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Ligue des Champions : des duels hispano-allemands en demi

Les demi-finales de la Ligue des Champions opposeront deux clubs allemands à deux clubs espagnols. Les cadors de la Liga (Barcelone et le Real Madrid) sont au rendez-vous, sans véritable surprise, et ceux de la Bundesliga également (Bayern Munich et Borussia Dortmund) : un point sur des demi-finales passionnantes.

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Barça – Bayern Munich
Une finale avant l’heure : ce Barça-Munich oppose les deux principaux favoris de la LDC. Déjà champion d’Allemagne, l’équipe de Bavière est ultra-dominatrice depuis le début de la saison. Une capacité à presser l’adversaire rare, un effectif dense, des qualités techniques admirables et surtout un pressing et une vitesse d’une grande efficacité : les munichois s’imposent logiquement comme les grands favoris de la compétition. D’autant que l’adversaire barcelonais connaît une période de creux dans son ultra-domination du football mondial. Physiquement, l’effectif catalan n’est pas au mieux : le capitaine Puyol est blessé, Xavi a toujours des problèmes récurrents et l’incertitude plane autour de Messi. En difficulté face au PSG, le Barça n’est pas favori – une fois n’est pas coutume. Reste que la demi-finale aura lieu dans 10 jours, le temps de se reposer alors.

Sebastian Kehl / Mezut Ozil

Real Madrid – Borussia Dortmund
Le Real Madrid de José Mourinho poursuit son petit bonhomme de chemin. Il s’est défait de Galatasaray en quart, sans grande difficulté et pourra compter sur un Cristiano Ronaldo en grande forme. Autre atout : la grande expérience de son effectif, rompu aux matchs internationaux d’importance. Si l’entraineur portugais du Real s’est dit satisfait de ne pas tomber en demi contre le Bayern, les madrilènes devront affronter le solide Borussia Dortmund, outsider étonnant de la compétition.
Les allemands ont fini premiers du groupe de la mort : ce n’est donc pas une surprise de les retrouver à ce niveau de la compétition. 2-2 à Madrid lors de la phase de poule : Dortmund a mûri par rapport à l’an dernier et peut compter sur un collectif fort physiquement et mentalement, capable également de faire tourner le ballon et de belle manière. Un choc qui ne devrait pas manquer d’intérêt.

La manita du siècle

5 – comme les doigts de la main – buts à 0. Un score qui ne laisse place à aucune contestation. Le Barcelone de Guardiola, ultra-puissant, charmeur, envoûtant, intraitable et beau, nous a rappelé à quel point le football pouvait être jouissif. Face à une équipe en état de grâce, l’apathique Real Madrid du Spécial One n’aura jamais fait illusion. Le Clasico du siècle, ou comment le FC Barcelone continue d’écrire une superbe page de l’Histoire du football.

Il était annoncé comme l’opposition du siècle, entre deux ennemis intimes de l’Espagne, dont les affrontements sur les terrains relèvent parfois plus de politique que de sport. La Catalogne contre la Capitale : le Real Madrid est reparti humilié du Nou Camp, sans n’avoir jamais pu inquiéter les joueurs de Guardiola. La première estocade est portée par Xavi, ce diable de milieu intelligent et insaisissable. A peine 8 minutes de jeu, et le stade exulte. Pedro, 10 minutes plus tard, porte un second coup au moral des madrilènes. David Villa s’offre un doublé et Jeffren clôt le spectacle. Tout un symbole pour ce jeune joueur formé au club. 77% de possession de balle pour le Barça au bout de 40 minutes de jeu, plus de 63% à la fin du match. A un tel niveau, c’est tout simplement immense.

En face, le Real ne peut rien. Pour une raison affligeante d’évidence : les joueurs de Mourinho ne parviennent pas à récupérer le ballon, et quand, par hasard, ils sont en sa possession alors, ils enchaînent les maladresses. Passes ratées, contrôles manqués, mauvais choix et manques cruels d’inspiration. Özil, le jeune meneur de jeu, brillant lors de certains matchs, est transparent en première période, remplacé en seconde. Khedira et Xavi Hernandez incapables de récupérer un ballon. Même Cristiano Ronaldo, gonflé à bloc avant le match comme en témoignèrent les conférences de presse, n’est que l’ombre de lui-même. Si Mourinho a battu Barcelone l’an passé en Ligue des Champions avec l’Inter de Milan, ce fut grâce à un système de jeu ultra-défensif. Replacer Eto’o arrière latéral droit, ce n’est pas banal. Maintenant en poste au Real Madrid, le coach portugais a aligné une équipe en accord avec la philosophie offensive et joueuse de la Maison Blanche. De toute évidence, le Mou a encore du travail, ses joueurs également.

Les Barcelonais ont dansé sur les Ramblas, trinqué dans les bars, chanté une bonne partie de la nuit. Oubliée la crise financière pour quelques jours : la joie est immense et pas seulement car le rival fut fessé. Le jeu pratiqué par l’équipe catalane depuis quelques années est remarquable. 6 titres en un an, des victoires aux scores fleuves et de manière tellement fluide, intelligente et limpide. L’héritage d’un certain Cruyff, à qui Guardiola a rendu hommage après la rencontre ; le résultat d’une politique de formation de plusieurs années, à qui on doit le noyau dur de l’équipe (Inesta, Piqué, Busquets, Pedro, Puyol, Xavi…); le talent de certains, l’intelligence d’autres et toujours la rigueur tactique. Les raisons sont multiples, réunies pour offrir des phases de jeu remarquables. Avec le ballon : toujours en mouvement et à une touche de balle, simple en somme… Un milieu passe la balle et se déplace immédiatement pour créer des décalages entre les lignes et un attaquant multiplie les appels dans le dos des défenses, à la limite du hord-jeu. Sans le ballon : l’intelligence dans le placement et l’occupation du terrain donne parfois l’impression que la Barça joue avec deux joueurs de plus que son adversaire, l’empêchant de relancer et de construire son jeu. Le Barça joue et fait déjouer, remarquablement. Toutes les victoires et tous les titres avaient fait naître une question : le FC Barcelone est-il en train de devenir le meilleur club de football de l’histoire ? Alors, avant de crier à la perfection, il faudrait s’assurer de ne pas oublier le Real Madrid des années 50, l’Ajax des années 70, le Liverpool des années 80 et le Milan AC des années 90 : tous ces clubs qui ont révolutionné le football, autant par leur façon de concevoir le jeu et leur tactique, que par leur palmarès et les émotions qu’ils ont procurées. S’il est aujourd’hui une chose évidente : le Barça des années 2010 s’inscrit dans la droite lignée de ces clubs légendaires, et continue d’écrire de belles pages de l’histoire du football qu’on ne se lasse pas de regarder…

Un œil sur la Liga : un match au sommet

S’il n’y avait qu’un seul match à regarder ce week-end, ce serait le Clasico Barça-Real – forcément – et ce qui en découle – logiquement – à savoir le duel Messi-Ronaldo et Guardiola-Mourinho. Assorti d’un soupçon de polémiques, toujours aussi délicieuses. On en salive d’avance. Lundi, 21h : quand l’Europe du football se met à l’heure espagnole…

Le match du week-end. Evidemment. Match au sommet de la Liga : le Real, 1er, vient défier le champion en titre catalan, 2ème. Le départ canon des madrilènes en ce début de saison laisse penser sérieusement qu’ils seront capables de faire jeu égal avec la séduisante équipe catalane. Certes 2ème, les hommes de Guardiola viennent d’en planter 8 sur la pelouse d’Almeria et continuent de pratiquer le plus beau football d’Europe.

Les polémiques du week-end. La première concerne la décision de la Ligue de Football Espagnole qui a programmé le Clasico lundi soir. Les élections du Parlement Catalan ont lieu dimanche et mobilisent les forces de l’ordre dont la présence est nécessaire pour encadrer le match. Cette décision ne satisfait ni les supporters, ni les joueurs. Un Classio un lundi soir, c’est un peu comme des tapas sans sangria… Il manque une saveur à la rencontre historique.
La seconde polémique concerne le Real surtout et cette histoire de cartons jaunes en Ligue des Champions. Déjà qualifiés avec leur équipe pour les huitièmes, Xavi et Ramos auraient volontairement cherché à être avertis afin d’être supendus lors du dernier match de poule et de pouvoir revenir pour la suite de la compétition. Le Special One dément. Pourtant les images semblent dire qu’il aurait bel et bien donné l’ordre à ses joueurs d’agir ainsi. Il n’y pas tricherie : il ne s’agit pas de détourner une règle, mais plutôt de s’en arranger. En revanche, côté panache, le Mou – si tout cela est avéré – repassera.

Les entraîneurs du week-end. Guardiola-Mourinho. Depuis la demi-finale de Ligue des Champions la saison dernière qui opposait l’Inter au Barça et cette image de Mourinho glissant quelques mots à l’oreille de Guardiola pendant le match, on attend de les revoir l’un contre l’autre ces deux-là. Qu’ils agacent copieusement ou au contraire suscitent l’admiration, il est une chose indiscutable : ils sont parmi les meilleurs entraîneurs de football du moment et leurs palmarès parlent pour eux. Ils seraient trop long à énoncer, mais, franchement, Guardiola-Mourinho : c’est la classe. Point.

Les joueurs du week-end. Messi-Ronaldo. La question est simple : lequel des deux est le meilleur joueur de monde ? L’incertitude plane, même si le catalan, Ballon d’or l’an dernier, semble avoir un léger wagon d’avance. Mais depuis le début de la saison le portugais du Real, Ballon d’or 2008, est resplendissant aussi : 14 buts en 12 matchs de championnat. Il est le leader technique de l’équipe et est incontestablement l’artisan principal du bon début du Real Madrid. 13 buts en 10 matchs pour Messi : des chiffres à faire rêver des attaquants de Ligue 1…

Un œil sur…

PSG – OM : voilà le match qui va occuper toute l’attention en Ligue 1. Dans le reste de l’Europe, le programme foot du week-end est des plus alléchants. S’il pleut ces deux prochains jours, il y aura de quoi vous occuper…

Le match du week-end. PSG-OM. C’est LE choc de la Ligue 1, chaque saison. Celui qui réveille les antagonismes : Paris – Marseille, la capitale contre la province… Si ces matchs ont souvent été très engagés, ils n’ont pas toujours été de grande qualité. Mais celui de dimanche soir est très prometteur. Les parisiens ont plutôt réussi leur début de saison. Auteur de très bons matchs, le PSG possède l’un des meilleurs joueurs de la ligue 1 : Néné. Dés qu’il a le ballon, il est dangereux. Technique et intelligent, Paris lui doit beaucoup. En attaque, Erding et Hoarau doivent en revanche se ressaisir. On ne gagne pas le clasico avec des attaquants en grande méforme. L’OM se déplace au Parc après une bonne série de victoires. M’Bia manquera en défense centrale, certes. Mais l’équipe sera très certainement la même que celle alignée contre Lille et Zilina : ça pause une ambiance, quand même. Au risque d’insister : dimanche soir, 20H45, sur la chaîne cryptée.

La polémique du week-end. PSG-OM. Viendront, viendront pas ? Un mois que ça dure : les supporters marseillais reçoivent de la LFP l’interdiction de venir. Anigo et Dassier s’indignent. Des groupes de supporters de l’OM menacent de venir malgré tout. Et puis, le plan Leproux pour pacifier les tribunes du Parc des Princes fausse également la donne : des supporters marseillais au milieu de supporters parisiens aux 4 coins du stade. Il se peut que ce scénario soit celui de dimanche soir. Pas sûr que la préfecture de police apprécie, les riverains non plus.

Le derby du week-end. Real Madrid – Atletico Madrid. C’est le match de l’année pour les supporters de ces deux clubs. Plus attendu encore que ceux contre les ennemis catalans, c’est dire. Sur le plan sportif, le 1er affronte le 6ème. Sur le terrain, Highuain l’argentin défie Forlan l’uruguayen. Va a ser la fiesta!

Le joueur du week-end. Steven Gerrard. C’est le capitaine emblématique de Liverpool. Il y est né, il joue chez les Reds depuis le début de sa carrière et ne souhaite jamais porter un autre maillot. Forcément, une telle fidélité romantique force le respect. Il motive dans le vestiaire, sonne les révoltes sur le terrain et suscite l’admiration dans les tribunes. L’idole d’Anfield a raté son début de saison – à l’image du club. Mais jeudi, il a sauvé son équipe d’une défaite contre Naples à domicile. Mené 1-0 jusqu’à la 75è minute, Liverpool l’emporte 3-1 : Steven G. marque les trois buts. Dimanche, Chelsea se déplace à Anfield. Capitain Fantastic en profitera peut-être pour lancer sa saison 2010-2011.

L’entraîneur du week-end. Roberto Di Matteo. Ancien international Italien et ancien milieu de terrain de Chelsea, Roberto Di Matteo est devenu entraîneur. Et il le fait plutôt bien. West Broomwich Albion Football Club pointe à la 6ème place, à égalité avec Manchester City. WBA s’est offert cette année : Arsenal, Manchester City en Cup, Fulham ou encore Sunderland. Rien que ça.

Madrid trop puissant

Les deux plus grands vainqueurs de la « Coupe aux Grandes Oreilles » étaient réunis ce soir, sur la pelouse de Santiago Bernabeu, pour une rencontre explosive. Du côté de la Maison Blanche, on retrouve un Cristiano Ronaldo fringuant, qui a enfin digéré sa période post-Coupe du Monde, enfilant le weekend dernier, deux passes décisives et deux buts. Les milanais, quant à eux, sortent l’artillerie lourde, avec une attaque Ronaldinho-Ibra-Pato.

Le Milan va être cueilli à froid : deux buts inscrits par Ronaldo et Ozil, concédés coup sur coup, au bout de seulement un quart d’heure de jeu. Il faudra attendre la demi-heure de jeu, et un coup franc magistral de Pirlo, détourné magnifiquement par le portier madrilène, pour voir la première réaction italienne. S’en suit ensuite d’une magnifique ouverture (la seule) de Ronnie pour Seedorf, qui gâte l’occasion en l’envoyant au-dessus des cages. Le reste du match est à sens unique, rencontre éclaboussée par le talent des deux buteurs du soir, Ozil et C. Ronaldo.

Les deux joueurs ont enchainés les diverses combinaisons, dribles et courses, au plus grand plaisir du public. Ca allait vite, beaucoup trop vite pour la défense milanaise. Il ne reste plus qu’à ajouter un Di Maria un peu plus altruiste, et un Higuain fidèle à son poste, pour que la machine galactique soit enfin lancée.

En face, le trio Ro-Ib-Pa a été un véritable camouflet, digne du Ka-Pa-Ro des grandes époques (Kaka-Pato-Ronaldo). Ils ont été incapables de mettre en danger la défense madrilène, qui n’aura pas eu à forcer son talent pour repousser les assauts milanais. Ronnie, malgré ses quelques fulgurances techniques, est bien loin du son niveau barcelonais. Quant on pense que Menezes songe à son retour… Pato et Ibra ont été, quant à eux, inexistants. La défense a pris l’eau face aux multiples appels des madrilènes. Les vieillissants milanais ont été pris de vitesse par la fraicheur madrilène. Ce match sonne comme un disque rayé du côté de la Lombardie, il serait peut-être temps de changer de politique, Monsieur Berlusconi…

Les deux plus grands vainqueurs de la « Coupe aux Grandes Oreilles » étaient réunis ce soir, sur la pelouse de Santiago Bernabeu, pour une rencontre explosive. Du côté de la Maison Blanche, on retrouve un Cristiano Ronaldo fringuant, qui a enfin digéré sa période post-Coupe du Monde, enfilant le weekend dernier, deux passes décisives et deux buts. Les milanais, quant à eux, sortent l’artillerie lourde, avec une attaque Ronaldinho-Ibra-Pato.

Le Milan va être cueilli à froid : deux buts inscrits par Ronaldo et Ozil, concédés coup sur coup, au bout de seulement un quart d’heure de jeu. Il faudra attendre la demi-heure de jeu, et un coup franc magistral de Pirlo, détourné magnifiquement par le portier madrilène, pour voir la première réaction italienne. S’en suit ensuite d’une magnifique ouverture (la seule) de Ronnie pour Seedorf, qui gâte l’occasion en l’envoyant au-dessus des cages. Le reste du match est à sens unique, rencontre éclaboussée par le talent des deux buteurs du soir, Ozil et C. Ronaldo.

Les deux joueurs ont enchainés les diverses combinaisons, dribles et courses, au plus grand plaisir du public. Ca allait vite, beaucoup trop vite pour la défense milanaise. Il ne reste plus qu’à ajouter un Di Maria un peu plus altruiste, et un Higuain fidèle à son poste, pour que la machine galactique soit enfin lancée.

En face, le trio Ro-Ib-Pa a été un véritable camouflet, digne du Ka-Pa-Ro des grandes époques (Kaka-Pato-Ronaldo). Ils ont été incapables de mettre en danger la défense madrilène, qui n’aura pas eu à forcer son talent pour repousser les assauts milanais. Ronnie, malgré ses quelques fulgurances techniques, est bien loin du son niveau barcelonais. Quant on pense que Menezes songe à son retour… Pato et Ibra ont été, quant à eux, inexistants. La défense a pris l’eau face aux multiples appels des madrilènes. Les vieillissants milanais ont été pris de vitesse par la fraicheur madrilène. Ce match sonne comme un disque rayé du côté de la Lombardie, il serait peut-être temps de changer de politique, Monsieur Berlusconi…