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PSG : le vote Blanc ?

Hiddink, Benitez, Capello… Tous ces noms annoncés depuis plusieurs semaines dans la presse étaient tous aussi prestigieux les uns que les autres. Et pourtant, la direction du club parisien s’est finalement tourné vers Laurent Blanc, qui s’est engagé pour deux saisons avec le PSG. Un technicien dont la jeune carrière a été marquée aussi bien par des hauts, avec un titre de champion de France en 2009 avec Bordeaux, que par des bas, on pense notamment à la terrible déconvenue des Bleus à l’Euro 2012. Alors, bonne idée ou choix par défaut pour le Paris Saint-Germain ?

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Bon courage surtout !

Le pis-aller Blanc ?

On l’avait quitté la mine déconfite et fatiguée, un soir de défaite face à l’Espagne en quarts de finale de l’Euro 2012. Une élimination qui clôturait deux années à la tête de la sélection française pourtant prometteuses à ses débuts mais qui se sont finalement terminées en eau de boudin. Depuis, plus trop de nouvelles. Des rumeurs l’envoyaient il y a peu vers l’AS Rome, d’autres à la Real Sociedad. Pendant tous ces mois de silence, il voulait surtout prendre du recul avec le monde du football pour mieux oublier cet échec avec l’Equipe de France. La déception digérée, le voilà à la tête d’une équipe parisienne fraîchement auréolée d’un titre de champion de France, le premier depuis 1994.

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Tapez 1 pour Capello, 2 pour Mourinho, 3 pour Mancini…

Un choix pour le moins étonnant. Avec le départ d’Ancelotti quasiment acté depuis plusieurs semaines, les dirigeants du Paris Saint-Germain avaient tout le loisir de trouver son successeur idoine. Les plus grands noms européens se sont succédé dans les journaux pour prendre les rênes du PSG. On parle de Benitez, il signe finalement à Naples. Capello ne peut quitter la sélection russe sans laisser un préavis d’un mois. Hiddink préfère prolonger l’aventure avec l’Anzhi. La liste est encore longue. Et elle rétrécit au fil des jours au point d’être réduite à un seul technicien : Laurent Blanc.

Un choix par défaut sans doute. Il était le seul à être libre de tout contrat sur le marché. A l’heure où les footballeurs ont des pedigrees à faire pâlir les plus courageux globe-trotteurs comme Xavier Gravelaine le fut en son temps, les entraîneurs ont de plus en plus tendance à s’inscrire dans la durée avec leur club. André Villas-Boas a par exemple poliment refusé l’offre du Paris Saint-Germain dans le but de poursuivre son travail avec Tottenham. Idem pour Michael Laudrup avec Swansea. Difficile donc de trouver la perle rare en cette période pour le Paris Saint-Germain.

C’est également la preuve que le PSG n’est pas encore un cador sur le plan européen. Là où un club comme le Real Madrid a eu l’entraîneur qu’il voulait, à savoir Carlo Ancelotti, le PSG a essuyé refus sur refus. Un coup dur pour une direction qatarienne qui cherche, via le club parisien, à affirmer sa crédibilité sur le plan international.

Une carrière d’entraîneur en dents de scie

Il ne reste néanmoins que Blanc est loin d’être le premier venu. De ces trois saisons avec les Girondins de Bordeaux, on retient notamment un doublé mémorable champion de France/Coupe de la Ligue en 2009. L’année suivante, il amène le club au scapulaire jusqu’aux quarts de finale de la Ligue des Champions en devançant le Bayern et la Juventus lors des phases de poules. La fin de cette idylle est un peu moins séduisante : une deuxième partie de saison en 2009/2010 qui se termine avec une décevante sixième place et un groupe déchiré par le départ annoncé prématurément du « Président » en fin de saison.

Annoncé à la tête des Bleus comme le Messie en 2010, son bilan sera très mitigé. Le jeu proposé n’est guère reluisant, la qualification pour l’Euro 2012 est décrochée à l’arrachée lors du barrage face à la Bosnie et le parcours dans cette compétition est pour le moins… chaotique (une seule victoire en quatre matches, un groupe entaché par diverses polémiques). Il a néanmoins eu le mérite d’aligner une série de 23 matches sans défaite avec la France, signe de stabilité et de régularité dans les performances.

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Il souriait moins pendant l’Euro…

Loué pour sa « philosophie de jeu » offensive avec les Girondins, nul doute qu’il comblera les plus sceptiques du jeu prodigué par Ancelotti la saison dernière avec le PSG. Pendant toutes ses années à la tête de l’équipe bordelaise, Blanc a procuré l’une des tactiques les plus chatoyantes de ces dernières années en Ligue 1 avec des buts à la pelle et une prime à la créativité. De là à voir Pastore endosser le rôle du Gourcuff de 2009…

Un dernier facteur est à prendre en compte : comment le groupe parisien va-t-il l’accueillir ? Les agents de Thiago Silva et d’Ibrahimovic se disent satisfaits de l’arrivée du Français, qui jouit d’une bien meilleure réputation à l’étranger que dans l’hexagone. Des Français comme Jallet ou Sakho, que l’on dit sur la sellette, pourraient bien avoir les faveurs de leur compatriote. Le mercato aussi sera également à surveiller avec attention. Malgré sa belle côte à l’étranger, la nomination de Laurent Blanc pourrait bien rebuter les cibles les plus frileuses qui s’attendaient à un nom plus ronflant. Réponse dans les semaines à venir…

Ils frappent à la porte des 23

Seulement quelques heures après une qualification arrachée face à la Bosnie, Laurent Blanc nous avait déjà prévenus : « On va essayer de donner du temps de jeu à certains joueurs qui n’en ont pas trop eu, parce qu’il y avait des matches à enjeu, mais qui seraient intéressants à voir en équipe de France s’ils font de bonnes performances dans leurs clubs ». Avec six matches amicaux avant le début de l’Euro 2012, le sélectionneur de l’équipe de France est servi. Les deux premières confrontations face aux Etats-Unis et la Belgique vont permettre au cévenol d’expérimenter des schémas de jeu, mais surtout de tester des petits nouveaux. Tour d’horizon des joueurs qui frappent à la porte des 23 pour l’Ukraine et la Pologne.

 

Mamadou Sakho –  21 ans – 4 apparitions en Equipe de France A

Véritable phénomène de précocité (il est le plus jeune joueur ayant été capitaine en Ligue 1 à seulement 17 ans), le défenseur parisien est une valeur sûre de notre championnat. Auréolé d’un trophée de meilleur espoir de Ligue 1 la saison passée, il doit maintenant franchir le cap de la confirmation. Malheureusement, son début de saison a été entaché par une blessure qui l’a écartée des terrains pendant plus de deux mois. Désormais remis de ses déboires, Sakho peut tirer son épingle du jeu dans cette sélection. Laurent Blanc ayant toujours estimé qu’une défense centrale doit être composée d’un gaucher à gauche et d’un droitier à droite, le parisien, seul défenseur central gaucher de la sélection, a une véritable carte à jouer. Taulier de l’équipe parisienne, le titulariser en Pologne et en Ukraine serait une vision sur le long terme, sans pour autant galvauder l’Euro 2012. Auteur de prestations en demi-teintes avec les Bleus jusque-là, Kirikou a l’opportunité de se racheter ce soir face aux américains, à condition qu’il mette de côté ces quelques fautes de concentration…

 

Mathieu Debuchy – 26 ans – 1 apparition en Equipe de France A

Auteur d’une prestation plus que convaincante pour son premier match avec les Bleus face à l’Albanie, le profil du joueur nordiste plaît à Laurent Blanc. Son activité offensive et ses centres millimétrés correspondent parfaitement à la philosophie d’un Laurent Blanc, libéré par l’épée de Damoclès de non-qualification à l’Euro, qui veut désormais se consacrer à un jeu alléchant et prometteur. Encensé depuis plusieurs années maintenant, Debuchy pourrait bien voir la saison 2011/2012 comme celle de la consécration. Entre un Sagna catastrophique en Equipe de France et un Reveillère en baisse de régime, le lillois apparaît comme le candidat naturel sur le flanc droit.

 

Laurent Koscielny – 26 ans – 0 apparition en Equipe de France A

Le franco-polonais part sans doute avec une longueur de retard sur Sakho pour une éventuelle titularisation. Depuis son transfert à Arsenal en 2010, Koscielny alterne le très bon, comme face à Chelsea il y a quelques semaines, et le catastrophique, comme lors de la défaite face à Blackburn en septembre dernier. Souvent comparé à son sélectionneur pour son sang-froid et sa technique, il semble peu probable de le voir titulaire à l’Euro, malgré un début de saison prometteur. Néanmoins, on peut légitimement le voir dans les 23, et le voir jouer un rôle de remplaçant de luxe.


Jérémy Mathieu – 28 ans – 0 apparition en Equipe de France A

Le valencien n’a pas intérêt à laisser filer sa chance. Il fait partie de la catégorie de joueurs sous-médiatisés jouant à l’étranger, comme Frey, Escudé ou encore Ismaël. Le genre de joueurs auxquels le public et les spécialistes français seront intransigeants. Une seule erreur et il peut dire adieu aux Bleus, à l’image d’un Sebastien Frey, « banni » de la sélection après une erreur « lumineuse » face à l’Ukraine en 2008. L’ancien sochalien apparaît comme le pendant gauche de Debuchy : son activité sur le flanc gauche est sans relâche. Malheureusement pour lui, il est déjà concurrencé par des Abidal et Evra, présents en Equipe de France depuis plusieurs années maintenant. Donc à moins d’une blessure de l’un des deux joueurs ou un retour au ressentiment anti-Knysna, il est peu probable de le voir à l’Euro.

 

Mathieu Gonalons – 21 ans – 0 apparition en Equipe de France A

Appelé en renfort mercredi dernier après le forfait de Nasri pour cette double confrontation, le milieu lyonnais surprend depuis le début de la saison. Cantonné à un rôle de remplaçant jusqu’à cette année, le départ de Toulalan à Malaga lui a permis de littéralement exploser avec Lyon. Aussi bon sur les duels qu’à la relance, il se révèle comme l’homme à tout-faire de son coach Rémi Garde. Mais à l’image de Jérémy Mathieu, il doit lui aussi faire face à une concurrence acharnée : M’Vila, Alou Diarra ou encore Matuidi ont les faveurs du sélectionneur tricolore. A lui donc de faire démentir Laurent Blanc sur le terrain.

 

Olivier Giroud – 25 ans – 0 apparition en Equipe de France A

Le montpelliérain sera, sans doute, le plus surveillé des petits nouveaux lors de ces deux matches. Actuel meilleur buteur du championnat avec huit réalisations, il a le mérite de présenter un profil différent des autres attaquants français. Dépassant le stéréotype du grand gaillard en point d’appui, il a su, sur ses dernières années, étoffer son niveau de jeu et présenter quelques actions de grande classe. Son association avec Benzema pourrait s’avérer intéressante, mais il devra, avant tout, se faire un trou parmi les Rémy et Gameiro. Une chose est sûre, s’il continue sur sa lancée du début de saison, le cévenol peut le sélectionner pour l’Euro les yeux fermés.

 

Ce que l’on a appris du trophée des champions

Hier, l’OM et le PSG s’affrontaient pour décrocher le trophée des Champions, à Radès en
Tunisie devant un stade comble. Les coachs avaient prévenu – c’est un match de préparation. Ils n’ont pas menti. Prologue de la ligue 1, tranquille.

Le PSG fera – enfin – une bonne saison

Nenê et son pied gauche sont arrivés à l’inter-saison dans le club de la capitale et ça a fait du bien. Les matchs amicaux l’ont prouvé et le début de rencontre à Radès également. Le PSG fait mieux tourner le ballon, tente de combiner en attaque avec des joueurs qui pourraient bien se trouver et faire mouche. Nenê, Sessegnon, Erding, Kežman – s’il reste – Luyindula – s’il arrête de vendanger. Il manquait Hoarau hier – s’il reste. Ils ont inquiété plusieurs fois les marseillais
et dans le jeu, ont dominé les débats, largement. La décision se fait aux tirs aux buts, mais un but de
Paris n’aurait pas été un hold up.
La défense centrale, elle, peine et le jeune Sakho devra contrôler sa fougue : il a échappé au carton rouge hier. Il a grillé sa cartouche.

Le champion de France n’est pas encore prêt

Bon d’accord : il manquait Niang, Brandão, Heinze et Mbia. Le champion de France sortant est poussif
et ce n’est pas les matchs amicaux qui viendront attester du contraire. Aucun but marqué dans le jeu. Manque d’efficacité : ce n’est pas pour rien qu’un attaquant est attendu du côté de la Canebière.
Ayew éclabousse moins de son talent que lors de la Coupe du Monde. Ben Harfa apporte incontesta-
-blement de la rapidité et de la vivacité lorsqu’il
rentre. Annonciateur d’une bonne saison – s’il reste. Et en défense centrale, Soulé Diawara se blesse tout seul, à la cuisse : musculaire, il semblerait. La tuile.
A part ça, Lucho est en jambe – contrairement à l’an dernier à la même époque. C’est déjà ça. Azpi, le
jeune latéral espagnol, fait bien le job. C’est déjà ça.