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Copa America : les gros doutent

Argentine, Brésil, Uruguay : aucun des trois gros favoris de la Copa America 2011 n’a réussi son entrée dans la compétition, n’obtenant pas mieux qu’un match nul. Un démarrage en douceur donc pour peut-être une fin en trombe.

La timide Argentine

L’attente autour de l’Albiceleste est énorme : l’équipe nationale joue à domicile, poussée par un pays tout entier et compte dans ses rangs le meilleur joueur du monde, Lionel Messi, qui a tout à prouver dans son pays d’origine. Le match d’ouverture contre une petite équipe bolivienne semblait donc largement à la portée de la sélection dirigée par Sergio Battista. Une pléiade de joueurs qui évoluent dans les plus grands clubs n’a pourtant pas suffit à lancer l’Argentine sur d’excellents rails : dominée dés le retour des vestiaires grâce à une talonnade bolivienne audacieuse sur corner, il faut une somptueuse reprise de volée dans la surface adverse d’Agüero pour accrocher le nul, 1 partout.
Messi, bien en vue en début de rencontre, ne sera pas parvenu à imposer sa classe, peu suivi par ses coéquipiers. Les argentins sont apparus brouillons, poussifs, manquant cruellement d’audace et de folie. Pour autant, la qualité de l’effectif laisse à penser qu’une montée en puissance est possible. Elle est en tout cas attendue par un pays entier.

Stars brésiliennes et coupes de cheveux

La question Neymar est sur toutes les lèvres en Europe : viendra-t-il renforcer un club du Vieux Continent la saison prochaine ? Ce Brésil-Vénézuéla était donc l’occasion de découvrir le jeune joueur que l’on dit hyper-talentueux. Coupes de cheveux excentriques pour quelques joueurs de la Seleção, gestes techniques et enchaînements de grande classe : pourtant, les stars brésiliennes ne font pas mieux qu’un match nul contre une petite équipe vénézuélienne, discrète, solidaire, disciplinée. Certes un penalty a été oublié pour les coéquipiers de Robinho et Robinho touche la transversale d’une frappe somptueuse. Mais seul le résultat compte. Pour une équipe que l’on dit assurée de remporter la compétition, il faudra montrer plus d’application dans la dernière passe, plus de précision dans le dernier geste, plus de sobriété dans le jeu pour marquer. Etre une star, même brésilienne, ne suffit pas pour gagner.

Un trio uruguayen prometteur

Oui, l’Uruguay, tout juste sorti d’une Coupe du Monde 2010 très réussie, fait partie des favoris. Le trio Forlán (Atletico Madrid), Suarez (Liverpool) et Cavani (Naples) a de quoi faire rêver plus d’une équipe nationale. Face à une petite sélection péruvienne, la Celeste aurait largement pu (et dû) l’emporter. Mais les attaques n’ont pas été concrétisées. D’autant plus regrettable pour les joueurs d’Oscar Tabárez que les occasions furent nombreuses. Un nul 1-1 pour commencer une compétition que le peuple uruguayen rêve de voler au nez et à la barbe du rival argentin. En manque de finition, en manque d’automatismes, l’entente entre les trois attaquants promet tout de même d’offrir du spectacle pour la suite de la compétition. Une histoire de réglage…

Un œil sur… Spécial Calcio

Ce week-end en Italie, les 6 premiers de la série A s’affrontent. Trois matchs de folie qui pourraient marquer un tournant dans la saison 2010-2011. Des chocs de toute beauté dans un championnat en demi-teinte qui peine à retrouver son éclat : suivez le guide pour un petit week-end en Italie…

Le match de week-end. Juventus de Turin – AC Rome. Le 5ème contre le 6ème. La Juventus de Turin, aussi irrégulière qu’impressionnante, contre l’AS Rome, partie de loin, restée longtemps dans le bas du tableau et tout juste de retour dans le haut de la Série A. Un choc de légende : Del Piero VS Totti, deux joueurs mythiques du Calcio et de l’Italie qui n’ont toujours pas raccroché les crampons. Ce sera aussi l’occasion de voir Mexès qui revient comme titulaire dans son club et en équipe de France, et de comprendre pourquoi Jérémy Ménez n’est pas dans la liste de Laurent Blanc. Rendez-vous samedi, 20H45.

Le derby du week-end. Inter Milan – AC Milan. Le derby de Milan sera bouillant. L’Inter pointe à la 4ème place et ce n’est pas habituel. Le Milan AC est 1er et ce n’est plus habituel non plus. Ce sont certainement parmi les joueurs offensifs les plus talentueux du monde qui seront présents sur la pelouse dimanche soir à 20H45 : Samuel E’too, Diego Milito, Wesley Sneijder, Zlatan Ibrahimovic, Robinho, Ronaldinho.

Le joueur du week-end. Zlatan Ibrahimovic. On connaît le caractère trempé du suédois, ses coups de gueule et sa certitude insolente. S’il est capable de gestes extraordinaires, s’il sent le football dans ses prises de balles, ses contrôles, ses frappes, il n’est pas aux rendez-vous dans les gros matchs. Il a l’occasion de se distinguer ce week-end et de conforter son club en tête du championnat.

La polémique du week-end. Roberto Cassano. L’enfant terrible du football italien aurait pu avoir une carrière incroyable. Mais El Pibe de Bari – surnom qui en dit long sur son talent – est plus connu pour ses frasques, ses coups de sang et ses pétages de plomb. Après le Bari, le Real Madrid, l’AS Rome, il semblait avoir retrouvé la stabilité à la Sampdoria de Gênes et son talent. Mais il a pété les plombs : une procédure de licenciement est engagée contre lui, après qu’il a insulté son président. Malgré des excuses, des tentatives pour recoller les morceaux, Cassano a laissé passer une nouvelle chance. La Série A perd son bad boy. RIP.

L’entraîneur du week-end. Rafael Benitez. Il est parti de Liverpool, après quelques belles années mais des derniers mois délicats. Il succède à Mourinho à l’Inter qui a remporté 3 titres. Pas facile donc pour l’espagnol de s’imposer dans un club où le droit à l’erreur n’est pas permis. Certains observateurs italiens critiquent les entraînements trop physiques qui fatiguent les joueurs, jusqu’à faire planer des doutes sur les nombreuses blessures. Rafael Benitez n’aura pas vraiment le droit à l’erreur contre les ennemis de l’AC Milan, au risque de passer un hiver très moyen.

Coupe du Monde 2010 : pas de quartiers…

Diego Frolan tire un coup-franc lors du match Uruguay - Ghana. Photo : jkatu.flickr.cc
Diego Frolan tire un coup-franc lors du match Uruguay – Ghana. Photo : jkatu.flickr.cc

Au terme d’un match épique, l’Uruguay se qualifie pour les demis. Le Ghana perd aux tirs aux buts mais peut s’en vouloir de ne pas avoir su saisir sa chance en prolongations. Gyan râte le penalty qui aurait envoyé une équipe africaine pour la première fois de son histoire en demi-finale de Coupe du Monde.
Point noir de la rencontre : l’arrêt – magnifique – de l’attaquant Diego Suarez de la main sur la ligne du but. Le but ghanéen aurait tout changer. Une action qui vient renforcer la polémique sur l’arbitrage, mais ne change rien pour le Ghana, éliminé.

Le Brésil a mal joué. C’est dit. Une seconde période aussi ratée que la première fut réussie. Sauf que les joueurs hollandais ne sont pas des peintres. Erreur du gardien brésilien et tête du petit Robben, étonnamment seul dans la surface de réparation : 2 buts pour les bataves, qui font oublier la superbe ouverture du score de Robinho. Les brésiliens n’y étaient pas, alors que beaucoup en faisaient les favoris. Dunga démissionne. 4 ans pour préparer le Mondial chez eux. Le talent ne suffit pas.

Il était difficile de parier sur un vainqueur entre l’Argentine et l’Allemagne. Alors prédire le scénario du match… L’Allemagne inflige une correction à l’Albiceleste : 4-0. Sans appel. Même le Pibe del Oro n’a pas bronché : aucune réaction tactique de sa part. Il s’en ai juste remis à son homme qu’il imaginait providentiel, comme il le fut, pour débloquer la situation : Messi. Mais l’Allemagne, bien en place, étonnée d’avoir le contrôle du jeu, a su quoi faire du ballon. 90 minutes et 4 buts plus tard, l’Argentine s’en va de la Coupe du Monde. Maradona partira ou pas ?

Ce fut loin d’être une formalité pour la Roja. David Villa libère les siens à la 83è minute, après que chacune des deux équipes a manqué un penalty. L’Espagne joue bien mais manque des occasions et n’est pas encore à son meilleur niveau, à l’image de sa vedette Fernando Torres, buteur fatigué. Toujours est-il que, sans éblouir et claquer des buts, la Championne d’Europe en titre est là. Le Paraguay, inconsolable, laisse passer sa chance.