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Impuissants

Triste soirée hier pour les deux clubs français engagés en Ligue des Champions : 1-0 pour le Real Madrid contre Auxerre, 2-0 pour Chelsea contre Marseille. Triste constat pour les clubs français, même si les deux rencontres ne se ressemblent pas.

Marseille, le trou noir

Ca commence à devenir une (mauvaise) habitude qui se répète d’année en année : l’OM donne cette sensation étrange qu’elle peut espérer faire de bonnes performances en Ligue des Champions. Ce sentiment bizarre qu’il y a la qualité mais qu’il manque ce petit truc en plus, l’expérience, la concentration, la chance… Contre le Milan AC l’an dernier, contre le Spartak cette année. Sauf qu’hier, certains joueurs sont passés vraiment au travers du match et ça, à ce niveau, ça ne pardonne pas face à un adversaire leader du championnat anglais et prétendant au titre européen. Le secteur offensif a montré ses limites. Cheyrou, l’un des responsables sur le premier but, fut à l’image de l’OM : limité techniquement et trop souvent incapable d’assurer ses passes. Les trois attaquants n’ont pas pesé sur la défense – un minimum – et n’ont jamais fait la différence techniquement pour inquiéter Chelsea. La défense centrale phocéenne, tout juste de retour, a fait ce qu’elle a pu pour limiter la casse, et ça en revanche, c’est plutôt prometteur.
Dans tous les domaines du jeu, les joueurs de Carlo Ancelotti ont montré une grande maîtrise, plaçant de temps à autres quelques attaques qui auraient pu faire mouche. 2-0 , but de Terry sur corner et pénalty réussi par Anelka : c’est un moindre mal. A l’entraîneur marseillais le mot de la fin : « Il y avait vraiment une grande différence entre Chelsea et l’OM. Cela s’est vu durant les 45 premières minutes. Après, lorsque vous êtes menés 2-0 face à un tel adversaire, cela devient très compliqué. Je suis ni résigné, ni en colère. Je suis réaliste. »

Auxerre, des regrets mais du courage

Les défaites ne laissent pas toutes le même goût. Celle d’Auxerre laisse un sentiment de frustration et de regret. Les joueurs bourguignons ont bien entamé la partie. Bien en place et sans complexe, les hommes de Jean Fernandez ont su gêné les Madrilènes, parfois les contrer et se créer ainsi de belles occasions. Oliech aurait pu marquer, Pedretti et Jelen aussi. Capables de se projeter rapidement vers l’avant, Auxerre aurait donc pu trouver les failles. Le Real Madrid s’est montré, certes, dangereux à de nombreuses reprises, multipliant les frappes et gâchant des occasions nettes de buts. Pour autant, les hommes de Mourinho ne sont pas encore aussi impressionnants qu’on les attend. Il faut l’entrée de Di Maria à la place de Benzema pour marquer le but victorieux. Une main non sifflée de Ramos et dans la foulée, le but. Frustrant.
Les Auxerrois n’ont pas à rougir de leur défaite. Leur performance et la mise en place tactique, saluées par José Mourinho au micro de Canal Plus, auraient pu leur apporter la victoire. Jean Fernandez et ses hommes vont peut-être avec une telle prestation, retrouver le goût du jeu et de la victoire en Ligue 1.

Affiches de rêve

Auxerre-Real Madrid, Chelsea-Marseille : adversaires prestigieux pour les clubs français ce soir en Ligue des Champions. 90 minutes pour rentrer dans l’histoire de la compétition. Du rêve à la réalité, peut-être…

David contre Goliath

C’est un peu l’histoire qui se déroulera à l’Abbé-Deschamps ce soir. L’ogre « madrilo-mourinhesque » se déplace en Bourgogne, chez les hommes de Jean Fernandez qui n’ont pas vraiment brillé en ce début de saison, si ce n’est contre le Zénith Saint-Pétersbourg pour se qualifier en Ligue des Champions.
Le real est arrivé en Bourgogne. Mourinho, déjà averti que les vestiaires de l’Abbé-Deschamps sont plus petits que ceux de Madrid, a papotté avec Fernandez puis avec l’historique Guy Roux ; est venu en conférence avec Karim Benzema, probable titulaire en attaque. Les stars seront toutes au rendez-vous : c’est léquipe-type qui est annoncée. Avec Casillas, Ramos, Pepe, Xabi Alonso, Di Maria, Özil ou Ronaldo, les auxerrois devront la jouer au courage. Car il y a quelques absents importants du côté de l’AJA : Mignot et Le Tallec. Heureusement, Pedretti, Oliech, Birsa, Jelen et Hengbart sont là. Même en souvenir des campagnes européennes d’antan, ça paraît compliqué…

L’exploit, pourquoi pas

Ils ne sont pas arrivés à Chelsea, l’appareil photo autour du coup, les joueurs de Deschamps. Pas comme ce qu’avait fait les bordelais il y a deux ans, rentrés ensuite en Gironde avec une valise, 4-0 contre l’ogre londonien. Non. Le coach marseillais a trop d’expérience. Il a réuni ses joueurs sur la pelouse de Stamford Bridge et a fait ce qu’il sait si bien faire : galvaniser ses troupes et motiver ses joueurs. Si au début de la saison, on n’aurait pas donné cher de la peau de l’OM contre Chelsea, à quelques heures du match, la Canebière peut se prendre à rêver : Drogba est suspendu, Franck Lampard, Yossi Benayoun, Salomon Kalou sont blessés. L’OM en revanche peut aligner son équipe-type : Rémy, Diawara, M’Bia, Gignac sont opérationnels. Valbuena, Cheyro, André Ayew et Lucho en forme. L’affiche est trop belle pour ne pas se donner à fond et joueur crânement sa chance. Et si ça passe, alors…

Les plus grands numéro 10 de l’Histoire

Les meilleurs d’entre eux furent capables de faire gagner une équipe par leur simple vision du jeu, leur technique magistrale et leur instinct de buteur. Dans l’histoire du foot, ils ont brillé, subjugué et même parfois révolutionné le jeu. Place aux 10 plus grands numéros 10 de l’histoire, tous rentrés dans la légende.

PELÉ
De son vrai nom Edson Arantes do Nascimento. Considéré comme l’un des meilleurs joueurs de football de l’histoire, il est champion du monde à trois reprises en 1958, 1962 et 1970, un record. Sa technique, ses dribbles et ses qualités de buteur construisent la légende du «Roi Pelé». Il passe 18 ans au Santos FC, y marque 1 124 buts en 1 265 matchs. Il termine sa carrière au New York Cosmos.

CHARLTON
Robert – Bobby – Charlton est le plus grand joueur anglais de l’histoire. Miraculé de l’accident d’avion qui décima l’équipe de Manschester United en 1958, il s’impose comme le leader des Reds Devils et contribue à en construire la légende. Technique, rapide, buteur hors pair doté d’une bonne vision du jeu et d’un sens de l’organisation, il fut l’une des pièces maîtresses de la victoire de l’Angleterre en Coupe du Monde 1966. Il fut désigné Ballon d’Or à l’issue de la compétition.

KEMPES
Attaquant reconverti en numéro 10 pour le bien de l’équipe argentine, Mario Kempes, surnommé «le Matador», a fait l’essentiel de sa carrière en Argentine, dans les clubs de Cordoba, Rosario, River Plate et en Espagne au club de Valence. Il fut à deux reprises Pichichi de la Liga avec 24 et 28 buts et buteur pour l’Argentine en finale de la Coupe du Monde 1978 contre les Pays-Bas. Il termine meilleur buteur de ce Mondial avec 6 buts inscrits.

CRUYFF
Johan Cruyff est incontestablement le meilleur joueur hollandais de tous les temps. Il s’inscrit dans la lignée des footballeurs rebelles : premier joueur à négocier son salaire dans un club et exprimer ses opinions politiques, il est une personnalité de légende. Joueur inventif, driblleur créatif et milieu offensif rapide, il a révolutionné le football en lui donnant un aspect spectaculaire. Fougueux, athlétique, technique, il passe l’essentiel de sa carrière à l’Ajax d’Amsterdam et au FC Barcelone, club catalan qu’il a marqué de son empreinte en tant que joueur puis entraîneur. Une tradition du football spectacle qui prévaut encore aujourd’hui.

PLATINI
Il débute sa carrière à Nancy, rejoint les Verts de Saint-Etienne et termine sa carrière à la Juventus de Turin. Considéré comme l’un des meilleurs joueurs français de l’histoire, avec Zidane et Kopa, il est élu joueur du siècle par les supporters de la Vieille Dame. Spécialiste des coups francs, il fait partie du carré magique, milieu de terrain qui fit le bonheur de l’équipe de France lors des Coupes du Monde 1982 et 1986 à l’issue desquelles les Bleus terminent 4è et 3è. Capitaine emblématique de l’équipe de France, il remporte le Championnat Européen 1984.

ZICO
Son surnom en dit long sur son talent. Le «sorcier blanc» a passé l’essentiel de sa carrirère dans le club brésilien de Flamengo malgré un bref passage en Italie à Udinese. Issu d’une famille de footballeurs, il est considére comme l’un des meilleurs joueurs brésiliens de l’histoire. Auteur de 52 buts avec la Seleção, il n’a pourtant jamais gagné la Coupe du Monde. Il a en revanche remporté un nombre de distinctions indiviuelles incroyable.

MARADONA
Diego Armando Maradona est un enfant prodigue du football, filmé dés l’âge de 12 ans par une caméra de télévision. Aussi talentueux qu’irrévérencieux, il est le joueur argentin le plus célèbre jusqu’alors. Ses admirateurs lui vouent une passion mystique tandis que ces détracteurs ont parfois des difficultés à reconnaître son talent fou. Maradona est capable du meilleur – l’un des plus beaux buts de l’histoire du football – comme du pire – la Main de Dieu, l’une des tricherie les plus éhontées de l’histoire, et ce dans le même match. Décrié ou adulé, El Pibe del Oro est une star entre matchs de légende et dopage et prise de drogue, et un numéro 10 de légende. Champion d’Italie avec Naples, d’Argentine avec Boca Juniors et champion du Monde en 1986 avec l’Argentine. Entre autres.

ZIDANE
Elu à deux reprises «meilleur joueur français de l’histoire» par France Football et pour cause. Champion du Monde et Ballon d’Or en 1998, champion d’Italie en 1997 et 1998 avec la Juventus, d’Espagne en 2003 avec le Real Madrid et vainqueur de la Ligue des Champions en 2002, son palmarès parle pour lui. Métronome d’une équipe, il sent le jeu et l’organise, grâce à une technique hors-pair. Le minot des quartiers nord de Marseille fut l’une des personnalités préférées des français, l’idole d’une nation. Il achève sa carrière sur une ambivalence commune aux plus grands mythes : une panenka réussie en finale de Coupe du Monde contre l’Italie et un coup de tête destiné au défenseur italien Materrazzi. Un geste rentré dans l’histoire qui lui vaudra d’être expulsé, pour son dernier match professionnel.

RIVALDO
Milieu brésilen et attaquant, Rivaldo s’épanouit au FC Barcelone où il devient l’un des meilleurs du monde. Il y reste 5 saisons, au cours desquelles il remporte la Liga à deux reprises et le championnat d’Europe en 1997. Il rejoint le Milan AC en 2003 et remporte la Ligue des champions cette même année. Passeur et buteur de génie, il est finaliste de la Coupe du Monde en 1998 et sacré champion du Monde en 2002. Ballon d’or en 1999 et meilleur buteur de la Ligue des champions en 2000, il termine aujourd’hui sa carrière dans le club ouzbek de Bunyodkor.

TOTTI
Francesco Totti ou la légende de Rome. Un parcours en club facile à résumer : l’AS Rome et rien d’autre. Enfant prodige chéri, terrible de la capitale italienne, il est un meneur de jeu mythique du football italien. Nombreuses sont les distinctions personnelles qu’il a obtenues au cours de sa longue carrière. Il est champion d’Italie en 2001, finaliste de l’Euro 2000, Champion du Monde 2006.