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Nelson Oliveira, enfin un successeur à Pauleta ?

Auteur d’une dernière saison pour le moins moyenne avec le Deportivo la Corogne, Nelson Oliveira débarque du côté du Stade Rennais, prêté avec option d’achat par Benfica. Le jeune attaquant lusitanien aura à cœur de confirmer tous les espoirs placés en lui en vue de la prochaine Coupe du Monde 2014.

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Présentation du joueur (Crédits : StadeRennais.com)

Sept ans maintenant. Sept ans que le Portugal se cherche un digne successeur de Pauleta. Nuno Gomes et Liedson commencent à se faire vieux, Helder Postiga et Hugo Almeida sont loin du niveau international, le replacement de Cristiano Ronaldo en pointe ne porte pas ses fruits… Tous les regards lusitaniens se tournent alors vers Nelson Oliveira. Annoncé comme le futur buteur que tout un pays attend, le natif de Barcelos éprouve pourtant des difficultés à confirmer son talent au niveau professionnel.

Pisté par les plus grands dès son plus jeune âge

Après avoir fait ses classes dans le modeste club local de Santa Maria, Nelson Oliveira rejoint en 2003 les rangs du Sporting Braga, club phare de la région. Ses prestations chez les Minhotos ne tombent pas dans l’oreille d’un sourd : à seulement 15 ans, il refuse des avances de Porto, du Sporting ou encore de Chelsea et garnit l’équipe de jeunes du Benfica Lisbonne, son équipe de cœur.

Chez les Encarnados, Nelson Oliveira est régulièrement surclassé et enfile les buts comme des perles. Doté d’un gabarit avantageux, l’attaquant portugais est également capable de prendre les espaces et étonne par sa conduite de balle et sa technique. L’archétype de l’attaquant moderne en somme. Mais sans doute encore un peu tendre pour jouer les premiers rôles au sein d’une des équipes phares de la Liga, Oliveira est prêté pendant six mois au Rio Ave en janvier 2010. L’occasion de s’aguerrir mais également de faire ses débuts professionnels. Malheureusement pour lui, les prestations ne seront pas au rendez-vous : 10 matches joués pour aucun but inscrit. La saison suivante, la direction lisboète le prête à nouveau, cette fois-ci au Paços de Ferreira. Là encore, son aventure chez les Castors est loin d’être fructueuse avec quatre petits buts marqués.

Ballon d’argent de la Coupe du Monde U20 en 2011

Il faut attendre la fin de la saison pour voir le talent de Nelson Oliveira se révéler aux yeux de tous lors de la Coupe du Monde des moins de 20 ans organisée en Colombie. Pendant cette compétition, il porte la jeune équipe portugaise à bout de bras jusqu’en finale qu’il perd 3 buts à 2 face au Brésil d’Oscar et de Coutinho. Néanmoins, avec 4 buts inscrits lors de cette compétition, il remporte tout de même le trophée de Ballon d’argent (synonyme de deuxième meilleur joueur du tournoi).

Fort de cette aventure avec les U20, Nelson Oliveira est conservé par Jorge Jesus et le Benfica lors de la saison suivante, en 2011-2012. Au milieu des Oscar Cardozo, Javier Saviola et Rodrigo, difficile pour lui de se faire une place au soleil. Alors qu’il doit se contenter de bouts de matches en championnat, le jeune attaquant connait son moment de gloire en huitièmes de finale de la Ligue des Champions, lorsqu’il scelle la qualification des siens en inscrivant un dernier but fatidique lors du match retour face au Zenit. Seulement 3 buts inscrits au total sur cette saison mais un premier trophée dans sa jeune carrière avec un titre de champion du Portugal qui sauve ainsi une nouvelle année en demi-teinte.

Pourtant, c’est lors de cette même année que Nelson Oliveira connait les joies de la sélection nationale. Paulo Bento, alors à la tête de la Seleçcao et miné par un réel manque de talents offensifs en pointe, décide de faire appel au jeune attaquant qui joue pour la première fois avec le Portugal lors d’un match amical face à la Pologne en février 2012. Le conte de fée continue jusqu’à l’Euro 2012 lors duquel Bento le fait entrer en jeu à quatre reprises. Il ne peut empêcher l’élimination des siens en demi-finales face à l’Espagne, futur vainqueur du tournoi.

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Allemagne – Portugal (Euro 2012) (Crédits : WikiMedia – CC)

Désireux d’engranger du temps de jeu, Nelson Oliveira est une nouvelle fois envoyé en prêt en 2012-2013. Cette fois-ci, il franchit la frontière et intègre le Deportivo la Corogne, équipe du bas de tableau de la Liga espagnole. Après des débuts prometteurs avec un but marqué dès la première journée, le Portugais déchante vite et est cantonné à un rôle de remplaçant pendant la majeure partie de la saison, notamment barré par Riki et son compatriote Pizzi, auteur de 8 réalisations et qui vient de signer au… Benfica. 30 matches disputés pour 4 pauvres titularisations et 2 buts, le Portugais ronge une nouvelle fois son frein sur le banc de touche.

Difficile de juger Nelson Oliveira. A maintenant 21 ans, le Portugais est indéniablement doué. Mais il tarde à éclore au haut niveau. Quoiqu’il arrive, ce transfert, sous forme de prêt, s’apparente comme un pari pour le Stade Rennais. Philippe Montanier, lui, semble sûr de son coup et n’y va pas par quatre chemins lors de la présentation du joueur hier après-midi : «  C’était notre priorité (…) C’est un joueur prometteur et complet : il va vite et prend les espaces. Il est techniquement très bon, mais il est aussi athlétique. » On va le croire : la dernière fois qu’un Portugais est venu en France après avoir joué au Depor’, c’était un certain Pedro Miguel Pauleta…

Ligue 1 2012-2013 : l’essentiel

Le championnat de Ligue 1 s’est achevé hier, consacrant le PSG, suivi de l’OM et l’OL. Troyes, Nancy et Brest descendent en Ligue 2. Résumé-express des grands moments de cette saison 2012-2013.

Le record
Zlatan a « zlatané » la Ligue 1. 30 buts en une saison – et pas des moches en plus : il égale le record de Papin de 1990.

Le plus beau but
Saber Khelifa lobe le gardien de l’OGC Nice d’un tir de 64 mètres (36ème journée).

Le plus beau coup franc
Il y a un peu du grand Juninho dans Clément Grenier lorsqu’il frappe les coups-francs. Ici, contre Nice (37ème journée).

La plus belle victoire
Saint-Etienne a pratiqué l’un des plus beaux jeux de la saison. La preuve lors de cette victoire fluide contre Montpellier (24ème journée).

La victoire la plus improbable
Rennes, au Parc des Princes, à 10, puis 9 contre 11, s’impose contre le PSG et ses stars, grand favori (13ème journée).

Les plus beaux arrêts
Si l’OM prend le point du match nul contre Lille, c’est indiscutablement grâce à Mandanda, infranchissable (32ème journée).

Le match le moins fair-play
Chaud comme un derby corse : le Bastia-Ajaccio ne restera pas dans les mémoires comme un exemple de bel esprit (27ème journée).

Le plus gros tacle
Valentin Esseyric, attaquent de Nice, rate son tacle et brise la jambe du milieu stéphanois Jérémy Clément (27ème journée).

Un œil sur…

Un derby en tête de la Ligue 1 : Rennes-Brest. Et oui. Outre-manche, les ennemis historiques de Londres – Arsenal et Tottenham – s’affrontent. Mourinho fait son show en Espagne. Un week-end de football, avec Gareth Bale et sans Steven Gerrard.

Le derby du week-end. Rennes – Brest. Le 1er se déplace chez le 5ème, mais n’a pas beaucoup de kilomètres à parcourir. Le match au sommet de Ligue 1 est aussi un derby breton qui promet du spectacle, au moins sur le banc de touche, grâce aux deux entraîneurs à la langue bien pendue, Antonetti et Dupont. Deux points séparent les formations bretonnes. Le choc de la Ligue 1 : samedi à 19h.

Le match du week-end. Arsenal – Tottenham. 17 ans que Tottenham n’a pas gagné à l’extérieur contre Arsenal. L’enjeu sportif est très important : 7 points séparent les deux clubs. Arsenal pourrait mettre Chelsea, le leader, en danger en cas de victoire. Tottenham pourrait s’incruster dans le peloton de tête. Rendez-vous samedi, 13h45.

La polémique du week-end. Le cas Gerrard. Le capitaine historique de Liverpool ne devait pas jouer plus de 60 minutes lors du match amical contre la France. Un accord avait été passé avec le club. Il est finalement sorti sur blessure… à la 85è minute. Le coach des Reds, Roy Hodgson en fut un brin agacé et Capello, pas forcément troublé. 4 semaines d’indisponibilité, ce n’est pas rien, surtout que le capitaine semblait retrouver la forme. Pour éviter toute polémique concernant les blessures dans les matchs internationaux amicaux, la Fédération Anglaise a décidé de payer le salaire du milieu de terrain le temps de son indisponibilité. 600 000 euros pour 4 semaines. Une broutille.

Le joueur du week-end. Gareth Bale. Il a marqué 3 buts « Playstation » contre l’Inter en Ligue des Champions, il est tout bonnement excellent en club et il ne manque pas d’ambition du haut de ses 21 ans : il a déclaré dans la presse anglaise qu’il se déplaçait dans l’antre d’Arsenal pour gagner. Le ton est donné. Bale pourrait bien mettre le feu à l’Emirates.

L’entraîneur du week-end. José Mourinho. The Special One fait son show dans la Liga, prend ses marques et installe sa méthode avec les médias et les autres entraineurs. Selon, le coach du Real Madrid, son homologue de Gijon aurait aligné une équipe B contre le Barça, histoire de faciliter la tâche aux catalans. Les collègues sont montés au créneau contre Mourinho pour défendre le coach accusé, qui a renvoyé The Special One dans ses 22. La commission qui lutte contre la violence et l’intolérance dans le sport pourrait sanctionner les deux coachs. En attendant, le « Mou » agace ses collègues, y va de ses bons mots et gagne. La Liga lui appartient, presque.

Un œil sur…

Match au sommet en Ligue 1, derby du nord en Italie, talent à surveiller en Europe : les yeux rivés sur le foot du Vieux Continent, Coups de Tête a sélectionné votre week-end sur le pré-vert.

Le match du week-end. Marseille-Rennes. Le choc au sommet de la Ligue 1, premier contre deuxième. Les Rennais débarquent au Vélodrome samedi soir pour un match à enjeu de taille : conserver la tête du championnat et marquer les esprits sur les terres du champion sortant, que les observateurs promettent encore au titre cette année. Marseille devra retrouver ses qualités pour battre le Rennes solide d’Antonetti, difficile à bouger. L’OM est capable du meilleur comme du pire dans un même match, à l’image de la rencontre contre Lille lors de la dernière journée. Une première période calamiteuse, une seconde maîtrisée avec ce qu’il faut pour l’emporter. Bien malin celui qui pourra prédire l’issue du match.

Le joueur du week-end. Samir Nasri. Le petit prince de Marseille – surnom acquis minot du côté de la Canebière – monte incontestablement en puissance cette saison. Un départ canon avec les Gunners d’Arsenal – 4 buts en 7 matchs – il est sur tous les bons coups, prenant en charge la construction offensive de l’équipe. Cette année, il s’est imposé en meneur de jeu. Samedi à 16h, face à West Ham, 20è, il pourrait permettre à Arsenal de rester aux basques de Chelsea et relancer ainsi le suspens en Premier League.

La polémique du week-end. La discipline en Ligue 1. Des joueurs qui chahutent les arbitres, des entraîneurs exclus des bancs de touche, des présidents qui s’en prennent à des journalistes, des staffs qui haranguent, interpellent, insultent pendant les matchs. Il n’y a pas à dire : le climat est délétère en Ligue 1. Sans citer aucun nom, on aurait compris qu’une réflexion sérieuse et profonde est plus qu’indispensable sur les mentalités dans le foot français.

Le derby du week-end. AC Milan – Juventus de Turin, le derby du nord, attendu en Italie. Le Milan AC et ses « 4 fantastiques » contre la Juventus de Turin, irrégulière, aussi séduisante que décevante, selon l’humeur. C’est aussi un match du haut du tableau : 2è contre 5è. 20h45 samedi, devant la TV, pour un vrai classique de Série A.

L’entraîneur du week-end. Edoardo Reja. Méconnu en France, il n’en est pas à son coup d’essai de l’autre côté des Alpes. L’entraîneur de la Lazio de Rome – en tête du championnat – pourrait conduire l’équipe de la région du Latium au titre en fin de saison. Certains observateurs italiens en font leur favori. La Lazio tentera de conserver sa première place dimanche à Palerme en Sicile. Ce qui est sûr : d’Edoardo Reja on reparlera.