diarra, le capitaine a retrouvé son football. Patron de la récupération, fort physiquement et intelligent dans l’anticipation, il fait la passe décisive à Rémy. Petit à petit, Alou Diarra va s’imposer au milieu et sera bien difficile à détrôner.
Nasri avait les clés de l’animation offensive des Bleus. Le Gunner fait les bons choix, délivre les bonnes passes. Il s’en ait fallu de peu pour que cela fasse mouche. Un peu plus de spontanéité et de rapidité dans son jeu, et il pourra peut-être s’imposer. Remplacé pour Gourcuff, très discret, qui marque son premier but depuis le mois de Mars : ça fait du bien à l’équipe et certainement au néo-lyonnais.

Une attaque sur la bonne voie

Malouda a raté son match. C’est le meilleur français de la Premier League et l’un des meilleurs joueurs de Chelsea. Il fut indiscutablement le moins bon des Bleus hier soir. Certes, Clichy n’est pas Ashley Cole et Benzema n’est pas Drogba. Mais bon, il y a un minimum.
Valbuena a rendu sa copie habituelle : motivé, dynamique, volontaire. Si techniquement, c’est limite, dans l’esprit, c’est à la hauteur de l’enjeu. Du coup : il obtient quelques corners sur son côté et est à l’origine d’une belle frappe qui force le gardien roumain a une superbe parade. Il aurait pu marquer. Remplacé par Rémy : une classe au-dessus. Il débloque la situation d’une frappe croisée avec toute la décontraction possible dans une telle situation. Et il n’en est qu’au début de sa carrière internationale.
Benzema, en manque de rythme, se procure l’occasion la plus nette de la première période. Une superbe frappe enroulée qui touche le poteau. Pour le reste, la performance est moyenne. Beaucoup de travail à produire pour atteindre un niveau international. Remplacé par Payet, le stéphanois qui marche sur l’eau depuis le début de la saison. Sur l’un des ses premiers ballons, il est à deux doigts de marquer. Sur le deuxième, il délivre une passe décisive après une longue chevauchée et l’élimination de quelques défenseurs dans la surface. Si l’état de grâce se poursuit, on le reverra et peut-être dés mardi soir à Metz.